Aventures de jeunesse (08)


Aventures de jeunesse (08)
Texte paru le 2018-04-03 par ‎Julien Nancy   Drapeau-fr.svg
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Template-Books.pngSérie : Aventures de jeunesse

Les grandes vacances étaient arrivées. Enfin, presque. Car mes résultats en anglais firent que mes parents m’inscrirent à un séjour en Angleterre organisé par le lycée. Il n’était pas question que je passe en première avec le niveau que j’avais. Le séjour devait durer trois semaines et le départ était fixé au 21 juillet. Auparavant, nous devions venir au lycée trois après-midi par semaine pour des cours intensifs de préparation.

Je me présentai le jour du début de ces cours un peu en avance. Le lycée semblait complètement désert. Puis, au fur et à mesure où l’heure approchait, un petit groupe se formait. Nous étions une petite vingtaine. Une dizaine de garçons et autant de filles de toutes les classes. Je ne connaissais pas grand monde, ou alors juste de vue. Je fus finalement content de voir Bertrand arriver. Nous ne serions que tous les deux de notre classe. Je ne le fréquentais pas beaucoup, mais le fait de se retrouver isolés dans un groupe d’inconnus nous rapprocha. Et puis, finalement, il était plutôt mignon, les cheveux blonds et mi-longs, un peu efféminé et, a priori, gay.

À la fin du premier cours, la prof nous fit venir :

— Comme je vous l’ai dit, vous allez retrouver à Lincoln d’autres jeunes provenant d’autres lycées. Vous serez logés par deux dans vos familles d’accueil. Comme vous êtes de la même classe, j’avais pensé vous installer dans la même famille. Vous seriez dans la même chambre. Mais c'est une grande chambre avec deux grands lits. Vous serez bien. Vous y voyez un inconvénient ?

Bertrand et moi échangeâmes un regard et de concert, nous répondîmes qu’il n’y avait aucun souci.

— Très bien. En attendant, j’aimerais que vous profitiez des trois semaines qui viennent pour améliorer votre accent et votre vocabulaire.

Elle chercha des papiers dans son sac et nous tendit à chacun une liasse de feuilles :

— Vous allez travailler cette scène de Mac Beth. C’est la scène où le médecin et la dame de compagnie sont au chevet de Lady Mac Beth. Enfin, peu importe, l’essentiel est que vous me travailliez votre anglais.

La prof étant partie, on s’est regardé avec Bertrand et on a éclaté de rire.

— Tu veux qu’on bosse ça demain, comme on n’a pas cours ? me demanda Bertrand.

— OK, pas de souci, tu veux venir chez moi ?

Nous avions donc convenu de nous retrouver le lendemain en début d’après-midi. Lorsque Bertrand sonna à la porte, je me précipitai et le fis entrer. Il était vêtu d’un bermuda bariolé très près du corps et d’un T-shirt blanc. Nous avons passé l’après-midi à travailler la scène et à faire plus ample connaissance. Il était très sympa, plutôt causant et à force de le regarder dans son bermuda moulant, je le trouvais carrément craquant. Rien ne se passa cet après-midi, mais lorsqu’il prit congé, je courus dans ma chambre pour me masturber en pensant à lui.

Deux jours plus tard, nous devions nous retrouver chez lui. Ses parents travaillant, et étant fils unique, il avait leur grande maison pour lui tout seul. J’avais mis un polo bleu et un short moulant. Lorsqu’il vint m’accueillir, il me détailla de haut en bas :

— Ça te rajeunit ce petit short.

Lui était aussi en short, mais était torse nu. Pas un gramme de graisse, pas un poil, un vrai petit poupon.

Il m’entraîna jusqu’à la terrasse. Je fus aussitôt impressionné par la piscine qui trônait dans le jardin, entourée de haies de thuyas.

— On pourra se baigner si tu veux, me lança-t-il.

— Ce serait sympa, vu la chaleur qu’il fait, répondis-je.

— Tu veux boire quelque chose ? Bière, coca ?

— Je veux bien une bière, s’il te plait.

Bertrand revint avec deux canettes et nous trinquâmes à notre séjour en Angleterre.

— Et à Shakespeare, ajouta Bertrand en riant.

