Baiseur première année

Drapeau-fr.svg Gay Relations

GR43.jpg


Numéro 43

Texte d'archive:


Archivé de: Gay Relations – Numéro 43
Date de parution originale: c. 2003

Date de publication/archivage: 2018-01-10

Auteur: Charles-Henry
Titre: Baiseur première année
Rubrique:

Note: Le magazine Gay Relations ayant disparu, nous vous présentons alors sur l'archive des textes y ayant paru au fil des ans, à titre d'archive, le but premier de l'archive étant que la littérature homo-érotique se préserve au fil du temps. Si vous êtes l'auteur de ce texte, ou si vous détenez des droits légaux sur ce texte, veuillez communiquer avec nous sans délais.

Ce texte a été lu 8378 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


Je m’éclate bien, merci ! Depuis que j’ai commencé mes cours en fac de médecine, j’ai eu l’occasion de me donner bien du plaisir. Pas plus tard que samedi dernier, j’ai fait l’amour une fois dans des toilettes, une autre fois dans une voiture et une troisième fois, dans une rue déserte. Tout ça avec le même mec... sauf la dernière. Une soirée de dingue !

Bon, je vais vous raconter dans l’ordre. Je m’étais rendue à une « Nuit médecine », après une dure semaine de boulot. Nous étions entre carabins, tous plus frappa-dingues les uns que les autres. Il faut ça pour décompresser, sinon, c’est la spécialité psychiatrie découverte de l’intérieur qui nous guette. J’étais arrivé avec un pote, mais nous nous sommes vite perdues de vue, chacun en chasse de notre côté. Lui, il cherchait la minette, car il a très mauvais goût en matière d’amour. Moi, je voulais du mâle, et j’avais eu la main heureuse : un super beau gosse dansait sur la piste, en tortillant divinement son petit cul musclé. Je le reluquais, en priant tous les dieux du ciel pour qu’il soit gay. Au regard brûlant qu’il m’a lancé, j’ai su que oui. Je suis allé le rejoindre sur la piste. Nos corps se sont frôlés, et même plus que ça. J’ai su que c’était dans la poche, surtout lorsque Frédéric m’a offert un verre. Il était en troisième année, ce qui n’a aucun intérêt, mais ce qui compte, c’est qu’il se montrait particulièrement entreprenant. Il a pris ma bouche devant tout le monde. Je tiquais un peu, car, à part lorsque je suis dans un bar gay, je n’aime pas trop m’exhiber. Il n’en allait pas de même avec Fred. Il me pelotait de si près que j’en avais le string tout retourné. Je sentais qu’il avait la bite ultra raide, car il s’arrangeait pour bien la frotter, Je sentais qu’il n’en pouvait plus, et je n’étais pas mieux que lui.

Je sentais qu'il avait la bite ultra-raide.

Il m’a dit que les chiottes servaient d’annexe pour les couples. J’en avais entendu parler. Je suis allé voir. Effectivement, nous n’étions pas les seuls, et c’est ce qui m’a décidé. Dans la cabine d’à côté, un autre couple faisait l’amour, et la fille ne se privait pour gémir. Moi je suis resté discret, mais j’ai sucé mon copain, et j’ai accepté qu’il me pénètre. Fred avait un joli zob, avec deux petites couilles mignonnes comme tout. Pendant qu’il me limait, je les aie protégées dans le creux de ma main. Cette caresse lui plaisait, et il n’a pas tardé à remplir sa capote. Pour ma part, j’étais trop stressé pour jouir à fond, mais ça m’a bien plu quand même de faire l’amour dans ces conditions. Voilà pour mon premier coup de la soirée.

Je lui ai taillé un petit pompier le temps d'un feu rouge.

Le deuxième, ça s’est passé en rentrant. Il était déjà tard. Personne ne passait dans la rue déserte. Tout en conduisant, Fred prenait ma main et la portait sans cesse sur sa queue, pour me faire savoir qu’il bandait à nouveau. Pour montrer que ça ne me faisait pas peur, je lui ai taillé un petit pompier le temps d’un feu rouge. Il me caressait les cheveux et m’a dit des gros mots qui avaient valeur de compliment. S’il avait giclé, je crois que je l’aurais avalé, ce qui est rare chez moi, car j’aime pas le goût du foutre. Il n’a pas envoyé la sauce. On a continué notre route. J’avais hâte de me retrouver au lit avec lui, pour baiser tranquille. Mais nous n’en étions pas encore là. Quand il s’est garé, il m’a enfilé sa main entre les cuisses, pour me branler. C’était de la provoc, et ça a marché ! Oubliant que nous nous trouvions en pleine rue, j’ai basculé sur lui et je me suis vautré sur sa pine et remuant aussi fort que je pouvais. J’avais le diable au corps. Je me sentais plus, et j’ai poussé des cris de barge en m’envoyant en l’air. C’était déjà bien au-delà de mes habitudes amoureuses, mais ce n’était pas fini. Il y a eu un supplément inattendu, à cause d’un type de passage, qui nous a surpris en pleins ébats.

En le voyant me mater, j'ai eu une idée de vicieux : lui tailler une pipe par la fenêtre.

Il rentrait de bringue lui aussi, et il avait l’air d’en tenir une bonne. En le voyant me mater, j’ai eu une idée de vicieux : lui tailler une pipe par la fenêtre. Je le lui ai proposé sans détour, même si ce fut avec la plus grande courtoisie. J’ai d’ailleurs employé le mot de fellation, que je n’utilise pas habituellement. Le mec titubait devant la voiture. Le plus fou, c’est qu’il a semblé trouver ça normal. Faut dire qu’il était vraiment imbibé. Il a sorti sa trique. J’ai avalé et mes lèvres sont entrées en mouvement, comme sur la tige de Fred quelques minutes plus tôt. J’y ai mis la même ferveur, alors que je ne connaissais même pas ce type. Là n’était pas l’important. Je voulais le sucer de mon mieux, pour le fun, pour le sport. Il a aimé ma bouche. Je ne l’ai relâché qu’au moment de son éjaculation. Il a dit merci, et il est parti en titubant.

Fred et moi, nous sommes rentrés ensemble. Cette fois, enfin, je me suis couché. Je pensais qu’on allait encore baiser, enfin, c’est ce qui était prévu au départ, mais, sans nous le dire, nous avons préféré la tendresse et de simples caresses partagées. Cela nous a mené au sommeil, et nous avons dormi comme deux amoureux, tellement nous étions crevés.

Le lendemain, lorsque Fred m’a ramené à la fac, j’ai remarqué en montant dans la voiture qu’il y avait encore des traces de sperme séché sur la portière. J’ai préféré ne pas en parler, pour éviter les commentaires salaces de mon nouveau copain. Il m’a déposé sur le parking de la fac, loin des regards. Il m’a embrassé, et de caresse en caresse, ça s’est terminé par une petite pipe mutuelle. Lui d’abord, moi ensuite, et tous deux, nous nous sommes vidés dans la bouche de l’autre. Je ne connais pas de meilleure manière de commencer une journée.

Après, je suis allé en cours, mais ne me demandez pas de quoi ça parlait. Ça va être dur de concilier un programme baise aussi intense avec mes études, mais je me dis qu’à mon âge, y a pas de mal à se faire du bien !

Charles-Henry, 19 ans.