Avec César, l'étudiant et maître de Herman


Avec César, l'étudiant et maître de Herman
Texte paru le 2012-03-31 par Jeandeni   Drapeau-qc.svg
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  • Vol. 4, no. 1
  • Date : Mars-Avril 1997
  • Rubrique : Les aventuriers de l'interactif
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Ce texte est la suite d'un récit interactif. Si vous n'arrivez pas de ce texte, veuillez lire Y'a-t-il un voyeur à la fenêtre? en premier lieu.



Il m’arrive parfois de tellement croire à ce que j’imagine que je reste complètement dérouté lorsque je réalise qu’il n’en est rien. À peu près comme en ce moment. J’ai beau inspecter les alentours de la maison, je me cogne à l’irréfutable réalité; je suis seul. Pas l’ombre d’un voyeur. J’ai espéré mettre la main au collet de Narcisse que j’ai follement imaginé venir se magasiner des petites sensations pas chères dans les rayons de mon intimité.

Nenni, il n’est pas le macro que je pensais.

J’éteins ma lampe de poche, la nuit est étoilée, je pourrais peut-être terminer ma petite extase extra sensorielle, ici, en pleine nature...

Tiens! Comme c’est curieux, j’entends quelqu’un qui siffle. Si je ne m’abuse, on m’interpèle. On dirait que les sifflements proviennent de la grange abandonnée. C’est possible car entre les planches pourries, il me semble entrevoir des reflets de lumière qui vacillent...

Prudemment, j’entre. La place est vaste, çà et là trament des vieux meubles boiteux, des coffres éventrés, de vieilles tentures pendent aux poutres vermoulues. Deux anciens fanals sont allumés, un est par terre et l’autre est sur un vieux baril de clous. Dans une mise en scène parfaite, sur une boîte de bois qui lui sert de podium, César, digne, impérial, fier comme un seigneur, se tient debout.

La vision est saisissante, outre sa beauté qu’il porte comme un flambeau, il n’a sur le dos qu’une longue cape noire et aux pieds des bottes Doc Marten hautes et lacées jusqu’à mi-jambe. Je suis complètement troublé, d’abord par cet accoutrement si singulier, mais aussi par la splendeur de son corps tout récemment devenu celui d’un homme. Ses pectoraux puissants et finement accentués par un duvet sombre attirent mon regard et me bouleversent sur-le-champ. Si ce n’était que ça, son ventre magnifique et ferme suit impercertiblement les mouvements de sa respiration et au pied de celui-ci se dresse dans une demi-érection, une queue splendide, longue et affriolante. Une queue si magestueuse que le désir de lécher son gland au large rebord me tente et m’attire irrésistiblement.

Comme s’il avait entendu mes pensées, César tourne sa tête de bête racée, me toise froidement. Ses deux poings sur les hanches se déplient, glissent sur son ventre et s’emparent voluptueusement de son organe et ses dépendances. Il agite malicieusement son sexe et me regarde pernicieusement droit dans les yeux... Je sens clairement son invitation et je convole vers l’objet de mon excitation.

Mon jeune prince lubrique me tend sa queue qui déjà prend des proportions chevalines. Les lèvres avides, je considère cette queue belle comme une sculpture de marbre et ses couilles lourdes et impressionnantes. Je ne désire plus qu’une chose, posséder cette queue, la faire jouir, lui faire propulser son nectar de jeunesse sur mon corps afin de me souiller de ce divin lait de Jouvence.

Autrement dit, je le suce comme un damné et je me masturbe comme un déchaîné. Plaisir vif. Tous mes sens sont aux abois. Frénétiquement, je dévore son sexe qui, je le sens va rendre les armes, je me pare à cet assaut et redouble les mouvements de mon poignet. La débâcle arrive soudaine et dévastatrice. De longues coulées de sperme se répandent sur mon visage et sur mon corps. J’en fais autant, mes giclées, une à une, vont s'échoir dans la paille sèche et défraîchie.

À peine venu, César saute de son piédestal dans un bond très cinéma, très super héros. Sa cape virevolte sur sa nudité scandaleuse. Il se dirige vers un coin sombre, j’entends quelques cliquetis. César passe devant moi, derrière lui au bout d’une corde, Herman le suit...

Sans dire un mot ils se fondent dans la nuit.

Sur le parvis de la grange, je m’adosse à un chambranle de porte et je me dis que l’enseignement a bien changé. Les élèves ne respectent plus leurs maîtres et ne savent même plus dire merci.


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