Bisexuel et fier de l'être


Bisexuel et fier de l'être
Texte paru le 2008-06-30 par Charles   Drapeau-be.svg
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À 19 ans, on se cherche, on se construit, on essaie de se rassurer et parfois on maquille les choses pour les rendre plus acceptables… Gil était le meilleur pote de mon frère. Un soir, il était venu à la maison et mon frère n’était pas là. J’ai proposé à Gil de l’attendre en jouant à une partie de poker.

— On joue pour du fric? ai-je demandé.

— Je suis complètement fauché… On peut se la jouer «strip poker»… On va se marrer!

— D’acc’!

J’ai perdu presque toutes les parties et lorsque j’ai perdu mon slip, je lui ai dit:

— Ben là, je suis foutu! Je n’ai plus rien à perdre!

Gil avait un large sourire de mâle victorieux.

— On peut toujours trouver! Ça t’embêterait si je te faisais une pipe?

On avait picolé quelques canettes de bière et, un peu grisé, j’ai dit que ça ne me dérangeait pas. J’ai trouvé qu’il pompait super bien.

— Aucune fille ne m’a pompé aussi bien, mec!

— Les filles sont nulles pour faire des pipes. Juste bonnes à se faire troncher… et pour ça, les mecs sont aussi bien meilleurs…

— Tu rigoles?

— Non! Mais, je suis là à te pomper… Puisque c’est toi qui es le perdant, c’est plutôt à toi de faire ça!

— C’est exact!

Je me suis mis à genoux entre ses cuisses et je lui ai fait une pipe. Il m’a donné de bons conseils pour la faire le mieux possible. Il était expert sur le sujet. J’ai adoré et je n’ai pas considéré qu’on faisait des trucs de pédés. C’était juste une expérience! En plus, Gil m’a expliqué que c’était normal d’être aussi excité par des mecs…

— On a tous en soi une part d’homo! Tout le monde est bisexuel… Moi, je suis fier de l’être! Tu dois l’être aussi…

Après cette expérience, je me suis senti un peu bizarre et, je l’avoue, j’ai flippé un bon moment. Il fallait que j’accepte, que je puisse être bisexuel! Tout ça me perturbait terriblement et j’étais mal à l’aise lorsque je voyais un type à moitié nu… à la piscine par exemple. J’étais également mal à l’aise avec mes copines car j’avais l’impression que les filles ne suffisaient plus à m’exciter.

— Putain Gil, je suis complètement à l’ouest!

— À quel point de vue?

— Sexuel, mec! Depuis l’autre jour… Tu m’as tout à fait secoué…

— C’est bien! C’est qu’il te fallait ça…

— Mais maintenant, je lorgne plus les paquets bien gonflés des garçons que les poitrines des filles!

— Tu ne dois pas te mettre dans cet état! Tout ceci fait partie de ta découverte de la vie… Il te va falloir apprendre à gérer tout ça sans te rendre malade!

— C’est vite dit…

Ma copine — à laquelle je m’accrochais, histoire de me prouver que j’étais un vrai mec! — avait obtenu des places pour aller voir une comédie musicale et je l’ai accompagnée. Là, ce fut un deuxième vrai choc… Voir tous ces beaux mecs en collants moulants virevolter partout sur scène m’a rendu dingue. Ils étaient tous terriblement beaux et sexy. Leur musculature m’impressionnait et leur charme me troublait. J’ai passé le plus clair de la soirée à réprimer une douloureuse érection. Je savais que la plupart de ces beaux mecs étaient gays et particulièrement extravertis. Le fantasme était complet!

C’est à cette époque que mon esprit de découverte s’est ouvert un peu plus. Il n’y a pas que cette partie de moi qui s’est ouverte. J’ai voulu assumer ma bisexualité. Le même jour, je pouvais sauter ma copine à l’arrière de ma voiture et me faire enculer par un mec dans des toilettes publiques. J’ai beaucoup fréquenté les toilettes sur des aires d’autoroutes. La nuit surtout! C’est là que j'ai rencontré mes premiers vrais amants: des hétéros comme moi en mal de sexe, des routiers aux couilles bien pleines prêts à tout pour les vider… C’est là aussi que j’ai fait des rencontres intéressantes comme ce prof que j’avais eu deux ans plus tôt et que je trouvais si cool. Il m’avoua qu’il m’avait toujours trouvé bandant.

— J’en avais trop envie! Je lorgnais ton petit cul en m’imaginant en train de le bouffer. Tu aimes ça te faire bouffer la raie?

— On ne m’a jamais fait ça… C’est… dégoûtant, non?

— Détrompe-toi… C’est très jouissif!

— J’essaierai peut-être un jour… si ça se présente…

— Je me demandais aussi si tu étais bien membré.

Là, il avait touché la corde sensible.

