Amable, mon antillais

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Numéro 30

Texte d'archive:


Archivé de: H pour H – Numéro 30
Date de parution originale: c. 1993

Date de publication/archivage: 2018-02-04

Auteur: Roger
Titre: Amable, mon antillais
Rubrique: Jeux d'amour et de hasard

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Résumé / Intro :

Nos regards se croisent, on sent bien qu’il se passe quelque chose, on n’ose y croire et pourtant, lui, il ose.


À ce moment, je travaillais dans un laboratoire de fabrication de produits pharmaceutiques, au service du personnel. Dans le service de la fabrication, j’avais repéré un garçon qui, tous les matins, arrivait avec un de ses collègues. Je pensais qu’ils vivaient ensemble. Il était black, antillais, vingt-cinq ans, très noir de peau, les traits fins, une bouche à se damner. Un sourire engageant sur des dents d’une blancheur extrême. De taille moyenne, musclé, cambré. Son copain m’était complètement indifférent.

Lui, Amable, me regardait souvent lorsque je le croisais dans la journée, je me trouvais toujours quelque chose à faire ou à voir dans le coin. Nous nous disions bonjour, sans plus, car son ami était toujours dans les parages, qui me regardait d’un air soupçonneux. Je me demandais comment je pourrais aborder cette merveille, d’autant que lui aussi semblait avoir envie de lier connaissance.

J’avais remarqué que, le matin, son ami allait porter des papiers à un autre étage. Il n’était pas absent longtemps, mais suffisamment pour que je puisse, un beau matin, glisser quelques mots et mon adresse à Amable. Il était temps car son ami revenait au même moment. Ouf, j’avais eu chaud, c’était un méchant jaloux. Le soir même, qui sonne à ma porte ? Amable, avec son sourire irrésistible. Je lui demande comment il a fait pour se libérer de son garde-chiourme. Il me dit qu’il a provoqué une dispute et qu’il est parti en claquant la porte.

Les préliminaires sont très brefs. Il est aussi impatient que moi de passer aux actes. Il me prend dans ses bras et me glisse une main sur les fesses pendant que l’autre me penche la tête. Je sens ses lèvres sur les miennes, sa langue se projette littéralement dans ma bouche, elle va de tout côté, je ne sais plus où j’en suis. Il m’injecte de sa salive que j’avale avec délice. Il me déshabille en vitesse et me jette sur le lit. Son déshabillage est d’une rapidité extrême. J’en suis suffoqué.

Ma langue dans son cul le fait gémir, je la passe et la repasse sur son trou imberbe...

Une fois nu, monsieur se fait admirer. Il est vraiment admirable. Lorsque les Blacks se mettent à être beaux, ils le sont divinement. Son corps noir profond, une poitrine aux mamelons bombés, les aréoles bien marquées, un ventre plat mais aux muscles saillants, le sexe, ah ! le sexe, un fruit noir aux veines saillantes, d’une très bonne proportion sans être énorme, juste le bon calibre pour que mon cul le sente coulisser. Le prépuce laisse admirer la tête violette, bien large, au méat ouvert.

Lorsqu’il se retourne, j’admire son dos galbé au sillon marqué, séparant bien verticalement les deux côtés, la chute de reins vertigineuse, des fesses rondes, fermes, lisses, des cuisses et des jambes de coureur de vitesse. Il est totalement imberbe sauf au pubis où le poil est court, frisé dru. J’essaye de le décrire le plus fidèlement possible, mais je ne sais si je me fais bien comprendre. C’est une merveille de la nature. Je suis en admiration totale, et je me demande pourquoi un garçon aussi merveilleux vit avec un individu aussi quelconque que son ami. Mais à quoi bon se poser ce genre de question quand un garçon comme lui vous remarque et est impatient de coucher avec vous ?

En souriant et en me regardant dans les yeux, il se couche doucement contre moi. Il semble très calme après la frénésie du déshabillage. Il passe un bras sous ma tête et me glisse une jambe entre les miennes, son autre main vient me caresser les fesses et le dos. Je sens son sexe dur conne mon ventre. Il investit de nouveau ma bouche, je sens sa langue aller et venir et encore sa salive dans ma bouche, c’est un vrai délice.

Il se met sur le dos pour que je le caresse ; c’est un plaisir de promener les mains sur un corps aussi merveilleusement satiné, sur un sexe aussi fruité, vanillé, sur des couilles aussi rondes et pleines, les mains et la bouche. Il se retourne et je n’ose toucher ses fesses tellement je suis en admiration. Il tourne la tête en me demandant pourquoi je ne le caresse plus. Je lui réponds que je suis en admiration devant son cul. Il se met à rire et pour me taquiner me dit qu’on peut regarder, toucher, caresser, lécher, introduire la langue, mais que c’est un passage interdit pour les queues. Je fais tout ce qui est permis. Ma langue dans son cul le fait gémir, je la passe et la repasse sur son trou imberbe et serré, il est à coup sûr puceau de cet endroit, ce qui ne me gêne pas, mon centre d’intérêt est placé à l’opposé.

