Bon sperme ne saurait mentir

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Numéro 69

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 69
Date de parution originale: Mars 1995

Date de publication/archivage: 2018-08-30

Auteur: Cyril
Titre: Bon sperme ne saurait mentir
Rubrique: Parrains pervers

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Résumé / Intro :

Un parrain, n'est-il pas là pour apprendre les choses de la vie à son filleul, comme la baise, le sexe, la grande défonce des culs et des sens? Avec en prime, un mignon petit voyeur...


Voici une aventure originale qui m’est arrivée durant mon adolescence. Mathieu, mon parrain, est un copain de mon père que nous avions très peu l’occasion de voir. Une visite en coup de vent de temps en temps lors d’un de ses séjours à Paris. Nous ne nous connaissions pas vraiment et, lorsqu’il m’invita à venir passer une partie de mes vacances d’été dans sa maison sur les bords de la Dordogne, je ne conservais le souvenir que d’une demi-douzaine de rencontres. Sans projet précis, j’acceptai l’invitation au mois de juillet de mes dix-huit ans.

Veuf depuis quelques mois, il habitait une jolie maison un peu à l’écart d’un village plein de cachet. Le courant passa tout de suite très bien entre nous. Arrivé un samedi matin, il me promena et me fit découvrir en voiture une bien belle région.

Je flânais le dimanche matin sous la douche tiède lorsque j’eus la surprise de voir la porte de la salle de bains s’ouvrir. Parrain apparut nu, solide, trapu, très poilu. Sur l’instant, je crus qu’il allait refermer la porte voyant la pièce occupée. Il n’en fit rien et s’installa devant le lavabo comme si de rien n’était. J’ai paniqué et me suis instinctivement tourné à demi vers le mur pour cacher mon trouble. Que faire? Je me sentais ridicule et ne savais plus comment sortir de cette situation. Lui, paraissait pour sa part très naturel et décontracté. Pas de doute, la scène l’amusait pendant qu’il se badigeonnait de savon à barbe. J’ai prolongé anormalement mon rinçage sous le jet d’eau.

— Tu me laisses bientôt la place?

Contraint, je me suis retourné pour prendre une serviette. Mathieu s’était planté face à moi. Ma queue à demi-durcie se dressa alors complètement, me faisant rougir jusqu’aux oreilles. Il me tendit le drap de bain et m’enroula à l’intérieur. Je ne sais plus très bien ce qui se passa ensuite. Flottant sur un petit nuage, je me suis retrouvé au bout d’un moment appuyé le long du mur, le sexe raide et bandé, coulissant dans la bouche chaude et humide de parrain. Que c’était bon de découvrir soudain cette sensation jusqu’alors inconnue et ô combien excitante, cette scène aussi d’un mâle bien viril agenouillé et me pompant. Des gémissements accompagnèrent ma jouissance et mes jets puissants de semence me parurent intarissables. Il me vida les bourses jusqu’à la dernière goutte, buvant toute ma liqueur.

Comme j'aurais voulu écarter les fesses plus encore!

— On dirait que tu aimes! me dit-il en se redressant et en promenant ses mains sur ma peau.

J’avais la curieuse et agréable sensation que mon corps ne m’appartenait plus. Ses doigts palpaient, pétrissaient, s’insinuaient, pinçant mes tétons, soupesant mes couilles, parcourant ma raie, forçant mon petit trou. Tout cela me paraissait si inattendu, si bon, que je fus surpris et déçu lorsqu’il s’interrompit.

Assis sur le bord du bidet, les cuisses largement écartées, il m’invita à venir faire connaissance de son manche:

— Allez maintenant à ton tour, en piste! Montre-moi ce que tu sais faire!

