Beaux quartiers (04)


Beaux quartiers (04)
Texte paru le 2012-12-16 par François T.   Drapeau-fr.svg
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Template-Books.pngSérie : Beaux quartiers






De quoi, de quoi ! Je rêve là ou il est en train de me menacer de représailles ? De me faire ce que je viens de faire à Pierre-Olivier pour venger son « honneur » ! Fume, tiens ! Ils ont envie de se faire le trou de balle d'un petit beur, oui. Pour se venger de leur trouille quand ils passent dans des quartiers un peu craignos. Ils ont la bite qui les démange depuis qu'ils m'ont vu m'agiter à poil dans le salon, ils ne pensent plus qu'à m'ouvrir les miches. Mauvaise excuse mais bonne intention. Parce que me menacer d'une sodo punitive, moi qui suis en manque de chibres depuis plusieurs mois, moi qui me demande si mon trou ne va pas finir par se cicatriser à force de ne pas servir, moi qui à cause de cette pénurie, rêve dans mon lit à des enlacements torrides avec plusieurs partenaires, c'est à se taper le cul par terre de rire !

Il faut que je la joue finement. Le petit Pierre-O, je l'ai dans la peau, je ne voudrais pas le détourner de moi s'il me voit me faire emplâtrer par les deux gus. Si par contre cela a de vagues allures de viol... Hé hé... ! Il va certainement leurs en vouloir de me faire ça mais moi, pauvre victime, j'aurai droit à sa compassion. Bingo sur les deux tableaux, je me garde le Pierre-O en petit copain amoureux et m'en prends une sévère. Parce que je me doute bien que, excités comme ils sont, ça ne va pas être de tout repos. C'est moi qui tout à l'heure vais devoir passer un quart d'heure sur le trône à me rafraîchir le fion, sûr et certain !

Il y a un grand pas entre le rêve et la réalité, entre un fantasme au fond d'un lit et sa réalisation. Devenir le jouet de deux keums chauds-bouillants, tant que tu n'as pas essayé, tu peux pas savoir si tu vas tenir. Déjà qu'avec Cousin j'avais toutes les peines du monde à ne pas jouir avant lui, alors là... si ça dure deux fois plus longtemps... Brrrr... Ça me fout les pétoches mais ça m'excite grave aussi. Et à oilpé, tu ne peux pas vraiment dissimuler tes états d’âme. Un mec qui bande ça fait bander les autres, c'est communicatif, c'est comme éternuer... Nous les humains on n'a pas besoin de phéromones ni d'odeur de chienne en chasse, la vue suffit... La queue d'un mec qui raidit quand on lui dit qu'il va se faire enculer, c'est un sacré signal. Ça veut dire « Ouais, j'suis prêt, j'attends ! ». Déjà qu'ils n'avaient pas besoin de ça...

Faut pas que je foute mon plan en l'air, que j'aie l'air consentant. Je dois les faire monter en vapeur si je veux qu'ils me sautent sur le râble et me contraignent. Je saisis l'occasion quand Jean-Ed m'attrape par le biceps. Je lui claque la main.

— Ehhh ! Nique ta race. Vire tes pattes de sale raciste. Tu me touches que si je t'autorise, compris ? Et avant que tu me mettes ta quéquette dans le cul, il va se passer du temps !

Gonflé le Mohamed, il n'a pas froid aux yeux, ni à l’œil de bronze d'ailleurs, pour les provoquer comme ça. Tu joues à deux contre un, mec. Et deux qui en ont après tes fesses. Deux en position de force, ils font 15 kilos de plus et ils sont sur leur territoire, tout habillé et toi tu es nu comme un ver, tes meules et ta quincaillerie exposées à tous vents. Pffff ! Que doit-on se mettre à faire pour se faire mettre !

