Bien plus que du plaisir

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Numéro 72

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 72
Date de parution originale: Septembre 1995

Date de publication/archivage: 2013-01-10

Auteur: Claude
Titre: Bien plus que du plaisir
Rubrique: Nous deux

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Ce texte a été lu 7412 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


Je ne croyais pas que cela pouvait arriver. À vingt-neuf ans, je me faisais régulièrement des filles, même si je ne forçais pas beaucoup les choses pour en garder une plus longtemps qu’une nuit

Il s’appelle Patrick et je l'ai rencontré en réunion la première fois, parce qu’il s’occupait de la pub de la boîte. Bien sûr, j’avais entendu parler de lui, et une collègue m’avait dit qu’il avait une bonne gueule, mais comme à ce moment-là je ne pensais pas consciemment aux mecs, je n’y avais pas prêté attention.

Quand il est arrivé dans la salle de réunion, il était en retard. Mais sitôt la porte franchie, ceux qui râlaient l'ont bouclée d’un seul coup. Il a serré la main à tout le monde, et à moi, en souriant plus longtemps que les autres. La peau m’a paru douce, bronzée et j’ai très vite été mal à l’aise. Il a présenté son projet en souriant et quand il se levait je me surprenais à regarder ses avant-bras, l’encolure de sa chemise, tout ce qui pouvait laisser deviner sa peau. Les épaules étaient minces mais vigoureuses, les fesses se devinaient d’autant plus qu’il était le seul en jean et en polo. Et le visage aurait fait craquer n'importe qui! Pas parfait, mais très rieur, avec des yeux presque noirs et des fossettes qui ne disparaissent jamais. Le front est plissé, le crâne un peu dégarni, mais tout chez lui respire l’équilibre. Il se sent beau, sexy, et c’est ça qui fait la différence avec toutes ces nanas à qui on est obligé de sortir des tas de compliments avant de passer à l'acte. Lui, il connaît ses atouts et je crois qu’il s’est toujours contenté de laisser les gens venir à lui. Moi, je ne me sentais pas terrible dans mes fringues, et si je ne savais pas encore ce qui allait nous rapprocher, j’avais très envie de le connaître mieux. Le dernier détail qui m’a fait penser que je pourrais bien avoir envie de le toucher, c’est quand j’ai vu ses chevilles. Dans ses mocassins en daim, il ne portait pas de chaussettes, et j’ai regardé les petits poils de ses pieds et ses chevilles fines, agiles, en ayant envie de les lécher.

À la fin de la réunion, j’ai traîné pour ranger mes affaires et j’ai demandé à Patrick si on ne pouvait pas reparler de tout ça un autre jour. Il s’est fendu d’un grand sourire et, en me fixant, il m’a demandé si c’était bien de ça dont je voulais lui parler. J’ai bégayé, mais il m’a dit d'accord pour vendredi midi, qu’il appellerait le matin pour confirmer le restaurant.

En attendant le vendredi, je me suis branlé trois ou quatre fois en pensant à cette peau qui devait si bien vibrer sous les caresses et à ce cul que j’avais envie de baiser. J’avais eu le temps de me rendre compte que je m’enverrais bien un cul de mec, et ça me posait pas trop de problèmes.

Le vendredi, vers onze heures trente, mon téléphone sonne et il me demande si ça ne me dérange pas de passer directement chez lui, que ça serait plus sympa de manger une salade sur sa terrasse. J’étais ravi. Quand je suis arrivé il était au téléphone dans une tenue qui n’avait rien de provocante. Moi qui croyais qu’il allait m’offrir son cul et m’ouvrir la porte à poil, la queue raide, eh bien, je m’étais planté. Le premier déjeuner a été sympa, très axé sur le boulot, et si j’ai eu confirmation de ses goûts en voyant un magnifique cadre avec un noir splendide photographié de dos, je n'ai rien osé entamer. Il m’a tout de même filé son numéro perso, «au cas où» mais m’a raccompagné à la porte en me serrant la main comme au premier jour.

Le samedi, je ne pensais qu’à lui, et en fin d’après-midi, j’ai craqué et je lui ai tout déballé au téléphone, que je pensais à lui tout le temps et que j’avais envie de le prendre contre moi, dans mes bras. Il m’a dit: «Viens.» Il m’attendait devant sa porte. Je l’ai serré très fort, et il répéta tout bas qu’il n’aurait jamais osé espérer ça. Sa bouche a remonté de mon cou à ma bouche et il a posé ses lèvres sur les miennes avec une douceur infinie, comme si dans ce baiser, il y avait la promesse de cette histoire pleine de tendresse qui allait nous emporter.

