Alain


Alain
Texte paru le 2013-12-09 par Stanlyon   Drapeau-fr.svg
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Plusieurs d’entre-vous m’ont demandé de raconter ma première expérience sexuelle. Je ne le ferai pas mais je me suis remémoré la troisième ou quatrième qui était particulièrement marquante.

C’était juste après le bac, donc j’avais déjà dix-huit ans et je m’assumais moyennement. J’avais été invité par Florent, un copain de lycée, à venir me baigner chez ses parents dans l’Hérault. C’était un excellent ami. Nous nous étions très bien entendus tout au long de la terminale. Il était certainement conscient de mon homosexualité et ça ne semblait pas vraiment lui poser de problème. J’acceptais donc de venir passer quelques jours dans cette résidence secondaire relativement luxueuse. Nous étions début juillet et il faisait chaud. Florent, son petit frère et moi nous entendions à merveille. Leurs parents étaient charmants et, vous me connaissez, je ne pouvais m’empêcher de reluquer leur père, Alain. C’était ce qu’on appellerait aujourd’hui un beau "muscle bear". Brun, grand, costaud avec un léger embonpoint qui lui allait merveilleusement, il exhibait son corps bronzé et ses poils en se trimballant en short vert (je m’en souviens parfaitement) au bord de la piscine.

Je fantasmais carrément sur lui, n’ayons pas peur des mots. Mes parents le connaissaient depuis longtemps et il avait surtout été un ami très proche d’un de mes cousins plus âgé que j’ai toujours soupçonné d’être gay. Nous chahutions volontiers avec lui et ça m’excitait au plus haut point, je dois bien l’avouer. Un jour que mes copains étaient descendus au village avec leur mère, je me suis arrangé pour rester seul à la maison avec Alain. Il recommença son manège. Je lui plaisais, j’en étais persuadé. Parfois je sens ces choses-là. Nous commençâmes à discuter :

— Tu es très viril pour ton âge. Tu as une copine ?

— Non, cette année avec le bac...

Il sourit. Il était vraiment très excitant et je suis sûr qu’il en avait parfaitement conscience. Il était beau il n’y a pas d’autre mots.

— Florent a eu plusieurs nanas cette année pourtant et il fait moins mec que toi...

La conversation me dérangeait un peu mais je le voyais bien me tourner autour. Je décidai de provoquer un peu les choses. Je plongeai dans la piscine desserrant pendant que je nageais la ficelle de mon maillot de bain et ce qui devait arriver arriva, il glissa légèrement lorsque je sortis de l’eau, découvrant une partie de mon pubis et la naissance de ma queue. Je le remontai vivement mais Alain avait vu.

— Tu devrais carrément l’enlever. Tu sais, je ne suis pas pudique non plus.

— Euh...

— Allez, si je t’attrape je te fous à poil.

Il se leva et il s’ensuivit une course poursuite très joyeuse au bord de la piscine. Il me poussa dans l’eau et vint me rejoindre puis plongea entre mes jambes et remonta mon maillot comme si c’était un scalp puis sortit de l’eau.

— Tu vas bien être obligé de venir le chercher !

Je ne me dégonflai pas et sortis de l’eau à mon tour. Je tentais de l’attraper mais, plus fort que moi, il me renversa sur un transat.

— Tu m’allumes depuis que tu es arrivé. Tu ne crois pas qu’il faut arrêter de jouer ?

Il m’embrassa dans le cou langoureusement. Je ne vous dis pas l’effet que ça a produit sur un gars de 18 ans plein d’hormones et à la limite de la virginité. Sa langue descendit le long de mon torse, je ne protestai pas, je le caressai très énergiquement et sentis son sexe dur dans son short mouillé. J’essayai de le lui baisser mais le tissu mouillé me résistait. Il s’en débarrassa. Il était très bien monté, non circoncis. Je commençai à sucer sa queue qui avait un goût de chlore et je me sentis encore plus excité. Il aimait. Le pouvoir du plaisir que je lui donnais était terrible. Je n’avais eu qu’une ou deux expériences plutôt ratées de sodomie pourtant là, j’avais envie. Envie qu’il me prenne, qu’il m’apprenne ce que pouvait être le plaisir. Je n’avais que trop tardé à vivre pleinement ma sexualité. Il me léchait, pendant que je le suçais. Un genre de 69 un peu bancal sur la margelle de la piscine. Mon cul s’ouvrait.

— Tu veux que je te prenne ?

— Ça me fout un peu la trouille.

— Ça va bien se passer.

Il courut dans la maison et revint triomphant avec une boite de préservatifs. Il me fit mettre à quatre pattes sur un transat et commença à me bouffer le cul. Je savais que mon pote, sa mère et son frère ne pouvaient pas revenir si vite car nous étions au moins à 30 bornes du village le plus proche mais je me suis senti un peu coupable. Ça ne dura pas. Sitôt son sexe en moi, au lieu de me tendre et d’avoir mal comme à chaque fois, je me laissai porter. C’était génial. Génial ! Je m’en souviens comme si c’était hier. Les allées-venues en moi, toujours plus profondément, toujours plus fermes. Je gémissais. Il m’empêchait de me caresser en même temps (ce que je fais régulièrement aujourd’hui avec mon Chéri) et il m’empoigna pour que ce soit plus fort. C’était une sensation terriblement excitante. Je ressentais tous les mouvements de son corps. J’étais bien. Je le sentis se contracter et compris qu’il avait joui dans la capote, comme ça doucement sans faire de bruit. Il se retira et m’allongea sur le dos sur le transat puis commença à me titiller l’anus pendant que je me branlais. J’éjaculai à mon tour sur mon torse. Il sourit :

— Allez, à l’eau ! et il me repoussa dans la piscine comme un poisson trop petit à la pêche.

Les autres sont rentrés et les vacances ont repris comme si de rien n’était. J’ai revu Alain une ou deux fois après ça. Je ne suis pas certain qu’il me plairait encore aujourd’hui.