La réaction ne se fait pas attendre. Leur vernis de bonne éducation craque et avec un rictus mauvais, Jean-Ed lance son bras vers mes couilles et les attrape à pleine main. Ouille ! Heureusement ce n'est pas un rottweiler, c'est un toutou de salon à qui on n'a jamais appris à faire vraiment mal. Il serre juste assez pour me faire cambrer sous la douleur mais pas assez pour que ça devienne désagréable. Mes burnes bien au chaud dans sa paume il m'attrape la cuisse au niveau du genou et me déséquilibre. Je valdingue dans les bras de Philippe qui en profite pour m'immobiliser le buste. Jean-Ed me saisit aux chevilles. Je ne touche plus terre. Évidemment je gigote comme un asticot au bout d'un hameçon, il faut bien qu'ils croient que je me défends mais aussi parce que c'est vachement bon de faire jouer mes muscles et me frotter contre eux. Plus je bouge et plus ils assurent leurs prises, plus leurs mains se referment sur mes chevilles et mes poignets. Ils me portent vers la chambre de Jean-Ed et quand on en passe le seuil, je ne peux m'empêcher de penser : « Allez hop, c'est parti ! » Ce qui m'attends ne me fait plus peur, la boule dans mon ventre se transforme en désir. On est dans l'action maintenant, plus dans les cogitations. Et puis je sens bien que ce ne sont pas des vrais méchants, que je n'ai pas à craindre les coups et les sévices... juste des coups de bites même si ceux-ci risquent d'être un peu longs et un peu forts. Pffff... J'en mourrai pas et le pire risque est de prendre un pied géant.

Je suis jeté à plat ventre sur le lit et immédiatement Jean-Ed s'agenouille sur mon dos pendant que Philippe m'immobilise les jambes de son poids. Je n'ai pas vu d'où il les a sorties mais jean-Ed a maintenant deux paires de menottes dans la main. En fourrure rose. Drôles d'objets dans une chambre d'étudiant. Je ne pense pas que c'est pour ses TP à la fac. Ça sent le cadeau d'une copine un peu chaudasse qui lui a fait une gâterie, enchaîné, pour son petit Noël. Depuis qu'elles ont vu ça dans un film, les bourgettes s'imaginent que c'est le comble de l'érotisme chez leurs mâles. Clac ! Me voilà avec un poignet attaché à la tête de lit. J'ai un moment de panique et je me défends comme je peux quand il veut m'attacher le second poignet mais je ne peux rien faire dans la position où je suis et je me retrouve les bras en croix. Curieuse sensation que de se sentir entravé. Pas désagréable. Et même plaisante. J'y avais pensé une fois, allongé à plat ventre sur mon lit avec le cousin sur mon dos. J'avais tendu les bras et attrapé les montants et m'étais laissé baiser en essayant de ne pas bouger. Mais l'imagination c'est moins fort que la réalité et de me sentir attaché pour de vrai me procure une étrange décharge électrique.

Les deux gugus n'ont pas l'intention d'en rester là. Ils ont dû se finir la bouteille de champ' en nous attendant et peut-être se faire une petite ligne. Alors évidement ils ont la comprenette un peu embrouillée. Ils me veulent à leur merci, bien me montrer que ce sont eux les patrons. Jean-Ed m'attrape une jambe et la tire dans un coin du lit. Il défait sa ceinture et entoure ma cheville, tire fort pour atteindre le pied du lit puis va aider Philippe à attacher ma deuxième cheville. La vache ! Me voilà immobilisé, complètement écartelé, à faire le X majuscule.

— Tu vois, tu fais moins le fier maintenant. J'ai plus besoin de ton autorisation pour te toucher et te peloter où je veux...

Et pour bien me le faire comprendre il me tripote les fesses. Il insiste suffisamment pour que je devine que leur contact ne lui est pas indifférent, il en deviendrait presque caressant.

— Et je te mets ma « quéquette » comme tu dis, dans le cul si ça me chante. Alors ? Tu ne dis plus rien ?