Nous étions assis dans l’herbe au bord de la piscine et Bertrand n’arrêtait pas de me regarder. Tout en écartant un peu les jambes, comme pour m’inviter à porter mon regard sur son sexe, il me dit :

— Tu veux qu’on pique une petite tête dans l’eau ?

En disant cela, il ôta son short et se retrouva en maillot.

— Je veux bien, mais je n’ai pas amené de maillot, répondis-je.

— Je te prêterais bien un des miens, mais à mon avis, ça ne va pas t’aller.

Bertrand était en effet plutôt fin et je pense que j’aurais eu l’air ridicule en enfilant un de ses slips de bain.

— Mais tu peux te baigner à poil, ajouta-t-il.

— Ça me gêne, répondis-je.

— Qu’est-ce qui te gêne ?

— Ben que je sois à poil, et toi en maillot.

— Si c’est que ça, voilà.

Et il baissa son slip de bain qu’il envoya valdinguer quelques mètres plus loin. Son sexe, au repos, était déjà de belle taille et rasé. Puis, avant que je puisse détailler son anatomie, il sauta dans l’eau.

— Bon, tu attends quoi ? me demanda-t-il.

Je me désapai donc aussi et tandis que je commençais à sentir venir un début d’érection, je m’empressai de le jeter à l’eau pour cacher tout signe extérieur d’excitation. La piscine était assez grande et j’observais Bertrand faire quelques longueurs. Je pouvais voir sa belle paire de petites fesses clapoter au rythme de ses brasses. Cet exquis spectacle me mit dans un état d’érection complète. En le regardant, je restai adossé à la bordure, l’eau jusqu’au torse.

Bertrand, qui était décidément un bon nageur, entreprit ensuite de faire une longueur en dos crawlé. C’est là que je pus me rendre compte que je n’étais pas le seul à bander. On aurait dit l’aileron d’un requin qui traversait le bassin. Puis il plongea la tête dans l’eau et, nageant sous la surface, s’approcha pour jaillir à cinquante centimètres de moi en s’ébrouant.

— C’est l’eau qui te fait bander ? me demanda-t-il.

— Oui, sans doute, fis-je timidement.

— Moi aussi, quand je suis à poil dans l’eau, je bande. Faut pas que ça nous gêne, c’est naturel, non ?

— Oui, fis-je en sentant que ma queue était encore en train de se durcir. On est tous faits pareil.

— Je me suis toujours demandé pourquoi il fallait se cacher, fit Bertrand en se hissant sur les dalles du bord de la piscine. C’est vrai, non ? Pourquoi on peut montrer ses pieds, ses mains, son torse, mais pas ses fesses ou son sexe ?

— Tu as raison, fis-je en me hissant à ses côtés.

Nous étions là, tous les deux, nus, les pieds dans l’eau et la bite dressée, à discuter des convenances liées à la nudité.

— C’est comme se masturber, ajouta-t-il. On appelle ça plaisir solitaire. Pourquoi est-ce que ce plaisir devrait être solitaire alors que des tas d’autres plaisirs ne le sont pas ?

— Parce que c’est intime, j’imagine, répondis-je.

— Oui, mais regarde, quand tu manges avec quelqu’un, tu fais aussi quelque chose d’intime. Tu te nourris, tu introduis des aliments dans ta bouche. Tu prends ton pied en quelque sorte. Mais le faire à plusieurs, c’est accepté socialement. Moi je pense que tout ça est lié à notre éducation et à notre époque très normative. J’ai vu sur Internet que dans certaines civilisations, il était convenable de se branler en public et même de pratiquer la masturbation à plusieurs.

— Tu es un vrai philosophe.

Bertrand se mit à rire.

— Tu as peut-être raison, fis-je.

La discussion que nous avions entretenait sans aucun doute nos érections. Bertrand porta la main à sa bite et en tira la peau pour dégager son gland. Je le regardais et il le voyait, bien sûr. Il fit alors remonter la peau puis la redescendit d’un coup sec. Il refit ce petit manège deux ou trois fois. Je l’imitai alors. Nous nous regardâmes et échangeâmes un sourire. Je fermai les yeux, j’empoignai alors ma queue et je commençai à me masturber à côté de Bertrand. J’étais grave excité. Lorsque je rouvris les yeux, il était lui aussi en pleine branle, les yeux rivés sur mes organes. Je me masturbai de la main droite et lui de sa main gauche tandis que nos mains libres se cramponnaient l’une l’autre.

