Amoureux de mon meilleur ami


Amoureux de mon meilleur ami
Texte paru le 2013-09-10 par SteeBlack   Drapeau-fr.svg
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Synopsis : Rinaldo était le meilleur ami d'Arthur. Ils se connaissaient depuis dix ans.
Arthur, homosexuel, aimait secrètement son copain. Rinaldo, hétérosexuel, vivait en couple avec Lise.
Leur amitié était avant tout fraternelle. Cependant, au fil du temps, les sentiments cachés d'Arthur, envers
son meilleur ami, ne firent que croître. Jusqu'au jour, où le destin vînt bouleverser la vie de l'un et de l'autre.
En effet, un soir, alors qu'Arthur était allongé sur son canapé à regarder la télévision, il reçu un coup de fil de Rinaldo.
Anéantit, ce dernier demanda à Arthur, s'il pouvait passer chez lui. Celui-ci accepta. Mais,
sans savoir que cette soirée marquera à jamais leur destin à tous les deux.
Couverture de l'ouvrage littéraire intitulé "Amoureux de mon meilleur ami" de l'auteur SteeBlack. © SteeBlack. 2011 http://steeblackstories.blogspot.ca/

Cela faisait dix ans, qu'Arthur connaissait Rinaldo. Ce dernier vivait à SteeBlackCity avec sa copine Lise, dans un très bel appartement situé au sein d'un arrondissement basé à l'est de la ville.

SteeBlackCity était une immense métropole moderne. Cette mégapole surnommée « SteeBlackCity, la grande » dominait le monde, de part sa richesse, sa population et sa notoriété qui attisaient la jalousie des autres nations. Elle vivait 24h sur 24 et ne cessait jamais de croître financièrement. C'était donc dans cette superbe citée, aux multiples centres commerciaux, aux parcs démesurés, aux avenues et boutiques populaires, que vivaient nos trois compères.

Arthur avait une admiration presque palpable pour Rinaldo. D'ailleurs, celui-ci le trouvait vraiment très beau et porteur de valeurs humaines qui ne faisaient que renforcer la personnalité de son camarade. C'était la raison pour laquelle il était attiré par son meilleur ami, et ce, depuis de très nombreuses années. Peut-être même dès leur première rencontre. Mais ce sujet-ci fera peut-être l'objet d'une autre histoire. Bâti comme un athlète, âgé de trente-trois ans, grand, brun, avec de magnifiques yeux verts, une belle musculature entretenue par des heures d'entraînements en salle de sport et un look vraiment sexy, il fallait reconnaître que Rinaldo avait tous pour plaire. Pour cause, c'était par rapport à son physique qu'il remportait presque toujours un succès énorme auprès de la gente féminine.

Aussi, quand celui-ci présentait une jeune femme à Arthur, comme étant une nouvelle conquête, cela le dérangeait grandement. À ce moment, un pincement au cœur lui rappelait à quel point il était jaloux des brèves relations de son plus cher copain. En effet, certaines pensées interrogatives et dérangeantes, presque perturbantes, lui venaient à l'esprit. Pourquoi n'était-ce pas lui à la place de ces filles ? Pourquoi n'était-il pas une femme afin d'avoir la chance de sentir le corps de son meilleur pote contre lui ? Et tant autres questions du même genre, qu'Arthur n'arrêtait pas de se poser. Au bout du compte, le seul fait d'imaginer Rinaldo faire l'amour avec une jouvencelle le mettait dans un état de rage incroyable.

Pourtant, il avait déjà fait la connaissance de quelques mecs auparavant, mais la relation entretenue avec ces derniers fut à chaque fois éphémère. Ainsi donc, à trente ans révolu, il avait décidé d'arrêter les rencontres futiles et abstraites, cherchant plus sérieusement un gars qui puisse lui plaire et avec qui il pourrait faire un « grand bout » de chemin. Malheureusement ou peut-être fort heureusement, la vie lui avait ouvert les yeux sur la réalité des choses car à maintes reprises, il avait constaté et ce, par lui-même, qu'une telle conjoncture au relationnel stable était quasiment inexistante. En particulier, dans le milieu homosexuel. Néanmoins, son côté « fleur bleue » le remportait constamment et ses opinions bien arrêtées le poussait très souvent à croire encore en une rencontre amoureuse, soudaine et magique. Il faut bien croire que chaque être humain à un besoin d'amour inépuisable.




En ce début de mois de juin, la température avoisinait les 25°C. Durant certaines journées, plus belles les unes que les autres, le soleil brillait de milles feux au-dessus de SteeBlackCity et en dehors de ses frontières, sous un ciel totalement dégagé de nuage et où le thermomètre affichait 28 voire 30. Aussi, pour ce second weekend mensuel, Rinaldo invita Arthur à passer trois jours dans un gîte que Lise et lui avaient loué, dans une jolie petite bourgade rurale situé à un bon kilomètre de l'immense capitale. Ceci, afin de se donner des airs de vacanciers avant la période fatidique des grandes vacances.

En arrivant sur les lieux, les trois amis purent constater que l'habitation était particulièrement charmante. À l'intérieur, il y avait un petit salon, une cuisine plutôt spacieuse, deux chambres, une salle de bain et des toilettes séparées ainsi qu'un super jardin qui se trouvait juste derrière la maisonnette. D'ailleurs, Rinaldo, Lise et lui s'imaginaient déjà y faire un barbecue, le soir-même. Après avoir fait le tour de la demeure et installés leurs affaires dans les chambres qu'ils s'étaient attribués, ils partirent faire quelques courses au supermarché du coin, afin d'acheter de quoi organiser leur petite « grillade party » et prendre de quoi se restaurer durant tous le weekend.

Une fois de retour, Rinaldo et Arthur s'étaient attelés à la tâche, dans le but d'aider Lise à préparer le dîner. À trois dans la cuisine, l'ambiance était bon-enfant, mais un petit détail et non des moindres vînt fortement perturber le cœur d'Arthur. En effet, pendant que le fabuleux trio s'affairait en cuisine, ce dernier était spectateur des échanges très intimes établis entre son meilleur ami et sa copine. Pour cause, les embrassades incessantes du couple de tourtereaux qui s'en donnait à cœur joie, le tapait sur les nerfs. Un bisou par-ci, un autre par là, et que tu me touches ici ou là... Franchement ! Ça l'irritait grandement ! Puis, arriva enfin l'heure du souper. La triade de « weekenders » se retrouva alors autour de la petit table de jardin, sous un magnifique cerisier, dégustant allègrement leur apéro, pendant que les steaks et les merguez cuisaient gentiment sur la grille du barbecue. Il faisait bon et la soirée s'annonçait fort agréable.