Que pourrais-je dire ? Ma belle résolution de tout à l'heure est retombée en même temps que mon érection. L'ambiance à tourné au caca et je n'ai plus trop envie de me taper deux mecs biens montés pour mon premier bondage. Là, on n'est plus dans « une vague allure de... », on est dans de l'abus caractérisé. Ils ont oublié que ce qu'ils sont en train de me faire porte un nom et que si je porte plainte, ils peuvent se retrouver en prison. Je n'ai pas à le leur rappeler car un rugissement vient de la porte qu'ils n'avaient pas fermée dans la précipitation. Pierre-Olivier est dans l'embrasure, une serviette de bain autour de la taille, à regarder la scène avec des yeux ronds. Il cherche à comprendre et quand il comprend, il devient une vraie tigresse à qui on ôte ses petits. Faut se méfier des timides quand ils se mettent en colère ! Philippe et Jean-Ed en font les frais. P-O gueule. Il les insulte. Il fait preuve d'une telle autorité que les autres réalisent leurs actes et sont tout péteux. Ils se laissent pousser hors de la chambre sans rechigner. Pierre-Olivier claque la porte et ferme à clef. En deux pas il est à côté du lit et essaie de me détacher un pied.

— Qu'est-ce qu'il leur à pris ? Ils sont devenus fous ! Pardonne leur... Pardonne leur... Ils ne savaient plus ce qu'ils faisaient... C'est vrai que tu es si beau comme ça... À faire perdre la tête même à des hétéros...

— Pierre-Olivier ?

— Oui ?

— Ne détache pas mes jambes. Tends plus fort mes liens.

— !!?!!

— Viens t'allonger sur moi. J'ai envie que tu me fasses l'amour.

— Comme ça ? Sans que tu puisses bouger ?

— Ouais !

— Vraiment ?

— Han han, vraiment ! J'ai envie que tu me fasses tout ce qui te passes par la tête. J'ai envie que tu me caresses, que tu me chatouilles jusqu'à ce que je te supplies d'arrêter et... que tu continues. J'ai envie que tu me baises... fort... longtemps...

Pierre-Olivier semble indécis, il me regarde, allongé de tout mon long sur ce lit, écartelé, soumis, offert. Il me couvre d'un regard empli de tendresse et d'admiration.

— Allez viens, mec ! Je n'en peux plus d'attendre... Viens me prouver que tu es un vrai petit mâle, viens me faire jouir !

Mes derniers mots le décident. Il dénoue la serviette qui chute à ses pieds, s'avance nu au-dessus de moi et se couche sur mon dos. Oh, le poids de son corps sur le mien et sa peau fraîche sur ma sueur ! Son odeur de savonnette, le jeu de ses muscles contre les miens, le chatouillis de sa queue molle dans ma raie ouverte... J'ai envie de passer mes bras dans son dos pour qu'il se serre plus fort encore, j'ai envie de l'enserrer de mes jambes pour qu'il se fonde à moi, j'ai envie... mais... je ne peux pas. C'est une impression vraiment nouvelle, une sensation inconnue. Je suis objet condamné à suivre son rythme.

Pierre-O, au début, n'est pas très imaginatif. Normal, on ne s'improvise pas bourreau. Ce matin encore, il n'avait pas touché une bite et maintenant il a sous lui un garçon ligoté qui lui demande de lui faire tout ce qu'il veut. Laissons lui le temps de s'échauffer, de trouver comment de moi il peut jouer.

Il me dit combien il est heureux de rester comme ça, allongé sans bouger sur moi. Oui, moi aussi j'aime bien... Il commence par du très classique : une série de bisous sur les épaules. Agréable ! Des massages caressants. Pas mal ! Il reproduit ce que je lui ai fait tout à l'heure avec, je dois dire, un certain bonheur. L'apprenti imite l'artisan. L'élève est doué et imaginatif, il invente ses propres tours de mains. Ce long frôlement du bout de ses doigts en râteau, de la pointe de ses ongles, sur la longueur de mes flancs, je ne lui avais pas montré. Et comme il me voit frissonner, tenter de me soustraire, il recommence et affine son mouvement. Excitant ! Il a compris la règle du jeu. À lui de me faire craquer, à moi de résister. Il m'enlace comme le meilleur des amants, il plonge ses lèvres dans mon cou et ne cesse bien après que, dans mes liens, je me sois cambré. Éprouvant ! Petite fausse note, erreur de débutant : il me demande si ça va, si je supporte bien. Jamais ça, gamin, tu casses l'ambiance ! Je ne réponds pas, ne le regarde même pas. Il insiste, plante ses doigts dans mes hanches à l'endroit où je suis le plus chatouilleux, je tressaute mais ne cède pas. Dans ma raie sa queue s'éveille et commence à gonfler, l'innocent se prend au jeu.

