Éducation sentimentale (1)


Éducation sentimentale (1)
Texte paru le 2014-08-16 par Sébastien   Drapeau-fr.svg
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J’étais condamné par mes parents à demeurer tout l’été dans ma petite ville de province peu réputée pour ses animations estivales. Sans moi, mes frères et sœurs, mes parents partaient aux Baléares tout le mois d'août. J’avais été prévenu, le temps passé à gratter la guitare et à mes activités sportives dans les bassins de la piscine municipale avaient nuit à mes résultats scolaires. Si mon titre de champion départemental du 400m nage libre m’avait alors valu les félicitations de mes parents, il ne constituait pas, à leurs yeux, une excuse. Pendant ce mois d'août je devais dormir chez moi et prendre mes repas chez mon oncle et ma tante qui habitaient à deux pas de chez nous. Complément à ma punition, je devais les aider à des travaux de rénovation de leur maison deux jours par semaine. Il m'était interdit, évidemment, de projeter un quelconque voyage avec des copains.

Furieux et vexé, je me rendis à la piscine ce 2 août, l’après-midi même du départ de ma famille. Arrivé au vestiaire, je prends une douche que je prolonge plus qu’à l’accoutumée. Mes muscles, crispés par la frustration et l’énervement, se détendent, mon esprit lui aussi se libère et vagabonde. Je m'enduis lentement le corps de savon liquide, l’eau chaude qui coule sur ma peau, les caresses que je me prodigue prennent rapidement un caractère érotique, je sens mon sexe grossir et tendre mon maillot. Je frotte mon sexe à travers le tissu, mon érection est totale. Quand un inconnu entre dans ces douches communes, je me tourne face au mur pour cacher la turgescence de mon pénis. Le traitement que je m’inflige devient de plus en plus intenable, une fois seul, je baisse mon slip et commence à me masturber. Je crains de me faire surprendre mais cette crainte contribue à mon excitation. Ma main fait des va-et-vient de plus en plus rapides sur mon sexe et je répands ma semence sur le sol carrelé de la douche.

Soudain, j’entends quelqu’un entrer, j’ai juste le temps de remonter le maillot, je reste face au mur, je tourne le dos à l’intrus, a-t-il perçu ce que j’étais en train de faire ? Je l’ignore sur le moment. Après quelques instants je me retourne, l’intrus, toujours là, me dit bonjour avec un sourire, ironique peut-être. Il était brun, le même âge que moi, grand, 1m85 environ, longiligne. Sans être maigre, sa musculature témoignait cependant clairement qu’il n’était pas un adepte coutumier des bassins. Il avait un beau regard jeté par des yeux marron brillants et pétillants. Il ne tardait pas à entamer la conversation. J’appris qu’il habitait ici et fréquentait l'autre lycée de la ville. Quand je lui demandais s’il avait programmé un voyage, sa réponse fut «j’aurais aimé mais je n’ai pas les moyens». Il n'était pas comme moi, issu d'un milieu bourgeois, son père ouvrier était au chômage, sa mère faisait des ménages. Je lui proposais de rejoindre la piscine. Après une suite incessante de longueurs de bassin, je le retrouvais allongé sur une serviette, les yeux clos. J'observais ce corps infiniment mince, il n'entrait pas dans les canons de beauté à la mode, mais je le trouvais non dénué de charme surtout quand en m'approchant de lui, il me jeta son magnifique regard accompagné d'un sourire qui fit découvrir des dents blanches rangées avec minutie. Je ressentais ce trouble indicible de la séduction et du désir. Nous avons devisé sur nos autobiographies respectives, nos goûts pour la musique le cinéma, les jeux vidéo. Très rapidement, nous avons sympathisé.

Au moment de se quitter, je lui serrais la main et lui dit :

— Ça été sympa, j'ai passé un bon moment, puisqu'on est coincé tous les deux dans cette ville, on pourrait se revoir si tu le veux.

Il acquiesça, je lui donnais mon adresse et nous nous quittâmes.

À vingt heure trente précise le lendemain, il sonnait à ma porte. Nous rejoignions ma chambre où trônait ma guitare.

— Tu en joues ? Me questionne-t-il.

— Oui, depuis 3 ans beaucoup, trop même selon mes parents...