— Elle est pas belle, la vie ? fit Bertrand.

— Que si, répondis-je.

— C’est pas sympa de se branler avec un pote ?

— C’est très sympa, ajoutai-je.

Sans doute pensait-il qu’il venait de me faire vivre une grande première. S’il savait…

— Tu te masturbes souvent ? lui demandai-je.

— Chaque fois que j’en ai envie.

— Et tu en as souvent envie ?

— Oui, répondit-il en riant, tout le temps.

— Et tu te branles souvent avec des potes ?

— Quand l’occasion de se présente.

— Et elle se présente souvent ?

— Oui, c’est ça qui est super, me fit-il. Et toi, tu te branles souvent ?

— Oui, tous les jours et même plusieurs fois par jour, avouai-je.

— Seul ou avec des potes ?

— Les deux, répondis-je.

Nous continuâmes ainsi à nous branler l’un à côté de l’autre en silence. Au bout d’un moment, Bertrand me lança :

— On s’attend, hein ? Tu en es où ?

— Ça va pas tarder, répondis-je, et toi ?

— Moi aussi.

Bertrand se mit à grimacer en ouvrant la bouche.

— Je sens que ça vient, me fit-il.

— Moi aussi, répondis-je en sentant les picotements annonciateurs dans ma queue.

Lorsque je vis Bertrand ralentir un peu et diriger sa bite bien à la verticale vers son ventre, je compris qu’il allait juter. Il se cambra, bascula la tête en arrière, se mit à gémir et fut secoué par une série de tremblements. Je vis alors sa queue expulser une belle quantité de sperme qui atterrit au niveau de son nombril.

À mon tour, j’éjaculai sur mon ventre en accompagnant chaque giclée d’un petit soupir de jouissance tandis que Bertrand m’observait jouir en souriant.

— Ça fait du bien, hein ? me lança-t-il.

— Oui, c’est quand même bon de se branler.

— C'est bien qu'on puisse le faire ensemble, ajouta-t-il. Comme on sera dans la même chambre pendant 3 semaines chez nos hôtes, autant être à l'aise avec ça.

J’avais l’impression qu’il n’y avait rien de sexuel dans cette séance de branle à deux que l’on venait de s’offrir. Pour Bertrand, ce type de pratique avait l’air aussi naturel que de prendre une bière ensemble. Il me tendit une serviette pour que je m’essuie et fit ensuite de même. Puis, nous retournâmes dans l’eau pour profiter de ce bel après-midi d’été. Nous avons aussi un peu travaillé notre anglais, histoire de montrer à la prof qu’on faisait des efforts pour progresser.

Avant de partir, nous papotâmes un petit peu :

— Tu as déjà baisé une fille, toi ? me demanda-t-il.

— Non et toi ?

— Oui.

— Ah ouais ? fis-je d’un ton étonné.

— Ça a l’air de te surprendre.

— Euh, non… pas du tout, marmonnai-je.

— Tu me croyais homo ? Allez, avoue.

— Ben…

— Je suis bi, si tu veux tout savoir. Je baise des filles et je baise des mecs.

— OK, fis-je.

— Tu as déjà baisé un mec ? ajouta-t-il.

— Tu veux dire, est-ce que j’ai déjà enculé un mec ?

— Oui.

— Ben non.

— OK.

— Et toi, tu te fais enculer ? lui demandai-je.

— Oui, ça m’arrive.

— Avec Nathan ? Vous êtes ensemble, non ?

— Ah, je vois que tu es au courant, me fit-il. On ne peut pas dire qu’on est ensemble. On s’amuse de temps en temps, vois-tu, c’est tout. Mais chacun reste libre de ce qu’il veut faire avec sa bite ou son cul.

— Cool.

On s’est séparé sur cette discussion en prenant- date pour le lendemain pour continuer à bosser notre scène de Mac Beth.