Ils étaient en train de discuter de tous et de rien, riaient et blaguaient, sentant la délicieuse odeur de viande grillée chatouiller leur narines et ressentant également la chaleur qui envahissait l'atmosphère. Cependant, l'ambiance devint d'autant plus chaleureuse et intimiste, sous l'effet de l'alcool, des rires et de l'excitation provoquée par le climat jovial. D'ailleurs, Arthur commençait à sentir davantage cette exhalation quand Rinaldo vînt à reculer sa chaise, se mettant ainsi légèrement à l'écart de la table. Puis, celui-ci se mit plus à l'aise sur son fauteuil de jardin, en écartant amplement les jambes, laissant ainsi apparaître dans l'entre-cuisses de son bermuda, une bosse galbée et bombée qui en disait long sur la taille de son sexe. Aussitôt, captivé par cette agréable vue qui s'offrait à lui, le pénis d'Arthur se mit à réagir presque instantanément dans son sous-vêtement. Rinaldo et Arthur étaient les meilleurs amis du monde et ce dernier n'avait jamais eu l'occasion de voir le sexe de son compère, de ses propres yeux. Néanmoins, il s'était souvent posé la question suivante : Comment est-il gaulé ? Au fond de lui, il savait qu'il devait très certainement être bien monté. Du moins, il l'imaginait car à chaque fois qu'il en avait l'occasion, il laissait son regard parcourir discrètement l'entrejambe de son copain afin d'évaluer la taille de sa verge. Quel que soit la façon dont celui-ci était vêtu, en jean, en pantalon ou en bermuda, comme ce soir par exemple, il apercevait toujours la forme de sa queue, qui assurément, devait être bien grosse. En tous les cas, évaluer visuellement la taille de son renflement était le seul moyen qu'avait Arthur de se faire une idée de la dimension de la bite de Rinaldo.

Aussi, dans sa démence quasi obsessionnelle envers son meilleur pote, il lui était arrivé et ce, plus d'une fois, de sentir ses sous-vêtements. Cela se produisait surtout quand il se rendait chez lui et qu'il prétextait une envie d'uriner. Il allait donc dans la salle de bain, et comme toujours il fouillait dans le bac à linge sale, cherchant un de ses caleçons souillés afin d'y sentir l'odeur de son sexe mais également de son anus. Pour cause, un jour, il avait carrément volé un de ses dessous. Ensuite, de retour chez lui, Arthur s'allongea sur son lit et prit un grand plaisir à le renifler encore et encore tout en se masturbant, se caressant le corps et en explorant son rectum avec un et même deux de ses doigts, en pensant très salement à Rinaldo. Ainsi, cet acte si malsain aux yeux de certaines personnes, lui donnait alors l'impression que celui-ci était prêt de lui et qu'il était en train de le baiser.




— Bon, il commence à se faire tard, dit Rinaldo.

— Effectivement, répondit Arthur.

— Une heure du matin ? Déjà ?! Dit Lise étonnée, en regardant sa montre.

— On débarrasse tous ça et on fera la vaisselle demain, suggéra Rinaldo.

— Attends ! On peut quand même la faire rapidement... Si on s'y met à trois, rétorqua Lise.

— Mais non ma puce ! Ça peut attendre demain et puis d'ailleurs, fais-moi penser à dire au proprio de foutre un lave-vaisselle dans son gîte, histoire de lui rappeler que nous sommes au 21ème siècle, répondit Rinaldo.

— Ok ! C'est bon ! Ne vous inquiétez pas, je vais faire la vaisselle, lança Arthur, afin d'éviter un éventuel débat.

— Déconne pas Arthur. Je vais d'aider à la faire, proposa Lise.

— Écoute Lise ! C'est nickel ! Monte te coucher avec Rino. Moi, ça va ! Je vais gérer, dit-il, en se levant afin de commencer à débarrasser la table.

— Tu es sûr ? Ça ne te dérange pas ? Demanda Lise.

— Mais non ! Allez-y ! Répondit Arthur en se dirigeant déjà vers la cuisine avec quelques verres et un pichet dans chaque main.

De la sorte, pendant que celui-ci commençait à nettoyer assiettes, couverts et ustensiles, Lise et Rinaldo terminaient rapidement de vider la table, à leur tour.

— Merci Arthur ! Cria Lise, en commençant à monter les escaliers menant vers l'étage supérieur.

— Merci mon pote. T'es un vrai chef, dit Rinaldo, en prenant la tête de son camarade entre ses mains afin de l'embrasser sur le front.

— De rien... Dépêche-toi d'aller la rejoindre, répondit ce dernier, ravi par ce petit baiser amical que Rinaldo lui faisait parfois dans les moments où il lui sauvait la mise.

Cependant, malgré cette marque d'affection profondément fraternelle dédiée à son intention, il ressentit ce léger pincement au cœur qui apparaissait dès lors où Arthur savait que le jeune couple allait se retrouver en privé. En effet, le seul fait de les voir grimper à l'étage pour s'unir dans leur intimité le rendait jaloux. Et donc, sur l'instant, des pensées commençaient déjà à envahir son cerveau. S'imaginant alors des choses absurdes et obsessionnelles qui ne faisaient que nourrir sa jalousie maladive.

Une fois la vaisselle terminée et la cuisine rangée, parfaitement propre, Arthur monta se coucher. Néanmoins, avant d'aller dormir, il voulut prendre une douche en vitesse. En rentrant dans la salle de bain, il fut heureux de constater que Rinaldo et Lise étaient eux aussi passés par là car le caleçon moulant de son ami traînait littéralement sur le bac à linge sale et la baignoire était mouillée. Ainsi, la vue de ce tissu éveilla quelques idées coquines à son esprit. « Ça ! C'est bien lui... Toujours en train de laisser errer quelque chose ! », pensa Arthur. En tous les cas, cela ne le dérangeait en rien puisque c'était à son avantage. En effet, il profita donc de l'occasion pour saisir le sous-vêtement entre ses mains et le porta à son nez afin de le renifler. Les effluves du dessous étaient si enivrants qu'il ferma doucement les yeux dans l'optique d'imaginer des fantasmes inavoués. Puis, après quelques minutes de rêverie, il se sépara de la lingerie en la reposant là où il l'avait trouvé et se décida à prendre son bain.