— Ouvrez le paquet et voyez!

Il m’a regardé d’un air satisfait puis a ouvert mon pantalon pour palper ma queue à travers mon slip bien gonflé.

— Et alors?

— C’est très encourageant…

Il me colla contre la paroi et s’agenouilla devant moi pour pomper mon engin encore un peu mou et lui donner la taille espérée.

— Vous êtes doué pour mettre les mecs en forme!

— Étonnant! Tu as un sexe majestueux! Mais, je t’en prie, tutoie-moi!

Comme la plupart des mecs, je tirais une certaine fierté de la taille de mon engin et lorsqu’on m’en parlait en des termes plus qu’élogieux, je prenais un pied d’enfer.

— Tu as la plus grosse bite qu’il m’ait été donné de voir sur un garçon de ton âge…

— Vrai?

J’avais toujours espéré me trouver au-dessus de la moyenne mais je n’avais jamais su si tel était le cas. À première vue, ça l’était. Mon ex-prof était dingue de mon organe. Il le bichonna avec sa bouche et ses doigts.

— Tu aimes quoi dans le sexe?

— Je me fais surtout sucer.

— Tu es actif? me demanda-t-il.

— Oui.

— Tu es «bi», n’est-ce pas?

— Oui.

— Du moins, c’est ce que tu crois!

— Non, j’en suis certain! C’est ma fierté! J’enfile des chattes et j’aime ça. J’ai une copine et je la baise souvent.

— Mais tu enfiles aussi des culs de mecs!

— Oui.

— Le cul d’un mec est plus serré, non?

— C’est… différent! Ce n’est pas parce qu’il m’arrive de baiser un cul de mec que je suis forcément pédé.

— Ça te gênerait de l’être?

— Pédé?

— Oui.

— J’ai pas de souci à me faire de ce côté.

En disant ça, je savais parfaitement que, justement, j’en avais à me faire. Le souvenir du copain de mon frère, de ce spectacle avec les danseurs et mes visites dans les toilettes me hantait. J’étais persuadé que mon côté «gay» gagnait du terrain. Et voilà que ce type mettait le doigt sur ce point particulièrement sensible… J’ai évité de revoir cet ex-prof qui me minait un peu le moral.

J’ai fréquenté un sauna où il y avait de nombreux clients de couleur. L’étape suivante de mon évolution a été mon attirance pour les blacks. J’étais très attiré par leurs longues bites veineuses et leurs culs rebondis. J’en ai un qui adorait se faire bourrer. Il était extrêmement viril et pourtant ne voulait que se faire enculer. Emporté par l’excitation lorsque je le prenais, il se mettait à dire des choses très cochonnes et criait sa jouissance. Je trouvais ça cool. Ce black était plus obsédé qu’aucun des autres mecs que j’avais rencontrés.

— Tu es déjà allé dans un ciné porno? me demanda-t-il un jour.

— Non! Il m’est arrivé de regarder des films porno hétéros… en DVD! C’est tout!

— Les cinés pornos, moi, si j’y vais c’est pas pour les films… c’est pour me faire enfiler à la chaîne et en public… Je suis très exhib!

J’étais secoué par ce qu’il me racontait. Un univers inconnu se révélait à moi.

— J'adore aller dans les cinémas porno et "draguer". Je trouve toujours deux ou trois bites minimum à me mettre au cul. C’est pas comme ici où les mecs tournent des heures avant de se décider.

Là, mon petit black avait parfaitement raison. Si les saunas offraient généralement un beau choix de mecs bien foutus… ceux-ci étaient la plupart du temps intouchables!

— Les cinémas pornos, ça ne me tente pas! Je trouve ça glauque comme endroit.

— Évidemment, pour l’hygiène, c’est pas le pied! Ça pue la pisse et le sperme! Mais je t’assure qu’on finit par ne plus sentir ces odeurs. J’adore ces endroits car il n'y a pas beaucoup de lumière mais assez pour qu’on me matte! Quelqu’un t’a déjà maté quand tu baisais?

— Jamais!

— Tu devrais essayer… C’est grisant… Moi, je fais ça au ciné ou dans les parcs… Faut juste faire attention aux flics mais on ne les voit pas souvent. Et puis, c’est ça qui m’excite aussi: le danger!

— Tu veux que je te baise avec la porte de la cabine ouverte? ai-je timidement proposé.

— Woaw, on dirait que tu te décoinces un peu… J’accepte volontiers ta proposition indécente!

— J’ai envie d’essayer, c’est tout! De toute façon, tous les mecs qui viennent ici y viennent pour la même raison, non?

— C’est encore plus net dans un ciné porno! Ici, tu peux encore faire ta «honteuse» et prétendre qu’un bon sauna vapeur ça te détend… Mon cul, oui! Une bite dans le trou ça détend! Tu vois, dans un ciné, pas besoin de tourner autour du pot. Y’a pas de place pour les «honteuses»!

