Aldo, l'ouvrier du chantier voisin (7)


Aldo, l'ouvrier du chantier voisin (7)
Texte paru le 2015-10-28 par Copen   Drapeau-fr.svg
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Aldo est couché à mon côté, endormi sur le ventre, la tête tournée vers moi, posée sur ses bras croisés. C’est notre première nuit ensemble et la première fois dans mon lit. Jusqu’à ce jour, nous sommes toujours restés sur le sol du salon, là même où nous nous sommes connus, comme par attachement inavoué pour ce lieu initiatique.

La situation d’Aldo est devenue compliquée. La fréquence et la durée de ses absences ont fini par attirer l’attention de son entourage. Aldo s’est inventé une petite amie, expliquant qu’ils devaient pour l’instant se voir en cachette, en raison de l’opposition de sa famille. Ce prétexte ne durera pas éternellement et, ce jour-là, les choses se compliqueront réellement. Pour l’heure, il nous permet d’avoir notre première nuit. A chaque jour suffit sa peine. Il s’agit pour l’instant d’en profiter, sans anticipation du futur.

La pièce est plongée dans l’obscurité, mais doucement éclairée par la lumière de l’éclairage public qui entre par la fenêtre, sur laquelle je n’ai pas tiré les rideaux. Les ombres sont démesurées et les clairs-obscurs soulignent les formes des objets, en ne mettant que quelques détails en relief. Je ne dors pas, regardant avec émotion le corps d’Aldo baigné dans cette lumière douce et mystérieuse. Une seule de ses fesses est éclairée, alors que l’autre, séparée par le sillon de la raie avalé par la nuit, ne laisse que deviner sa forme dans la pénombre. Dans cette lumière voilée, le duvet qui les recouvre gagne une magie particulière, faite d’un étrange mélange de douceur et de virilité. La puissance des épaules, magnifiée par la position des bras qui en font ressortir certains muscles, transperce l’obscurité. Les lèvres, légèrement ouvertes et mises en évidence par les poils de barbe, paraissent d’autant plus désirables qu’elles se laissent plus discerner que réellement voir.

Nous n’avons eu qu’une étreinte ce soir, sachant que la nuit serait longue. Mon désir est intact et mon sexe est en permanent état d’alerte. Je résiste cependant à la tentation, pour ne pas réveiller Aldo dont la journée fut éprouvante. Je me repais donc simplement du spectacle.

Je me décide finalement à dormir et me tourne à mon tour sur le ventre, prenant Aldo par la taille. Je tente de me convaincre que cette douce intimité m’ouvrira les chemins du sommeil. L’attraction l’emporte rapidement sur tout effort de ma raison et ma main descend pour se poser sur les fesses. Le contact de ma paume sur la chair ferme, rebondie et poilue me foudroie. Mon sexe, qui avait repris une dimension plus modeste, se redresse immédiatement et me fait souffrir, écrasé sur le lit sous mon ventre. Abandonnant toutes mes bonnes résolutions, je glisse mes doigts dans la raie dont l’appel est irrésistible. Ils parcourent le chemin de haut en bas à plusieurs reprises, avant de s’enfoncer pour y trouver l’objet de leur quête. Ils s’y arrêtent, puis s’aventurent jusqu’à l’entrée qu’ils pénètrent de quelques millimètres. Une délicieuse chaleur les entoure et me procure une sensation érotique intense. Aldo, profondément endormi, ne réagit pas, gardant sa respiration calme et régulière. Je lâche ma prise et me retourne vers ma table de nuit pour prendre le tube de gel. J’enduis copieusement mon sexe qui brille maintenant dans la lumière venant de la fenêtre.

Je me mets par-dessus Aldo, relevé sur mes bras tendus autour de ses côtés. Je pose mon membre à l’intérieur de la raie, puis le fais descendre en le poussant en avant pour qu’il atteigne l’entrée. Quelques mouvements de va-et-vient le positionnent à l’orée du conduit. La position d’Aldo et ses fesses serrées m’empêchent cependant d’aller plus loin. Je me contente des sensations que me donnent la chaleur de la raie qui entoure ma bite et les signaux électrisants qu’envoie à mon gland la proximité de la muqueuse.