Une fois qu'il eut terminé, il sortit de la salle de bain entouré d'une simple serviette de toilette quand brusquement, il s'arrêta net, un mètre après avoir franchi le portique. Il retourna alors dans la salle d'eau, regarda le caleçon de Rinaldo et après dix secondes d'hésitation, il l'attrapa et fila ensuite en direction de sa chambre avec « son butin ». En passant dans le petit couloir qui menait vers sa « chambrée », Arthur entendit des gémissements provenant de celle de Rinaldo et Lise. Par curiosité et pour une fois qu'il en avait l'occasion, il se rapprocha alors de la porte qui était à peine fermée, avec pour seul moyen d'écoute, une simple fente, malheureusement pas assez large pour pouvoir espionner visuellement le couple d'amis. Seulement, l'envie fut bien trop forte et ayant un peu d'audace, Arthur poussa doucement le portique, qui par chance ne grinça point. Dès lors, il aperçut Rinaldo en train de pénétrer Lise, allongée en position du missionnaire. Ses jambes entourant les hanches de son mec, l'obligeant ainsi à aller de plus en plus loin en elle. Grâce à une petite lampe de chevet allumée se trouvant sur une table placée à droite du lit, Arthur put clairement distinguer l'action qui se déroulait sous ses yeux. Il voyait les fesses de Rinaldo qui se contractaient et se rétractaient à chaque fois qu'il octroyait de formidables coups de reins à sa concubine.

En apercevant cela, Arthur commença alors à bander. La vue du derrière bombé et ferme de son ami lui faisait un effet incroyable. Dans cette position, il pouvait également apercevoir l'anus de son copain car dans ses aller-retours, frottant énergiquement sa verge contre les parois vaginales de sa copine, la raie de son cul s'écartait et se refermait, laissant ainsi apparaître son petit trou intime. Cette scène excitante qui se déroulait sous les yeux d'Arthur, le troublait grandement. Une fois de plus, ses émotions bataillaient à l'intérieur de lui. Il voulait prolonger son voyeurisme dans le but d'en voir davantage mais ne souhaitait pas rester une seconde de plus, sous prétexte que le tableau qui se présentait sous ses yeux le tyrannisait sentimentalement. En effet, la jalousie et la colère prirent alors le dessus. En cet instant, il regrettait de ne pas être une femme. Non ! Plus encore... Il se reprochait plutôt de ne pas être Lise !

Quand il entra dans sa chambre, placée juste à côté de celle de Rinaldo, Arthur alla s'allonger sur son lit. En tendant l'oreille, il arrivait à entendre distinctement les jérémiades de Lise. Après quelques minutes d'écoute, celui-ci ne pouvait plus se retenir. Ainsi donc, trop excité par les pensées qui envahissaient sa tête en imaginant en l’occurrence ce que Lise était en train de faire avec son meilleur ami, Arthur détacha alors la serviette qui se trouvait autour de sa taille. Il s'empara donc du caleçon sale de Rinaldo et le posa sur son visage afin de sentir son odeur de bite, de sueur et de cul. Ensuite, il empoigna sa queue, démarrant ainsi des va-et-vient dans le but de la faire grossir. Pour se faciliter la tâche, il cracha sur la paume de sa main afin de bien lubrifier son pénis pour qu'il puisse parfaitement glisser entre ses doigts, tout en continuant à fantasmer sur son beau Rinaldo. Les conditions étant alors réunies, Arthur se retrouva donc dans un état second, en pleine érection, emporté par ses nombreuses pensées obscènes.

— Aaaaaaahhhh !!! cria Lise.

À ce moment, Arthur s'imaginait que Rinaldo lui administrait de superbes coups de hanches.

— Vas-y ! Défonce-moi ! Supplia-t-elle.

Le sous-vêtement toujours situé sur son visage, Arthur prit alors sa main gauche et se pinça fortement les tétons, l'un après l'autre.

— Aaaaaaahhh ! C'est bon ! Ouiiiiiii ! Encore, continua Lise, de plus belle.

En entendant ces plaintes, Arthur se mit donc à caresser ses testicules parfaitement bien rasés pour ensuite s'enfoncer le majeur gauche dans l'anus. Aussi, il mouillait si abondamment, qu'il se servit de sa mouille pour lubrifier son petit trou rosé et très serré.

— Aaaaaaaaaaahhh ! Putain ! Encore ! Baise-moi ! Renchérit Lise.

À ces mots, Arthur s'enfonçait à présent deux doigts au fond du rectum. À cela s'ajouta les râlements graves de Rinaldo qui l'excitaient encore davantage, le menant ainsi au bord de la jouissance. Puis, après environ quarante-cinq minutes, ne cessant de se retenir de jouir, il entendit Lise crier soudainement :

— Aaaaaaaaaaaaaaah ! Vas-y ! Plus fort ! Défonce-moi ! Aaaaaaaahh ! hurla t-elle sous les coups de reins de plus en plus violents de son partenaire, couvert de sueur.

Quand finalement Rinaldo se décida à éjaculer :

— Oooooh putain ! Je vais jouir, dit ce dernier.

— Allez ! Jouis ! Vas-y ! Jouis dans ma chatte, dit Lise à haute voix, le faisant exprès, comme si elle savait qu'Arthur ne dormait pas.

— Aaaaaaahhh ! Putaaaaain ! Ooooooh ! Râla Rinaldo en déversant sa purée épaisse et blanchâtre, tout au fond de la moule de Lise.

En entendant son pote gémir de la sorte, Arthur sentit également l'excitation monter et ainsi lui envahir le bas du ventre. Le slip encore sur son visage, ses mouvements de va-et-vient s’accélérèrent alors, tant dans son anus où se trouvaient encore ses doigts, qu'au niveau de sa verge, avec sa main droite qui l'astiquait frénétiquement. Puis, enfin, submergé par une fomentation[1] indescriptible, il expulsa plusieurs jets de sperme qui allèrent s’écraser sur sa face, son ventre, sa poitrine, son oreiller et même, souiller certains endroits de la surface du lit. Il sortit alors ses doigts de son côlon qu'il avait maintenant bien dilaté et entreprit de les lécher. Avec son autre main, il rassembla quelques gouttes de sa semence qu'il avait sur le corps et l'avala en pensant à Rinaldo. D'ailleurs, il nettoya également le caleçon de celui-ci en léchant aussi les traces de foutre qui se trouvaient sur le tissu. Puis, il essuya son corps avec sa serviette, sortit ensuite du lit et se dirigea vers la salle de bain afin de remettre le sous-vêtement à sa place et se débarbouiller un peu. En repassant dans le couloir, Arthur constata qu'il n'y avait plus que le silence. Après tant d'actions, Lise et Rinaldo s'étaient très certainement endormis. Arthur fit de même mais eut plus de difficultés car il était très perturbé de ne pas avoir pu vivre ce que Lise avait vécu tout à l'heure. « Bon sang ! J'aurais tout donné pour être à sa place » pensa-t-il.




