Anges (2)


Anges (2)
Texte paru le 2015-01-10 par Jules1291   Drapeau-ch.svg
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Template-Books.pngSérie : Anges

Une rue sombre, pleine lune. À l'arrière de la scène un restaurant. Au premier plan un arrêt de bus. Éros sort du restaurant et se dirige vers l'arrêt. Il regarde l'horaire.

ÉROS Un quart d'heure à attendre. Qu'est-ce qui n'a pas fonctionné avec Cupidon ? Il me semblait que nous nous entendions parfaitement. Nous aurions pu faire un bout de chemin ensemble.

Il grelotte.

ÉROS Les autres artistes ont la perspective de retrouver leur logement, leur famille, leurs amis. Moi je n'ai que ma morne vie familiale qui m'attend et des études qui ne m'intéressent pas vraiment. Cupidon a au moins une activité artistique plus enrichissante.

Il se penche et prend sa tête dans ses mains. Il pleure. Cupidon sort du restaurant et le rejoint.

ÉROS Toi ? Que se passe-t-il ?

CUPIDON J'ai oublié quelque chose, tiens !

Cupidon tend à Éros un papier sur lequel sont griffonnés des chiffres.

ÉROS C'est quoi ces chiffres ?

CUPIDON Mon numéro de téléphone, idiot. Nous avons oublié de nous les échanger.

Éros prend le papier et le met dans son porte-monnaie.

ÉROS Merci.

CUPIDON Tu ne veux pas me revoir ? Je t'ai promis un concert privé.

ÉROS Bien sûr que je veux te revoir, mais je pensais que tu ne voulais pas.

CUPIDON Moi je croyais que c'était toi qui ne voulais pas.

ÉROS Quel piètres Dieux de l'Amour nous sommes.

CUPIDON Heureusement tout est bien qui finit bien.

Du fond de la scène retentit un hymne à la joie. Les deux Dieux tombent dans les bras l'un de l'autre et s'embrassent longuement sur la bouche jusqu'à l'arrivée du bus. Éros monte.

ÉROS À bientôt ô Cupidon.

CUPIDON À bientôt ô Éros.

Ils se font un dernier salut. Le bus quitte la scène. Le rideau descend lentement.

À peine assis dans le bus, j’envoie un SMS à Cyril afin qu’il ait aussi mon numéro. Comme la vie change en une minute, coup de théâtre, passage de la tragédie à la comédie. Je n’ai plus froid (bon le bus est chauffé).

Devant ma maison, je ne peux m’empêcher de pousser un cri de joie, tant pis si l’on pense que c’est un loup-garou.

J'arrive chez moi, tout le monde dort déjà. J'enlève mon jeans et me couche sur mon lit. Je me caresse à travers le boxer tout en repensant à cette folle journée.

La masturbation n’est pas un excellent somnifère, je n’arrive pas à m’endormir.

Lundi matin, je suis en train de me regarder dans le miroir de la salle de bain en sortant de la douche, je ne suis pas trop mal foutu, même assez bien foutu je dirais. Un autre le sait, même quelques milliers d’autres. Mais cela n’a plus d’importance, je ne serai bientôt plus seul, et plus obligé de vider mes couilles seul, enfin vous savez bien de quoi je parle, vous connaissez maintenant ma vie sexuelle mieux que moi.

Je retourne dans ma chambre sans mon boxer noir. Je croise ma petite sœur qui se met toujours sur mon chemin afin d’étudier la morphologie humaine. Elle fait la moue. Je lui demande :

— Elle ne te plaît pas ?

— Bof, tu étais plus en forme hier.

— Que veux-tu dire ?

— Tu bandais au théâtre.

— Tu étais dans la salle ?

— Oui, c’est surtout ma copine Alessia qui m’a demandé d’y aller, elle adore la musique classique. Nous étions au premier rang.

La honte, ma sœur a tout vu.

— Et qu’as-tu pensé de l’opéra ?

— Je n’y connais rien. Alessia m’a dit de transmettre un message. Elle est tombée amoureuse de toi et désire te rencontrer.

— Euh, je ne pense pas que ce sera possible.

— C’est à cause de Cyril.

— Tu connais son nom ?

— Pas difficile, il était dans le programme. C’est lui qui t’a mis dans cet état ?

— Oui.

— Tu es gay ?

— Oui. Je regrette pour Alessia.

Ouf, deuxième et dernier coming-out, ma sœur de chargera d’informer le reste de la planète.

— Elle sera déçue.

— Un de perdu, dix de retrouvés.

Ma sœur regarde une dernière fois ma bite, l’air de regretter qu’elle soit définitivement perdue pour la gent féminine. Je vais dans ma chambre pour m’habiller. Je ne sortirai plus jamais nu de la salle de bains.

