C'était génial au Continental

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Numéro 81

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 81
Date de parution originale: Mars 1997

Date de publication/archivage: 2012-04-09

Auteur: Stéphane
Titre: C'était génial au Continental
Rubrique: Ça se passe au sauna

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J'étais alors à peine majeur, et l’un des seuls homos (que je connaissais dans mon bled m’avait conseillé d’aller à Paris, dans le quartier de l’Opéra pour visiter le monument le plus fou de Paris: des centaines de métres carrés dévolus au plaisir, m’avait-il annoncé. Le sauna Continental, fermé depuis, avait une petite entrée comme un guichet de cinéma.

J’ai d’abord été surpris de voir que c’était une femme à l’accueil. Tout de suite, elle m’a demandé une pièce d’identité et m’a dit où je pouvais prendre une serviette. C’était ma première visite dans un tel lieu, et bêtement je n’avais pas pensé demander comment faire. C’est en voyant les autres que j’ai compris: il suffisait de se déshabiller dans le vestiaire, devant le casier où l’on range ses fringues, et de se nouer la serviette autour de la taille, puis de se jeter ensuite dans la bataille. C’est dingue, mais à l’époque ça ne me paraissait pas si facile. Je crois même que j’avais emmené un maillot do bain et une serviette qui ne m’ont servi à rien!

J’étais très intimidé, mais en fait personne ne vous saute dessus, au début on peut même se balader tranquillement et mater le temps qu’on veut, jusqu’à ce qu’on se sente dans l’ambiance. Comme je ne savais pas où aller, j’ai suivi un grand type avec de longs cheveux: il allait vers la piscine où il a plongé tout nu, et autour du bar des hommes presque à poil discutaient en riant.

J’ai suivi le couloir moquetté à droite du bar, et là je suis passé sous la douche. J’ai enlevé ma serviette et, en entendant des gémissements je me suis approché du recoin de la douche où un mec très jeune suçait, sans chercher à se cacher, un grand moustachu qui lui tenait la tête pour bien l’enfoncer autour de sa queue. Deux mecs se branlaient autour, c’était trop, je ne pensais pas que ça pouvait exister, et après quelques secondes, surmontant mon effarement, je me suis mis à bander. J’ai tenté d’attraper ma serviette pour me cacher mais avant que j’aie eu le temps de la nouer, un Métis complètement rasé a posé sa main sur ma queue. J’étais timide mais aussi sans expérience, et je crois que le souvenir de sa bouche engloutissant ma pine reste l’un de mes premiers souvenirs érotiques. Adossé au mur de la douche, j’ai d’abord tenté de le repousser mais il s’est agrippé des mains à mes couilles, et il s’est mis à genoux. Sa main glissait sur mes burnes, et ses lèvres épaisses passaient et repassaient de plus en plus vite sur mon gland pour en avaler un peu plus sans cesse. Une main s’était posée sur mes tétons, je ne compris pas tout de suite pourquoi. Quand le moustachu du recoin a glissé sa main entre mes deux fesses d’un doigt inquisiteur et décidé, j’ai pris peur. C'était trop pour moi: passer de quelques attouchements rapides et hésitants dans les chiottes de la gare ou des parkings, à une douche où tout le monde pompait et tirait avec le plus grand naturel, ne pouvait que me plaire, mais il y avait aussi de quoi me faire un petit peu peur! J’ai repris mes esprits dans la chaleur sèche, et là je me suis remis à bander devant une autre scène: un petit blond enculait à grands coups de boutoir un culturiste tatoué. C’était là aussi une surprenante découverte: tous les mecs d’allure très "mec”, tous les culturistes n’étaient pas de gros enculeurs. J’ai appris par la suite, pour mon grand plaisir, que c’était même rarement le cas. J’étais stupéfait de voir avec quel naturel et quel plaisir évident ces mecs-là se faisaient du bien: tout le monde déambulait à poil, tout le monde niquait à tort et à travers. Contrairement à moi qui toujours n’avais songé qu’à me cacher, Et surtout, ils avaient tous l’air de nager dans le foutre, c’est sûr, mais aussi dans le bonheur. Ah, quelle différence avec les hommes mariés et honteux que j’avais croisés près de chez moi!

En sortant du sauna sec, j’ai découvert autre chose: les cabines. Si certains attendaient sagement devant, en montrant plus ou moins ce qu’ils avaient à offrir, d’autres étaient allongés, à deux ou plus. Un brun, allongé, las cuisses écartées, m’a fait un clin d’œil. Sans doute a-t-il repéré mon air godiche, car il s’est levé et m’a proposé d’y entrer avec: lui. Après l’avoir embrassé - je respectais encore ce délicieux cérémonial - il s'est mis à quatre pattes, les fesses bien cambrées. Elles étaient complètement rasées. Et son oeillet, bien luisant de gel, avant déjà dû avoir de la visite. Avec les capotes aussi j’étais handicapé, et il a fallu qu’il me la déroule en prenant soin de mettre un peu de gel à l’intérieur pour que le frottement de mon gland contre le latex ne me fasse pas mal. Je m’apprêtais à entrer tout doucement, comme les deux seules fois où je l’avais fait auparavant, quand il a reculé d’une ruade pour se faire emmancher à la brutale. Il gémissait, il contractait son trou autour de ma queue, et d’une main il m’a indiqué que je pouvais commencer à limer. J’étais surexcité, je l’ai tiré comme une chienne sans lui laisser une seconde de répit, et j’ai giclé pour la première fois de l’après-midi.

Il m’a emmené sous la douche et, une fois sortis de la cabine sombre, il m’a paru encore plus beau. Sa peau mate luisait de sueur, et les traces de ses poils rasés donnaient à sa peau douce un côté piquant bien agréable. Ses cheveux très bruns et ses yeux en amande lui donnaient l’air tendre, mais dès qu’il voyait une queue il devenait comme fou, prêt à se faire mettre sans réfléchir. Au bord de la piscine, il m’a expliqué qu’il venait souvent ici et qu’il y prenait toujours son pied. Il m’a fait une visite détaillée de l’endroit et il m’a montré les joies du hammam. Il s’est mis à genoux devant un petit Beur qui lui agitait la bite sous la gueule, et en voyant un doigt bien épais lui glisser sur le fion, j’ai déroulé une capote, bien décidé à ne pas laisser passer mon tour. Je voulais rentrer direct, mais il voulait plus que ça. Dans un souffle, il m’a demandé de mettre mes doigts; j’ai ainsi poussé deux, puis trois, et enfin les cinq doigts jusqu’aux phalanges dans son cul bien souple avant de le rebourrer à fond.

Quelques mois plus tard, je l’ai recroisé au même endroit, et si ce n’est pas au Continental mais à l’Armée que je me suis fait péter la rondelle, c’est là que j’ai fait ma première partouze. Aujourd'hui, on appellerait ça un gang-bang, et moi, je suis devenu aussi à l’aise dans la vapeur qu’un poisson dans l’eau! Hélas, le Continental est fermé, et je dois dorénavant me contenter de ses remplaçants!


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