La suite du weekend se déroula sous les meilleurs hospices pour Arthur, Lise et Rinaldo. Ces derniers ne recommencèrent pas leur partie de jambes en l'air. Néanmoins, cela n'empêcha pas Arthur de se masturber à nouveau, toujours en fantasmant sur son meilleur ami. Puis malheureusement, le moment de rentrer à SteeBlackCity arriva. Il était temps pour le trio de reprendre la route car dès lundi, une nouvelle semaine de travail les attendait.




Deux semaines après le weekend passé en campagne, Arthur reçut un coup de fil de Rinaldo. Allongé sur son canapé, devant sa télévision en train de regarder un film d'action, celui-ci saisit alors son portable qui se trouvait sur la table basse de son salon et décrocha après vérification de l'appelant.

— Allô ! Dit Arthur.

— Salut ! Je ne te dérange pas ? Répondit Rinaldo.

— Non ! Tu sais très bien que tu ne me déranges jamais. Il y a quelques choses qui ne va pas ? Demanda aussitôt Arthur, connaissant parfaitement son compagnon et ressentant qu'il y avait un malentendu au son de sa voix.

— Je... Je... Je peux passer te voir ? Lança Rinaldo, embêté.

— Bien sûr. Sans problème, répondit Arthur, se demandant ce qui avait bien pu se produire avec Lise car selon lui, il était évident qu'il s’agissait de cela.

— Ok ! J'arrive... À tout de suite, balança Rinaldo.

— À tout de suite, répondit Arthur, avant de raccrocher.

Une demi-heure plus tard, Rinaldo se retrouvait au bas de l'immeuble d'Arthur. Il sonna à l'interphone correspondant à celui de son ami qui lui ouvrit sans tarder. Ensuite, une fois dans le hall, il se dirigea alors vers l'ascenseur afin de se rendre à l'étage où était situé l'appartement de son camarade. En arrivant devant la porte, il frappa et Arthur vint lui ouvrir.

— Salut ! Dit Rinaldo, en se jetant dans les bras d'Arthur.

— Salut mon pote. Alors ? Dis moi ! Qu'est-ce-qui ne va pas ? Questionna ce dernier, en refermant le portique et étonné par le geste émotionnel de son alter ego.

Après avoir longuement serré son copain dans ses bras forts et musclés, Rinaldo alla donc directement s'asseoir sur le canapé du salon. Arthur fit de même, en s'asseyant sur un fauteuil placé juste en face de lui, en prenant soin de saisir la télécommande de la télé afin de l'éteindre. Rinaldo était vêtu d'un blue-jean assez saillant qu'il avait rafistolé à sa manière. Les diverses coupures très modes de parts et d'autres du pantalon bleu le rendait très sexy. Il portait un t-shirt jaune qui moulait à merveille ses pectoraux et ses abdominaux et par dessus, une veste en cuir marron foncée. Sa tenue vestimentaire ne laissa pas Arthur indifférent. Celui-ci le trouvait très attirant habillé de la sorte. Mais, ce ne fut qu'au moment où il regarda l'énorme bosse située entre les jambes de Rinaldo qu'une vague de chaleur se mit à l'envahir. D'ailleurs, en observant de plus près, il aperçut une petite déchirure au milieu de l'entre-cuisses de son ami qui laissait paraître la couleur du slip qu'il portait en ce moment-même. Ce renflement qui explosait la braguette du jean fit réagir le sexe d'Arthur. Cependant, quand Rinaldo prit la parole, son regard se concentra plus sérieusement sur le visage de son meilleur ami qui n'exprimait pas seulement de la tristesse mais également une inquiétude significative.

— Je me suis disputé avec Lise ce soir, commença Rinaldo.

— Ce n'est pas la première fois, Rino, répondit Arthur.

— Je sais mais je commence à en avoir ras-le-bol.

— Oui ! Mais à chaque fois que l'on en parle, les choses s'arrangent toujours entre vous... Non ?

— Ouais ! Peut-être. Mais, là n'est pas le problème... À chaque fois que l'on se dispute... C'est toujours à ton sujet.

— Elle t'a encore reproché d'être trop souvent avec moi ? Elle t'a de nouveau assailli de questions ? Du genre... Pourquoi vient-il avec nous quand on part en weekend ? Pourquoi Arthur ne se trouve pas un mec ? Pourquoi ci ? Pourquoi ça ?... Je sais qu'elle ne me supportera pas toujours... À un moment donné, elle ne le pourra vraiment plus... Pour préserver ta vie privée, tu devras un jour faire un choix entre moi et celle qui n'apprécie pas le « pédé » de service, expliqua Arthur, sur un ton moqueur.

— Arrête ! Ne dis pas ça. Je peux très bien gérer ma vie privée et l'amitié que l'on a depuis longtemps, répondit Rinaldo.

— Certes, mais cela t'apporte encore des ennuis avec Lise... Enfin, bref ! Je pense que tu dois être fatigué... Tu as envie de dormir ? Proposa Arthur, voulant passer à autre chose.

— En fait, j'ai juste envie d'être loin de la maison... D'être avec mon meilleur ami et pouvoir réfléchir tranquillement.

— Je te laisse ma chambre et je prends le canapé... Si tu veux.

— C'est gentil mais c'est toujours toi qui dort sur le canapé... Et puis j'aurais bien aimé que l'on discute un peu. Tu ne veux pas t'allonger un moment avec moi dans ta chambre ? Dit Rinaldo, avec un léger sourire.

— Ok ! Au moins, je te tiendrai compagnie jusqu’à ce que tu t'endormes, en tous les cas.

Une fois dans la chambre, Rinaldo retira directement son t-shirt et ôta son jean. Étant sans gêne de nature, cette opération était pour lui, une simple banalité alors que pour Arthur, ce genre de situation avec laquelle il devait pourtant être habitué, le mettait dans un état d'excitation insoutenable. La vision du corps musclé de son meilleur copain et de la forme de sa queue moulée dans son caleçon le faisait atrocement frémir. Aussi, en se concentrant visuellement sur l'énorme paquet placé entre les jambes de Rinaldo, il pouvait nettement apercevoir le gland de son sexe qui se dessinait parfaitement à travers le tissu. Celui-ci était vraiment gros. De ce fait, Arthur put en déduire que son pote devait assurément être circoncis. Rien qu'en regardant la forme de ce bâton de chair, Arthur eut l'eau à la bouche. De plus, il avait une irrésistible envie de bondir sur son camarade. Il fallait quand même reconnaître qu'il était difficile de détacher son regard de ce corps si bien proportionné et de certaines parties aguichantes qui le composait.

