Audaces

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Numéro 54

Texte d'archive:


Archivé de: Gay Relations – Numéro 54
Date de parution originale: c. 2004

Date de publication/archivage: 2018-01-17

Auteur: Alain
Titre: Audaces
Rubrique:

Note: Le magazine Gay Relations ayant disparu, nous vous présentons alors sur l'archive des textes y ayant paru au fil des ans, à titre d'archive, le but premier de l'archive étant que la littérature homo-érotique se préserve au fil du temps. Si vous êtes l'auteur de ce texte, ou si vous détenez des droits légaux sur ce texte, veuillez communiquer avec nous sans délais.

Ce texte a été lu 4841 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


Je suis homo mais discret sur le sujet. Je ne suis pas un dragueur forcené et lorsque j'ai un partenaire, j’aime partager avec lui une vraie vie de couple. Depuis quelques temps pourtant, je fréquente Eddy, une jeune brute au tempérament d'animal. Avec lui je me suis découvert des audaces amoureuses dont je ne me serais jamais cru capable.

Cela a commencé dès notre rencontre, dans un resto où je vais parfois manger. Eddy était assis à une table face à moi. Il me fixait droit dans les yeux et j'ai vite compris que je lui plaisais, mais il me faisait un peu peur. En fait il me tentait, mais je m'efforçais de penser à mon copain pour chasser les mauvaises pensées qui me venaient à l'esprit. Finalement, Eddy est venu à ma table comme si je l'avais invité. Il me draguait ouvertement et sous la table, sa jambe s'est collée contre la mienne. Il était tellement sûr de lui que je n'ai pas eu la force de le repousser. Et quand sa main s'est posée sur mon genou avant de remonter jusqu'à mon sexe, je me suis contenté de fermer les cuisses, ce qui a eu pour conséquence d'emprisonner ses doigts entre elles. J'étais horriblement mal à l'aise, car il y avait beaucoup de monde autour de nous. Lui continuait à me parler comme si tout était normal. Finalement il a retiré sa main, s'est levé et s'est dirigé vers les toilettes. “Viens me rejoindre,” a-t-il dit simplement. Ma tête bourdonnait. J'avais envie de fuir pour retrouver mon copain et lui raconter le culot incroyable de ce dragueur hors du commun. Mais j'étais incapable de m'en aller.

Finalement, comme un automate, je suis allé rejoindre Eddy. Il m'attendait en faisant mine de se laver les mains, certain que je ne tarderais pas. Il me poussa par l'épaule à l'intérieur de l'une des cabines avant de refermer la porte derrière nous. Là, il me plaqua au mur, son ventre collé au mien. Sa bouche se ventousa à la mienne. Ses lèvres me forcèrent à lui donner ma langue. Je ne savais plus ce que je faisais. Je m'abandonnais totalement. Ses doigts libérèrent mon sexe, puis il m'exhiba le sien. Il était monté comme un Dieu, une bite superbe. Lorsqu'il m'appuya sur les épaules, je ne protestai pas et me laissai glisser à ses genoux. Savait-il à quel point j'aime sucer un homme ? Ou avait-il simplement envie d'une petite pipe ?

Toujours est-il que je fis de mon mieux pour le satisfaire. Je pompais, je branlais, je léchais. Eddy grognait suffisamment fort pour qu'on l'entende de l'extérieur. Si quelqu'un, de l'autre côté de la porte, avait fait une remarque, je crois que je serais mort de honte. Fort heureusement, je pus lui faire du bien en toute tranquillité, jusqu'à ce qu'il m'asperge la bouche. Je crus un instant qu'il allait me laisser partir maintenant qu'il avait les couilles vides, mais je me trompais. Il me releva par les épaules et me roula un baiser qui me chavira une nouvelle fois. Puis il me fit délicieusement l'amour.

Nous avions rendez-vous pour le lendemain. Jusqu'à la dernière minute, je me suis juré de ne pas y aller, mais à l'heure dite, je me suis précipité pour le rejoindre. Le bar où il m’attendait était un établissement spécialisé gay, lieu que je ne fréquente habituellement jamais. Eddy était avec un autre mec, jeune lui aussi et très beau. J’ai eu une crise de jalousie. Alors pour montrer qu'Eddy était à moi, j'ai eu l'audace de me coller amoureusement contre lui. Il a commencé à m'embrasser. C'était la première foi que je faisais ça en public. Puis il m'a dit d'aller l'attendre aux toilettes.

Les chiottes servaient de baisodrome comme j'ai pu m'en rendre compte, on entendait gémir et grogner derrière presque toutes les portes. Il est arrivé, il était toujours avec le jeune mec. Ça voulait dire qu'on allait baiser à trois. Ça non plus je ne l'avais jamais fait, mais c'était très tentant. On était serré comme des sardines dans les chiottes. Eddy nous a fait agenouiller et on l'a pompé à deux, l'un s'occupant de ses grosses couilles tandis que l'autre lubrifiait la hampe avec ses lèvres. Puis il a voulu baiser. Il avait le choix entre deux culs. Il a choisi le mien. J'étais flatté. En plus, sur l'ordre de mon bel amant, le mec m'a sucé la queue. Que pouvais-je demander de plus ? J'ai pris un pied fantastique. Mon cul jouissait, ma queue giclait, je gueulais plus fort que tous les autres et dans les chiottes, on n'entendait que moi. Après, on a essayé toutes les formules que permet la baise à trois. On est resté dans les cabinets plus d'une heure. En sortant j'étais vanné. Quand je suis rentré, mon copain s'est douté de quelque chose il m'a fait une scène (d'habitude c'est plutôt moi). J'ai failli l'envoyer chier tant Eddy m'avait tourné la tête.

Les jours suivants, Eddy m'a baisé dans toutes sortes d'endroits. Il m'a même invité à une partouze. Nous étions au moins vingt mecs, de toutes les origines. Au début je n'étais pas à mon aise alors qu'Eddy évoluait comme un poisson dans l'eau. Il s'était réservé le mec le plus mignon et le tripotait sans se gêner. J'avais envie de fuir, mais un black est venu me tourner autour. Jamais je n'avais eu de noir avant lui, aussi je me suis lové contre lui, ventre à ventre, bouche à bouche. Assez connement, je croyais qu'il aurait une bite d'âne. En fait il était très normalement monté, à peine un peu plus que la moyenne. J'ai sucé son chibre et j'ai adoré ça.

Pendant ce temps, un type est venu derrière moi et il a commencé à me caresser la raie. Comme je ne pouvais pas me retourner, je ne savais pas qui c'était, mais cela avait-il vraiment de l’importance ? L'essentiel était qu'il en ait une belle et qu'il me fasse agréablement le cul, ce qui fut exactement le cas. Cette partouze fut une telle réussite que maintenant c'est moi qui pousse Eddy à en trouver de nouvelles.

Je suis moins romantique qu'avant, et plus vicieux. En fait, je ne pense plus qu'à ça. Quand je repense à ma vie d'avant, elle me semble bien fade. J'ai largué mon ancien copain, car grâce à Eddy, j'ai découvert une manière beaucoup plus sexy et intense de vivre mon homosexualité.

Alain, 29 ans.