À cru


À cru
Texte paru le 2002-11-07 par James   Drapeau-fr.svg
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Version intégrale au 17/09/2002

La croupe nerveuse et musculeuse du jeune étalon luisait doucement sous le soleil matinal. Longuement, continûment, la main d’Augustin en flattait les méplats et les rotondités, tandis qu’il murmurait des mots apaisants. Hormis quelques encensements, le cheval avait cessé de s’agiter, et les crispations qui avaient fait, épisodiquement, saillir les muscles de ses jambes et de ses antérieurs s’étaient graduellement calmées.

Le cavalier plaça doucement la couverture rouge sombre sur le dos de l’animal, y posa la selle, et entreprit d’ajuster soigneusement tous les autres éléments du harnachement.

Le magnifique anglo-arabe revenait de loin ! Moins d’un an auparavant, son ancien propriétaire le destinait tout simplement au merlin du maquignon qui aurait bien voulu l’en débarrasser. Toutes les tentatives de débourrage, et a fortiori de dressage, s’étaient soldées par de violents échecs, où la plupart des palefreniers et autres aides de l’éleveur avaient failli laisser un bras, une jambe, ou pire... Qualifié d’irrémédiable vicieux, de taré et de débile, le cheval rétif s’était en outre révélé agressif envers ses congénères, et fugueur. C’est après l’avoir finalement récupéré à vingt kilomètres du haras, sale, décharné, couvert de plaies, au terme d’une longue traque de près de quatre semaines, que Mr Atkinson, éleveur pourtant compétent et grand ami des chevaux, avait jeté l’éponge... Il s’était convaincu de s’en séparer pour de bon.

Mais Augustin était passé par là... Fils d’un manadier camarguais, pratiquement élevé avec les chevaux depuis sa plus tendre enfance, il était tombé amoureux du superbe animal : il ne pouvait supporter l’idée qu’il finirait sous forme de biftecks, aux crocs d’une boucherie hippophagique ! Et l’on pouvait dire, aujourd’hui, que le sauvetage avait pleinement réussi ! À l’étonnement du pauvre Atkinson, et de tout son personnel, Augustin avait usé de tous les secrets des cavaliers de Camargue pour gagner la confiance et le respect de l’étalon - il s’était refusé à le faire castrer -, l’avait progressivement habitué à la selle, et avait parachevé un surprenant dressage. Royal, c’est ainsi qu’il l’avait dénommé.

— restait bien un peu nerveux au harnachement, mais passé ce moment difficile, il se laissait mener par son maître, et seulement par lui, aussi aisément que la haquenée docile d’une vieille baronne...

Quant à moi, tenant par la rêne mon paisible bidet de location, qui suffisait grandement à mes maigres talents de cavalier, je restais prudemment à vingt pas.

Mon ami Augustin avait tenu à me convier à cette randonnée : il comptait bien me convertir définitivement à l’amour du cheval, et partager les joies intenses qu’il en tirait. Nous partions donc, munis des provisions nécessaires à un solide pique-nique, pour une longue excursion à travers les étendues austères du veld sud-africain.

Notre parcours suivrait une vallée bordée de collines, creusée à l’ère diluvienne par l’immense fleuve Orange, et qui était aujourd’hui une large plaine alluviale. La population agricole avait été évacuée. D’ici à deux ans, la région serait totalement recouverte par le lac de retenue du majestueux barrage qui s’édifiait, à une dizaine de kilomètres, entre ces collines dont la ligne de crête commençait à émerger de la brume du matin.

Notre objectif était une ferme abandonnée qu’Augustin avait repérée, à trois ou quatre heures de notre base, au cours d’une des expéditions solitaires dont il occupait tous ses loisirs, avant que je n’apparusse dans sa vie.

Nous étions en février, au plus chaud de l’été austral. Nous suivions d’anciens chemins d’exploitation, pistes poussiéreuses tracées au milieu d’étendues plates et monotones, où les gros cailloux bruns étaient plus nombreux que les arbustes et les buissons épineux. De temps à autre, cependant, une zone plus verte, à la végétation plus dense, trahissait la présence de quelque source cachée, résurgence d’un ruisseau né dans les collines environnantes. Ce pauvre couvert végétal suffisait, paraît-il, aux moutons rustiques qui constituaient le plus clair des cheptels maintenus par les anciens occupants expropriés par le gouvernement.