Finalement, reprenant ses esprits et n'oubliant pas son rôle d'ami, Arthur prit place aux côtés de Rinaldo qui s'était déjà allongé sur le lit. Puis, pendant au moins une heure et demie, les deux jeunes hommes discutèrent. L'oreille d'Arthur était à l'écoute de chacun des mots prononcés par Rinaldo et ce, jusqu'à ce que petit à petit, le son de sa voix diminue et la cadence du flot de ses paroles ralentissent progressivement. Quand brusquement, le silence s'imposa entre le duo « fraternel ». S'apercevant de cette tranquillité, Arthur, qui ne dormait pas encore, se redressa afin de vérifier que son compère était bien en plein sommeil. Il vit alors que celui-ci pionçait presque profondément. Ainsi, Arthur contempla le visage de son camarade pendant quelques minutes. Il le trouvait formidablement beau. Avec ses yeux fermés, ses lèvres entrouvertes, son buste nu qui se soulevait au rythme de sa respiration et une de ses mèches de cheveux qui retombait sur son front, Arthur eut envie de l'embrasser. Durant environ soixante secondes, dans son esprit déjà si perturbé par tant de tracas liés à la relation avec son meilleur confrère, il se battit contre le bien et le mal en se posant les questions suivantes : « Je le fais ou je ne le fais pas ?», « Si je le fais, que va t-il se passer ? ». Puis, ne pouvant plus continuer à se tourmenter de la sorte, il n'écouta que son cœur et décida de déposer un tendre baiser sur les lèvres chaudes de Rinaldo, qui sous l'effet de l'action, réagit en ouvrant les yeux. Instantanément, il repoussa Arthur, le projetant violemment hors du lit. Le geste de défense fut si brutal, qu'Arthur alla se cogner la tête contre le sol de la chambre. Surpris par ce que venait de faire son acolyte, Rinaldo se redressa subito afin de se mettre debout. Ensuite, il regarda son camarade qui essaya de faire de même à son tour.

Une fois sur ses deux pieds, Arthur passa une main derrière sa tête dans le but de la frotter et vérifier s'il n'y avait pas de bosse. Quand son regard croisa finalement celui de Rinaldo, ce dernier lui lança soudainement :

— Qu'est-ce qui t'as prit de faire ça ? Dit-il, en fronçant les sourcils.

À cet instant, Arthur ne savait plus où se mettre, envahi par la honte et la peur de la réaction futur de son meilleur ami.

— Je suis vraiment désolé, répondit alors celui-ci, submergé par la gêne.

— Attends !? Mais... dit Rinaldo, sans savoir quoi dire, étonné par les intentions de son pote.

— Écoute ! Je te demande de m'excuser... Ça ne se reproduira plus, lança Arthur, en se dirigeant vers la porte de la chambre sans même osé affronter le regard de son camarade.

— Ouais ! Désolé ? Je veux bien... Mais, je t'ai déjà dit que ces trucs salaces de pédés, ce n'est pas pour moi, balança Rinaldo, avec méchanceté.

À ces mots, Arthur s'arrêta net devant l'embrasure du portique.

— Quoi ? Demanda ce dernier, donnant à ce moment dos à Rinaldo.

— Tu as très bien entendu... Répondit celui-ci.

Arthur se retourna donc vers son ami et le défia en lui envoyant un regard noir.

— Alors embrasser quelqu'un sur la bouche, c'est un truc salace ? Commença-t-il.

— Tu as bien compris ce que j'ai voulu dire, Arthur.

— Non ! Je ne crois pas... balança Arthur, sentant la colère l'envahir.

— Écoute ! J'accepte tes excuses. Inutile que l'on se dispute pour ça, dit Rinaldo, ressentant que son pote allait vraiment s'irriter.

En fait, contrarié par sa réflexion, Arthur ne voulait pas en rester là. Maintenant que le mal avait été fait, il valait mieux selon lui, que les choses soient dites. Il prit alors son courage à deux mains et cracha au visage de Rinaldo tout ce qu'il n'avait pu lui dire jusqu'à présent.

— Tu veux que je te dise ce qui est dégueulasse ou mieux encore, « qui » est dégoûtant ? C'est ta salope de copine, proféra-t-il avec mépris.

— Je t'interdis de l'insulter de la sorte ! Menaça, Rinaldo.

— Cette garce te manque à chaque fois de respect et il suffit qu'elle joue à la petite vicieuse innocente pour que tu puisses tomber dans son panneau. Cette pouffiasse t'a à sa botte, renchérit Arthur, en élevant la voix.

— Ferme-la Arthur ! Là, je crois que tu vas trop loin dans tes propos et ça risque de te coûter cher, répondit Rinaldo, le mettant alors en garde.

— Quoi ? Qu'est-ce que tu vas faire ? Tu sais très bien que je dis la vérité. Lisa n'est qu'une sale chienne, une salope, une pétasse, une garce et une... Hurla Arthur.

À peine eu t-il le temps de renforcer ses insultes, qu'il reçut un premier puis, un second coup de poing, d'une si grande violence qu'il fut à nouveau projeté sur le sol de la chambre à coucher. La douleur était si brutale qu'Arthur pensait que sa mâchoire avait été disloquée. De ce fait, il porta instantanément sa main vers celle-ci. Ensuite, à cause du choc, il toussa un peu, crachant par la même occasion dans la paume de sa main de la salive mêlé d'une importante quantité de sang. Aussi, en touchant sa lèvre inférieure, il put constater qu'elle avait été légèrement fendue. De plus, la souffrance qu'il avait au niveau de la joue et de la maxillaire, ne faisait actuellement qu'augmenter.

— Je t'avais dit de fermer te gueule. Mais il a fallu que tu me pousses à bout, dit Rinaldo, en regardant son ami essayé de se redresser.

Ainsi, Arthur se releva péniblement et regarda Rinaldo droit dans les yeux. Ces derniers toujours aussi verts et captivants étaient à présent remplis de rage. Mais, en ce soir, malgré ce qui venait de se passer et n'écoutant que son cœur, car voulant aller jusqu'au bout de ses propos, pour ne plus avoir à souffrir en gardant certaines choses au fond de lui, Arthur décida de vraiment tout révéler parce que certains secrets bien gardés ne méritent pas de le rester très longtemps, de peur de le regretter par la suite.