Cyril et moi sommes des jeunes hommes sérieux. Nous convenons de nous rencontrer seulement le samedi suivant. Il faut penser d’abord à nos études, un peu négligées ces derniers temps. Quelle attente insupportable, une semaine !

Le soir, au dîner, ma mère me regarde d’un air bizarre. À la fin du repas, elle me dit :

— Julien, c’est vrai ce que ta sœur m’a dit, tu vas revoir ce jeune homme avec lequel tu jouais au théâtre ?

— Oui c’est vrai. Je passerai le weekend prochain chez lui.

— Ainsi, tu es… Je veux dire, tu préfères les hommes.

— Oui tu as raison.

— C’est… cela ne me dérange pas, mais ça m’a fait un choc.

Ma mère essuie une larme.

— Ne t’en fais pas, continue-t-elle, ça passera.

Je me lève et je lui fais la bise.

— Ne t’inquiète pas, lui dis-je. Tout ira bien.

Samedi matin. Je suis en train de me regarder dans le miroir de la salle de bain, etc., vous connaissez la suite.

Je retourne dans ma chambre vêtu de mon boxer noir. Je croise ma petite sœur qui se met toujours sur mon chemin afin d’étudier la morphologie humaine. Elle me demande :

— Alors c’est aujourd’hui que tu perds ton pucelage.

— On ne peut rien te cacher. Et toi, tu l’as déjà perdu ?

Ma sœur part vers sa chambre, je la rattrape.

— Il s’appelle comment ?

— Tu ne le connais pas.

— Dis-moi quand même son prénom.

— Cédric.

— Il y a longtemps ?

— Cela ne te regarde pas.

Elle s’enferme dans sa chambre.

Cyril loge dans un autre quartier de la ville, à l’opposé de mon domicile, j’ai environ une heure de bus pour y aller, il m’a dit de venir vers 10 heures. J’ai pris quelques habits de rechange, je vais passer la nuit chez lui. Le lit est assez large paraît-il. J’ai également fait des achats à la pharmacie, il vaut mieux être prudent. Je trouve facilement la maison avec l’aide de mon iPhone, elle n’est pas très grande : le rez-de-chaussée et un étage, elle est entourée d’un petit jardin. Je sonne à la porte d’entrée.

Une dame âgée m’ouvre, c’est certainement la logeuse. Je la salue :

— Bonjour Madame.

— Bonjour, vous êtes bien Monsieur Julien, j’ai été prévenue de votre visite. Entrez donc et mettez-vous à l’aise.

J’enlève ma veste et mes chaussures. J’entends de la musique en haut, du violon.

— Venez, faites comme chez vous. Cyril ne vous a pas entendu arriver, lorsqu’il joue il n’entendrait pas un tremblement de terre. Je peux vous offrir quelque chose, un café, une boisson fraîche ?

— Un verre d’eau, avec plaisir.

La logeuse va le chercher à la cuisine. Je regarde les meubles, très modernes, pas le style auquel on s'attendrait chez une dame âgée.

— Voilà Monsieur Julien.

— Merci Madame, vous pouvez m’appeler seulement Julien.

— Vous êtes donc le petit ami de Cyril si j’ai bien compris.

— Oui, je vous avoue que c’est la première fois que je serai avec lui en privé. Nous nous sommes connus au théâtre.

— Je suis au courant, je suis venue vous voir dimanche passé.

Encore une personne qui nous a vu dimanche. Je suis gêné. Elle continue.

— C’était plutôt moderne comme mise en scène. Je regardais Au théâtre ce soir quand j’étais jeune.

— Et vous avez été choquée ?

— Vous savez, j’étais infirmière quand j’étais jeune. J’ai vu beaucoup d’hommes nus. J’aurais une question, je n’ai pas osé demander à Cyril. Je me demande comment vous avez fait. C’étaient des faux pénis ?

Je suis de plus en plus gêné.

— Non c’étaient des vrais, les nôtres.

— Mais ils étaient, comment dire, en pleine forme. Vous aviez fait une piqûre avant ?

— Une piqûre ?

— Oui, on fait des piqûres pour provoquer une érection.

— Non, c’était naturel, mais imprévu. Ça n’aurait pas dû arriver.

— Je suis trop curieuse, vous devez être impatient de rejoindre votre ami. Vous serez seuls ce weekend, je vais trouver mon amie.

— J’espère que vous ne partez pas à cause de moi.

— Non c’était prévu depuis longtemps. Nous nous reverrons peut-être dimanche soir. Je vous souhaite un bon séjour. Venez je vais vous montrer les escaliers.

Je salue la vieille dame et je monte. Je trouve la chambre, guidé par le son du violon, et j’entre. Cyril n’arrête pas de jouer. Il est debout, la partition est posée sur un lutrin. Il a mis un CD avec l’accompagnement de l’orchestre. Je m’assieds sur une chaise et je l’écoute.