Augustin, sanglé dans un jean délavé et un tee-shirt, coiffé d’un chapeau noir de gardian, portait au cou un petit foulard rouge. Il cheminait le plus souvent loin devant moi, ne pouvant résister à solliciter le fringant anglo-arabe pour de courtes chevauchées au triple galop qui lui faisaient prendre le large, et au bout desquelles il piquait sur moi, dans un nuage de poussière. J’admirais le style vigoureux de sa monte, à la façon des cow-boys, buste penché en avant, faisant corps avec sa monture qu’il enserrait étroitement dans ses jambes. Lorsqu’il passait près de moi à toute allure, il ne manquait pas d’encourager Royal, qui semblait partager son plaisir, en stridulant un «Yipeeyeeh!» dans la pure tradition des westerns américains ! Quant à moi, je me contentais prudemment d’alterner marche et trot. Je me risquais rarement au simple galop, lorsque le chemin me paraissait particulièrement sûr et égal. J’avais toutes les peines du monde à coordonner ma respiration avec le tressautement de mon cheval, et j’enviais l’aisance qu’il montrait dans ses élégantes acrobaties.

Nous arrivâmes enfin au lieu de notre destination. Des bâtiments - assez misérables - d’une ancienne ferme en brique s’alignaient dans une vaste zone délimitée par des barrières de bois brut. Le corps de ferme et les constructions attenantes avaient un aspect délabré : on avait ôté la plupart des portes, des fenêtres et des volets, ainsi que les tôles ondulées qui servaient de couverture. Sans doute les occupants avaient-ils voulu récupérer ces matériaux pour leur future installation, dans une autre région. À l’extrémité la plus éloignée de cette immense cour se trouvaient des baraquements bas en planches, plus minables encore que les étables de brique, et qui devaient abriter la domesticité de couleur attachée à l’exploitation.

Le site était assez médiocre et inintéressant, et je commençais à me demander pourquoi Augustin m’avait entraîné jusqu’ici. Mais derrière un très haut hangar qui le dissimulait aux yeux des visiteurs, mon ami me fit découvrir un endroit qui justifiait notre longue marche : une très grande mare, de la taille d’un petit étang, bordée de saules et de peupliers, entourée d’herbe si verte qu’on pouvait de loin la prendre pour du gazon. Une source était la cause de ce petit miracle de fraîcheur, au milieu de l’aridité ambiante.

Nous nous empressâmes de mettre pied à terre, et de libérer nos montures de leur selle. Après un sommaire bouchonnage, pour essorer la sueur de la course, les deux chevaux se désaltérèrent à longs traits dans l’eau transparente de la mare.

Augustin et moi nous débarrassâmes prestement de tous nos vêtements, et commençâmes à patauger en chahutant comme des gamins. L’eau réparatrice ruisselait sur nos corps, et nos luttes aquatiques fournissaient le prétexte rêvé à des attouchements appuyés. J’aimais les hanches étroites et les fesses hautes et rebondies de mon compagnon. J’avais eu l’occasion de lui montrer à quel point elles m’attiraient lors d’une mémorable séance de massage que j’ai racontée par ailleurs... Il était, lui, passionné par mon entrejambe, et abusait, dans de grands éclats de rire, des pressions et des torsions furtives qui me faisaient hurler exagérément au cours de cette bagarre feinte. Je le poursuivais en lui promettant de monumentales fessées, mais il parvenait toujours à m’échapper en plongeant, pour se retrouver entre mes jambes à martyriser son jouet favori ! Nous ne voyions pas le temps passer...

À l’occasion d’une trêve que, hors d’haleine, j’avais quémandée entre deux joutes, je me tournai vers le rivage herbu. Mon placide bidet était là à brouter l’herbe tendre, mais je ne voyais pas Royal.