L’appétit vient en bandant, c'est bien connu. Je ne sais pas si c'est le cerveau qui commande aux roustons ou l'inverse mais t'es vachement plus créatif pour faire des papouilles quand t'as les burnes qui te démangent et le sgeg au beau fixe. Avec son baromètre qui monte, Pierre-O devient de plus en plus entreprenant. Il descend le long de mon échine en marquant chaque vertèbre de son menton. Jusqu'où va-t-il aller ? Il couvre mes fesses de baisers, n'en oublie pas un centimètre carré, revient de la langue pour la seconde couche, s'attarde et fignole. Miam-miam ! Je découvre et apprécie, ce n'était pas le style de Cousin de me flatter le train.

Pendant la lutte pour m'attacher, mon zob débandé s'est retrouvé pendant entre mes jambes. Maintenant qu'il s'est durci, il est plaqué contre le matelas. Pas content Popaul ! Il a beau gonfler les joues, devenir rouge de colère, repousser les sœurs jumelles, rien à faire, il est bloqué, tout seul, perdu au milieu de mes cuisses écartées. Inconfort suprême, subtil supplice que d'interdire à une queue qui bande de se relever, de rejoindre la position qui lui est destinée. Pierre-O voit mon sgeg coincé, Pierre-O l'admire, il y passe un doigt léger, y pose des petits baisers, puis une langue coquine, un petit bout de langue pointu et bien humide sur toute la longueur et sur le casque luisant du guerrier. Va me faire mourir, ce con avec ses agaceries sur le méat et le frein. Et plus je me tortille et plus il insiste. Il y prend goût c'est sûr, devient affamé et lèche maintenant tout le dessous de mon zob et mes couilles remontées à grands coups de langue pire qu'un cador qui a trouvé un bon os à ronger. Il grogne de plaisir à me bouffer les couilles, à me les suçoter l'une après l'autre, à en faire le tour puis, entre ses lèvres, les aspirer et les recracher.

Des mois, des années de frustrations, de désirs inavoués ! Alors il se rattrape, il veut tout goûter, tout déguster sans craindre l'indigestion. Plus rien ne l’arrête, il est complètement désinhibé, des deux pouces il m'ouvre les fesses et plonge ses lèvres dans ma raie. Moment sublime, véritable félicité. J'oublie tout. Ma bite qui force sur le matelas, les ceintures qui scient mes chevilles, mes bras trop écartés, pour m'abandonner à la douce caresse de sa langue, à son travail hésitant sur mon anus écartelé. Il y met tout son cœur à le bouffer, à le mouiller de salive, à le percer de sa langue érigée, à s'aboucher à lui comme un sauveteur aux lèvres d'un noyé. C'est si bon, si incroyablement bon... Je jouis sans éjaculer, des étoiles plein la tête. Je ne mouille plus de la bite, je coule... une fontaine, un ruisseau... J'en débande presque à cause de trop d'excitation. Il me saisit la bite et la force à remonter entre mes jambes. Douleur de ma queue qui se rebelle, qui veut lui échapper. Récompense quand il avale mon gland, quand ses lèvres glissent sur sa peau sensible, quand ses joues l'emprisonnent. C'est de la pipe de luxe, de la suce d'apparat, du grand art inversé : le dessus granité de mon gland sur le large coussin de sa langue et mon frein dans son gosier. Têtu il s'entête à me turluter et pire qu'un bébé vorace, me biberonne jusqu'à hoqueter et presque s'étouffer. C'est pas humain de faire des choses pareilles, pitié pour mes sens bouleversés, pour les crampes dans mon ventre, pour mes épaules tétanisées.