Il arrête de jouer au bout de cinq minutes. Il arrête également le CD.

— Ah c’est toi ? Excuse-moi, je ne t’ai pas entendu.

— Bonjour le grand musicien.

— Je dois finir mon concerto avant de pouvoir me consacrer à mon Dieu favori.

— Tu en as encore pour longtemps ?

— Une demi-heure environ, il y a encore trois mouvements.

— Bon je t’écoute.

Il remet l’accompagnement et recommence à jouer. Je l’observe, pas son jeu mais son corps. Il a mis une combinaison OnePiece violette avec le col ouvert assez bas pour mettre son violon contre son cou. C’est alors qu’il me vient une idée, je verrai bien si il réagit. Je m’approche de lui et chuchote :

— Continue à jouer quoiqu’il arrive, ne te soucie de rien.

Je déplace un peu le lutrin puis je me mets à genoux devant lui. La combinaison a une fermeture éclair qui s’ouvre aussi depuis le bas, je la remonte lentement. Je relève la tête, il continue à jouer même s’il a bien compris ce que j’allais faire. Je remonte la fermeture jusqu’au nombril. Contrairement à son habitude, il a mis aujourd’hui un slip blanc taille basse. J’approche ma main et je commence à caresser l’objet de mes désirs par-dessus le coton.

L'archet de Cyril tressaute, une fausse note. Il reste impassible et n'arrête pas de jouer. Je m'enhardis, tout en restant très doux, je ne veux pas lui faire mal. Mes doigts tâtent sa hampe sur toute la longueur, puis son gland. Je vois déjà une tache humide qui traverse l'étoffe du slip. Je touche ensuite les testicules, les pressant légèrement, ce qui provoque de nouveau une fausse note, puis un rapide afflux de sang dans son pénis. Je continue.

J'écarte la combinaison, prends le slip de chaque côté à la hauteur des hanches et le baisse d'un coup, assez brusquement. La bite sort comme un ressort qu'on libère et se dresse. Je suis impressionné, c'est la première fois que je vois le sexe d'un homme de si près. Je le prends dans ma main gauche, avec la droite je fais coulisser le prépuce afin de libérer complètement le gland. Une goutte se forme à son orifice.

Cyril arrête de jouer. Il me dit juste « mouvement suivant, ne pas applaudir », tourne la page de la partition puis continue.

Je prends ses couilles dans main gauche et les soupèse. Elles ne sont pas très grosses mais elles pendent bien. De ma main droite, je caresse son pénis sur toute sa longueur (non, je ne vous la dirai pas, à moins que vous n'insistiez). J'essaie de synchroniser mes mouvements avec la musique, plus rapides lorsque Cyril joue, plus lents lorsqu'on entend que l'orchestre. Je pense qu'il a compris et qu'il va essayer de se retenir jusqu'à la fin du morceau. Bien que je ne connaisse pas ce concerto, je devine que c'est le dernier mouvement, avec un tempo de plus en plus rapide. J'accélère en même temps. De plus en plus de fausses notes. Cyril ne peut plus éviter l'orgasme et je suis surpris lorsque je reçois de longues giclées de sperme dans la figure.

Cyril arrête de jouer et me dit :

— Voilà, j'ai fini mon concerto. J'espère que tu as apprécié. Nous allons passer aux choses sérieuses maintenant. Tu as quoi sur le visage ? Ces traces blanches ?

— Tu n'as rien remarqué pendant que tu jouais ?

— J'ai eu une sensation bizarre, comme un rêve érotique pendant la nuit.

— Tu me fais marcher ?

— Oui. Bienvenue et merci pour ce premier orgasme. Je ne suis déjà plus vierge ?

— C'est à toi de juger. As-tu des mouchoirs ?

— Pourquoi faire, tu ne veux pas garder ces taches en souvenir de moi ?

— C'est déjà fini ? Tu veux déjà me quitter ?

— Non idiot, il y en aura beaucoup d'autres.

Cyril me prend dans ses bras et nous nous embrassons. Je sens son pénis dénudé contre le mien et ça me donne des envies. C'est à mon tour maintenant. Je vais le laisser faire comme il veut.

Cyril me dit soudain :

— À moi de jouer, tu vas jouir.

— Que vas-tu faire ?

— On garde les mêmes règles du jeu : tu restes debout comme je l’étais et tu te laisses faire. Tu peux réciter la pièce de Cyrano que tu as apprise à l’école si tu en as envie.

— D’accord.

Je me tiens bien doit et je commence ma tirade :

Ah ! non ! c’est un peu court, jeune homme !

— Je suis vexé, m’interrompt Cyril.

— Je ne parlais pas de ta bite.

— Ah, ça me rassure, continue.

