Avec Narcisse, son voisin


Avec Narcisse, son voisin
Texte paru le 2012-03-31 par Jeandeni   Drapeau-qc.svg
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  • Vol. 4, no. 1
  • Date : Mars-Avril 1997
  • Rubrique : Les aventuriers de l'interactif
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Ce texte est la suite d'un récit interactif. Si vous n'arrivez pas de ce texte, veuillez lire Y'a-t-il un voyeur à la fenêtre? en premier lieu.



Éclairé par le faisceau de lumière que diffusent les lampes, par ma fenêtre de salle de bain, je reste planté, debout, dans l’incertitude. J’ai sûrement trop d’imagination et mon chien confond les lièvres et les humains. Je vais rentrer bien sagement et terminer cette agréable séance d’auto-érotisme qui a été si inutilement interrompue. Mais auparavant, je vais jeter un petit coup d’oeil derrière ce bosquet qui semble frémir énormément pour ce qu’il y a de vent.

Ma torche électrique foudroie d’une lumière crue le dit bosquet. Et devinez ce qui en sort, penaud et déglingué? Mon voisin Narcisse.

— C’est moé, monsieur Richard, faut pas avoir peur ce n’est que moé.

— Narcisse! Que fais-tu là?

J’ai posé cette question sur un ton grave, pour la forme, car toutes explications étaient déjà inutiles. Narcisse, debout dans le feuillage, n’avait pas eu le temps de rattacher ni sa chemise ni son pantalon qu’il retenait d’une main et de l’autre tentait tant bien que mal de dissimuler une érection accablante.

— J’étais à la recherche de Brunette, ma vache qui s’est sauvée, pis j’ai vu de la lumière dans la chambre de bain, j'voulais pas regarder mais ça été plus fort que moé.

Quand je vous ai vu tout nu, la queue bandée, ça m'a fait tout’ drôle en dedans. Je me suis senti tout’ excité, pi je me suis mis à bander, moé aussi. C’est vrai que dans mon cas, ça m’en prend pas beaucoup. Mais je vous jure que ça fait la première fois que c’est un gars qui provoque ça. Écoutez, oublions ça, faites comme si vous m'aviez pas vu. Demain, vous viendrez chercher des oeufs pi du lait, j’vas vous faire un petit cadeau.

Tout poigné dans ses bretelles, son zipper et sa ceinture, Narcisse tente de bâcler l’affaire à la ni-vu-ni-connu. Je ne l’entends pas de cette façon. Il ne s’en tirera pas comme ça, parce qu’il m’excite avec ses airs d’enfant pris à jouer avec son zizi. Et puis, pardonnez-moi d’être aussi calculateur, mais Narcisse m’en doit une. Je me fais tout doux, tout miel.

— Mais Narcisse, tu ne vas pas partir comme ça, t’es même pas débandé, tu n’es pas venu?

— Ben, oui. Mais moi, c’est toujours deux fois plutôt qu’une.

— Il y a peut-être moyen que je te règle ça pour la seconde fois, es-tu partant?

— Comme les scouts, chef.

— T’es-tu déjà fait sucer?

— Oui, par Brunette quand elle était jeune...

— Franchement, Narcisse! Y’a pas quelqu’un qui a déposé ses lèvres chaudes sur ta splendide queue?

— Non, monsieur Richard, ma femme ça lui lève le coeur...

— Bon, oublie tout ça mon beau Narcisse et goûte cette délicieuse sensation qu’est la fellation.

C’est qu’il m’excite, le Narcisse, il me rend avide de sexe. Il en va de même pour lui, c’est certain, il ne cesse de haleter, ses jambes flageolent et sa queue frétille telle une carpe remontant les rapides. Avec un désir qui ressemble à de la gourmandise, je lèche son gland, Narcisse gémit sur-le-champ. Quel bel organe il a le Narcisse. J’ouvre grand ma bouche pour lui faire la grande passe, lui engloutir la... mais, ce n’est pas possible, il est déjà en train d’éjaculer!

— Excusez-moé, monsieur Richard, c’était ben trop bon...

J’essuie d’une main son sperme chaud sur mes lèvres, dans mon cou et sur mon torse. J’ai dans la bouche un goût lointain de persil.

— C’est fin ça, Narcisse! J’imagine que mon chien est mort maintenant?

— Pantoute! Si je peux dire, je commence juste à avoir des mauvaises pensées.

À ma grande surprise Narcisse me relève des ses bras puissants et se penche à son tour. Lentement d’abord, il approche sa bouche de ma queue puis, avec une fougue étonnante se met à astiquer l’argenterie. Quelle adresse pour un novice! Tant et si bien que ma sève depuis trop longtemps retenue éclate dans sa bouche qui ne craint pas de la recevoir et qui s’en délecte plutôt goulûment. Bien sûr, Narcisse m’a accompagné pour une troisième éjaculation consécutive. Il s’est masturbé vitement tout en gardant ma queue bien enfoncée au fond de sa bouche. De nouveau, il a arrosé mon gazon. Trois fois de file...

— Quatre, Monsieur Richard. Je suis venu deux fois quand je vous regardais par le châssis...

— T’es un sacré lapin, Narcisse!

— Wouais! Mais c’est pas tout’ ça, il faut que j’aille chercher Brunette ast'heure. Oubliez pas de venir chercher vos oeufs demain, on pourrait aller les ramasser ensemble dans le poulailler, me dit-il, en me tapant un clin d’oeil.


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