Au bloc, le bleu!

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Numéro 112

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 112
Date de parution originale: Mai 2001

Date de publication/archivage: 2013-11-27

Auteur: Thierry
Titre: Au bloc, le bleu!
Rubrique: Service des urgences!

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Trois mois d’armée comme ça, j'en souhaiterais à tous ces jeunes branleurs si le service militaire n'allait disparaître. Je n'ai jamais autant joui que pendant ma période de classes. Ça ne m'a pas empêché de gagner mes sardines de maréchal-des-logis et ma fourragère. Je crois que ça me stimulait. Les potes savaient ce qui se passait, mais comme j'étais de loin le plus baraqué, je n’ai jamais eu de problèmes. Il faut savoir se faire respecter, même quand on est pédé!

Hubert, il savait exactement comment me manipuler. Moi, je savais ce qu’il aimait. On était faits pour s'entendre. Au bout de la première semaine, nous n'avions plus beaucoup de secrets intimes à nous apprendre. Il était dominateur. Moi, j'aimais être dominé. C'est pour ça que je me suis bien plu à l'armée. Mais c'est surtout au bloc infirmerie que je me suis éclaté, généralement entre dix heures du soir et minuit.

Le salaud, le nombre de fois que j’ai dû ramper à ses pieds, sur le carreau froid. Il aimait me piétiner, oh, pas méchamment, ça l’excitait. Moi aussi, quand il m'écrasait joues et nez de la semelle de ses rangers. Après, je les léchais, en chienne soumise. Son grand plaisir, c'était d’essayer de m'en enfoncer le bout dans le cul en me coinçant la tête contre le mur. Ce qu’il adorait, après, c’était que je lui lèche le trou du cul. Hubert ne se faisait pas enfiler, c'était lui le macho, mais j'avais le droit, le devoir même de lui écarter et de lui assouplir la rondelle à Ia langue. Pas de problème: c'était nickel! On n’était pas du tout scato, lui et moi. Il s'asseyait sur mon visage, et il fallait que je lèche comme un clébard assoiffé. Pendant ce temps, il me traitait en paroles comme la dernière des sous-merdes. J'avais le jus qui m'échauffait les couilles. Hubert me branlait, me tirait méchamment sur les couilles. Il aimait jouer avec mon appareil génital à pincer, à tordre, à décalotter d'un coup, mais il ne me suçait pas. Moi, oui! Il me prenait par le crâne, des deux mains, et il se masturbait dans ma bouche grande ouverte. Des fois, il éjaculait dedans, des fois, dans mon cul (c'était en 1980!). Je me rappellerai toujours de l’odeur d’éther du bloc, de la clarté orange des lampadaires au travers des hautes fenêtres aux verres dépolis pendant qu'il me défonçait le cul en m'insultant, des fois en me faisant bouffer ses chaussettes qui ne sentaient pas la rose.

Des fois, la jeep de la PM passait lentement. S'ils avaient vu le spectacle du chef-infirmier, à quatre pattes, en train de m'élargir l'arrière-train en grognant comme un porc... Hubert n’embrassait pas non plus. C'était plus du refoulement que par goût. C'était un militaire, même infirmier. Mais il m'a enculé dans toutes les positions, même la brouette! Il mesurait sa force en me tenant empalé sur sa bite, debout, tout contre un mur. Moi, j'avais les pieds qui ne touchaient pas terre. Je sentais son haleine tout contre ma bouche pendant qu'il me murmurait des ordures. Sacré Hubert!

Thierry, 41 ans