On pouvait dire…
Oh ! Dieu !… bien des choses en somme.
En variant le ton, — par exemple, tenez :
Agressif : « Moi, Monsieur, si j’avais un tel sexe,
Il faudrait sur-le-champ que je me l’amputasse !

— Arrête ! Je préfère que tu te taises.

— Tes désirs sont des ordres.

— Et ferme les yeux. Je ne veux pas que tu voies ce que je fais.

Cyril a soudain un côté autoritaire que je ne lui connaissais pas. Mais j’ai toujours pensé que son apparente naïveté était feinte. C’est quand même lui qui avait proposé le premier la douche, qui n’était pas aussi innocente qu’il l’avait prétendue.

Cyril décroche lentement les boutons de ma chemise, sans l’enlever, il me caresse le torse. Il effleure mon téton gauche, puis le pince entre ses doigts. Je tressaille.

— Ah, monsieur est sensible, me dit-il. Tu me dis si tu aimes pas, j’arrêterai.

— Non, non, continue.

Il titille l’autre téton, puis j’ai une sensation d’humidité, il doit utiliser sa langue. J’ai envie de rouvrir les yeux. J’ai eu immédiatement une érection, ce n’est pas très agréable, mon pénis est entravé par mon boxer et mon jeans. Mon corps a de plus en plus de sursauts. Cyril le remarque et me demande :

— Tu ne vas pas déjà jouir ? Attends, je vais te libérer, ça te calmera.

Il enlève ma chemise, puis décroche ma ceinture, ouvre ma braguette et laisse tomber le jeans sur mes talons. Le boxer suit le même chemin. Je suis plus à l’aise. Mon tortionnaire continue l’examen de mon corps. Il passe derrière moi et me malaxe les fesses. J’aurais envie de prendre mon sexe en main, je déplace mon bras mais Cyril me remet à l’ordre :

— Non, ne bouge pas.

Je sens alors son doigt qui se rapproche de mon anus. Il doit l’avoir enduit de lubrifiant, il a décidément tout prévu. Je me demande alors si je suis sa première conquête. Est-il vraiment puceau comme il me l’a dit ? Je lui laisse le bénéfice du doute.

Il ose même introduire son doigt à l’intérieur de mon corps. C’est une sensation bizarre, mon érection diminue un peu. Il le remarque et arrête.

Il prend alors mon pénis dans sa main, de manière très classique et je recommence à bander fort. Il sent que je ne vais plus pouvoir tenir longtemps, il accélère ses mouvements et j’éjacule très rapidement. Je rouvre les yeux et déclame :

C’est vrai ! je n’avais pas terminé ma gazette :
… Et samedi, vingt-six, une heure avant dîner,
Monsieur Julien est mort assassiné.

— C’est si grave ? Cyril t’a tué ?

— La petite mort… L’orgasme…

Je remonte mon boxer et mon jeans.

— 1-1, continué-je. Égalité. Quelle est la suite ?

— On mange, j’ai faim.

Nous descendons au rez-de-chaussée. Je demande à Cyril :

— Quel est le menu ?

— Je ne sais pas cuisiner. Ma logeuse m’a laissé de la salade, du jambon et du fromage. Nous ferons des sandwiches.

— Ça va bien.

— Et il y aura un dessert très appétissant.

— Je me réjouis. Tu manges ici ?

— Le matin et le soir, mais j’ai dû lui dire qu’elle me faisait trop à manger. Je ne veux pas grossir. Ce soir je t’invite au resto, avec l’argent du théâtre.

— Merci.

Nous préparons les sandwiches et les mangeons avec la salade, accompagnés d’un coca zero. Après le repas, je demande à Cyril :

— Tu as dit à tes parents pour nous deux ?

— Pas vraiment, je leur ai bien dit que je passerai le weekend avec quelqu’un du théâtre. Ils ont peut-être deviné.

— Et que vont-ils en penser lorsque tu le leur diras ?

— Rien.

— Rien ?

— Tu sais, mes parents ne se sont jamais beaucoup intéressés à ma vie. Ce n’est pas exact, ils m’ont beaucoup appris dans leur domaine, la musique, et j’ai hérité de leurs gènes. Mais pour le reste, ils sont très souvent en voyage pour donner des concerts. C’est ma grand-mère qui nous gardait. Je ne sais pas s’ils ont remarqué que je ne suis plus un enfant.

— Ils ont dû voir que ton zizi avait grandi lors de la première.

— Ils étaient peut-être trop absorbés par la musique. Ils ne m’en ont pas parlé. Et les tiens ?

Je lui raconte mon coming-out puis nous restons silencieux un moment.

— Et le dessert ? Tu m’avais promis un dessert ?

— Tu as encore faim ?

— Oui.

— Montons, le dessert se déguste dans ma chambre.

