Aime-moi, prends-moi

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Numéro 50

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 50
Date de parution originale: Décembre 1991

Date de publication/archivage: 2012-08-24

Auteur: Thierry
Titre: Aime-moi, prends-moi
Rubrique: Passion & Love

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Ce texte a été lu 10041 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


Jean était le célibataire endurci du village où je vais en vacances voir mes parents. Je l’avais toujours connu seul ou avec sa vieille mère. Une casquette que soulevait une tignasse frisée poivre et sel, un pantalon de velours noir et large, des bretelles sur une chemise écossaise. Il était couvreur et travaillait dans le village à côté. Personne à part ses frères et soeurs et la vieille qui tenait son ménage, n'était entré chez lui. On ne lui connaissait aucune attache féminine; l’ours, mais l’ours bien léché. Il en avait d’ailleurs l’allure et la démarche. Je devinais chez lui la peur des autres, et il devait bien être travaillé par le sexe, car, par moments, ce qui ballottait dans le pantalon trop large, laissait à penser que la nature ne l’avait pas oublié. Il n’avait jamais voulu du téléphone et mes parents lui servaient de messagers pour les rares appels.

Un soir, je reçus après dîner un message pour lui de son patron. Mes parents devant la télé refusant la promenade du soir, je me suis proposé d’aller lui donner le message sur mon chemin. Il était à table, lisant le journal; il avait quitté la chemise, et une toison épaisse, bouclée, couvrait sur son torse ses épaules, moussait entre les larges bretelles.

— Assieds-toi !

Je lui transmis le message:

— Jean, tu te souviens à l’école, j’étais petit, tu m’avais dit: “Moi qui suis grand, je te protégerai; si un jour tu veux quelque chose de moi, demande!” Eh bien, je vais te demander quelque chose!

— Vas-y, je tiens mes promesses.

— Je voudrais que tu me prennes sur tes genoux, comme à cette époque...

— Tu es fou?

— Non, tu as promis!

Je me suis assis sur ses genoux:

— Tu te souviens, une fois je suis tombé et tu m’as consolé comme ça... et j’ai passé un bras autour de son cou, posant ma joue sur la poitrine velue. Puis, tu m’as embrassé... et j’ai approché de ses lèvres non ma joue mais ma bouche qui se posa sur la sienne, sous l'épaisse moustache brune.

Il ne bougeait pas, se demandait quoi, et moi j’avais toujours deviné qu’il était travaillé par le sexe, et qu'il n’avait jamais pu assouvir ses besoins et ses penchants. Ma bouche s'ouvrit et ma langue caressa scs lèvres, petit à petit, elles s’écartèrent, puis ses dents, et ma langue partit chercher la sienne. Elle la trouva, dure, épaisse comme les muscles de ses bras qui, maintenant m’étreignaient. Nos langues se nouèrent, la salive passait d’une bouche à l'autre. Ma main caressait sa nuque et ses épaules velues. Et je sentis durcir contre moi, gonfler le pantalon de son jean. J'ai relâché mon étreinte. Je me suis levé, je l'ai pris par la main et je l’ai mené vers le fond de la pièce, là où était le lit.

— Jean, tu veux que je te fasse l’amour?

Un sourire d’enfant plissa les yeux, la moustache frémit dans un sourire.

— Tu n’as pas dû avoir souvent l’occasion.

— Non, tu sais, c’est la Veuve Poignet!

Je fis couler les bretelles, le pantalon tomba. Dieu, quel mâle! Les jambes un peu arquées mais des cuisses puissantes, des mollets durs et ronds, et cette pilosité qui bouclait tout autour du slip gonflé, renflé sous une monstrueuse turgescence. Je me suis vite déshabillé, collant mon corps nu contre cette fourrure de rêve. Ma bouche retrouva la sienne, puis descendit, mes dents cherchèrent dans les poils des pectoraux, les tétins qu’elles mordillèrent et qui durcirent immédiatement. Ma langue s’enfonça dans le nombril velu, puis j’ai sauté le slip pour coller ma figure entre les deux cuisses musclées et velues. Quelle sensation que cette chair dure et chaude, ces poils qui me caressaient... Il avait appuyé ses deux mains sur ma tête et haletait.