— Quand j'ai surpris Lise dans votre propre lit en train de se faire baiser par un autre, j'ai fait comme si je n'avais rien vu... Deux de tes précédentes ex-copines avaient fait de même et parmi elles, il y en avait une qui me fit du chantage en menaçant de révéler à mon patron mon homosexualité... Si, bien entendu, je te révélais ce qui j'avais vu... Mais, tu vois, je me foutais pas mal des menaces car si je me taisais, ce n'était parce qu'elles me le demandaient mais uniquement par rapport à toi. Je ne voulais pas que tu souffres, expliqua Arthur, sur un ton beaucoup plus calme mais avec une grande peine au fond du cœur.

Sur l'instant, les larmes coulèrent sur son visage. Quant au sang qui commençait à peine à coaguler, il l'essuya avec le manche de son t-shirt. Cependant, malgré son état émotionnel, il poursuivit son allocution.

— La plupart des filles que tu rencontres t'apprécient uniquement parce que tu es un beau mec Rinaldo. Mais la majorité d'entre elles sont des salopes. Moi, la première fois que j'ai fait ta connaissance... Tu veux savoir qu'elle a été la chose que m'a le plus attiré ? Et bien, c'est ta gentillesse envers moi, ton ouverture d'esprit et non ton physique.

— Écoute ! Commença Rinaldo.

— J't'en prie ! Laisse-moi terminer, demanda Arthur calmement.

Il ferma alors fortement les paupières afin de se débarrasser des larmes qui embuaient ses yeux, puis il reprit la parole.

— Alors, si ce soir j'ai voulu t'embrasser... C'est... C'est parce-que... C'est parce que je t'aime. Et tu vois... Ce que ces filles t'ont fait... Jamais je n'oserais te le faire... Parce-que depuis dix ans, les putains de sentiments que j'ai pour toi n'ont jamais cessé de grandir, dit Arthur sous le coup de l'émotion et en quittant la pièce pour aller se réfugier au salon, les larmes cascadant sur son visage.

Assis sur le canapé, la tête entre les mains, Arthur pleurait toutes les larmes de son corps. Elles étaient si abondantes que chacune d'elle s'écrasait sur le parquet, formant ainsi de petites flaques. Il était envahi de chagrin, de tristesse et Dieu seul sait à quel point il souffrait le martyr en ce moment même. Il se sentait dans un état lamentable et il avait énormément de colère envers lui-même. Il s'en voulait atrocement d'être gay et d'avoir eu la maladresse de tomber amoureux de son meilleur ami, qui lui était hétéro. Il en voulait carrément à la vie entière. Puis, soudain, il sentit une main caresser son épaule. Toujours rempli de rancœur, il repoussa le geste affectif de Rinaldo.

— Ne me touche pas ! Lança Arthur.

— Laisse-moi... Commença Rinaldo.

— Fous-moi la paix ! Balança Arthur sans lui laisser le temps de continuer sa phrase.

— Je veux juste... Poursuivit Rinaldo.

— Tu veux juste quoi ? Hein ?! Dis-moi ? Me foutre un autre coup dans la gueule, répondit Arthur en se retournant et en regardant son camarade droit dans les yeux.

Toujours assis sur le canapé, pendant à peu près une minute, Arthur affronta le regard de son pote sans dire un seul mot. Sachant qu'il l'avait blessé et ne voulant pas lui faire de peine, Rinaldo fut le premier à prendre la parole. Il tenait absolument à se faire pardonner.

— Tu as un peu de sang sur le menton et sur la lèvre. Laisse-moi voir ça, dit-il alors avec tendresse en prenant délicatement sa mâchoire entre ses doigts.

— Va de faire foutre Rinaldo ! Répondit Arthur d'une voix tremblotante avant d'être envahie par l'émotion, le visage de nouveau inondé par les larmes.

Voyant son état, Rinaldo fit alors le tour du canapé et vint s'asseoir près de son ami. Puis, doucement, avec méfiance, par peur de sa réaction, il le prit dans ses bras et l'enlaça avec une incroyable tendresse.

— Calme toi ! Allez ! Calme toi, demanda celui-ci en lui caressant les cheveux.

Dès lors, la colère qui faisait rage dans le cœur d'Arthur commença à se dissiper peu à peu. D'ailleurs, il resserra son étreinte autour du corps étonnamment chaud de son ami, se laissant ainsi emporter par la magie de ce moment unique.

— Je te demande pardon. Je n'aurai jamais dû te frapper. Et... Et... tu as raison concernant Lise et pour toutes les autres, dit Rinaldo.

Après que ce dernier lui ait dit ces quelques mots, il se passa quelque chose de tout à fait étonnant. Celui-ci prit le visage d'Arthur entre ses mains et posa délicatement son front contre le sien. Positionné de la sorte, l'un pouvait sentir la respiration de l'autre. Leur nez se frôlaient amoureusement et le regard incroyablement vert de Rinaldo plongeait dans celui d'Arthur, le fixant ainsi d'une façon qu'il ne lui connaissait pas. Puis soudain, le temps s'arrêta net, au moment même où Rinaldo posa très lentement ses lèvres sur celles de son pote qui ressentit ensuite la langue de celui-ci lécher sa plaie pour après l'introduire dans sa bouche, afin de l'embrasser avec fougue et passion. Leur étreinte se resserra de plus en plus, les bras puissants de Rinaldo enlaçaient le corps d'Arthur, ses mains se perdaient dans ses cheveux, celles d'Arthur caressaient le dos de Rinaldo, leurs langues s’entremêlaient, ils s'embrassaient, se léchaient et se mordillaient également le cou. Puis, les lèvres de l'un et de l'autre se rejoignirent à nouveau dans un enlacement formidablement agréable et emprunt d'une étonnante tendresse, jusqu'à ce qu'ils se calment enfin.

À présent beaucoup plus sereins, assis sur le divan, ils paraissaient comme deux tourtereaux. La main droite de Rinaldo caressait la joue d'Arthur alors que celle de ce dernier était perdue dans la chevelure de son ami. Immobile, seul au monde, dans l'intimité de la pièce dans laquelle ils se trouvaient, ils se regardèrent longuement quand soudain Rinaldo passa son pouce sur la lèvre inférieure d'Arthur avant de rompre le silence environnant.

— Tu as mal ? Demanda-t-il en affleurant sa plaie.

— Juste un peu, répondit Arthur.

— Pour le sang, j'espère que...

— Quoi ? Lança Arthur, en reniflant.

— Tu sais ? Le... La... Tout à l'heure, j'ai léché ton ecchymose, dit Rinaldo gêné et ne sachant pas comment lui dire les choses.

— Oh ! Ne t'inquiète pas pour ça... Je ne suis pas séropositif si c'est ce que tu veux savoir. Tu n'as vraiment rien à craindre à ce niveau, répondit Arthur avec un petit sourire, ayant deviné ce à quoi il voulait faire allusion.

