Au temps béni des colonies (02)


Au temps béni des colonies (02)
Texte paru le 2018-01-07 par Ludovic06   Drapeau-fr.svg
Publié par l'auteur sur l'archive wiki de Gai-Éros.

MM.jpg

Cet auteur vous présente 8 texte(s) et/ou série(s) sur Gai-Éros.

Ce texte a été lu 11816 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)

(ne fonctionne qu'avec les auteurs qui sont des usagers validés sur l'archive)

© Tous droits réservés. Ludovic06.


Ainsi que je l’ai écris plus haut, la boutique du coiffeur se trouvait sur le trajet menant du lycée à mon domicile et je ne manquais pas, chaque fois que je passais devant, de regarder si le salon était ouvert ou si la pancarte « fermé » était en place. Dans ce dernier cas j’en connaissais la raison et je ne manquais pas de faire un petit tour dans le jardin et de jeter un coup d’œil par la petite fenêtre. La plupart du temps, j’assistais au spectacle que j’avais vu la toute première fois et qui portait mon excitation à son paroxysme et me « préparait » à mes ébats avec Évariste. Un jour pourtant les choses se passèrent de manière différente… Ayant repéré le fameux écriteau et après avoir vérifié que personne ne me voyait, je me glissai à travers la haie et me dirigeai vers mon lieu habituel d’observation. Une fois installé sur la caisse, je m’approchai de la fenêtre et le spectacle qui s’offrit à mes yeux me stupéfia. Mon coiffeur était bien là dans sa position favorite avec la queue d’un grand noir qui entrait et sortait de ses fesses mais, ils n’étaient pas seuls. Un troisième larron, également à genoux, offrait une bite d’une longueur phénoménale à la bouche du coiffeur qui la suçait avec frénésie… Le spectacle était fascinant et pour en profiter un peu plus je perdis de ma prudence. Déjà en équilibre instable sur ma caisse de bouteilles, je faillis me casser la figure et me rattrapai de justesse au montant de la fenêtre. En entendant le bruit, le noir qui se faisait sucer releva la tête et me vit. Il se leva immédiatement, ouvrit la porte arrière et me rattrapa par un bras alors que j’essayais de m’enfuir.

Sans dire un mot il me traîna dans l’arrière boutique et referma la porte derrière lui. J’étais piégé ! À ce moment, celui qui sodomisait le coiffeur se retourna et je le reconnus, c’était le cousin d’Évariste ! Bien entendu il me reconnut aussi et, en souriant, il s’adressa en wolof à celui qui me tenait toujours le bras. Ce dernier lui répondit, toujours en wolof et se mit aussi à rigoler. Mais ce que mes deux lascars ignoraient, c’est que vivant depuis presque dix ans au Sénégal, je comprenais assez bien cette langue locale. L’échange avait été sans équivoque, le cousin d’Évariste avait à peu près dit « Tu peux y aller, je l’ai déjà enculé » auquel l’autre avait répondu « Bon, on va bien voir ». J’étais fixé. Mon « geôlier » posa alors sa main sur mon épaule, me força à me mettre à genoux et me présenta sa queue qui était toujours aussi raide. Je posai mon cartable par terre et, saisissant l’engin à deux mains, je l’enfilai dans ma bouche. Il entrait tout juste en diamètre mais certainement pas en longueur. Sans plus me poser de questions, je me mis à sucer avec application ce magnifique engin. Au bout de quelques minutes, le noir sortit sa queue de ma bouche, me releva et me dit, en français :

— Enlève ton short et remets-toi à genoux.

J’obéis immédiatement et, me doutant bien de ce qui allait suivre, me débarrassai aussi de mon slip. Le noir me retourna, s’accroupit derrière moi et ses mains commencèrent à me caresser les fesses puis il les écarta et je l’entendis cracher sur mon petit trou. Il commença ensuite à m’introduire un doigt, puis deux puis enfin trois. Il me massa ainsi pendant quelques instants, élargissant l’ouverture. Puis je sentis que son gland avait remplacé ses doigts et qu’il était en train de m’introduire son membre. Résolu à faciliter au mieux la pénétration je bombai mon derrière au maximum. Cependant, malgré ces précautions, je ressentis une légère brûlure, néanmoins très supportable, lorsque le gland força mon sphincter. Mon enculeur sembla alors reprendre son élan puis, d’une lente poussée continue, il m’enfonça la totalité de sa queue. Je ne ressentis cette fois ci aucune douleur mais j’avais le sentiment d’être totalement rempli… Puis commencèrent les mouvements de va-et-vient et il me semblait qu’à chaque coup, la queue s’enfonçait un peu plus dans mon trou mais je n’allais pas m’en plaindre… À côté de nous, le cousin d’Évariste avait repris ses activités dans les fesses du coiffeur et, au bout de quelques instants, nos deux enculeurs jouirent à quelques secondes d’intervalle… Ils se mirent debout tous les deux et remontèrent leur short puis, sans autre forme de procès, ils sortirent par la porte arrière en rigolant et en échangeant des réflexions salaces en wolof…