Il veut me rendre la pareille. Je frémis sous ses mains expertes en caresses. Il va lentement de la nuque aux talons, marquant des temps d’arrêt aux endroits stratégiques. Sur mon cul, il s’attarde longtemps, le malaxant, l’écartant, passant sa langue où j’ai passé la mienne sur lui. Sa langue, épaisse et charnue, m’envahit l’intérieur du cul. Je suis en pâmoison. Il ne me prend pas le sexe dans sa bouche, mais il m’embrasse et me lèche partout ailleurs.

À un moment, il me dit doucement au creux de l’oreille : “Place-toi bien en position !” Je me place sur le ventre, les jambes largement écartées. Je le sens sur moi, et se soulevant d’un bras, de l’autre il me place son sexe au bord du trou. Il le fait aller et venir autour, pénétrant de quelques millimètres. Il me demande de me mettre à quatre pattes et reprend ses mouvements avec sa queue. Je suis électrisé par les frôlements de sa queue sur les bords de mon trou. Il fait durer le plaisir et, petit à petit, je sens sa tige qui entre avec une lenteur infinie. Elle est enfin au fond et y reste un bon moment sans bouger. Il me pousse légèrement pour me faire allonger, et sur moi il commence lentement des mouvements d’aller et retour. Je sens sa queue qui coulisse bien en moi, pendant qu’à l’oreille il me dit des mots doux en créole, auxquels je ne comprends rien, mais qui ont sur moi un pouvoir d’anéantissement dans l’extase.

Je ressens contre mes parois gonfler sa queue, saccader ses giclées de foutre...

Je suis littéralement hors de moi, hors de mon corps, j’observe ce qui se passe sous mes yeux. Celui qui se fait enculer par cette fabuleuse queue noire est mon double. En même temps que je ressens le plaisir d’avoir en moi cette merveilleuse tigé dure et douce qui coulisse très lentement, je vois ce corps noir se mouvoir sur un corps qui ressemble étrangement au mien. Je n’ai jamais ressenti cette sensation, et je ne l’ai plus jamais ressentie.

Tout en continuant son étrange mélopée mi-parlée, mi-chantée, il accélère son allure. Je le supplie de me clouer, de me frapper au fond avec sa lance, de jouir, de jouir. Sa queue, maintenant, coulisse à une allure folle, je n’en peux plus et le supplie à nouveau de me jouir bien au fond. Il arrête tout d’un seul coup, je ressens contre mes parois gonfler sa queue, saccader ses giclées de foutre tout au fond, pendant qu’il crie son plaisir de jouir. Il n’en finit pas de se vider, sa queue semble agitée dans mon cul d’un mouvement continue contre mes parois. Il ne bouge plus, haletant, me serrant contre lui, sa langue me léchant doucement la nuque et le cou. Il se calme, reste sans bouger bien au fond et j’entends sa respiration ralentir. Il place sa tête contre mon épaule, et s’endort comme un petit garçon heureux.

Pendant des heures, son corps abandonné dans le sommeil sur moi est un fardeau léger. Sa queue qui a mollis reste toujours en moi. Je fais bien attention à ce qu’elle ne sorte pas. Je m’endors moi aussi. Au bout de je ne sais combien de temps, je suis réveillé par sa queue qui durcit et s’allonge à nouveau. Je serre mes orifices sur sa queue, et je sens de légers frémissements à l’intérieur. Il contracte sa tige et la relâche alternativement. Elle devient dure comme du bois et il recommence à coulisser lentement, puis de plus en plus vite jusqu’à la projection finale.

Au bout d’un certain temps, il sort de moi, la queue amollie, le sourire heureux et me prend dans ses bras.

— Merci, Roger, tu as un cul chaud et doux, j’ai rarement joui autant !

— Et moi, je n’ai jamais ressenti ce que je viens de vivre avec toi.

— Veux-tu que nous dormions un peu ?

Il se place contre mes fesses et, m’entourant de ses bras, il s’endort aussitôt. Il a une faculté d’endormissement extraordinaire. Il est vrai que les deux coups dont il m’a gratifié l’ont certainement épuisé, car moi de mon côté, je suis complètement vidé, si l’on peut dire !

Au petit matin, je dors encore, lorsque je sens qu’il m’a de nouveau envahi le cul et qu’il est en train de jouir.

— C’est mon bonjour !

— Réveille-moi tous les matins comme ça...

Après une bonne douche en commun et un solide petit déjeuner, il me sourit en tournant la tête :

— Tu veux ?

— Je veux quoi ?

— Regarde dans quel état elle est, il faut faire quelque chose pour elle, tu ne peux pas la laisser comme ça !

— Hum... Je vais réfléchir !

— C’est tout réfléchi ! me dit-il en me saisissant et en me jetant sur le lit à plat ventre.

Aussitôt il me tombe dessus et m ’enfourne sa queue d’un seul coup. Je suis aux anges. Il recommence encore trois fois après ce viol. Quel étalon ! À midi, après avoir pris des forces, et rechargé ses batteries au cours d’une petite sieste, il me remet sa queue dans le cul une fois de plus.

Je le revis très souvent, chaque fois c’était la fête pour mon cul. Il avait quitté son ami et le laboratoire et s’était installé comme taxi indépendant. Et puis, un beau jour, je l’ai attendu vainement. Petit oiseau créole s’était envolé pour aller ailleurs, avec d’autres, je suppose, chanter ses douces chansons créoles. Je conserve de lui un trop bon souvenir pour lui en vouloir. C’était dans sa nature.

Roger. (75)