À son tour, Rinaldo fit de même en faisant apparaître au coin de ses lèvres, une jolie petite risette.

— Écoutes Rinaldo, je... Commença Arthur.

— Je crois que l'on ferait mieux d'aller dans ta chambre, dit Rinaldo en lui coupant la parole.

— Quoi ?! Demanda Arthur, surpris par sa phrase.

— J'ai dit...Allons dans ta chambre, répéta Rinaldo.

— Je...Je... Écoute ! Tout ce qui vient de se passer s'est produit parce que nous sommes tous les deux déboussolés. Toi, par ta dispute avec Lise. Et moi, par tout ce que je t'ai dit tout à l'heure. Alors, soyons réaliste. Enfin... Surtout moi, expliqua Arthur.

— Écoute bien ce que je vais te dire. Tout ce qui c'est passé ce soir à un sens. J'ai toute ma tête. Et tu vois, en ce moment je n'ai pas envie de me demander pourquoi j'ai embrassé un mec et qui plus est, mon meilleur ami. Si je l'ai fait, c'est parce-que j'en avais le désir, un point c'est tout. Alors, je te le répète, allons dans ta chambre, dit Rinaldo.

— Rinal... !? Répondit Arthur, sans pouvoir terminer sa phrase car interrompu par son compère.

— Tu sais ? Je ne te forcerai pas... De plus, je ne sais pas ce qui se passe à l'intérieur de mes tripes à l'instant où je te parle... Mais, une chose est sûre, j'ai vraiment envie de... répondit Rinaldo, sans achever sa locution.

En le regardant dans les yeux, Arthur se demandait si tout cela était bien réel. Cela faisait dix ans qu'il attendait qu'une telle occasion se produise. Et ce soir, il avait enfin l'opportunité de pouvoir faire l'amour avec son meilleur copain. Cependant, il avait peur et certaines questions vinrent perturber ce merveilleux moment.

— Je t'aime Rinaldo, et... Et je n'ai pas envie de souffrir ou te faire souffrir en retour, dit celui-ci en le fixant droit dans les yeux.

Rinaldo s'approcha alors plus près d'Arthur afin de lui donner un tendre baiser sur les lèvres. Ensuite, il le regarda à son tour avec ses magnifiques yeux verts, avant de s'exprimer.

— Jusqu'à ce soir, mes sentiments envers toi étaient amicaux. Seulement, si je n'étais pas sûr de ce que je ressens en ce moment à ton égard, je ne t'aurais jamais embrassé comme je l'ai fait. Et en plus... Avec du sang plein la bouche, plaisanta-t-il, laissant apparaître un petit sourire coquin.

— Tu es certain d'avoir envie d'aller plus loin ? Questionna Arthur.

— Et toi ? Tu n'as pas envie de te taire et de laisser le destin faire les choses ? Répondit Rinaldo, avec une autre risette au coin des lèvres.

Après quelques minutes de réflexion, Arthur approuva les propos de son copain. Au bout du compte, qu'avaient-ils à perdre ? Finalement, Rinaldo fut le premier à se lever. Il prit alors la main d'Arthur et l’entraîna dans la chambre. Celui-ci se laissa alors guider sans difficultés.

Un fois dans la pièce à coucher, Rinaldo s'allongea sur le lit et attira Arthur vers lui. Leurs lèvres se joignirent sans tarder et ils s'abandonnèrent l'un à l'autre dans un baiser beaucoup plus hard et plus sexuel que celui réalisé dans le salon. Malgré le fait qu'Arthur était encore habillé, il ressentait l'incroyable chaleur que dégageait le corps dénudé de Rinaldo, qui d'ailleurs portait encore son caleçon moulant. Aussi, Arthur sentait le sexe de son camarade grossir dans son sous-vêtement, constatant désormais par lui-même qu'il avait effectivement une grosse verge.

Ainsi donc, Rinaldo commença à enlever les vêtements d'Arthur un par un. Quand enfin il lui retira son slip, il l'allongea sur le lit, leva ses jambes et entreprit tout d'abord de lui sucer la verge, ensuite, lui gober les testicules et pour finir, lui lécher l'anus dans le but de le dilater, tout en le lubrifiant au maximum. Positionné de la sorte, en position du missionnaire et subissant les assauts de la langue de Rinaldo sur ses parties intimes, Arthur n'avait qu'une envie, c'était qu'il le pénètre rapidement. Il voulait absolument ressentir au fond de lui, le pieu de chair qu'il avait si ardemment désiré. D'ailleurs, le désir devenait si présent que celui-ci ne put attendre une seconde de plus. De ce fait, il prit les choses en mains. Il se redressa alors et allongea Rinaldo, dos contre le matelas puis sans tarder, il commença à lui lécher les tétons, le torse, le ventre pour finalement arriver à l'essentiel. En effet, la grosse queue de son ami emprisonnée dans son calebar était déjà bien raide et tirait fortement sur le tissu. Arthur entreprit donc de la libérer de ce piège de textile et tel un vautour, plongea sur sa bite afin de la déguster goulûment. Dès lors, il pompait son énorme gland rose, lapait son frein ainsi que la hampe de son phallus, dévorait ses grosses boules poilues et savourait son petit cul. Il léchait ses attributs avec tant d'avidité qu'il y avait de la bave partout. En outre, le sexe de Rinaldo était comme lubrifié.

— Allez ! Viens... Assieds-toi sur moi, demanda ce dernier en attirant Arthur vers lui, l'obligeant ainsi à abandonner la fellation qu'il était en train de réaliser.

Sans qu'il ne le répète une seconde fois, Arthur s'exécuta dans l'immédiat, en présentant son derrière au-dessus de la verge de Rinaldo. Puis, au moment où il s'apprêtait à s'empaler sur son pénis :

— Attends ! Dit Rinaldo.

Celui-ci cracha sur la paume de sa main. Ensuite, il lubrifia l'anus d'Arthur avec sa salive, en profitant de l'occasion pour lui enfoncer dans le côlon, un, deux et même trois doigts qui fit son partenaire réagir en gémissant de plaisir. Ce petit travail de dilatation anale dura environ cinq minutes et ce, pour le plus grand bien-être d'Arthur, qui commençait déjà à durcir.

— Ça va aller ? Demanda Rinaldo, tendrement.

— Oui ! Ça ira, répondit Arthur afin de le rassurer.