Il se lève, je le suis, j’ai deviné ce que sera le dessert.

— Alors, c’est quoi ce dessert ? demandé-je à Cyril.

— Des saucisses à la crème, me répond-il.

— Tu es sûr que cela se mange en dessert ?

— Essaie, tu verras bien.

Cyril se déshabille rapidement et se couche sur le lit en diagonale. J’hésite, réfléchissant sur la position à adopter. Excusez-moi, je suis encore un débutant.

— Alors, tu viens ? me demande-t-il. La saucisse va refroidir. Et j’ai dit « des ». J’en veux aussi une.

Je comprends qu’il veut faire un « 69 » classique. Je me couche à côté de lui, la tête vers sa bite, essayant de me positionner le mieux possible. Je la prends dans ma main. J’ai de nouveau une hésitation, mettre dans ma bouche un organe si intime ? Mais je sens que Cyril ne perd pas de temps et qu’il est déjà en train de promener sa langue sur le mien. Je décalotte le gland de mon ami et je lèche, puis je le prends en entier. Une fois qu’elle est bien dure, j’enfonce la hampe dans ma bouche et je fais des va et vient, de plus en plus profondément à mesure que je m’habitue.

Soudain, sans que je l’aie pressenti, Cyril éjacule et le sperme se répand dans ma bouche. Je ressors la « saucisse » et déguste la « crème ». Excellent dessert en effet. Je ne tarde pas à lui offrir également le sien.

Nous nous relevons et asseyons sur le bord du lit. Je prends la main de Cyril dans la mienne et lui demande :

— Qu’en as-tu pensé ?

— Un peu rapide, il faudra plus de préliminaires la prochaine fois.

— Ce sera quand ?

— Pas tout de suite, je veux que tu reprennes des forces. Tu dois tenir jusqu’à demain soir. Allons nous promener en amoureux. Il y a un parc pas loin d’ici.

Nous arrivons au parc après quelques minutes. Les arbres sont magnifiques avec leur feuillage d’automne. Je pense que le moment est propice pour questionner Cyril.

— C’est l’heure de vérité. J’aimerais tout savoir.

— Je ne t’ai jamais rien caché.

— La douche au théâtre, c’était prémédité ?

— Un peu, j’ai un coup de foudre lorsque tu es entré dans la loge. Je me suis dit : « Ce sera lui l’homme de vie ! ».

— L’homme de ta vie ? Quelle responsabilité ! Je suis vraiment le premier ?

— Je te l’assure, oui. Pendant la première répétition, je n’ai pas beaucoup écouté les explications d’Olivier, je te regardais discrètement. Et je réfléchissais. Je me suis dit que la douche serait une bonne excuse pour nous rapprocher l’un de l’autre.

— Tu es machiavélique. Comment avais-tu deviné que j’étais gay ?

— Une intuition.

— Et tu as continué avec les branlettes sur la scène ?

— Oui, c’était un moyen de te tester.

— Pourquoi ne m’as-tu pas parlé directement et fait toute cette mise en scène ?

— De la timidité je pense. J’espérais que tu ferais le premier pas. Et quand je t’ai vu quitter le restaurant le dernier jour, j’ai enfin osé afin de ne pas te perdre. J’espère que tu ne m’en veux pas.

Je ne réponds pas et je l’embrasse tendrement. Nous restons assis sur un banc pendant une heure, le parc est si calme, des familles se promènent. Et si je me marie avec Cyril, aurons-nous de enfants ?

Nous rentrons. Je demande impatiemment :

— Et la suite, c’est quoi ?

— Tu as déjà oublié ? C’est cet après-midi qu’ils passent la captation de notre opéra sur Arte. Tu vas enfin voir ma bite à la télé.

J’aurais préféré du live.

Nous nous asseyons sur le canapé de la vieille dame, Cyril a l’autorisation de regarder sa télé. Elle va toujours se coucher de bonne heure après le journal. La retransmission de l’opéra débute et je le découvre pour la première fois comme l’ont vu les spectateurs.

Cyril me réveille :

— C’est à nous !

— Je dormais ?

— Depuis un bon moment. Ça ne fait rien, tu seras encore plus en forme ce soir.

— On ne dort pas ce soir ?

— En tous cas pas avant que tu m’aies dépucelé.

— Ce n’est pas encore fait ?

— Ce n’étaient que les préliminaires.

Lorsque nous apparaissons nus, le plan est très large et la scène peu éclairée. On ne voit pas bien nos queues, il faudrait un microscope, pas de quoi émouvoir les censeurs. L’opéra se termine, je demande à Cyril :

— Tu n’aurais pas un film plus passionnant, tu vois ce que je veux dire ?

