Au camp scout (1): La révélation


Au camp scout (1): La révélation
Texte paru le 2000-10-25 par Jean-Luc   
Ce récit a été publié sur Gai-Éros avec l'autorisation de l'auteur

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Il y a quelques années (j'avais 18 ans), j'ai été sollicité pour accompagner le camp scout de mon village ; ma fonction : assurer l'intendance (le ravitaillement du camp). N'étant pas scout moi-même, je ne vois de quelle utilité serait ma fonction. Après un premier rendez-vous avec les responsables, j'acceptais sans trop de convictions, mais pour les jeunes, j'acceptais la fonction, et je me préparais à cette tâche avec entrain malgré tout.

Quelques jours avant le départ, je fus convoqué par le responsable qui habitait le village à côté pour mettre au point les derniers préparatifs avant le départ. Je fus reçu par un jeune homme charmant.

— Jérôme, 25 ans, me dit-il. Et vous ?

— Je m'appelle Jean-Luc, bientôt dix-huit ans.

— Je suis le responsable du camp et autant vous le dire tout de suite, assez exigeant.

— Je ferai de mon mieux, mais n'oubliez pas, c'est un service que je rends... Je ne suis pas scout moi-même.

Ses parents présents, me rassurèrent aussitôt :

— Notre fils est inquiet car c'est le premier camp placé sous son entière responsabilité et de plus, il est soucieux de nature.

— Ne vous inquiétez pas, je ferai tout pour lui faciliter la tâche.

Jérôme eut un petit sourire et me dit :

— Vous verrez, nous deviendrons des amis.

— Je le souhaite...

Son sourire me posait problème... Cela me tracassait un peu, mais j'oubliais très vite cette impression et rentrais à la maison préparer mon départ pour le lendemain de bonne heure.

Je partis le matin très tôt, vers 4h du matin, avec deux chefs de patrouille (Philippe et Marc) pour installer le camp des jeunes qui devaient arriver le surlendemain vers 17h. Nous arrivâmes tard dans la soirée, nous montâmes notre tente et nous nous endormîmes rapidement, la journée avait été longue et harassante pour tous.

Le jour suivant, nous installâmes toutes les tentes des différents groupes et prîmes un repos bien mérité. Entre temps, je fis la connaissance du propriétaire des lieux pour résoudre les questions d'intendance. Le soir même, le car transportant le groupe arriva et chacun se répartit dans les différents campements, ceux-ci étaient éloignés les uns des autres d'environ cinquante mètres pour laisser une certaine indépendance à chacun.

Mon logement personnel se trouvait dans la grande tente de l'intendance, je croyais que j'y séjournerai seul, mais...

Le soir à l'extinction des feux, le grand responsable, Jérôme, celui qui m'avait convoqué avant le départ pour une dernière mise au point, m'annonça qu'il logerait avec moi. J'étais à la fois heureux et inquiet car je ne connaissait pas ce gars, malgré qu'il me semblait sympa.

Après une veillée autour d'un feu de camp, tout le monde au lit et extinction des feux à 22h. Je me rends dans ma tente, et Jérôme, c'est le responsable, me suis aussitôt. J'étale mon sac de couchage, prêt à me mettre au lit :

— Avant de se coucher, me dit-il à voix basse, moi je me couche toujours à poil, cela te dérange-t-il ?

— Pas le moins du monde car moi aussi je dors toujours à poil, alors si vous n'y voyez pas d'inconvénient, c'est OK ?

— Je te demanderai de me tutoyer car je te connais depuis longtemps, c'est pour cela que je tenais à dormir en ta compagnie.

J'avoue que j'étais sur le cul, car je ne me souvenais pas de lui particulièrement, bref, on se met tous les deux au pieu. Au bout d'une heure, Jérôme me dit :

— Tu dors ?

— Non et toi ?

— Moi non plus.

— Pourrais-tu me dire où tu m'as rencontré puisque tu dis que tu me connais. Je n'ai pas l'impression de t'avoir déjà vu avant ce soir. Mais rassure-toi, je suis là pour t'aider.