À partir de cet instant, les choses ne furent plus pareilles. Les deux amis franchirent ainsi des limites jusqu'alors inexplorées. Arthur qui à présent avait introduit le sexe de Rinaldo au fond de son rectum, s'abandonnait dorénavant à la volupté du moment. Sa verge à lui était raide comme du béton et droite comme la justice tellement il était excité. Puis, quand il commença ses va-et-vient sur le fabuleux manche de son camarade, des frissons lui envahirent le corps, décuplant ainsi le plaisir comme jamais, si bien que la jouissance arriva presque, bien trop vite d'ailleurs. Surtout que cette montée orgasmique émanait du fait que Rinaldo lui masturbait le lingam[2] durant la pénétration.

Gentiment, Arthur repoussa donc sa main afin qu'il ne le fasse pas jouir trop rapidement. Face à ce geste, un petit sourire vint prendre forme aux coins des lèvres de Rinaldo. Chose rare chez un actif, Rinaldo gémissait sous chacun des coups de derrière que lui octroyait Arthur, qui montait et descendait sans relâche, sur sa queue de plus en plus rigide. L'un et l'autre caressaient le corps de son partenaire. Aussi, ils se mirent mutuellement des doigts dans la bouche. Arthur qui adorait ça, léchait et suçait l'auriculaire ainsi que le majeur de son camarade. D'ailleurs, Rinaldo fit pareil avec les mêmes parties corporelles de son pote. Puis, brusquement, Arthur se retrouva en position du missionnaire, le sexe de Rinaldo était toujours enfoncé au fond de son côlon. En effet, son ami voulait à présent prendre la situation en main à son tour et pour ce faire, l'avait déplacé, en prenant soin de ne pas se retirer de son anus. Ainsi installé, il ramena les jambes d'Arthur vers son visage dans le but de bien écarter la raie de ses fesses. Il sortit très lentement sa verge humide de son rectum et frotta son petit médaillon rose avec son gland turgescent. Puis, il l'enfonça à nouveau jusqu’au fond des entrailles de son compère, en commençant à lui administrer de formidables coups de reins. Dès lors, les deux garçons partirent carrément dans une débauche sexuelle sans précédent.

Ils baisèrent comme des malades. Leur corps chauds étaient couverts de sueur. Durant plus d'une heure de temps, les positions s’enchaînèrent et le rythme de l'action allait crescendo. Ce que Rinaldo faisait subir à Arthur le rendait ivre de bonheur mais saoul de plaisir. La verge de son meilleur pote glissait en lui avec un impeccable facilité et les gémissements qu'il lui offrait en retour, en disait long sur sa satisfaction. Cependant, le désir commença à venir et Rinaldo ressentit fortement le besoin de jouir.

— Je vais jouir ! Lança-t-il tout en continuant ses va-et-vient dans le cul d'Arthur, rempli de mouille et largement dilaté.

— Je veux que tu jouisses dans ma bouche, balança ce dernier.

Ayant finalisé leur copulation dans la position du missionnaire, celle que préférait Arthur, Rinaldo regarda son copain et sourit à sa requête. Puis, dans un râlement rauque, il se retira rapidement de son anus et lui présenta son pénis au-dessus de la bouche. Ensuite, il y déchargea une impressionnante quantité de sperme, d'à peu près quatre à cinq jets de foutre bien épais et blanchâtres à souhait, en s'appliquant à ne pas lui en faire perdre une goutte. Arthur avala ce nectar sans hésitation. Enfin, ce fut à son tour d'éjaculer. Pendant qu'il arrosait son ventre et son torse de sa semence, il s'attarda longuement à sucer l'énorme gland rose de Rinaldo. C'était une action qu'il adorait faire au moment où il jutait. Cela décuplait son plaisir.

Toujours placé au-dessus de son visage, Rinaldo, dont la queue avait déjà perdu un peu de sa rigidité, regarda longuement Arthur, en lui caressant la joue droite. Sa sueur tombait sur le front, le nez et les pommettes de son ami, tellement il transpirait. Dans un geste tendre et affectueux, Rinaldo effleura les lèvres d'Arthur sur lesquelles se trouvait encore une petite quantité de sperme. Il se pencha donc et embrassa son compagnon en lui nettoyant la bouche à l'aide de sa langue. Après, voulant être beaucoup plus proche de lui, il l'enlaça amoureusement. Ils continuèrent à échanger quelques baisers avant de se regarder fixement sans dire un mot, jusqu'à ce que une fois de plus, Rinaldo puisse rompre le silence en lui susurrant :

— Je t'aime Arthur.

— Moi aussi, répondit ce dernier.

— Tu as aimé ? Demanda Rindalo.

— Oui ! C'était super, répondit Arthur, en riant.

— Et bien ! On recommencera... si tu veux ! Lança Rinaldo en souriant à son tour.

Souhaitant lui poser quelques questions, Arthur reprit un peu de son sérieux et demanda :

— Dis moi ? Et maintenant ? Qu'est-ce qui va se passer ?

— Je ne sais pas... Répondit Rinaldo en souriant.

— Non ! C'est vraiment sérieux... J'ai peur de ce qui va suivre ensuite, ajouta Arthur.

— Peur de quoi ? Que je change d'avis... Que je retourne auprès de Lise et que je te laisse tomber ? Pourquoi tu veux toujours te prendre la tête, Arthur ? Questionna Rinaldo.

— Je ne sais pas... pour... Commença Arthur.

— Pour Lise ? Pffffff... Tu vois ? Là, en ce moment, il n'y a que toi et moi. Alors, si tu veux être rassuré, sache que je n'ai pas envie de rentrer chez moi et qu'avec cette « salope », comme tu l'as dit tout à l'heure... C'est terminé... J'ai juste besoin de toi car depuis dix ans, il faut bien reconnaître que c'est toujours toi qui a été là quand j'avais vraiment besoin de quelqu'un et... expliqua Rinaldo, s'arrêtant brusquement de parler, réfléchissant ainsi sur la suite de sa phrase.

Dès lors, ce dernier adopta un air beaucoup plus sérieux, fixa Arthur droit dans les yeux, en l’envoûtant avec son regard incroyablement vert, puis continua son petit discours :

- ... La vie est courte Arthur... Ne pense pas à demain et arrête de te prendre le ciboulot. Profite de l'instant présent... Et après, chaque jour, on essaiera de voir comment on se bat pour rester ensemble... Tu veux qu'on essaie ? Demanda Rinaldo, avec une tendresse étonnante.

— Ok ! On essaie, répondit Arthur.

Leurs lèvres se rejoignirent à nouveau amoureusement, concluant ainsi cette soirée plutôt mouvementée et fort en émotions.

  1. Fomentation : excitation
  2. Lingam : Phallus en tant que symbole de la fécondité du Dieu Çiva.