Mon manège finit par réveiller Aldo. Dans un demi-sommeil, il relève son ventre de manière à me tendre son cul. Je peux donc continuer ma progression. Vu la taille de mon sexe, la pénétration d’Aldo est aisée, de sorte que je peux toujours entrer sans problème. La position de mon amant m’empêche cependant d’aller très loin. Mon gland reçoit ainsi un massage d’autant plus marqué qu’il reste aux confins de l’orifice dans lequel il entre, pour ressortir et y rentrer à nouveau. Sous l’effet de mon traitement, Aldo se réveille un peu plus et me fait comprendre qu’il veut se relever. Je sors de lui pour le laisser se mettre à genoux, la tête posée sur l’oreiller. Je peux alors revenir, poussant mon membre sur le trou illuminé par un rai de lumière. J’avance jusqu’à que mon pubis vienne s’appuyer sur ses fesses. Je reprends mes mouvements, tout en saisissant sa bite. Elle est paresseuse, Aldo étant dans une douce léthargie. Je la sens gonflée, mais non encore rigide, réagissant cependant à mes caresses qui parfois s’égarent sous les bourses. Mon mouvement s’accélère jusqu’à que je me vide dans le fondement d’Aldo.

Je reste en lui pour finir de lui prodiguer les caresses qui le mèneront jusqu’à la jouissance. Je sens enfin le liquide chaud sortir bien plus doucement que je n’en ai l’habitude. Il se répand sur ma main et coule sur le drap. Aldo s’effondre à plat ventre sur le lit. Je porte ma main inondée à ma bouche, y pose mes lèvres et la nettoie avec délices. Je fais se retourner Aldo sur le dos et me penche vers lui pour prendre dans ma bouche son sexe déjà mollissant. J’aime la sensation entre mes lèvres de ce sexe adouci par le départ de sa rigidité et la semence qui l’englue. Je laisse le gland au bord de mes lèvres, le lèche et fais tourner ma langue tout au long de la base du prépuce que je tire délicatement en arrière. Une fois ma tâche accomplie, je porte ma langue sur la toison et le ventre remplis du sperme qu’ils ont récolté sur le drap. Aldo gémit doucement, en retombant lentement dans les bras de Morphée.

Il est maintenant sur le dos, le bras en arrière, une jambe repliée et l’autre tendue. La lumière joue avec son corps. Le pénis, éclairé sur une face, prend une apparence fantasmagorique. Presque blanc à sa base, par le rai de lumière qui vient de la fenêtre, il émerge de la toison noire plongée dans l’obscurité pour s’enfoncer dans celle qui entoure les bourses que l’on devine tout au plus. Le torse, les bras, les aisselles poilues et les cuisses n’offrent que des contours indistincts qui ne les rendent que plus désirables dans leur mystère.

Je me gorge de ce spectacle qui m’est pour la première fois donné. Avant d’être ressaisi par l’envie, je finis par me tourner vers Aldo que je pousse sur le côté, pour me mettre en chien de fusil avec lui. Ma bite est encastrée entre ses fesses et, à ce contact, refuse encore de se remettre dans un complet repos. Ma conscience finit par s’évanouir et je m’enfonce à mon tour dans le sommeil.

J’ouvre les yeux au petit matin, l’aube envoyant ses premières lueurs sur nos deux corps nus, côte à côte. Leur odeur et celle de nos ébats qui flottent dans la pièce ont tôt fait de raviver mon appétit. Je suis séparé d’Aldo, qui dort couché sur le côté en me montrant ses fesses. Je me tourne vers lui et, comme la veille, me mets contre lui en chien de fusil. Je passe ma main par-dessus sa hanche et la pose sur son sexe. Je le caresse doucement, dans l’attente patiente que ces effleurements ramènent Aldo à la conscience et que tout recommence.