En fait, pas grand-chose! J’étais obnubilé par l’épaisse toison noire qui envahissait tout son bas-ventre, et à la fois troublé et admiratif devant la grosseur de ses organes. Les bourses pendaient lourdement, le sexe se dressait, dur et rabattu sur le ventre, de longueur respectable mais surtout d’une impressionnante épaisseur avec, à son extrémité, un gland énorme, tel un fruit rouge prêt à éclater. Agenouillé devant lui, je me suis trouvé désemparé. Sa main pesa sur ma nuque pour faire approcher mon visage et mes lèvres de sa virilité triomphante.

— Allez, tète, biquet!

J’ai donné d’abord de petits coups de langue sur le gland, puis j’ai essayé de façon maladroite d’avaler ce gros engin. J’ai manqué très vite de m’étouffer. Visiblement, mes exercices buccaux n’étaient pas à la mesure des attentes de Mathieu. Quelque peu énervé, il me releva avec brusquerie et me retourna en me faisant prendre appui sur le lavabo, les jambes écartées. En un instant, le plaisir m’envahit à nouveau, mais je mis quelques secondes à réaliser que cet organe humide qui chatouillait mon œillet n’était rien d’autre qu’une langue agile et pleine de salive. Quelle délectation, comme j’aurais voulu écarter mes fesses plus encore pour sentir ce tendre foret pénétrer plus avant mon tunnel. Ce qui m’attendait et que je ne soupçonnais pas encore était plus douloureux.

L’heure de mon intronisation avait sonné, et c’est un membre volumineux qui allait m’initier à l’enculage. J'avais eu loisir de mesurer les propositions de la queue qui cherchait à me remplir et je n’imaginais pas qu’un tel engin puisse violer mon petit cul. J’y avais bien moi-même glissé un doigt mouillé ou quelques menus objets, mais rien encore de comparable. Parrain s’y reprit à plusieurs fois, badigeonnant abondamment de crème son gland turgescent. Il forçait le passage, partant à l’assaut de mon pucelage sans souci des cris que la déchirure de mon anneau me faisait pousser. D’ailleurs, au bout d’un moment, il roula un gant de toilette et me l’enfourna dans la bouche. Ma résistance finit par se relâcher et son gland ayant franchi l’obstacle, il n’eut plus qu’à se laisser glisser et à s’enfoncer jusqu’à la racine.

Je souffrais terriblement de la rondelle, mais à la fois, le découvrais l’agréable sensation d’être rempli et bourré bien à fond, ainsi que de sentir le mâle organe me pistonner et prendre entièrement possession de moi. Mes plaintes maintenant étouffées s’étaient accompagnées de larmes, et je devais me cramponner dur sous les coups de queue violents, parrain ahanant, les mains accrochées à mes hanches. Après un temps qui me parut bien long, les coups de boutoir s’accélérèrent et je sentis de lourds jets tièdes m’inonder les boyaux.

Son plaisir pris, Mathieu décula très vite et je ne pus m’empêcher de vérifier du doigt l’état de mon cul qui me brûlait terriblement. Je le découvris meurtri et encore largement ouvert.

— Quel pied, biquet! me lança-t-il avec un franc sourire. Tu es fait pour l’amour!

Le reste de la journée s’écoula sans qu’aucune allusion ne soit faite à nos ébats matinaux. Nous poursuivîmes notre balade dans la région. Le soir, chacun rejoignit sa chambre.

Le lendemain, parrain était parti travailler lorsque je me suis levé. Sous la douche, j’ai contrôlé l’élasticité de mon anus et j’ai constaté que je pouvais y faire coulisser deux doigts sans résistance.

Lorsqu'arriva l’heure de se coucher, au moment de gagner nos chambres au premier étage, Mathieu me poussa doucement contre un mur, y prit appui des deux mains, m’interdisant ainsi toute fuite, et colla sans préambule sa bouche à la mienne. Je découvris ce qu’est un baiser profond et, troublé dès le premier instant, je me suis abandonné complètement, refermant mes bras autour de son cou pour mieux coller à ses lèvres, mêlant ma langue à la sienne. En peu de temps, j’étais nu sur mon lit, les vêtements épars sur le sol. Ma formation allait commencer. Après m’avoir dépucelé, il allait me déniaiser!