— Je ne suis pas chez moi, à moins que ? Ma logeuse m’a dit avec un clin d’œil qu’elle avait des DVD dans une armoire et que je pouvais les regarder, mais je ne pense pas qu’elle ait ce que tu cherches. Je vais voir.

Il se lève, ouvre l’armoire, fouille un moment et dit :

— Incroyable, elle en a !

Il apporte une pile de boîtiers. Nous les regardons, il y a tous les genres : gay, lesbien, même hétéro. Est-ce elle qui les visionne ou bien les a-t-elle achetés pour ses locataires qui n’avaient pas d’accès à Internet ? Nous en choisissons un et le mettons dans le lecteur. Je suis assez excité et je me demande si ce ne serait pas l’heure d’un petit apéritif érotique, mais Cyril a l’air de s’ennuyer et arrête le film en disant :

— Nous allons dîner. Le restaurant n’est pas tout près d’ici. Mais j’aimerais prendre une douche avant. Tu viens aussi, en souvenir du théâtre ?

— Bien sûr, à tes ordres.

Nous nous savonnons mutuellement de manière approfondie et prolongée, sans toutefois avoir une éjaculation. Je mets un boxer et un sweat-shirt propres, les deux gris. Cyril choisit un boxer noir et une chemise bleu foncé.

Il nous faut une demi-heure de bus pour arriver au restaurant. C’est une brasserie classique, mais assez chic, Cyril y a réservé une table. Nous trinquons avec une coupe de champagne. Je commande un gaspacho andalou, mon compagnon du saumon fumé. Nous prenons ensuite les deux un tartare de bœuf avec des frites, puis une mousse au chocolat pour le dessert. Nous nous contentons d’une demi-bouteille de vin rouge. Je sens Cyril un peu tendu pendant le repas. Je lui demande s’il y a quelque chose qui ne va pas :

— Non, me répond-il. C’est quand même un jour spécial qui n’arrive qu’une fois dans la vie. J’ai un peu d’appréhension, comme si c’était ma nuit de noces.

— Déjà ? C’est une demande en mariage ?

— Non, c’est un peu prématuré quand même.

— Détends-toi, tout ira bien.

Nous buvons encore un café et ne restons pas très longtemps en ville. Arrivés à la maison de la logeuse, nous nous asseyons sur le canapé en bas. Je me demande si nous allons de nouveau regarder un film porno. Cyril sort une pièce de monnaie.

— Pile ou face ?

— Face.

Il la jette en l’air puis me dit :

— Pile. Tu as perdu, c’est moi qui choisis qui commence, ce sera toi.

— Tu ne m’avais pas dit à quoi on jouait. Si j’avais gagné ?

— Tu aurais gagné le droit de commencer.

— Commencer quoi ?

— Devine, idiot. Attends ici une minute.

Il monte dans sa chambre et revient immédiatement avec une feuille de papier, une boîte de préservatifs, du lubrifiant et des lingettes humides.

— J’ai fait les mêmes achats, lui dis-je.

— Les grands esprits se rencontrent. C’est parti.

— On reste ici ?

— Oui, j’ai eu une idée en lisant un bouquin sur le sexe gay. On va le faire sur le sofa. Regarde cette photo.

Je comprends alors ce qu’il désire. Il a envie de me voir pendant que je le pénétrerai. Le sofa est en cuir blanc, avec trois blocs séparés pour s’asseoir. Cyril se déshabille, se couche sur le dos, la tête sur l’accoudoir. Il met un coussin sous ses fesses. J’enlève aussi mes habits. C’est moi qui suis tendu maintenant, au propre comme au figuré.

Je me dis que ce serait plus simple si j’étais avec une fille en ce moment. Elle aurait un orifice naturel prêt à m’accueillir. Là c’est un peu plus compliqué. Je n’ose pas demander à Cyril s’il est allé aux toilettes, ce ne serait pas très élégant, ni très romantique. Nous nous sommes quand même douchés tout à l’heure. Non, n’interprétez pas mal mes propos, je ne regrette pas d’avoir découvert et accepté mon homosexualité. Il me faut simplement un peu d’expérience, j’ai d’ailleurs aussi fait quelques recherches sur internet ces jours passés.

Je cesse de gamberger et je passe à l’action. Je me mets à genoux sur le tapis pour être à la hauteur du corps de Cyril, je vais commencer par le détendre. Il relève spontanément ses jambes sur son buste, exposant ainsi son derrière. J’enduis mon doigt droit de lubrifiant et je lui masse la raie, m’approchant de plus en plus du trou fatidique. Je prends sa bite dans ma main gauche et la caresse. Après avoir assoupli son sphincter, j’enfonce le doigt de plus en plus profondément. Je lui demande si ça va :

— C’est bon, tu n’as pas mal ?

— Continue, ne te gêne pas.