Trop de plaisir ne tue pas le plaisir, il le retarde et l'empêche d'arriver mais mon trou de balle qui palpite en réclame un autre plus fort, plus intense. C'est maintenant, tout de suite, que je veux qu'il me prenne, qu'il m'enfonce sa bite dans le cul. Et tant pis si le gel est resté dans la chambre d'à côté, je me sens capable de l'accepter presque à sec, pire je le souhaite, je l'exige ! Je suis plus chaud qu'un brasero et ordonne qu'il y plante son tisonnier ! Je crie presque, je le supplie d'une voix altérée :

— Vas-y emmanche moi, plante moi à fond d'un seul coup... Baise-moi !

Il s'est allongé calmement sur mon dos, m'a embrassé dans le cou puis, sa joue contre la mienne, il a tâtonné du bout de son nœud pour trouver mon trou, s'est aidé de la main et m'a enfilé. Oooh, putain !!! je n'imaginais pas que cela pouvait faire aussi mal ! La douleur a éclaté dans mon cul comme un vague explose sur la grève, vraoum ! Elle enfle dans l'écume, balaie tout sur son passage, envahit mes côtes, submerge mes épaules, déferle dans tout mon corps et ne reflue qu'avec la lenteur d'une vaguelette paresseuse me laissant pantelant. Heureusement Pierre-O s'est figé après son coup de glaive. Il m'a vu sursauter et me tendre comme un damné dans les liens qui m'entravent. Rien n'a bougé, rien n'a cédé. Pas de problèmes, c'est de la bonne camelote. Acier suédois sous la fourrure pour les menottes et cuir de qualité pour les ceintures D&G. J'ai tellement contracté mes muscles sous l'assaut, tant tiré de toutes mes forces pour me dégager, que j'ai dû faire rétrécir le lit de 15 cm. Va avoir les pieds qui dépassent le Jean-Ed quand il va venir se coucher, va pas comprendre pourquoi.

Pierre-O s'inquiète en me sentant trembler de tout mon corps, en voyant des larmes perler de mes yeux serrés. Il me demande si ça va, si je veux qu'il se retire. Mais comment répondre quand on a un kilo de plumes dans la bouche. Jamais l'expression « Mordre l'oreiller » n’aura été aussi adapté. J'y ai planté les dents pour étouffer mon cri et ne peux plus desserrer les mâchoires. Pas bon l'idée de me faire prendre à la sauvage ; ce petit con m'avait tellement excité, j'étais tellement chaud d'être ligoté avec les cuisses grandes écartées que je pensais pouvoir tout supporter mais je ne suis encore qu'un apprenti et même si j'ai mon CAP (Certificat d'Aptitude à la Pénétration) j'ai pas pris l'option gang-bang, pas encore suivi les cours de fist. Piteusement, d'un hochement de tête je lui demande de se retirer. Il le fait avec beaucoup de délicatesse, comme on agit avec un grand blessé. Rapidement la douleur cesse, la brûlure s'apaise, me laissant l'anus palpitant avec une étrange sensation de vide dans le ventre. Quelques secondes de répit, de calme et de bien être et puis remonte en moi le désir que ça recommence, le besoin de sentir à nouveau sa pine. Je lui fais un sourire et un clin d’œil pour le rassurer.

— Allez hop, on continue... Mouille moi bien et ça va rentrer tout seul...