S'établit alors un silence qui commençait à me peser.

— Tu te rappelles, me dit-il, il y a deux semaines dans le parc floral, près de la fontaine, nous nous sommes rencontrés. C'était un endroit de drague où je n'avais fait que passer.

— Oui, je me rappelle. Tu y étais ?

— Oui, en effet, je t'ai même demandé si tu avais l'intention de rester.

— Exact ! Je me le rappelle. Où veux-tu en venir, lui dis-je ?

— As-tu déjà eu une relation avec un mec ? Excuse-moi, Jean-Luc si je suis direct avec toi, mais j'ai besoin de savoir, réponds-moi franchement, tout restera secret entre nous.

— Oui, une fois, mais j'ai été très déçu, le mec était vraiment nul. Seul mon cul l'intéressait et moi je désirais autre chose, j'étais indécis. Je suis reparti déçu et n'y suis plus retourné, sauf le soir où tu m'as vu.

— Jean-Luc, nous allons passer trois semaines ensemble toutes les nuits dans cette tente. Je désire, si tu me le permets, aller plus loin sans te choquer, acceptes-tu ?

— Tu me prends au dépourvu, comme ça vlan ! Je ne sais que dire et pourtant j'en ai vraiment envie et je crois que je peux te faire confiance...

— Je serai doux et j'ai très envie de t'embrasser, que décides-tu ?

— Oui, c'est d'accord, tu sais, je n'ai pas beaucoup d'expérience en la matière.

Après un silence que je sentais angoissant pour Jérôme, je lui demandai de parfaire mon éducation sexuelle dans la nuit pour la première fois. Ce qu'il accepta aussitôt, tu penses bien !

La tente est dans la nuit, il me demanda de quitter mon sac de couchage et de venir dans le sien, ce que je fis avec une joie contenue. Je me glisse près de lui, le contact de son corps me transporte d'aise, je bande aussitôt. Ses mains se font baladeuses, elles caressent mon corps, j'en frissonne. Je crois que j'ai peur que l'on nous surprenne, il me rassure, un scout respecte toujours le chef dans sa vie privée, et là nous étions dans la vie privée. Je suis rassuré, je me détends, tout est tellement nouveau ce soir. Je vais peut-être vivre enfin ce que j'attendais depuis longtemps : faire l'amour avec un mec en chair et en os !

Jérôme a été d'une douceur infinie, sans jamais me brusquer. Ses mains se promenèrent sur mon corps consentant, il excita mes tétons, ce qui me fit un effet extraordinaire. Il guida ma main vers sa verge, elle était de taille impressionnante : 22 cm par 6. Quand j'y songe, je n'avais jamais vu un engin aussi gros et aussi doux au toucher. C'était la première fois... J'étais sans voix, je n'osais pas la prendre en bouche et pourtant j'en crevais d'envie. Je dis à Jérôme :

— C'est la première fois, je peux ?

Jérôme me regarda et me dit :

— Tu peux.

Je pris dans mes mains cet objet de plaisir et ne résistai pas au plaisir de la sucer, j'étais gauche, ne sachant comment m'y prendre. Jérôme me guida. Après m'être appliqué sur sa verge, je lui dis :

— Apprends-moi l'amour, je veux tout connaître dès ce soir.

Jérôme me répondit :

— Nous avons tout le temps, sois patient, ce soir, nous allons nous aimer comme des amants savent le faire... en prenant son temps.

Demain, c'est encore un jour ! Il me caressait partout, m'embrassait même les pieds. Il était devenu fou amoureux de moi, je ne savais où donner de la tête. Il couvrit mon corps comme celui d'une femme.

— Laisse-moi faire, me disait-il, demain nous inverserons les rôles...

La nuit fût courte, mais combien exaltante ! Nous nous aimions à perdre haleine comme de jeunes chiots qui découvrent ce qui les entourent. Je ne croyais pas qu'aimer un mec ainsi pouvait nous conduire au ciel...

À suivre...