365 nuits d'adieux (49): Première fois


365 nuits d'adieux (49): Première fois
Texte paru le 2018-02-03 par Needles   Drapeau-fr.svg
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Ma première expérience, c'était en vacances. J'entrai par hasard dans les toilettes du parc de la station balnéaire où je descendais tous les étés avec mes parents. Dès que je fus devant l'urinoir, l'odeur, mais surtout les graffitis aux murs m'enlevèrent toute envie de pisser. Il y avait une cabine avec un W.C. à la turque, mal fermée par une porte de bois. J'y entrai pour lire la suite des messages mystérieux.

Soudain je m'aperçus qu'un œil regardait à travers un trou de la porte. Le mec s'éloigna, je matai à mon tour. Il était retourné contre les pissotières et son bras faisait un mouvement de va-et-vient rapide. Sortant sans vergogne de ma planque, je m'installai devant l'urinoir d'à côté. Quand mon regard rencontra le morceau, je n'en revins pas. Je savais que ça pouvait durcir, ça m'arrivait après le bain et quand je me grattais longtemps la braguette, mais que ça puisse atteindre ces dimensions monstrueuses, je ne l'aurais jamais soupçonné.

Le gars se branlait en souriant. Au bout d'un moment, je crus à ses sursauts qu'il avait un malaise, et des jets de purée blanche jaillirent de sa bite, ce qui me fit très peur. Je pris mes jambes à mon cou. Mais l'aubaine était trop belle d'assouvir toutes les curiosités interdites, et j'y retournai, obsédé par l'idée de confirmer ou d'infirmer mes observations précédentes.

L’œil collé au trou, je vis la semaine suivante un frisé, la trentaine, se branler dans les W.C. à la turque. Sa queue me parut beaucoup plus petite, ce qui me rassura sur la taille de la mienne. Quand il s'aperçut qu'on le regardait, il balança un violent coup de pied dans la porte.

Le lendemain, j'attendais depuis dix minutes, braguette ouverte dans la tasse (un vieux déjà s'était inquiété de savoir si j'étais malade), quand se présenta un homme d'une quarantaine d'années, en short. Il était roux des pieds à la tête, le front un peu dégarni, grand et fort comme un déménageur. Il pissa d'abord sans me prêter attention. De sa longue bite molle, il envoyait les jets en hauteur. Il s'égoutta longuement et ostensiblement. J'étais fasciné. Alors il se pencha vers moi et m'ordonna de le suivre. Tous les bons conseils ne pesaient plus pour rien.

Je le suivis à distance, comme il me l'avait recommandé, les yeux rivés aux poils rouges de ses jambes. Il se dirigea vers les fossés, sous les remparts, et s'arrêta dans un renfoncement. Comme j'arrivais à sa hauteur, il ouvrit la braguette de son short, et en tira sa queue et le paquet de couilles velues, ce qui fit aussitôt raidir ma petite bite dans mon maillot de bain lâche. Il se tenait de profil, à vingt centimètres de moi. Sa queue gonfla, devint énorme et le gland se violaça. Il avait le cul très plat et sa bite paraissait une protubérance exagérée au centre de la touffe de poils roux. Je demandais si je pouvais toucher. Il me laissa passer la main sous ses couilles avant de la repousser. Il ne voulait pas me toucher non plus, juste que je le regarde.

L'envie de plonger mes doigts dans sa toison pectorale me faisait trembler. Mais au moment où j'allais m'y décider, il fut traversé par un spasme, et une décharge abondante, en longs jets presque continus s'écrasa sur l'herbe brûlée. Il m'apprit le mot, que ça s'appelait jouir, et confirma qu'un jour, moi aussi j'y arriverais. Il remballa la marchandise et s'éloigna sans un au revoir. En y repensant, je me dis que c'était sans doute un papa en vacances, car seuls les hétéros ignorent que la loi interdit aux adultes d'éduquer les petits garçons.

Le soir, dans les toilettes du bungalow, j'avais beau m'astiquer la pine, rien n'en sortait, à peine une minuscule perle transparente, comme de l'eau, au goût légèrement salé. La semaine suivante, c'est moi qui proposai à mon voisin de chiotte de me suivre sous les remparts, maintenant que je connaissais le truc. Il portait les cheveux longs (c'était la mode de l'époque). Sa queue était circoncise, très longue et effilée, sa poitrine couverte de poils noirs luisants. Il avait sous son short un maillot de bain à grosses fleurs rouges sur fond blanc. Lui, il me laissa le branler, mais ma technique ne devait pas être satisfaisante car il se reprenait en main pour s'astiquer avec des râles rauques. Il se désintéressa de ma braguette. On entendit des voix sur le chemin de ronde, et il fila sans demander son reste.

À la rentrée suivante, en découvrant la gare, je m'aperçus que la ville pouvait avoir des charmes comparables à ceux de la campagne.