Après ce baiser, qui a dû être long, après l'exploration de sa bouche et ses légères morsures à mes lèvres, nous n’avons utilisé nos mains que pour rester proches l’un de l’autre. Tout d’un coup, il m’a attrapé par en-dessous du genou en me tenant par les épaules, et il m’a carrément porté sur son lit. Je sais que c’est un peu ridicule, mais il l’a fait avec tant de naturel et avec une autorité que je ne lui soupçonnais pas que cela m’a émerveillé. Il a enlevé mes chaussures et a défait ma ceinture avant de faire glisser mes pantalons. Pareil pour la chemise et je me suis retrouvé à gémir sous sa langue alors qu’il me mordillait à tous les endroits sensibles, comme s’il savait d’instinct ce qui me ferait du bien. J’avais toujours mon caleçon, et ma queue dépassait tellement je bandais. Plus tard, je me suis rendu compte que j’avais été très passif, même si le mot ne me semble pas adapté. Je ne pensais toujours qu’à son cul, et lui était resté habillé. Il m’a retourné d'un mouvement et a retiré le caleçon. Je pensais qu’il n'oserait pas, mais après avoir massé et léché le bas du dos en appuyant sur toutes les zones tendues, il s’est attaqué à mon cul. J’allais râler mais il me tenait d’une main ferme sur la nuque, comme pour me dire de ne pas résister. Moi, après tous ces massages, je ne me sentais plus en état de refuser grand’chose. Je sais maintenant que je n’ai jamais senti mon corps aussi en éveil, aussi prêt au plaisir, et que pour la première fois, j’ai eu envie de vraiment me donner.

J’ai seulement murmuré que je voulais sentir sa peau. Il a presque arraché ses fringues et je lui ai saisi les hanches, même si je ne pouvais pas beaucoup bouger. Ses caresses approchaient de mon trou du cul, et quand il s’est mis à y passer la langue, j’ai crié de bonheur. Il se dégageait de lui un tel sentiment de jouissance que je ne pouvais pas l’arrêter. Je sentais à chacun de ses gestes qu’il me faisait l'amour comme à quelqu’un à qui on veut donner bien plus que du plaisir, et je le sentais fougueux, mâle, très chaud et surtout expert Je ne peux pas dire que sa queue soit passée facilement mais je dois dire qu’il a pris tout le temps nécessaire pour me la mettre comme il faut En enfonçant ses doigts plein d’un gel froid, en avançant un peu à la fois, centimètre par centimètre, et en écartant les cuisses avec régularité. Quand il a mis le gland, j’ai cru hurler de douleur et il a progressé très lentement, jusqu'à ce que je me détende. Cette fois-là, il m’a simplement pris au bord, par-derrière, mais il ne s'est pas enfoncé jusqu’au fond. Il a su y aller progressivement Quand il a senti que je me raidissais du cul, il s’est retiré et s’est attaqué à ma queue. C’est à peine si j’ai pu le toucher cette première fois, mais j’ai senti sa langue chaude qui passait et repassait à un rythme fou. Patrick suçait en avalant la bite et les couilles, en crachant sans arrêt pour que ça glisse, et il la sortait de temps en temps pour me mordre le filet de poils qui va du haut de ma pine à mon nombril. Jamais une gonzesse n’avait mis autant de coeur à l’ouvrage, et quand j’ai senti que j’allais cracher, il a giclé au même moment alors qu’il s’était à peine touché. J’ai tout reçu sur le ventre et je l’ai serré contre moi en souhaitant que ça ne s’arrête jamais.

Depuis, j’ai complètement cessé les gonzesses, et après les plusieurs enculades qu’il m’a fait subir pendant le week-end, il m’a laissé le prendre, et là, j’ai vu tout ce qu’un mec pouvait faire avec ses sphincters. Enfin, je dis un mec, mais je n’ai connu que lui comme mec, et il me convient parfaitement. Je pense même que je ne vais pas tarder à passer toutes mes nuits avec lui, et à déposer ma brosse à dents dans sa salle de bains. Je suis tellement bien avec lui que je n’ai même pas peur que ça se sache. Je crois même que c’est la première fois que je suis amoureux, et je n’ai pas du tout envie que ça cesse.


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