— Hé! Augustin, où est ton cheval ? Je ne le vois plus...

Le rire d’Augustin se figea sur son visage. Préoccupé, il regagna le bord et se mit à scruter les environs. Je l’imitai aussitôt, et après de longs instants de recherche angoissée, je finis par apercevoir, à environ trois cents mètres, la robe noire et luisante de l’étalon.

— Là-bas ! près du gros rocher !... criai-je.

— Ne bouge pas, je vais le récupérer en douceur...

Le caractère fantasque de l’anglo-arabe réclamait en effet la plus grande prudence. Son humeur fugueuse n’avait sans doute pas totalement disparu, et il ne fallait pas risquer de l’effaroucher.

Encore ruisselant, et nu comme un ver, Augustin se dirigea à pas mesurés vers le gros rocher brun, auprès duquel, d’ailleurs, Royal semblait brouter assez paisiblement. Lorsque mon ami fut à une dizaine de mètres de l’étalon, celui-ci s’avisa brusquement de sa présence et eut un brusque recul. Mais, sans pouvoir l’entendre, je me rendis compte qu’Augustin lui parlait doucement. Les oreilles tournées vers son maître, il ne montrait plus aucun signe de nervosité. Augustin progressait maintenant à pas de loup. Le cheval émit un doux hennissement et avança la tête, comme pour quêter une caresse. Celle-ci vint d’ailleurs sans tarder. Augustin flattait bientôt l’encolure, et tout en grattant la ganache et les naseaux, attrapa doucement les rênes, en se collant au flanc gauche de la bête qu’il caressait activement. Puis prestement, hop !, d’un saut souple et puissant il se propulsa sur le dos de l’étalon. Celui-ci se mit en marche sans broncher en direction de notre mare.

— Chapeau, le gardian ! lui dis-je avec admiration lorsqu’il arriva près de moi.

— Ouais, j’ai eu un peu de chance, sans doute... Je ne me voyais pas bien sillonner le veld à sa recherche, s’il était parti. Il a confiance en moi, mais on ne sait jamais ce qui peut lui passer par la tête... Et puis, il suffit d’une bestiole qui lui court entre les jambes, d’un oiseau qui le frôle d’un peu près, et Dieu sait où sa frayeur aurait pu l’entraîner...

Pendant qu’il parlait, je regardais les jambes musclées de mon ami le long des flancs de l’étalon, ses fesses rebondies posées sur son dos, son torse cambré...Ces deux animaux-là me donnaient des tas d’idées...

— Tu montes souvent à cru ? demandai-je.

— Moi, oui ! mais lui, c’est la première fois qu’il sent directement la peau de mes fesses, répondit-il en riant... C’est vraiment excitant, tu sais !... Tu veux essayer ?

— Essayer quoi ?

— Ben... de monter à cru!

— Tu sais, j’ai déjà du mal à rester en selle...

— Non, mais, je veux dire, de monter avec moi... Je te prends en croupe...

— Tu rigoles ! On va s’viander, ouais...

— Mais non ! Tu n’auras qu’à t’agripper à moi.

Je continuai à protester mollement en arguant de mes faibles capacités de cavalier. Mais l’idée elle-même m’émoustillait assez. Sans se préoccuper de mes raisons, qu’il sentait près de céder, il s’approcha de moi et me tendit la main pour m’aider à monter.

— Allez, monte, je te dis ! Ne te dégonfle pas ! Tiens je t’aide...

Il empoigna vigoureusement mon bras, et d’une puissante traction, il me propulsa derrière lui.

— Vas-y doucement... suppliai-je.

— T’en fais pas, on va au pas...

Je passai mes bras autour de sa taille, et me collai contre son dos. Le cheval marchait doucement. Son odeur forte, mêlée à celle de mon ami, faisait monter en moi des sensations inouïes. Le balancement de la marche provoquait mon glissement, à peine sensible, le long des reins de la monture, vers le creux de son dos. Seul mon scrotum semblait vouloir rester en place, si bien que le poids de mon corps commençait à peser douloureusement sur mes bourses... Au bout d’un moment, je dus, de la main droite, ramener mon paquet vers l’avant pour ne pas m’écraser les testicules. Mais devant, il y avait les fesses d’Augustin... Il avait évidemment senti le résultat de la manœuvre... s’il ne l’avait pas tout bonnement préméditée...