Il m'incita à jouer, nous fredonnions ensemble les paroles des chansons, il avait une belle voix et chantait juste. Quand je lui en fis le compliment et lui demandais où il avait appris à chanter, il rougit un peu, et me répondit «j'ai appris sous la douche !» Nous nous mîmes à rire. Ce rire clôtura notre séance musicale. La conversation entamée la veille reprit son cours, notre sympathie mutuelle se muait en complicité. À cet âge, on a encore une excessive peur du regard de l'autre, de son jugement, mais avec lui rien de tel. Nous parlions de tout, notre intimité profonde s'exprimait sans crainte. Aussi c'est le plus naturellement du monde qu'il me posa la question :

— Tu étais en train de te masturber quand je suis entré dans la douche de la piscine, tu n'avais pas peur de te faire surprendre ?

— Tu m'as vu ? Lui répondis-je rougissant.

— Non pas vraiment mais je t'ai vu remonter ton maillot précipitamment, ton attitude un peu gêné m'en a convaincu.

Et la conversation continua sur le sexe, je lui expliquais comment j'en étais venu à me masturber dans ce lieu public. Il me dit qu'il se masturbait souvent, parfois 3 à 4 fois par jour. Il me fit la confidence qu'il n'avait encore jamais vraiment couché avec une fille. J'étais ému de sa franchise. Je lui révélais aussi ma virginité et ma timidité envers les filles dont mes expériences s'étaient limitées à des baisers et caresses. Nous nous mettions à nu, quelques heures seulement après s'être connus. Je n'avais jamais vécu ça, je ne le vivrais d'ailleurs plus. Ces confidences sur notre vécu sexuel nous avait aussi un peu émoustillés.

— Toutes ces histoires m'ont donné des envies, je me taperais bien une petite branlette, ça te gêne ? Poursuivit-il tout de go.

— Euh… non.

Il baissa son pantalon et laissa apparaître son pénis déjà en demi-érection qu'il empoigna vigoureusement. Je le regardais, médusé, sans bouger.

— Allez, qu'est-ce que tu attends pour faire comme moi ?

— Euh… rien.

Et j'ouvris ma braguette et sortit mon sexe déjà tendu.

— Bon déshabillons nous et mettons-nous sur le lit, nous serons plus à l'aise.

Il se dénuda aussitôt, me tourna le dos pour regagner le lit où il s'allongea. Ses fesses étaient musclées fermes lisses rondes, magnifiques. Je le rejoignais. Nous nous masturbions l'un à côté de l'autre. Son sexe avait pris de l'ampleur maintenant, il me paraissait plus gros que le mien. Je ne lâchais pas des yeux ce corps longiligne, ce sexe droit, raide, tendu sur son abdomen. Lui, jetais de temps en temps un regard vers moi mais semblait concentré sur son plaisir solitaire. Il interrompit un moment sa masturbation pour se tourner vers moi et m'examiner ostensiblement, la main posée sur son sexe.

— Tu as un beau corps de nageur, tu sais. Bien musclé, on voit que tu t'entraînes souvent.

Un peu gêné, je le remerciais de son compliment. Il se pencha alors vers moi et me déposa un baiser sur la joue en ajoutant, dans un éclat de rire, comme pour justifier ce qu'il venait de faire :

— Je suis vraiment content de t'avoir rencontré, je te trouve très sympa, ça mérite bien un petit bisou.

Christophe, c'est son prénom, reprit sa masturbation. Il avait maintenant les yeux mi-clos, la tête rejetée en arrière, tout son corps se tendait, sa respiration devint de plus en plus forte et haletante et dans un râle, éjacula deux rasades de spermes qui inondèrent son ventre et son thorax. Je ne tardais pas à l'imiter, mon plaisir fut intense. Nous sommes restés quelques instants silencieux, le temps de reprendre nos esprits. Il rompit le silence le premier :

— Houa ! Ça fait du bien ! Allez, lève-toi fainéant, on va se faire un jeu vidéo.

Nous avons joué une bonne heure encore avant qu'il ne rentre chez lui, mais rendez-vous fut pris le lendemain à la même heure. Bizarrement, notre intermède sexuel ne m'avait laissé aucune gêne. Nous étions vite devenus les meilleurs amis du monde, et quoi de plus naturel que de partager une petite branlette !