Un peu gênés tout de même, le coiffeur et moi nous relevâmes à notre tour et nous nous rhabillâmes. Alors que je m’apprêtai à sortir par derrière, le coiffeur me dit :

— Non, passe par devant, puis il ajouta : Je crois que nous avons tout intérêt, et toi, et moi, à garder cette histoire pour nous, ne crois-tu pas ?

C’était une évidence, je me voyais mal en train d’aller raconter à d’autres personnes et, pire, à mes parents, que nous nous étions fait sodomiser de concert par des noirs… Je rentrai à la maison le plus vite possible mais ce soir là, Évariste n’eut pas droit à ma visite. Je continuais par la suite à me faire régulièrement couper les cheveux par le même coiffeur mais nous n’évoquâmes plus cette expérience vécue en commun. Enfin je le pensais…


Puis vinrent les grandes vacances… Traditionnellement, comme beaucoup de « coloniaux », mes parents et moi passions tous les ans, six ou sept semaines en Métropole. Le voyage, par bateau à l’époque, était une véritable expédition. Le matin du départ, une camionnette venait chercher malles et valises que ma mère et Alimatou avaient mis des jours à préparer pour les transporter directement au quai. En même temps, mon père amenait notre grosse voiture familiale pour qu’elle soit également embarquée. Puis, en début d’après-midi, un taxi nous emmenait vers le bateau à bord duquel nous montions vers 16h, flanqués seulement des quelques valises nécessaires pour la traversée. Le départ de la maison était en lui-même une espèce de cérémonie car, tout notre personnel était présent pour nous souhaiter un bon voyage et un bon séjour. Un peu en retrait, Évariste était bien sûr là et je ne pus m’empêcher de penser que pendant près de deux mois, je n’aurais pas le plaisir d’être pris par lui et de sentir sa queue en moi…

Ne lésinant pas sur les moyens, mon père réservait toujours des cabines de première classe. Les paquebots de la compagnie Paquet n’étaient pas aussi grands que ceux qui effectuaient la traversée de l’Atlantique mais leurs aménagements étaient néanmoins dignes d’un hôtel quatre étoiles (de l’époque). Le voyage durait quatre ou cinq jours suivant que nous faisions escale à Casablanca ou non. Mes parents disposaient d’une véritable suite très luxueuse et moi, d’une cabine plus petite, mais très confortable, située juste à côté. Il n’y avait cependant pas de porte de communication intérieure alors qu’il y en avait une avec la cabine suivant la mienne. J’allais très rapidement me rendre compte du côté pratique de cette disposition…

Une fois installé dans ma cabine, je rejoignis mes parents et nous allâmes sur le pont promenade pour assister à l’appareillage, spectacle toujours grandiose, avant de nous installer au salon des premières en attendant le dîner. Le barman vint prendre les commandes et lorsque mon regard croisa le sien, je crus discerner l’ombre d’un clin d’œil mais je n’y prêtai pas vraiment attention. Une fois le dîner terminé, toujours somptueux sur les bateaux de la compagnie Paquet, nous regagnâmes le salon. Mes parents connaissaient à peu près toutes les personnes présentes à bord, commerçants, fonctionnaires, militaires, etc., et les conversations étaient générales mais peu intéressantes pour moi. De plus, mes parents étaient des joueurs de cartes invétérés et les soirées se terminaient immanquablement par des parties de bridge ou de poker.

Lorsque nous fûmes de nouveau installés dans le salon, le barman vint prendre les commandes et, lorsque nos regards se croisèrent, il me lança un clin d’œil très appuyé et là, il n’y avait aucun doute qu’il m’était destiné… Ce petit incident me mit la puce à l’oreille. Je m’étais fait à l’idée que, loin de mon cher Évariste, ces vacances ne m’amèneraient pas grand-chose sur le plan sexuel, mais il y avait peut-être une possibilité à exploiter et je décidai d’en avoir le cœur net. J’avais remarqué que le barman sortait régulièrement du salon pour aller prendre les commandes et servir les passagers installés sur le pont promenade, endroit certainement plus adapté à une rencontre. Je me penchai vers ma mère et lui demandai si je pouvais sortir un peu. Consciente que les conversations d’adultes ne m’intéressaient pas trop elle me donna bien sûr son accord. Je quittai le salon et, pendant quelques instants, j’arpentai le pont puis, me dirigeant vers un endroit peu éclairé, je m’appuyai au bastingage. Cela ne rata pas, une ou deux minutes plus tard, le barman, son plateau à la main, était près de moi et me salua :

— Bonsoir, la nuit est belle n’est-ce pas ?