Je le sais, je le sens, j'en suis convaincu. Je sens mon anus relâché, prêt à subir une nouvelle charge et mon corps détendu. Il fait mousser une grosse goutte de salive entre ses lèvres mignonnes. Ploc, pile sur l'objectif ! Un second jet parfaitement ajusté et me voilà avec le trou trempé. Il mouille son gland à cette fontaine, l'oint de chrême en ce ciboire puis entre dans l'antre de mon ventre avec la lenteur et la majesté qui convient à ce lieu. Huumm, la longue percée de sa verge qui s'installe dans mes entrailles, qui repousse mes chairs, se fait une place dans mon conduit et prend ses aises sans que je puisse contrôler ou me soustraire à son avancée. Huuummm, le doux frottement de son pieux sur les bords sensibles de ma muqueuse irritée. Aaah ! Le mouvement qui s'inverse et recommence, qui s'amplifie et s'allonge. Oooh ! Le ventre qui vient se coller à mes fesses, les poils qui viennent chatouiller ma raie. Pierre-O me pine sans hâte, consciencieusement, en garçon appliqué. Il va et vient dans mon fourreau avec la régularité d'un métronome puis se désaccorde, s'emballe, se précipite en de furieux coups de reins, puis reprend son rythme lent, puissant, délicieusement insupportable. Je suis aux anges, le cul maltraité, honoré comme il ne l'a jamais été. Si je n'avais pas été attaché, vingt fois je me serai dégagé, vingt fois j'aurai refusé cette bite qui m'embrase et me torture mais j'ai les chevilles liées et le trou offert. Vingt fois j'ai failli crier grâce, implorer mais le plaisir est si intense que je ne veux pas le voir cesser.

Pierre-Olivier, au-dessus de moi, ahane et transpire. Des gouttes de sueur coulent de son front et tombent sur ma nuque. Il s'abat parfois sur mon dos, m'écrase de son poids et cesse de bouger, profondément enfoncé. Nous restons ainsi, joue contre joue, à chercher notre souffle, à faire baisser la tension. Répit. Répit salutaire avant la prochaine charge sabre au clair. Alors il se relève sur les poignets, dégage son ventre de mes reins et recommence son infernal va et vient. Le temps s'arrête, le temps se suspend. P-O, depuis mon arrivée a déjà joui deux fois, la troisième tarde à venir. Tant pis, tant mieux, je ne sais plus, je ne sais même plus si je bande encore, je suis comme engourdi, le cerveau plein d'endorphines. Je suis bien, je suis calme, tranquille et réceptif, Pierre-O peut continuer toute la nuit s'il le veut, à la taille de sa bite mon conduit s'est adapté, il ne me baise plus il me masse, il n'encule plus il caresse. Pourtant, lors de l'assaut final je me réveille et dans mes liens me tortille. Quelle fougue, quelle vigueur, quelle impétuosité ! Il perd toute retenue pour mieux me transpercer, j'en suis tout retourné, le fondement bouleversé. Sa bite est raide prête à cracher, il la pousse profondément comme s'il voulait me rentrer les boules avec, se coller à moi du pubis au périnée. Viens mon beau, éjacule en moi, remplis-moi l'intestin. Sa queue hoquète, tressaute et déverse ses giclées. Vite à moi maintenant ! J'ai trop envie de me vider mais comment faire avec les mains attachées ? Je frotte mon ventre sur les draps comme un damné, maltraite mon sgeg de nouveau bandé, jette d'impérieux coups de reins qui m'empalent sur sa verge. Vas-y mec ! Baise encore ! Bourre plus fort ! T'arrête pas, j'sens que ça vient ! Argh ! Trou noir.

Trente secondes, pas plus, et la vie reprend ses droits, les sensations reviennent, tous ces petits riens oubliés pendant la gosse bourrée. D'abord le poids de son corps allongé sur le mien, son souffle haletant à mon oreille, les draps froissés et souillés sous mon ventre, mes jambes tétanisées car trop grandes écartées, mes pieds glacés parce que mal irrigués, ces foutus menottes qui m'empêchent de bouger et... et... La vache, il n'a pas déculé ! J'ai sa teub toujours profondément enfoncée. Bon d'accord elle est un peu plus souple, plus confortable dirais-je mais mon anus, après ce qu'il vient de se prendre est franchement échauffé. Pas de panique Momo, c'est la bite à Pierre-O, la belle bite au beau Pierre-O d'amour, et même si ça te file des frissons désagréables dans l'échine, garde la bien au chaud, patiente un peu ça va passer, fais lui ce plaisir puisqu'il semble vouloir rester. Finalement je m'habitue et commence à apprécier que nous soyons ainsi connectés par sa pine, liés tels deux siamois par son sexe soudé à mon trou, plus deux mais un pour l'éternité...