Je le masse plusieurs minutes, cherchant la prostate. Lorsque je pense qu’il est prêt, j’enfile un préservatif sur ma bite (je me suis entraîné). Par chance elle reste bien dure. Je monte sur le sofa et me mets en place. Mes genoux sont enfoncés dans l’intervalle entre les deux blocs, me permettant d’avoir une meilleure position. Je mets mon gland devant l’anus de Cyril et je l’enfonce d’un coup. Mon ami fait une grimace, puis un sourire, me signifiant que je peux continuer. Je prends ses pieds dans mes mains puis je fais quelques va et vient très prudents. Ça a l’air de marcher, j’accélère un peu, sans toutefois aller trop vite. Cyril ne bande pas vraiment, il est juste un peu excité, mais je mets cela sur le compte de la nouveauté.

Je jouis assez rapidement et me retire. J’enlève le préservatif, me nettoie avec une lingette. Cyril a étendu ses jambes. Il a l’air serein maintenant et me dit :

— Ça y est, je ne suis plus puceau maintenant, je peux mourir tranquille.

J’ai soudain très peur, pourquoi m’a-t-il dit ça ? Serait-il atteint d’une grave maladie ?

— Pourquoi dis-tu ça ? lui demandé-je.

— Je n’aurais pas dû ? Non ne t’inquiète pas, je n’ai pas envie de mourir tout de suite, ce n’était qu’une image.

— Ouf, je respire. C’était bien ?

— Tu vas tout de suite voir si c’est bien, on inverse les rôles.

Cyril se lève et je prends sa place. Tout se déroule selon le même scénario et je perds aussi ma virginité, sans toutefois en retirer un immense plaisir. C’était plutôt une découverte.

Il est encore tôt pour dormir mais nous n’avons plus rien envie d’entreprendre. Nous montons nous coucher et, après un dernier baiser, nous nous endormons vite, la main dans la main.

Comme nous nous sommes couchés tôt, je me réveille tôt, il fait déjà un peu jour dans la chambre. Je mets une minute à me rappeler où je suis, et avec qui. Il dort toujours. Je me lève pour aller pisser, un peu désolé de ne pas profiter de mon érection matinale. Lorsque je reviens, je me demande si Cyril bande aussi. Je soulève sa couette le plus délicatement possible. Non, raté, il ne bande pas, il s’est trop dépensé la veille. Ça le réveille :

— Eh, me dit-il, que regardes-tu ? Petit curieux.

— Excuse-moi, je ne voulais pas te réveiller.

— C’est fait. Pour te punir tu ne pourras pas toucher. Je ne suis pas une machine à bander.

Je suis déçu, mais la journée sera encore longue.

— Et puis, continue-t-il, aujourd’hui c’est toi qui décide ce que nous faisons. Je n’ai pas envie de rester tout le jour dedans et de faire l’amour dix fois en chantant.

— Tu en as déjà assez ?

— Non, je préfère la qualité à la quantité.

Je réfléchis un instant, j’ai soudain une idée :

— Nous irons nous baigner, as-tu un short de bain ?

— Non, je n’ai pas pensé d’en prendre un.

— Alors nous irons seulement au sauna. Tu y es déjà allé ?

— Jamais. Un sauna gay ?

— Non. Tu viens de me dire que tu ne voulais pas baiser dix fois.

— D’accord. Allons prendre une douche.

De nouveau la douche commune, cela devient un rituel entre nous deux, mais toujours platonique, ou presque. Puis le petit déjeuner, sans croissants frais, nous n’avons pas envie d’aller en acheter. Je propose d’aller à pied au parc aquatique, une heure de marche, il ne s’ouvre quand même pas avant neuf heures. Cyril fait la moue puis accepte. C’est de toute façon moi qui fais le programme. Nous quittons la maison. Le temps est beau, encore froid.

Pendant le trajet, je reçois un SMS de ma sœur, elle veut savoir si cela s’est bien passé. Je lui réponds que cela ne la regarde pas, puis un deuxième SMS pour lui dire oui, sinon elle ne m’aurait pas parlé pendant une semaine. C’est bizarre comme ma famille s’intéresse soudain à ma vie sexuelle.

Le parc aquatique est situé à l’orée de la ville dans un centre commercial moderne signé d’un architecte célèbre, ce qui n’a pas empêché le plafond de la piscine de s’effondrer peu après l’ouverture, sans faire de victimes heureusement. En ce dimanche matin, toutes les boutiques sont fermées et nous traversons les allées vides. J’ai un abonnement annuel et je viens régulièrement m’entraîner. Cyril me demande :

— Y a-t-il des vestiaires individuels ?

— Non, c’est collectif, comme les douches. Tu ne vas pas me dire que tu as peur de te déshabiller en public, je ne te croirais pas.

— Dans un vestiaire on est plus près des autres.