Le lendemain, il tardait à arriver, les minutes s'égrainaient lentement, 20h30, 21h, 21h30 puis 22h. Je tournais en rond comme une âme en peine. À 22h30, il était clair qu'il ne viendrait pas ce soir. Je fus étonné de me voir aussi déçu. Triste, je gravissais l'escalier qui menait à ma chambre, et décidais d'oublier ma déception dans les bras de Morphée. À peine dénudé et glissé sous mes draps, j'entendis soudain la sonnette de la maison retentir. Je me levais, renfilais à la hâte mon boxer, et c'est presque nu que je l'accueillis sur le pas de la porte.

— Tu t'étais couché ? Excuse-moi, c'est vrai qu'il se fait tard. Tu veux que je m'en aille ? Et sans attendre la réponse il poursuit : Je me suis engueulé avec mes parents, j'ai claqué la porte et leur ai dit que je ne rentrerais pas ce soir, que je dormirai chez un copain.

— Euh... tu comptes dormir ici ? lui répondis-je.

— Si ça ne te gêne pas, mais je ne voudrais pas m'imposer. Si tu ne veux pas, je comprendrai, j't'ai pas prévenu. Je peux rentrer chez moi, mes parents ne m'ont pas foutu dehors et si je rentre ça ne posera aucun problème.

— Non, non au contraire, pourquoi pas, reste.

Il accueillit mon accord avec un beau sourire et ajouta :

— Bon montons dans ta chambre, on va se faire une petite Playstation.

Alors que je le devançais dans l'escalier, il me donna une petite tape sur les fesses, en ajoutant :

— Mais en voilà une tenue, à moitié à poil ! En voilà une façon de recevoir les copains !

Nous éclations de rire et il continuait, l'air de rien, son tripotage ludique, une autre petite tape sur les fesses, puis il attrapa l'élastique arrière de mon boxer et me le descendit jusqu'aux genoux toujours en rigolant, puis avant d'avoir le temps de me reculotter, il m'attrapa par les chevilles me fit basculer en avant pour m'ôter complètement le seul tissu qui restait sur mon corps.

— Voilà, comme ça c'est une tenue plus correcte pour recevoir les invités.

Nous chahutions comme des gamins que nous étions encore. Mais dans ce jeu ambigu, je ne voulais pas perdre, arrivé en haut de l'escalier, je l'attrapais et le plaquais au sol.

— Il n'y a aucune raison que je sois le seul à être à poil ici !

Prestement je réussissais à lui ôter son pantalon, sa chemise, il ne fallut pas longtemps pour qu'il fût totalement dénudé, j'étais plus fort que lui. À la fin de son effeuillage, je me suis trouvé assis sur son bassin, lui le dos plaqué au sol. Nous avions cessé de rire, un autre jeu se mettait en place. Je sentais sur mes fesses son sexe s'ériger, j'étais dans le même état et il le voyait. Il m'a regardé dans les yeux, puis son regard est descendu vers mon sexe qui continuait de gonfler. Il esquissa un sourire et il me le prit en main pour le caresser délicatement, je me cambrais en arrière pour mieux libérer mon pénis, je m'abandonnais. Il caressait maintenant voluptueusement mon corps d'une main tandis qu'il me masturbait de l'autre, je sentais maintenant son sexe aussi raide que le mien s'insinuer entre mes fesses, ce contact ajoutait à mon plaisir. Je haletais de plus en plus fort jusqu'à l'éjection de trois jets violents de sperme dont une partie arriva sur son visage. J'avais joui comme jamais. Il se redressa légèrement, m'enveloppa de ses bras et m'attira tout contre lui, joue contre joue. D'un bras il me serrait, de l'autre il se masturbait. Je sentais sa respiration dans mon cou s’accélérer et sa main en arrière de moi s'agiter en cadence. Au fur et à mesure que sa jouissance approchait, il me serrait de plus en plus fort, il émit un petit cri, je sentis du sperme m'atteindre les fesses. Il reposa la tête au sol et relâcha son étreinte.

Nous n'osions plus bouger, nous regarder, parler, nous restions immobiles. Nous avions franchi des limites insoupçonnées qui étaient allées beaucoup plus loin que la banale partie de branlette entre copains de la veille. Nous étions comme paralysés par ce qui venait d'arriver. Je ne suis pas gay pourtant, me disais-je, il me fait chier ce mec, qu'il se barre. Je rompis sèchement le silence :

— Je vais prendre une douche, je crois que tu ferais mieux de rentrer chez toi.