Il se mit à ricaner :

— Eh bien, Maître James ! On veut profiter de la situation ?...

— Mais non... je...

— Tutututututut ! Pour la peine, on va faire un petit trot...

— Non, arrête ! On va se casser la gueule !...

— Mais non, mais non ! Accroche-toi !...

La monture partit au petit trot, et j’étreignis plus étroitement encore le buste d’Augustin. J’étais maintenant plaqué contre lui, la queue dressée le long de sa raie, les couilles calées au bas de ses fesses. Et ce diable de tangage, avec lequel j’avais le plus grand mal à me synchroniser, me faisait tressauter de haut en bas contre le dos d’Augustin qui continuait à glousser...

Le résultat de cette mécanique ne se fit pas attendre : je bandais... comme un cheval ! Glissant une main le long de son ventre, je voulus vérifier où en était Augustin. Son état n’avait rien à envier au mien...

— Je vois qu’on apprécie la promenade, mon cochon, persifla-t-il. Et si on se faisait un petit galop ?

— Ah, non ! Là, tu déconnes complètement !... On va vraiment se foutre par terre !

— Tu ne fais plus confiance à ton gardian préféré ? dit-il dans un rire sardonique. Alors, je ne vois qu’une solution...

— Quoi ? Quelle solution ?

— Tu n’as qu’à m’emmancher fermement... Comme ça, je te retiendrai !...

Ce fut moi qui partis d’un grand fou-rire. Mais, excité comme je l’étais, l’idée me rendait quasiment dingue.

— Chiche ? !

— C’est parti !...

Lançant le cheval au galop d’un ferme mouvement des genoux, accompagné d’un cri strident et d’un claquement de rênes, il s’allongea sur l’encolure de Royal. Le mouvement dégagea sa rosette et ses couilles... Je me raccrochai frénétiquement à ses hanches et serrai les jambes comme un malade pour ne pas tomber. Ma bite turgescente se présentait à quelques centimètres de son trou, que l’écartement de ses cuisses élargissait. Portant une main à ma bouche, je récupérai un paquet de salive dont je badigeonnai profondément sa pastille offerte et son environnement. Puis j’y dirigeai mon gland que je poussai tout contre.

Le rythme régulier du galop facilita l’intromission. J’étais dedans... Augustin eut un sursaut, qu’il ponctua d’un bref gémissement. Il me suffisait de laisser faire notre commune monture pour scander le tempo de mon enculage. Ma main trouva, entre les cuisses ouvertes d’Augustin, sa hampe dure comme du bois que je branlai en cadence. Chaque enjambée m’envoyait et m’écartait successivement du tréfonds de mon ami. J‘avais enfin trouvé le balancement idéal entre les poussées du galop et les rebonds qu’il provoquait chez Augustin. Avide de stimulations données et reçues, je me mis à sucer son cou et ses épaules, à palper et pincer les pointes de ses seins, tout en pistonnant ses entrailles. Le tassement de ses fesses à chaque mouvement du galop scandait rythmiquement la pression des parois de son cul sur ma bite frénétique. Les rires avaient fait place à nos gémissements de plaisir, et l’orage violent de l’orgasme montait en mes reins, attisé par le fouettement du vent sur mon visage et la puissante odeur musquée du cheval. Soudain, le resserrement violent du sphincter d’Augustin, suivi de l’écoulement tiède de son sperme sur ma main déclenchèrent mon propre orgasme, sauvage, impétueux et interminable... Mon nectar s’étalait entre mon ventre et son dos, lubrifiant le frottement de nos épidermes. J’étreignis sa poitrine, couvrant de baisers son dos et son cou...

Haletant encore un long moment, il ramena le cheval au pas, et nous goûtâmes la plénitude de l’après-jouir...