Soir après soir, j’appris tout ce qu’un homme peut faire sexuellement avec un autre homme. Chaque jour, parrain m’invitait à répéter immédiatement sur son corps les nouveaux attouchements et plaisirs qu’il me prodiguait et faisait découvrir, à l’exception à la pénétration par laquelle s’achevait chaque soirée. J’étais un élève doué, faisant de rapides progrès. Je devais avoir des prédispositions naturelles. J’appris ainsi à lécher, caresser, embrasser avec la langue, bien cambrer les reins et arrondir la croupe pour faciliter la pénétration, travailler les seins, branler et pomper la queue, gober les couilles, doigter et bouffer le cul. Tout en somme pour mettre en chaleur et satisfaire un mâle viril. Parrain passait ainsi chaque soir une heure dans mon lit à m'initier tout en me soumettant à ses caprices sexuels, et avant de terminer par une bonne et traditionnelle bourre. La défonce, toujours violente, m’arrachait des cris assourdis par le slip qui, dans ma bouche, avait remplacé le gant du premier jour. Le corps secoué par les assauts virils, le cul entièrement offert, je n’étais plus alors qu’un adolescent soumis au bon plaisir et à la jouissance d’un mâle déchaîné, que mes gémissements faisaient redoubler d’ardeur. L’explosion finale achevée, parrain me laissait dans mon lit, pantelant et un peu hébété, et regagnait sa chambre pour la nuit.

Soumis à la puissance d’un mâle déchaîné

Nos ébats se renouvelèrent ainsi jusqu’à l’arrivée inopinée de son fils Damien, à ce moment-là sous les drapeaux, qui vint passer une semaine de permission. Nous ne nous connaissions pas. Immédiatement, je l’ai trouvé très beau et attirant. Blond, le cheveu court, la peau halée, le corps fin et souple, il affichait une extraordinaire aisance. Nous avons longuement discuté au long de la soirée. Pour ma part, j'écoutais, plutôt en évitant de trop le dévisager. Puis, vint l’heure de se coucher et chacun gagna sa chambre. Je suis rentré seul dans la mienne et, une fois couché, j’ai commencé la lecture d’un bouquin. Parrain ne m’avait rien dit, ni fait aucun signe. Je commençais à regretter son absence, ses étreintes, ses mains sur mon corps, ses directives. Soudain, je vis la porte s’ouvrir lentement et il apparut en slip, en me faisant signe de ne pas faire de bruit. Il poussa le verrou. Je me suis abandonné dans ses bras et me suis lové contre son corps, tout vibrant de bonheur après avoir craint un moment que nous ne puissions plus nous aimer pendant quelques jours. Je me suis donné à lui à fond, sans retenue, comme jamais.

Le lendemain, je prenais le petit-déjeuner à la cuisine, lorsque Damien me rejoignit. Il ne portait qu’un caleçon très court et lorsqu’il s’assit sur le rebord de la table en y allongeant une cuisse, je vis immédiatement s’étaler ses superbes bijoux tièdes et amollis. J’ai plongé le nez dans mon bol pour cacher mon trouble. Après quelques paroles banales, il me demanda:

— Tu as une petite amie?

— Non, répondis-je.

— Pourtant tu es mignon. Comment tu les aimes?

Je ne savais plus où me mettre.

— Tu rougis! Mais tu es peut-être puceau?

Donne-moi vite ton cul que je te nique!

Il y eut un long silence.

— À moins, ajouta-t-il avec un sourire, que tu ne préfères les mecs...

J’aurais voulu disparaître sous terre. Il s’approcha et m’effleura la joue, puis la nuque avec ses doigts. Je sentais mon sexe tressauter.

— Je t’ai entendu hier soir. Que faisais-tu? Tu t’es branlé? Alors quoi, Monsieur est muet?

Il était debout tout contre moi, son sexe presque contre mon visage.

— Raconte!

— Il ne s’est rien passé, balbutiai-je.

— Menteur! J’ai tout vu par le trou de la serrure!