Et je me levais brutalement, le bousculant un peu. Il me regarda alors tristement, il était désemparé par ma brutale réaction. Ses yeux humides, qui rendaient son regard encore plus beau, m'attendrirent ; je lui tendis alors la main pour l'aider à se relever et ajoutais plus doucement :

— Allez on va se doucher.

Nous sommes entrés ensemble dans la douche, silencieusement, nous nous sommes savonnés l'un l'autre un peu comme on soigne un blessé. Puis soudain je lançai :

— Et puis merde, j'ai pris un sacré pied et j'espère que ça été pareil pour toi.

Il m'a regardé, étonné, puis nous nous sommes mis à rire. Ce rire voulait dire que nous en avions plus rien à foutre des autres, de leur jugement, plus rien à foutre de savoir qui on était, homo ou hétéro, la belle affaire, on était bien ensemble et il n'y avait que cela qui comptait. D'un coup, la tension, la gêne, la honte, la peur s'étaient évanouis, il n'y avait plus que nos rires et nous deux.

C'est à poil que nous avons regagné notre chambre. Libérés en quelque sorte, il n'était plus question de nous censurer. Côte à côte sur le lit, Christophe me regardait, souriait et me caressait tout le corps. Il s'attardait sur mon pénis qui ne mit pas longtemps à être en érection. Je me laissais faire, je goûtais passivement la volupté de ses caresses. Il a penché la tête sur mon torse et m'a embrassé les seins, il les a sucés longuement avant de faire remonter ses baisers sur mon cou, le lobe de mes oreilles, mes joues. Je frissonnais. Sa bouche s'est approchée de la mienne et nous avons échangés notre premier baiser. Qu'il était bon de l'embrasser ainsi, de mélanger nos langues. Mon excitation allait crescendo, il se coucha sur moi, il ondula son bassin d'un mouvement reptilien, nos sexes se frottaient l'un contre l'autre, à ce petit jeu-là, l'attente ne fut pas longue, nous avons éjaculé en même temps.

Nous nous sommes endormis peu après, encastrés l'un dans l'autre, son ventre collé contre mon dos. La nuit ne fut pas calme, je le sentais respirer dans mon cou, dans un demi sommeil je le caressais ou l'attirais plus fort contre moi pour sentir son sexe contre mes fesses. Il s'érigeait parfois, je le caressais un peu et je replongeais dans mon sommeil. Lui aussi me sortait par moments de mon endormissement, il me caressait le torse et le ventre, pointait son sexe entre mes fesses. Nous dormions plus ou moins mais nous restions excités.

Au petit matin, nous étions toujours dans la même position, il reprit ses caresses mais de façon plus prolongée, il m'attrapa le sexe qu'il masturba. Son sexe tendu s'était glissé entre mes lobes fessiers et frottait ma rosette. Il accompagnait la masturbation qu'il me prodiguait de mouvements du bassin comme s'il m'enculait. Même si son sexe appuyait de plus en plus fort sur mon anus, il ne me pénétrait pas, j'étais vierge, sa main s’accélérait sur mon pénis jusqu'à ma jouissance, lui continua encore un peu ses mouvements du bassin jusqu'à un gémissement et l’écoulement de son sperme sur mon anus et mes fesses. Nous nous sommes enfin calmement endormis jusqu'à 10h30 du matin.

La journée était libre, je n'avais pas de corvées à faire ce jour-là. Je téléphonais à mon oncle et ma tante pour leur dire que je ne mangerais pas chez eux aujourd'hui, que je passais la journée avec un copain. Petit déjeuner, une douche où nous nous sommes amusés et tripotés un peu, piscine municipale, retour à la maison. Nous avons visionné un vieux western à la télé. Puis nous avons repris notre conversation favorite : le sexe. Nous avons échangés nos impressions vécues lors de nos premiers ébats ensemble. Nous étions inexpérimentés, moi-encore plus que lui.

— Ce matin, j'ai un peu essayé de t'enculer, mais ça ne pouvait pas rentrer, me dit-il.

— Heureusement Christophe, ça doit faire mal. Je ne me ferais pas enculer.

— Oui, mais si il y a des gens qui le font, c'est qu'ils doivent y prendre du plaisir. Tu ne crois pas ?

— Peut-être que ça fait mal qu'au début, comme les femmes qui perdent leur virginité.

— Oui, peut-être... Peut-être aussi qu'il faut savoir s'y prendre. Et si nous allions voir des sites pornos réservés aux mecs sur Internet. Peut-être qu'on en apprendrait un peu.

