Aventures de jeunesse (03)


Aventures de jeunesse (03)
Texte paru le 2018-03-09 par ‎Julien Nancy   Drapeau-fr.svg
Publié par l'auteur sur l'archive wiki de Gai-Éros.

MM.jpg

Cet auteur vous présente 62 texte(s) et/ou série(s) sur Gai-Éros.

Ce texte a été lu 10554 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)

(ne fonctionne qu'avec les auteurs qui sont des usagers validés sur l'archive)

© Tous droits réservés. ‎Julien Nancy.


Template-Books.pngSérie : Aventures de jeunesse

Cela va sans dire que William peuplait à présent tous mes fantasmes, mais j’éprouvais un irrésistible besoin d’aller plus loin. À présent, je ne téléchargeais pratiquement plus que des films gays et je me délectais de ces jeunes mecs qui se roulaient des pelles, qui se pompaient la queue et qui s’emmanchaient sans vergogne.

Je n’étais pas encore très sûr de vouloir pratiquer la sodomie, mais ce dont j’étais sûr, c’est que j’avais une cruelle envie de sentir une bite dans ma bouche. Mais je me voyais mal proposer cela à William. Une fois encore, avait-il envie, lui aussi, d’aller plus loin ? Je ne voulais surtout pas que notre belle amitié fût gâchée par un malentendu entre nous.

Désormais, chaque soir, je pratiquais le même rituel : assis à mon bureau devant un film de bites, comme je les appelais, je m’astiquais la colonne, jambes écartées, et j’éjaculais sur une serviette de toilette posée par terre entre mes jambes.

Ensuite, je me couchais et m’imaginais avec William en train de revivre les mêmes scènes. Alors que ma queue était à peine sèche du sperme que je venais de balancer, je me masturbais alors une deuxième fois, la plupart du temps avec une capote. J’adorais le contact du latex sur mon sexe. J’y trouvais aussi l’avantage de ne pas en mettre partout.

Nous nous retrouvions presque tous les mercredis après-midi, soit chez moi, soit chez William et nous nous branlions ensemble à chaque fois. Les masturbations mutuelles étaient devenues systématiques. Assis, debout ou encore allongés l’un à côté de l’autre, nous nous faisions jouir parfois trois ou quatre fois dans l’après-midi. La branle à deux était bel et bien devenue notre passe-temps favori. Parfois nous regardions un film de bites, que William semblait apprécier autant que moi. Nous devisions sur la taille des organes des jeunes acteurs, sur les positions, sur l’abondance de leurs éjaculations, etc.

Ce mercredi là, alors que William venait d’arriver et que nous étions déjà complètement nus, debout dans ma chambre en train de nous traire réciproquement la queue, William me demanda :

— Tu t’es déjà fait sucer ?

— Non, et toi ?

— Non plus.

— Ça doit être bon, ajouta-t-il.

— Oui, à en juger par la tête des gars qui font ça, répondis-je.

— À ton avis, qu’est-ce qui est le meilleur, sucer ou se faire sucer ?

— Je crois que les deux doivent être agréables.

J’avais des frissons qui me parcouraient l’ensemble du corps. Je compris où William voulait en venir. Le moment était venu d’expérimenter autre chose que les branlettes.

— Tu veux que je te suce ? demandai-je à William.

En guise de réponse, il posa ses mains sur mes épaules et appuya dessus pour me faire m’agenouiller. Je me retrouvai alors à quelques centimètres de son pénis, fièrement érigé. D’un mouvement de bassin, William poussa sa bite vers ma bouche. Je déposai alors un petit baiser sur son gland, puis quelques petits coups de langue. Il bascula alors sa tête en arrière en soupirant.

Ce premier contact d’une bite sur ma langue fut pour moi une révélation : je sus immédiatement que j’aimais ça. Je pris délicatement la queue de William dans une main, ses couilles dans l’autre, et trouvai tout de suite les mouvements naturels qui convenaient. Une parfaite synchronisation, en quelque sorte, entre les mouvements de mes lèvres et les allées et venues de ma main sur sa hampe, qui lui tirait la peau pour bien dégager son gland. Sans oublier les petites pressions de côté dont je gratifiais ses testicules.

Si William s’abandonnait au plaisir de se faire sucer, moi, de mon côté, je découvrais l’immense joie de tenir une bite enserrée dans la bouche. À un moment donné, William me prit le visage entre ses mains et m’invita à remonter. De nouveau face à face avec lui, nos bouches furent inconsciemment attirées l’une vers l’autre comme des aimants. Lorsque je posai mes lèvres sur les siennes, il ouvrit la bouche et me lécha le museau. C’était doux et très excitant à la fois. Je desserrai alors les lèvres pour inviter sa langue à entrer en moi. Elle vint à la rencontre de la mienne. C’était mon premier baiser profond et c’était avec William. Nos langues se mirent à tournoyer ensemble tandis que nos salives se mélangeaient. Nos mains retournèrent s’occuper de nos queues et William quitta ma bouche pour venir lécher mes tétons. Il descendit ensuite vers mon chibre et l’avala comme s’il avait fait ça toute sa vie. C’était pourtant la première fellation qu’il faisait. Et la première qu’on me le faisait. Je n’oublierai jamais ce moment où ses lèvres se sont refermées sur mon pénis et où ses mains se sont posées sur mes fesses. Nous venions de franchir une étape dans notre connaissance mutuelle. Ce qu’il faisait avec sa langue autour de ma bite me faisait un bien fou. J’étais comme électrisé. Je regardais ma queue entrer et sortir de sa bouche et lui, accroupi devant moi, se branlait en me suçant. Quelle vue magnifique j’avais sur sa bite, complètement raide, et sur son gland qui disparaissait et réapparaissait de sa main au même rythme que ses succions sur le mien.

— Je vais bientôt jouir, lui dis-je.

Il se remit debout face à moi. Nos mains reprirent la masturbation mutuelle par laquelle nous avions commencé et nos bouches se collèrent à nouveau l’une à l’autre. Je voulais jouir en sentant la langue de William contre la mienne et je suis sûr que c’est aussi ce qu’il voulait. Lorsque je sentis la montée de mon orgasme, je me dégageai juste pour dire :

— Je vais jouir.

Puis je replongeai ma langue dans la cavité chaude et accueillante juste avant de me vider sur son ventre. Avec sa main libre, William me retint pour ne pas que je tombe tellement les secousses de ma jouissance furent violentes. Il ne tarda pas non plus à décharger dans ma main et sur moi en s’agrippant à mon cou pendant qu’il était parcouru d’une dizaine de spasmes de plaisir.

Nous restâmes ensuite un petit moment collés l’un à l’autre, ventre contre ventre. Nos spermes se mélangeaient et coulaient sur nos organes qui perdaient un peu de leur vigueur.

— C’était super, fit William.

— Oui, c’était génial.

Que pouvait-on dire d’autre ?

J’aurais tellement aimé plus loin avec William : faire un soixante-neuf, prendre son sperme en bouche. Mais je me dis qu’il fallait peut-être laisser le temps au temps, ne pas brusquer les choses. En l’espace d’un mois, nous avions largement dépassé le statut de bons copains : masturbation à plusieurs, puis masturbation mutuelle, baisers, suce. Le reste allait suivre, j’en étais certain. Ce dont je suis sûr aussi, c’est que j’avais eu l’impression que nous n’en étions plus à nos petites séances de touche-pipi, mais que cet après-midi là, nous avions vraiment fait l’amour.

Je n’oublierai jamais cet après-midi là.