Alban


Alban
Texte paru le 2014-03-13 par Stanlyon   Drapeau-fr.svg
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En 2004, je sortais pas mal et Lyon est un gros village. Dans le milieu gay, on retrouve toujours à la fois les mêmes têtes et les mêmes culs. J’étais dans ma période «Forum», un bar bear qui existe toujours mais qui a changé depuis de propriétaires. Je connaissais donc Alban de vue car il y passait du temps. Il était l’archétype même du musclebear. Nous ne nous parlions pas vraiment mais nous nous disions bonjour lorsque nous nous croisions. Je pense qu’il devait habiter sur les pentes de la Croix-Rousse, car à l’époque, j’y travaillais souvent et je l’apercevait régulièrement.

En général, à cette époque-là, j’allais plutôt au sauna où je fréquentais les sexshops de la rue Lanterne mais, ce samedi soir là, j’avais décidé, je ne sais pas pourquoi, d’aller traîner au 1 er Sous-Sol, un sex-club que je ne fréquentais pas très souvent, préférant l’atmosphère plus confinée et plus hard du Trou comme je vous l’ai déjà dit. En effet, c’est un endroit immense et je trouve assez difficile d’y faire des rencontres sympas. J’avais dû me dire que ça me changerait. Il était donc à peu près 16 heures lorsque j’y entrai. Je savais qu’en conservant mon ticket, je pourrais y retourner le soir plus tard mais bon je pouvais toujours faire une tentative.

L’endroit est immense et je vis bien quelques mecs tourner dans la pénombre lorsque j’avisai la silhouette un peu massive d’un gars qui semblait porter une chemise de bûcheron et la barbe. Un petit fantasme quoi... En m’approchant mieux, je reconnus Alban. Un peu déçu car il ne semblait jamais s’intéresser à moi, je lui fis un signe de tête et un sourire avant de continuer à traîner ma carcasse dans les couloirs.

Il y avait assez peu de monde. Beaucoup de jeunes d’une vingtaine d’années alors que j’en avais à peine trente, je les trouvais déjà trop gamins et ils ne m’intéressaient pas. De plus, ils restaient entre eux. Je me laissai tripoter dans les coins sombres de temps en temps mais je m’amusai assez peu. Le sex-club, s’étalait sur deux étages et, me disant que je reviendrai plus tard, je remontais à la surface pour sortir lorsque j’avisais Alban, collé contre un mur, se touchant un peu à travers son jean, qui me regardait. Je lui souris et il s’approcha de moi. Je ne sais pas pourquoi mais il m’avait toujours intimidé.

Il me prit par la nuque et m’embrassa langoureusement. Il était un peu plus costaud que moi, tatoué, très sexy vraiment. Je fourrai ma langue dans sa bouche et le tenant par les hanches et me collait contre lui. Il n’en fallait pas plus pour me faire bander comme un taureau et il s’en rendit compte donc il m’attira encore plus fort contre son corps et recommença à m’embrasser. Je me dis qu’il devait être actif mais que j’étais tout à fait disposé à me laisser sauter tant il m’attirait.

Sans dire un mot, il m’attira dans une cabine et ferma la porte. Il commença à me déshabiller. Nous étions au printemps mais il faisait un froid glacial et j’avais donc gardé un pull en venant du dehors mais là, je commençais à transpirer entre le chauffage et la chaleur du corps de mon partenaire. Il se mit à me bouffer les tétons. J’adore ça et ma queue devint encore plus dure. J’avais du mal à supporter mon jean un peu serré et je déboutonnai la braguette d’un coup. Il avisa la bosse apparente dans mon boxer et commença à se mettre à genoux pour lécher. Je le déshabillai à mon tour tant bien que mal. Il était tatoué dans le cou et le dos mais pas aussi poilu que ses avant-bras le laissaient supposer. Il devait avoir la quarantaine. Il était vraiment très attirant et je lui maintint la tête sur mon entrejambe. Il léchait. Mon calbut était trempé autant par ma queue qui mouillait que par sa salive. Nous étions torse nu tous les deux lorsqu’il me poussa à m’asseoir sur la couchette. Il finit de baisser mon jean et mon caleçon, me retira mes chaussure et enleva tout. J’étais donc nu, en chaussettes devant lui.