Mon visage remonta à travers le tissu gonflé du slip, mes dents happèrent un sexe dur, énorme. Il me fallait enlever ce dernier rempart! Mes deux mains saisirent le slip, mais il dut m’aider car le caoutchouc ne laissait pas passer la verge. Il la comprima, j’ai baissé le slip et j’ai poussé Jean sur le lit. Je me suis roulé sur lui, pressant entre nos ventres nos sexes en bataille. Nos bouches étaient soudées, nouées. Je frottais mon sexe contre le sien et ma main partit à la découverte du trésor. Les couilles velues étaient bandées, remontées à la base de la verge; j’en avais une pleine main! Puis j’ai pris l’outil, comme le manche de son marteau de travail, long, énorme, légèrement aplati avec un gland qui faisait une grosse prune, un peu décalotté; je sentis une légère humidité. Je me suis collé contre lui. Il me fallait activer ce bel outil. Je pris le gland dans ma bouche, ma langue contourna, lissa ce beau fruit mûr, odorant; je sentais le méat qui suintait légèrement.

Et j’ai empalé ma gorge sur l’instrument. Ma main gauche tentait d'en faire le tour et évitait qu’il ne m’étouffe, faisant tampon, car Jean rythmait mes succions et mes allées-venues avec ses énormes battoirs autour de ma tête. Ma main droite fourrageait dans les pectoraux moussus à la recherche des tétins, puis descendait entre les cuisses, massait les couilles et s’égarait en douces caresses vers l’anus. Il geignait. Sa tête allait et venait à droite, à gauche. Dans un grand frémissement, il me lâcha dans la bouche de grandes giclées de son liquide. J’en eus bien six ou sept traits qui désaltérèrent ma bouche en feu.

Avant qu’il ne retrouve ses esprits, il me fallait faire vite. J’ai lubrifié mon anus et me suis placé à cheval sur lui. Sa verge était grosse de son trop-plein de semence. J’ai pointé le gland. Mon anus s’ouvrit, il me fallait forcer, serrer les dents pour que le gland franchisse le sphincter. Après, doucement, millimètre par millimètre, je me suis empalé. Quand il fut tout en moi, tout à moi, lorsque je sentis ses couilles heurter mes fesses, je me suis masturbé. Il n'avait rien perdu de sa raideur. Sentir cette énorme bite, qui n'avait jamais dû combler beaucoup de trous, me remplir, me rendait fou.

Dans un soupir, j'ai lâché sur mon Jean une pluie, un geyser de foutre; son ventre, sa poitrine en étaient constellés et le liquide laiteux coulait dans la fourrure.

C’était fini! Je le sentais diminuer en moi et sa verge ressortit, encore énorme mais molle, de mon anus. Je me suis penché sur lui, j’ai pris du bout de la langue mon sperme qui lui avait giclé dans la moustache et je l’ai embrassé. Nos semences se sont mêlées dans nos bouches; nous avions communié, joint notre amour.

Je suis inerte près de lui. Il me caresse doucement la nuque.

— Hein, petit gars, c’est ça! Tu l’aimais ton Jean; et il ajouta: comment as-tu su? Comment as-tu pu ne pas avoir peur?

Je lui ai répondu:

— Tu m’a toujours aimé, non, quand j’étais petit?

— Oui, mais je n’aurais pas cru que tu oserais, je le souhaitais pourtant. Et il ajouta: tu m’as appris l’amour!

— Jean, veux-tu être mon maître, mon amant, mon ami?

Il ne répondit pas mais sa main sur mon sexe et sa bouche qui chercha la mienne, en apporta la confirmation.


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