Je ne pus qu’opiner puis il changea de registre :

— Tu ne t’ennuies pas trop à bord ?

L’amorce était lancée…

— Un peu, lui répondis-je…

À ce moment je sentis une main se poser sur mes fesses et le barman me dit :

— Si tu veux, on peut s’amuser ensemble ?

— Oui, pourquoi pas, lui répondis-je et, pour confirmer mon accord je donnais un petit coup de bassin vers l’arrière.

La main du barman me pétrissait les fesses et ça me plaisait beaucoup mais même dans le coin sombre où nous étions, on risquait de nous voir. Je me retournai vers lui et lui dis :

— Pas ici, c’est trop dangereux.

— Tu as raison, répondit-il en cessant ses massages. Quel est le numéro de ta cabine, je te rejoindrai mon service terminé, je m’appelle Jean-Paul.

Je le lui soufflai rapidement et il me quitta avec une dernière recommandation :

— Laisse ton verrou de coursive ouvert.

J’acquiesçai et il disparut dans la nuit. J’attendis quelques minutes pour calmer mon excitation et je rejoignis mes parents au salon. Ils étaient déjà à leur table de jeu et, après les avoir embrassés, je rejoignis ma cabine. Une fois seul, je me déshabillai et fis ma toilette. Je n’enfilai que ma veste de pyjama, à tout hasard et, comme Jean-Paul me l’avait demandé, je déverrouillai la porte extérieure de ma cabine. Il ne me restait plus qu’à attendre… Aimant beaucoup, aussi… la lecture, je m’étais muni d’un certain nombre de livres empruntés à la bibliothèque du bord et me plongeai dans l’un d’entre eux. Assez rapidement le sommeil me gagna, je fermai mon bouquin, éteignis la lumière et m’endormis presque immédiatement.

Je fus réveillé par une sensation étrange… et je me rendis compte que Jean-Paul, il ne pouvait s’agir que de lui, était fort occupé à me sucer la bite ! Il faut dire que, bien que l’ensemble de mon corps ne fût pas trop viril, j’étais doté d’une queue de taille assez conséquente… Par ailleurs, si j’avais déjà sucé quelques bites, personne ne m’avait encore rendu la politesse mais je ne trouvais pas ça désagréable du tout, bien au contraire... Sentant venir ma jouissance, je voulus relever la tête de Jean-Paul mais il n’arrêta sa fellation que pour me souffler :

— Vas-y, c’est bon.

Puis il reprit son occupation. Ne pouvant plus me retenir, je déchargeais dans sa bouche. Il avala tout puis me dit :

— À toi maintenant.

Et, se relevant, il me présenta sa queue… Je me rendis alors compte qu’il avait enlevé son pantalon et son slip et je lui fis remarquer que c’était peut-être un peu risqué avec mes parents à côté. Il mit un doigt sur sa bouche, puis il fouilla dans une poche de son pantalon déposé sur un fauteuil et en sortit une clé avec laquelle il ouvrit la porte donnant sur la cabine suivante. Je compris tout de suite, il disposait d’un passe lui permettant d’ouvrir toutes les portes. En cas d’alerte, il n’avait qu’à passer dans la cabine d’à coté, heureusement inoccupée et sortir par la porte de la coursive. Revenu vers moi il me présenta sa bite, bien que moins imposante que celles de mes précédents partenaires noirs, elle était tout de même de taille respectable et, surtout, très longue… Sans plus me poser de question je la pris en bouche et me mis à la sucer avec enthousiasme. Puis, Jean-Paul me demanda :

— Veux-tu que je te prenne ?

Le terme m’était alors inconnu et j’avouais mon incompréhension. Il réitéra mais d’une manière plus directe :

— T’es-tu déjà fait enculer ?

Ne sachant pas trop que dire, je me contentais de hocher la tête en guise d’assentiment. L’interrogatoire continua :

— Plusieurs fois ?