— Mais c’est l’avantage d’être gay. Tu peux les mater. Mais essaye de ne pas avoir d’érection.

— Non, je les garde pour toi, mon ange.

Nous entrons au vestiaire et nous nous déshabillons puis passons une serviette autour de la taille. Nous sommes les seuls dans la rangée. Nous montons un étage jusqu’au sauna. Une fois à l’intérieur, j’enlève la serviette. Cyril me demande :

— C’est autorisé d’être nu ?

— Oui, c’est un espace naturiste. Et tu pourras même y voir des femmes nues, si ça t’intéresse vraiment.

— Bof, pas vraiment.

Nous essayons les différents saunas et bains de vapeur. Nous montons ensuite sur le toit où se trouvent des chaises longues. Nous restons couchés nus une quinzaine de minutes, il fait plus chaud maintenant, le soleil brille. C’est agréable de sentir la brise sur le corps. Il y a un peu plus de monde et nous pouvons observer les autres hommes. Cyril me dit :

— Cet endroit est très bien, mais il manque quelque chose.

— Quoi donc ?

— Un lieu où nous pourrions nous isoler pour… enfin tu me comprends.

— Les toilettes peut-être ? Pas très sexy. Attends j’ai une idée, viens.

Nous nous levons et descendons d’un étage. Il y a une salle de repos avec une lumière rouge tamisée. Le local est vide. Nous entrons et nous nous couchons, mais restons cependant couverts pour ne pas choquer les personnes qui entreraient (et qui pourraient alerter le personnel). Nous faisons semblant de dormir, mais nos bras se déplacent discrètement sous les serviettes. Je saisis le membre de Cyril dans ma main, lui fait de même. L’ambiance inhabituelle aidant, nous bandons rapidement et nous nous caressons longtemps avant de jouir en même temps. Heureusement personne ne nous a dérangés.

Après cet épisode imprévu, nous nous douchons une dernière fois, nous nous rhabillons et quittons le parc aquatique. Il y a également quelques restaurants dans le centre. Nous optons pour un restaurant thaïlandais afin de découvrir cette cuisine.

Le repas pris, nous nous demandons si nous allons voir un film au cinéma situé également dans le complexe. Mais je propose plutôt de rentrer à la maison de la logeuse pour faire des révisions.

Nous prenons le bus pour rentrer. Une fois arrivés, Cyril me demande :

— Tu dois vraiment réviser tes cours ? Cela ne me dérange pas, je devrais aussi répéter mon violon.

— Cette fois c’est moi qui te dis que tu es un idiot. Nous devons réviser ce que nous avons appris hier.

Bon, je ne vais quand même pas vous raconter à nouveau toutes nos étreintes, vous n’avez qu’à relire les chapitres précédents.

Vers 16 heures, la logeuse revient. Nous descendons la saluer.

— Bonjour mes anges, nous dit-elle, si j’ose vous appeler ainsi. N’étiez-vous pas des angelots dans le spectacle ?

— C’est exact, réponds-je. Vous avez fait bon voyage ?

— Oui, je vais vous offrir une tasse de thé, et vous restez pour le dîner, je ferai des spaghettis alla carbonara. Monsieur Cyril les aime bien.

— Merci beaucoup.

Nous nous asseyons pour boire le thé. Je demande à la logeuse :

— Vous êtes, comment dire, très tolérante. Accepter ma présence chez vous. Vous devinez comment s’est passé le weekend.

— Je suis vieille maintenant, mais j’ai aussi été jeune. J’ai eu une vie intime. Je suis lesbienne et je vous comprends très bien.

Je suis surpris par sa confidence.

— Vous, lesbienne ?

— Oui, c’était bien difficile de le dire à l’époque. Je suis allée trouver mon amie de toujours.

— Elle va bien ?

— Non, elle est atteinte de la maladie d’Alzheimer, elle ne me reconnaît plus.

Je ne sais que répondre, nous restons silencieux de longues minutes. La dame reprend la conversation :

— Je ne veux pas vous ennuyer plus longtemps avec mes histoires. Vous êtes jeunes, profitez de la vie. Julien, sachez que vous pouvez revenir quand vous voulez si c’est plus pratique que chez vos parents.

— Merci Madame.

— Plus de Madame, je m’appelle Madeleine et nous nous tutoyons dorénavant.

Je me lève et lui fait la bise, Cyril également.

Nous remontons, Cyril joue de nouveau un morceau de violon. C’est ensuite le dîner. Vers 21 heures, je prends congé et je sors sur le perron de la maison avec mon ami. Nous nous embrassons longuement et je le quitte. Un long trajet en bus m’attend encore.

J'arrive chez moi, tout le monde dort déjà. J'enlève mon jeans et me couche sur mon lit, etc. Je vous laisse imaginer la suite.