— Ces endroits sont peut-être super pour y trouver du sexe mais ils doivent être fréquentés par un tas de vieux cochons…

— Ça fait partie du jeu! Tu es tout même libre de choisir tes partenaires. Moi, c’est pas trop l’âge qui m’importe… c’est plutôt l’hygiène! Un mec crade, il ne fera rien avec mon cul!

— Tu pourrais m’emmener dans un de tes lieux de débauche, un de ces quatre?

— Si tu promets de m’y bourrer devant les vieux cochons!

Nous avons ri.

La semaine suivante, il m’a emmené dans un ciné réputé pour la drague. Dès que nous sommes arrivés, il m’a proposé d’aller faire un tour aux toilettes mais j’ai préféré attendre un peu et aller m’installer au fond de la salle pour m’habituer aux lieux. C’était effectivement aussi glauque que je l’avais imaginé. Sur l’écran, une nana aux seins énormes se faisait sauter en alternance par trois mecs dont un black à la bite surdimensionnée. J’ai commencé à me caresser à travers mon pantalon. Ma bite était très dure et j’aurai voulu la sortir. J’ai continué à frotter la hampe qui se dessinait à travers la toile des jeans. Un arabe est venu s'asseoir a côté de moi. Un peu perturbé, j'ai arrêté de me caresser. Au bout de trois ou quatre minutes, n’y tenant plus, j'ai recommencé comme s'il n'était pas là. Je sentais son regard sur moi.

— Tu veux un peu d’aide?

— Pourquoi pas!

Les mots étaient sortis de ma bouche malgré moi. J’avais une terrible trouille. J’ai senti sa main glisser entre mes cuisses, ses doigts ont bataillé un peu pour ouvrir ma braguette et extirper ma queue. Il m'a un peu caressé puis il m'a dit à l'oreille:

— Putain, t’es monté comme un âne! Viens! J'ai envie de toi, mais pas ici!

J’ai remballé mon matériel et je l’ai suivi dans les toilettes putrides. Il y avait là une bonne quinzaine de mecs. Certains attendaient, d’autres se faisaient sauter dans des cabines privées de porte. Un paradis crade pour exhibs et voyeurs! En passant devant une cabine, j’ai vu mon black se faire enculer par un autre black. Ce dernier rudoyait son cul à grands coups de reins.

— Baise! Baise-moi… Bourre mon trou, Rufus! Bourre-le bien!

Ces deux-là n’en étaient pas à leur première baise. J’ai attrapé l’Arabe par l’épaule et j’ai dit:

— C'est trop dangereux! Je n’ai pas l’habitude…

Sans me laisser continuer, là au milieu des types qui se frottaient la braguette, il s’est mis à genoux et, comme un petit chien, il a sorti ma queue pour la pomper. Je n’ai pu réagir à temps. C’était trop tard. À tous les coups, j’aurai eu l’air d’un con en prenant la tangente. Au fond quand j’y repense, j’en avais envie. J’avais accompagné le black pour ça, pour découvrir l’inconnu… L’Arabe m’a sucé doucement ensuite plus rapidement. Au moment où j’allais jouir, il s’est arrêté…

— Tu vas juter?

— Je n’en suis pas loin!

— Alors le jus c’est pour mon cul…

— Moi, je baise avec un préservatif.

Il a eu l’air déçu.

— Si tu veux! C’est moins bon mais vas-y!

Je suis entré facilement dans son cul. Je l’ai limé un bon moment tandis que des mains nous frôlaient. J'ai continué ainsi pendant presque un bon quart d'heure, puis mon sperme a jailli dans la capote.

— Verse ton jus sur mes fesses! a-t-il demandé.

Ce que j’ai fait. Ensuite, j’ai repris des forces en regardant la suite de cet ignoble film datant des années 70! J’ai baisé le black dans la rangée du fond et une dizaine de mecs nous ont regardés. J’ai effectivement commencé à apprécier ce trip et même à le trouver très excitant.

Aujourd’hui, j’ai 35 ans et je sais que je ne suis certainement pas hétéro. Je suis marié et j'aime ma femme. J'ai besoin d'elle tous les jours et j’ai également besoin d’un mec de temps en temps. La bisexualité est une réalité, elle n'est pas toujours facile à vivre mais je n’ai pas le choix… je l’assume! Ce qui est assez bizarre, c'est que les bisexuels ne sont finalement bien nulle part… Ni les hétéros ni les homos ne les comprennent tout à fait. Certains prétendent même que nous n’existons pas… que nous sommes des gays refoulés…









Dernier courriel connu de l'auteur : dirtygayhairy@hotmail.com