Je finis par lui avouer ma relation avec Évariste mais ne mentionnai ni le cousin, ni « l’intermède » chez le coiffeur. Ma réponse sembla le rasséréner et il me demanda de me mettre à genoux sur ma couchette. Se positionnant derrière moi, Il m’écarta les fesses et, oh, surprise, ce ne sont pas ses doigts, mais sa langue, qui s’occupa de mon petit trou. Il me fouilla ainsi pendant quelques instants, en humidifiant bien la rosette. Décidément, pensai-je, c’est la nuit des découvertes… Il me fit ensuite mettre à plat-ventre sur la couchette, disposa un oreiller sous mon bassin et vint se coucher sur moi… Je sentis sa main positionner sa queue entre mes fesses, puis, d’une seule poussée, il l’enfonça. Sa main passa ensuite sous mon corps pour se saisir de ma propre bite et, ainsi positionné, il entama ses va-et-vient. C’était la première fois que je me faisais prendre à plat-ventre et dans un lit et ça me plaisait beaucoup. Ma jouissance arriva bien avant celle de Jean-Paul qui continua à me limer pendant quelques minutes encore avant de se répandre dans mes entrailles. Il resta encore quelques minutes couché sur moi, sa queue toujours profondément enfoncé entre mes fesses, en me donnant des petits baisers dans le cou. Je n’ai jamais aimé les baisers entre hommes mais je ne trouvai pas ça désagréable du tout. Jean-Paul finit par se relever, il enfila son slip et son pantalon et, après une tape sur mes fesses nues, il me souffla :

— À demain.

Et il passa dans la cabine mitoyenne et verrouilla la porte de communication derrière lui. Une fois seul, je me remémorai les instants de plaisir que je venais de connaître et me fis la réflexion que, pour la première fois, j’avais sucé et j’avais été sodomisé par une queue blanche… Et ce ne devait pas être la dernière…

Les nuits qui suivirent furent toutes aussi chaudes. À part une fois où Jean-Paul ne put se libérer de son service, j’eus droit à de belles séances de baise au cours desquelles j’appris à chaque fois beaucoup de nouvelles choses. C’est ainsi que Jean-Paul m’initia au 69, qu’il me fit prendre de multiples positions, assis, empalé sur lui, couché sur le dos et pénétré par devant, comme une fille, etc. Mais j’étais bon élève et j’apprenais vite. Mes parents qui rentraient toujours tard de leurs parties de cartes et, de plus, assez « alcoolisés »… me fichaient une paix royale. Bref, ce fut une traversée de rêve dont j’ai gardé un souvenir privilégié.

Mais tout à une fin et nous débarquâmes à Bordeaux par une belle matinée de juillet. En franchissant la passerelle, j’eus le plaisir de voir Jean-Paul qui, appuyé au bastingage, était venu comme la plus grande partie de l’équipage, saluer les passagers dont il avait si bien « pris soin » pendant le voyage. Le plus clair de la journée fut dédié au déchargement des bagages, de la voiture, etc. Puis nous prîmes la route vers Mirande d’où ma mère était originaire et où se trouvait une grande partie de sa famille. C’était sans conteste la partie la plus ennuyeuse de nos vacances, en ce qui me concerne tout au moins. En effet, les deux semaines que nous passions là étaient surtout dévolues à des visites familiales sans fin. Il fallait voir tout le monde et ressasser les mêmes banalités sur notre vie « aux colonies ». De plus, les garçons de mon âge dont mes cousins, étaient pour la plupart en colonies de vacances… Bref, je m’emmerdais ! Et j’attendais avec impatience la seconde partie des vacances qui, je l’espérais, serait plus amusante.

Ce repos forcé me permit aussi de faire un peu le point sur les événements que j’avais vécus ces derniers mois. Il m’était devenu évident que je n’étais intéressé que par les hommes mais au-delà de tout engagement sentimental. Assez paradoxalement d’ailleurs, je considérais mes aventures sexuelles plutôt comme un passe-temps agréable, tout comme d’autres garçons de mon âge s’adonnaient au baby-foot ou à la pratique d’un sport quelconque. J’avais appris à aimer la sodomie et j’en redemandais. Je voulais rencontrer de multiples partenaires et me faire prendre par eux, directement, sans bla-bla et sans vouloir, d’une quelconque manière, m’attacher sentimentalement. J’aimais aussi beaucoup vivre mes aventures dans des lieux insolites et j’étais prêt à toutes nouvelles expériences. Bref j’étais devenu un « addict » du sexe et, finalement, cette façon de voir les choses me convenait tout à fait. Je résolus de profiter au maximum des occasions qui pourraient se présenter dans le futur, de les rechercher, voire de les provoquer. C’est aussi à cette période je crois, que je pris l’habitude de noter dans un petit carnet, en termes compris de moi seul et soigneusement caché de mes parents, toutes mes aventures avec le plus de détails possible.

Sans ces carnets, car ils sont trois maintenant, que je possède toujours, j’aurais été bien en peine de rédiger ces textes.



Asuivre.png