Backroom privée

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Numéro 15

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 15
Date de parution originale: Août 1987

Date de publication/archivage: 2018-08-03

Auteur: Charles
Titre: Backroom privée
Rubrique: Les cuirs

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Ce texte a été lu 4785 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


J’adore faire la fête ; je ne rate jamais une occasion de m’amuser. Quand je ne suis pas en boîte, j’aime recevoir des amis chez moi. Habituellement, j’invite des amis hétéros et homos ; tout le monde s’amuse et repart au petit matin, plus ou moins ivre. Mais récemment, la party s’est terminée autrement que je ne l’avais prévu.

Pour la première fois, j’avais eu l’idée de faire une soirée costumée. Je n’avais invité que des copains gays et tous devaient venir en cuir. Pour jouer le jeu à fond, j’avais même transformé mon appartement en « bar cuir ». Des toiles noires cachaient les meubles, un bar de fortune avait été dressé, seuls les fauteuils de cuir noir n’avaient pas été transformés ; l’éclairage discret, la musique disco, tout y était. J’avais invité trois copains, ce qui fait qu’avec le mien, nous étions cinq, tous harnachés de cuir des pieds à la tête. Tout se passait bien, nous carburions au champagne, seule boisson. Après le dîner, nous en étions déjà à la septième bouteille, c’est vous dire combien nous étions joyeux et détendus.

La transpiration collait Guy aux coussins de cuir noir.

L’alcool et la chaleur d’été aidant, nous avions tous très chaud. Guy, un des trois invités, se mit à l’aise et ne garda qu’un jock-strap en cuir. Il n’était pas mal foutu du tout. Sa poitrine et ses jambes velues, son paquet bien rempli, ses fesses bien moulées excitèrent le reste de l’assemblée, moi compris. Guy alla s’allonger sur le lit, visible à l’autre bout du studio, et ironiquement baptisé « backroom ». Alain, mon copain, l’a rejoint et s’est mis à le caresser ; l’autre s’est laissé faire. J’étais assis sur le canapé entre les deux autres qui regardaient amusés le spectacle qu’offraient Guy et Alain, maintenant bien occupés. Didier, à ma droite, me demanda si je n’étais pas jaloux. Je lui ai répondu que non et que j’étais prêt à faire la même chose. Il regarda Bruno, à ma gauche, en lui faisant un clin d’œil, l’invitant à s’occuper de moi. Les deux sur le lit étaient déjà à poil, occupés à se sucer. Quant à nous trois, on échangeait des baisers pendant que l’un déshabillait l’autre. Didier, grand et mince, assez poilu, s’est allongé sur le canapé ; Bruno lui a englouti immédiatement la queue. Moi, je m’étais mis à cheval à hauteur de sa tête et je lui frottais mes couilles sur le nez. Il a ouvert grand la bouche pour me les gober, sa langue les chatouillait. Je me suis penché en avant pour rejoindre Bruno qui suçait toujours la queue de Didier ; nos langues se frôlaient tout en léchant le braquemart ; je m’occupais du gland pendant qu’il s’occupait des couilles. Didier était hyper-excité par notre assaut. Des gémissements s’échappaient de partout dans le studio. Alain était en train de bouffer le cul de Guy qui se tortillait en râlant.

Maintenant Bruno frottait ses couilles et sa raie sur la bite de Didier, moi j’en faisais de même sur sa bouche. Pendant ce temps, on se roulait une pelle en se faisant les seins. Didier manifesta l’envie de se relever. La transpiration le collait aux coussins. J’ai pris sa place. C’est vraiment le pied d’avoir deux mecs sur soi, qui se tripotent en vous tripotant. De l’autre côté, Alain se faisait enculer par Guy ; à quatre pattes, il se branlait, la bouche grande ouverte. D’un commun accord, nous avions décidé de les rejoindre sur le lit, cela serait plus confortable et la situation encore plus chaude. J’ai enfourné ma queue dans la bouche d’Alain. Didier glissa entre leurs jambes pour le sucer ; quant à Bruno, il butinait de ma bouche à celle de Guy en nous faisant les seins, et en frottant sa queue contre les nôtres.

C’est Guy qui a joui le premier en couvrant tous nos râles et la disco par un grand cri. Dès qu’il s’est retiré, c’est Bruno qui a pris sa place. Alain, toujours le cul en l’air, n’attendait que cela. Ensuite, c’est Guy qui a fait jouir Didier en lui faisant une pipe. Sa jouissance ne fit que décupler son acharnement sur la bite d’Alain qui déchargea peu de temps après. Je voyais sur le visage de Bruno qu’il était sur le point de prendre son pied ; cette image, plus les succions d’Alain, me firent jouir en même temps que lui.

Après cette partouze de première, nous n’étions plus que cinq corps brûlants et moites, épuisés, collés les uns aux autres sur ce lit qui n’avait jamais reçu autant de monde et de foutre à la fois. Nous gardons tous un bon souvenir de cette soirée improvisée et nous savons que la prochaine fois, peut-être, nous pourrons nous payer un bon moment, encore mieux que dans la backroom d’une vraie boîte.

Charles, 35 ans.