— Ok, je veux bien, mais je te préviens, je ne me fais pas enculer.

— D'accord, on va juste regarder.

Moteur de recherche, quelques clics sur la souris, les sites sont vite à notre portée. Nous avons vu des fellations, «tiens on l'a jamais fait» lui dis-je. Nous avons vu aussi des pénétrations, mais elles semblaient faciles et je me disais c'est bien joli tout ça mais c'est des pros, moi je ne suis pas prêt à me laisser faire. De visionnage en visionnage, nous finîmes par comprendre que lécher l'anus, même si ça me dégouttait un peu, le dilater progressivement en y introduisant un ou deux doigts, utiliser un lubrifiant faciliteraient la chose. Inutile de vous dire que si notre petite recherche sur internet nous avait un peu formés, elle nous avait fortement excités. Je bandais comme un taureau, mon sexe coincé dans mes vêtements me faisait mal. Christophe qui le remarqua me fit lever de la chaise, déboutonna lentement ma chemise, dégrafa la ceinture de mon pantalon qu'il fit glisser jusqu’à mes chevilles. Il me caressa le ventre, les bourses, les cuisses. Il se mit à genoux et m'ôta complètement le pantalon. Puis il reprit ses caresses en commençant par les chevilles, il remontait à mes mollets, mes cuisses, il attrapa mon pénis, il lui prodigua quelques caresses, puis l'engloutit dans sa bouche. C'était chaud, c'était bon, si bon, que j'ai cru éjaculer de suite. De temps en temps il me faisait mal avec ses dents, je le lui disais, il rectifiait. C'était ma première fellation, ce fut un émerveillement. Même si l’inexpérience de Christophe était patente, j'en garde un souvenir ému et enivrant. J'ai joui dans la bouche de mon amant. Il sortit un mouchoir de sa poche y recracha mon sperme.

— C'était comment ? me demanda-il.

— Super. Et toi le sperme dans la bouche, c'est pas un peu dégueulasse ?

— D'un autre peut-être, mais pas le tien.

Cette simple réponse m'émut, je le pris dans mes bras et l'embrassais à pleine bouche pour la deuxième fois. Christophe ôta ses vêtements, me dévoila son corps longiligne et son sexe tendu vers le septième ciel, il s'approcha de moi, me serra dans ses bras, me délivra un doux baiser sur les lèvres avant de porter les siennes à mon oreille et me murmurer :

— Tu veux me sucer ?

Je n'osais pas lui refuser ce qu'il m'avait offert quelques minutes auparavant, mais je n'en avais pas envie. Cependant sans un mot, je l'attirais sur le lit et commençais à le sucer. Son pubis exhalait un parfum délicieux. Je le suçais d'abord timidement puis maladroitement, puis plus aisément. Je le sentais maintenant gémir, frémir sous mes coups de langue. Doucement il m'agrippait les cheveux pour enfoncer sa queue plus profondément dans la gorge. Il hurlait presque son plaisir.

— Oui, Sébastien continue, c'est bon. Suce-moi plus profondément.

Instinctivement, je percevais ce qu'il me fallait faire pour lui donner du plaisir. J'étais en osmose avec lui. Je goûtais ses frissons quand je lui léchais le frein préputial, je l'entendais ahaner quand je faisais glisser mes lèvres le long de son pénis pour l'engloutir jusqu'au fond de ma gorge. Son plaisir exprimé par des feulements et les mouvements de son corps m'excitait moi aussi. Je ne lâchais plus ce sexe jusqu'à la réception dans la gorge d'un jet de sperme que j'avalais naturellement. Christophe avait crié si fort son orgasme que j'ai craint un instant que les voisins l'eussent entendu.

— Houa Sébastien, c'était vraiment génial. Tu m'as sucé comme un Dieu.

Il me prit tendrement dans ses bras et m'embrassa. Mon sexe était à nouveau érigé, je le pris en main et me masturbais. Tout en en l'embrassant, j'éjaculais sur son corps. Nous sommes restés un long moment allongés, silencieux, couchés l'un contre l'autre. Je crois même que nous sommes endormis.

Nous avons occupé la fin d'après-midi par des jeux divers, une longue ballade pour le raccompagner chez lui à l'autre bout de la ville clôtura cette mémorable journée.

À suivre...