Le sol se déroba sous moi. Je baissai la tête, mais il me prit le menton et planta ses yeux dans les miens.

— Tu n’es qu’une petite putain qui aime la bite et se faire sauter, et moi j’ai besoin de tirer mon coup tous les jours, alors plutôt que de me palucher, tu comprends? Je suis sûr que papa a fait de toi une belle salope. Tu vas être gentil, sinon je me charge de tout faire savoir à tes parents.

J'étais à sa merci. Quelques minutes plus tard, je me retrouvais debout et nu près de son lit, tandis qu’allongé et adossé au mur, il se caressait langoureusement l'entrejambe.

— Tu vas tout me raconter, sans rien oublier!

Je dus au comble de la honte lui narrer dans le menu détail l’intégralité de mes ébats nocturnes. Il augmentait mon trouble en posant des questions vicieuses. Lorsque ce récit fut terminé, il retira son caleçon, laissant apparaître une queue peu épaisse mais très allongée.

— Allez, salope, grouille-toi, donne ton cul que je te nique comme tu aimes!

Je me suis retrouvé à quatre pattes sur le lit et, très vite, il positionna son mandrin devant mon œillet et s'enfonça par petits coups. J’avoue que l’introduction était plus voluptueuse qu’avec parrain et que le sentir coulisser en moi me procura d’intenses sensations.

— Bouge ton cul, gigote un peu, mais surtout ne la perds pas, sinon tu as une raclée!

J’essayais d’aller et venir sur sa tige, apparemment sans le satisfaire pleinement, car il commença à me claquer les fesses et à me pincer pour me faire réagir. Je dois dire qu’il y réussit assez bien. Et c’est moi, gueulant de plaisir et lui m’insultant, qu’il finit par m’inonder le fondement. Après avoir déculé, il me dit:

— Maintenant, tu vas me faire toutes tes cochonneries!

Comme un esclave, je dus le lécher et le sucer partout où il me le demandait. Cette séance se répéta tous les matins de son séjour, week-end excepté. Je lui apportais son petit-déjeuner au lit et, nu comme un ver, lui racontais ma nuit avec son père. Puis invariablement il me baisait avant de m’inviter à satisfaire ses fantasmes les plus cachés. Le reste de la journée se passait comme si de rien n’était. Possesseur d'une moto, il m’emmena souvent en promenade, et j’aimais refermer mes bras sur ses hanches et laisser mes mains s’aventurer sur ses parties. Il se laissait faire, se retournant parfois pour me dire:

— Tu vas voir ton cul demain!

Comme Damien me l’avait prédit, j’étais devenu une bonne petite salope aguichante. La découverte de toutes les ressources et sensations de mon corps avait fait de moi un spécialiste du pompage et bouffage de cul ainsi qu’un bon trou à bites; en fait, un véritable appel ambulant à la débauche!

Parrain m'avait initié avec application et une certaine tendresse, sauf lors de la bourre où il perdait tout contrôle et me défonçait le fion sans retenue, insensible à ma souffrance. De son côté, Damien ne m’avait montré aucun sentiment et m’avait utilisé pour son seul plaisir, mais j’étais tombé sous le charme de son physique, prêt à tout accepter pour le satisfaire et surtout, à la différence de parrain, son sexe m’avait comblé et ouvert le chemin d’une passivité épanouie et jouissive.

De retour à Paris, je laissai quelque temps mon cul au repos avant de me lancer avec frénésie dans les délices du sexe.

Je reçus une nouvelle invitation l’année suivante. Parrain me fit comprendre qu’il avait maintenant deux partenaires attitrés (homme et femme) avec lesquels il alternait. Il me proposa de participer aux ébats de ses deux couples, ce qui ne m’enchantait guère. J’aurais mal supporté de ne plus l’avoir tout entier pour moi. Je ne suis jamais retourné sur les bords de la Dordogne et n’ai plus revu Damien. Mais père et fils restent pour moi des moments forts.

Cyril, 32 ans.