Il ne me suçait pas. Il se mit à me lécher partout, les jambes, les couilles, sous les couilles, le pubis. Je suis bien poilu et je me rendis compte que ça l’excitait. Il releva mes jambes pour me bouffer le cul. Cette fois, je ne doutais plus, il devait être actif et j’allais y passer. Depuis quelques années, je ne le faisais pas souvent dans ce sens-là, et j’appréhendais toujours un peu. Mon cul s’ouvrait malgré moi. Il fouillait avec sa langue. Je me décontractai un peu. J’avais envie de le sucer mais sa queue restait enfermée dans son jean. Je me relevai et fis face à lui. J’entourai mes jambes contres ses hanches et l’embrassai à nouveau.

— T’es passif ?

— Plutôt actif mais...

— Moi aussi et il est trop bon ton cul...

Je l’embrassai encore et encore. Je défaisais son ceinturon maladroitement. Il baissa son jean et je me mis à genoux pour le sucer. Il avait une queue très large, d’une longueur normale et rien n’était touché. Ses couilles et son pubis étaient super poilus. Je me mis à lécher et à sucer alternativement. Il me releva, m’embrassa et recommença à me bouffer le cul. Je me sentais vraiment excité et je le laissai faire. J’aurais voulu avoir du poppers pour m’aider à me dilater mais je me rendis compte que l’excitation était telle qu’il allait pouvoir me baiser. Nous commençâmes un 69. J’ai adoré ça. Il était au dessus de moi et me suçait tandis que sa queue entrait profondément dans ma bouche. Il se remit debout.

— Tu veux que je te baise ?

— On peut essayer...

— Sinon je te donne mon cul... Il n’y a pas de problème.

Je l’embrassai et pris les choses en main. Je le retournai et il tendit ses fesses vers moi en se penchant sur l’inconfortable couchette. Il avait le jean baissé sur ses boots d’hiver. Son cul était poilu et très musclé. Je me mis à le lui bouffer. Son corps entier réagissait. C’était super excitant. J’enfilai une capote et entrai d’un coup en lui d’une manière un peu brutale mais il ne se dégagea pas et commença au contraire à se coller contre mon pubis. Je le pris par les hanches et me mis à lui donner des coups de reins assez violents. Il se branlait en même temps et me motivait. «Vas-y petit mec, défonce moi...» ou des trucs dans le genre.

Je le retournai encore et relevai ses jambes. Je passai son jean et son slip baissé autour de mon cou afin qu’il puisse poser ses chevilles sur mes épaules et j’entrai à nouveau en lui. Il se branlait pendant que je le baisai. Je remarquai un autre tatouage sur son bras. Très vite il gicla sur son torse et je me retirai. Il avait encore ses jambes sur mes épaules quand mon sperme alla rejoindre le sien.

Je me dégageai et lui donnai du papier pour s’essuyer. Il souriait. Moi aussi.

— Je me suis toujours douté que tu étais un bon coup.

Je n’étais plus intimidé donc je répondis:

— Tu me plais depuis longtemps mais je n’aurais jamais osé t’aborder.

— Pourquoi ?

— Parce que quand on se voit, tu es toujours avec tes potes, moi avec les miens et que j’ai du mal à me décoincer quand on ne vient pas vers moi.

Il rigola et m’embrassa. Nous nous rhabillâmes en vitesse et je me rendis compte que nous avions tous les deux de vieux tee-shirts, lui sous sa chemise et moi sous mon pull et qu’on les avait échangé. Nous nous sommes donc déshabillé à nouveaux en rigolant et une fois prêts nous nous sommes séparés.

Quelques heures plus tard, nous nous sommes retrouvés dans le même bar et j’eus la sensation qu’il avait dit à ses copains que nous avions baisé. Nous avons discuté quelques minutes sans plus. Nous avons rebaisé une fois au sauna quelques mois plus tard et je l’ai perdu de vue.