Nous revînmes doucement au bord de notre mare, et nous laissâmes couler sur l’herbe douce, allongés, tous membres écartés. Royal broutait calmement près de nous, coupant l’herbe de courts mouvements de tête. Il restait là, planté devant nous, comme si cette aventure avait tissé entre nous trois un lien nouveau.

Soudain, Augustin dit :

— Dis donc, regarde Royal...

Je levai les yeux vers le bel animal. Sous son ventre, entre les jambes, pendait un superbe braquemart qui dépassait les quatre-vingts centimètres !...

— Mais il bande ! m’exclamai-je.

— Finement observé, railla Augustin. Eh oui, il bande... Notre petite gymnastique a dû lui donner des idées...

— Tu plaisantes ! Je doute qu’il ait pu se rendre compte de...

— En tout cas, il est en forme, appréciait Augustin en voyant s’allonger le monstrueux appendice.

Après un temps, mon ami ajouta, l’œil allumé d’une lueur coquine :

— Tu ne crois pas qu’il mérite une petite récompense ?

Je restai bouche bée un instant.

— Tu ne veux pas dire que...

— Ben si, pourquoi pas ? Ce n’est pas un cheval de bois, après tout...

Augustin approcha lentement, à quatre pattes, du ventre de Royal. Il saisit délicatement par l’extrémité le long sexe pendant. Le cheval fit mine de s’écarter, puis renifla vigoureusement en agitant ses oreilles et sa queue... postérieure. Mais il ne broncha pas. Accroupi sous le ventre, Augustin se mit à caresser le membre avec ses deux mains. Puis, enserrant plus fermement le puissant pénis, il entreprit un va-et-vient masturbatoire bien régulier. La respiration du cheval se faisait plus forte, tandis que son sexe prenait une rigidité accrue.

J’étais fasciné par cette énorme bite, dont j’oubliai peu à peu à qui elle appartenait. À part sa couleur ardoise et ses proportions, on aurait pu la voir entre d’autres jambes... Sans même en prendre conscience, j’avais saisis ma propre queue que cette scène insolite avait rendue raide comme un gourdin, et j’amorçai une branlette. Je pouvais voir qu’Augustin s’était, lui aussi, pris au jeu : sa queue bandée oscillait au rythme de ses mains sur la pine du cheval, qui était très chaud, maintenant. Il reniflait de plus en plus bruyamment. Ses sabots martelaient légèrement le sol, tandis qu’il écartait les jambes. Augustin accéléra le mouvement et parut accroître la pression de ses deux mains sur la tige vigoureuse. Tout à coup, l’étalon émit un hennissement aigu. Des flots de semence crémeuse se libérèrent de son méat. Surpris par la puissance du jet, Augustin plongea de côté, et atterrit à plat ventre sur moi, sa tête à hauteur de ma bite. Hilare, il la prit en bouche, saisissant ma hampe pour la branler. De l’autre main, il avait saisi sa queue, qui bandait toujours, et se pignolait joyeusement tout en me pompant avec conviction. Je me répandis en éjaculations spasmodiques dans sa bouche. Il ne tarda pas à succomber lui-même, mouillant délicieusement mes cuisses de ses jets tièdes.

Remontant à ma hauteur, Augustin prit ma bouche en un baiser passionné, auquel je répondis d’une langue fougueuse. Nous restâmes de longs moments enlacés. Je sentais tout le poids de son corps collé au mien. Je l’enserrai de mes deux jambes croisées autour de sa taille, pour sentir plus intimement le bonheur de ce contact peau à peau.

Royal avait repris son broutement paisible, le sexe plissé comme un soufflet d’accordéon qui se ferme lentement...

Le pique-nique fut tendre et roboratif, après tous ces exercices... Au cours de la sieste crapuleuse qui s’ensuivit, Augustin me rendit tout le plaisir que je lui avais procuré lors de notre érotique chevauchée.

Nous sommes souvent retournés à la ferme abandonnée. Je me suis enhardi dans l’art de monter à cru, au point qu’une fois sur deux, avec le plein accord de Royal, c’est moi qui tenais les rênes...

Nanterre, 27-08-2002







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