Toc, toc, toc, on frappe à la porte, ah oui c'est vrai, nous ne sommes pas seuls dans un monde de rêve, nous avions oubliés les autres qui ont entendu la fin des hostilités. Elle a dû faire un sacré barouf notre chevauchée héroïque, le Pierre-O a bien fait chanter le sommier et moi j'ai lâché mes cris pour l'accompagner. Au moins ne peuvent-ils plus douter que le petit frangin a tenu son rôle de mâle avec brio et qu'aux Césars du film porno, il mérite le premier prix d'interprétation.

— On se fait un restau, vous venez avec nous ? Crie Jean-Ed à travers la porte.

Hein, quoi ? Déjà l'heure de manger ! On ne voit pas le temps passer quand on se fait magistralement tringler. Dire qu'il y a des potes qui se font chier à longueur de journée à bavasser dans des cages d'escalier, à terroriser la petite vieille qui revient du marché et à tagger les boîtes aux lettres, feraient mieux d'aller se faire ramoner, ça calme les ardeurs de jouer les hardeurs et adoucit les belliqueux de se prendre une belle queue.

Pierre-Olivier m'interroge du regard, je ne le sens pas très chaud pour y aller et moi, il va falloir que je songe à me rapatrier, à la maison on n'aime pas trop me voir traîner. Je fronce le nez pour dire que je n'y tiens pas ce qui fait plaisir à mon copain adoré.

— Non, non, on reste là !

— OK... À plus... On rentrera tard... Pas avant le milieu de la nuit... Mohamed, je ne sais pas si je te reverrais, alors merci pour tout et je te laisse ce qu'on avait convenu sur la table du salon...

Tiens, j'y pensais plus au « petit cadeau » et je me demande si je vais y toucher. Sûr que j'en ai plus besoin qu'eux mais ma vraie récompense c'est d'avoir rencontré P-O et même si je ne dois plus le revoir, au moins aurai-je pris un pied géant à inscrire dans les annales (si j'ose dire!). Ça me défrise aussi un peu que Jean-ED rappelle que je suis venu ici en tant que prostitué. Je ne peux pas m'empêcher de le dire à mon nouveau copain, je ne veux rien lui cacher. J'ajoute que c'est la première fois que je fais ça pour de la thune et que si j'avais su que c'était pour lui, j'aurai même accepté de payer.

— Tiens, j'ai une idée, lui dis-je, ce fric on va le dépenser ensemble... Une sortie en boîte... Ou chez Disney... Ou... On trouvera bien ! Si bien sûr tu as envie de me revoir...

Il en est tout remué, le visage rayonnant et les yeux embués, il me bécote la joue et dit que maintenant qu'il m'a trouvé, il ne veut plus me quitter.

— Si tu pouvais me quitter de 15 cm, ça m'arrangerait... Je ne sais pas si tu as remarqué mais j'ai toujours ton zob entre les fesses...

— Oh, pardon !

Slurp, plop, me voilà débouché et comme c'est un garçon soigneux qui prend soin de ses jouets, il essuie ma raie engluée avec la serviette, nettoie mon zob et mes valseuses, éponge mon dos et mes fesses. Il le fait avec amour et délicatesse comme on traite un nouveau né. Que c'est bon de redevenir bébé quand c'est sous les mains d'une si gentille nounou, de se faire cajoler et pouponner dans le calme qui suit la grosse tempête ! Les meilleurs choses ont une fin et pour ne pas risquer de réveiller la notre (de faim), je propose qu'il me détache. Je récupère d'abord l'usage de mes guibolles et pendant que je les agite pour faire partir les vilaines fourmis qui courent dans mes pieds libérés, Pierre-O farfouille dans les tiroirs du chevet, sous le lit et même sous les oreillers. Il se redresse, l'air catastrophé :

— Mohamed !!! Je ne trouve pas les clefs !


À suivre...


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