Calendrier de l'Avent (13)


Calendrier de l'Avent (13)
Texte paru le 2017-12-18 par Jules1291   Drapeau-ch.svg
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NDA Voici la série de 2017. Je reprends souvent les mêmes personnages d’un jour à l’autre, je ne vais plus le signaler chaque fois. Parfois c’est le mot qui m’inspire un récit, comme « Cristaux ». Parfois j’ai envie d’écrire quelque chose de particulier ou une suite et le lien avec le mot tiré au sort est très ténu.


'''1er décembre 2017 : Festivité'''


C’était le temps de la désalpe, lorsque les troupeaux redescendent de l’alpage. Un cortège était organisé, je m’étais inscrit avec mon ami d’enfance Maxime pour faire de la figuration car il n’y avait plus assez de paysans authentiques. Nous nous étions déguisés en armaillis à la salle communale le jour avant les festivités, nous étions empruntés dans ces costumes d’une autre époque, mais il faut bien attirer les touristes. Je n’avais pas manqué de jeter un coup d’oeil envieux sur le boxer de mon ami. Nous étions ensuite montés à pied jusqu’au chalet d’alpage où nous allions passer la nuit. La veillée avait été fort conviviale, avec une fondue. J’avais admiré le coucher de soleil assis sur un banc à côté de Maxime, au son du cor des alpes. Retour à la nature.

Le berger nous dit lorsque ce fut l’heure de dormir :

— Je n’ai pas de lit pour vous, j’ai mis de la paille et deux couvertures dans la remise.

Il faisait frisquet, mais nous ne voulions pas dormir avec le costume en tissu grossier. Nous nous serrâmes très fort pour nous réchauffer, ce qui fit bander Maxime. Je décidai spontanément de le soulager. Il m’embrassa pour me remercier.


'''2 décembre 2017 : Gâteau'''


Je me réveillai le premier le lendemain, je m’habillai et je sortis pour pisser. Le soleil se levait. Maxime me rejoignit, il regarda ma bite en me disant :

— Elle est bien petite ce matin, dommage, je t’aurais rendu la pareille.

— Le froid, je suppose. Excuse-moi, je ne sais pas ce qui m’a pris hier soir.

— T’inquiète, j’ai bien aimé.

Nous descendîmes au village avec les vaches, nous avions l’habitude des animaux car nous avions déjà passé des vacances à l’alpage dans notre enfance. Beaucoup de monde au bord de la route et des applaudissements nourris. À la fin du cortège, nous retournâmes nous changer, puis mangeâmes un sandwich. La mère de Maxime me dit :

— Viens boire le café chez nous, j’ai fait un gâteau ce matin.

J’acceptai l’invitation avec plaisir et je dégustai une tranche.

— Il est délicieux, dis-je à la mère, félicitations.

— Je vais aller jouer dans ma chambre avec Lucas, fit Maxime.

— Vous serez sages, répondit la mère, rappelle-toi : jeu de main, jeu de vilain.

— Ne t’en fais pas.

Dans la chambre, je demandai à Maxime :

— Elle voulait dire quoi ta mère ?

— Sais pas. Je vais te sucer, comme ça pas besoin de mes mains.


'''3 décembre 2017 : Visite'''


Maxime ferma la porte à clef.

— C’est plus prudent, sinon ma mère nous dérangera. Couche-toi sur mon lit et baisse ton pantalon.

Je bandai immédiatement lorsqu’il rapprocha sa langue. Il était un peu maladroit, mais c’était si agréable, je me laissai envoûter par ses caresses. Au moment où j’allais jouir, sa mère frappa à la porte, Maxime relâcha mon gland et je lui inondai le visage.

— Ouvre, dit sa mère. Mamie Rosine est en visite.

— Zut, me dit mon ami tout bas. J’arrive, cria-t-il à sa mère.

— C’est ta grand-mère ? demandai-je.

— Mon arrière-grand-mère.

Maxime passa un mouchoir sur son visage et je remontai mon boxer. Nous sortîmes, mon ami fit la bise à mamie Rosine.

— Bonjour mon petit Maxime, dit-elle, tu étais chou dans le cortège avec ton petit ami.

— Voyons, dit la mère, ce n’est pas son petit ami. C’est Lucas, ils sont allés à l’école ensemble.

— Tu m’inviteras au mariage ? continua l’arrière-grand-mère.

— Mamie, rétorqua la mère, ce sont les hommes et les femmes qui se marient ensemble.

— Tu sais, Julie, les mœurs évoluent, dit mamie Rosine. Va te laver, Maxime, tu es plein de sperme dans les cheveux.


'''4 décembre 2017 : Parfum'''


— Mamie, dit la mère, tu as trop d’imagination. Ils ont dormi à l’alpage, c’était sale et ils n’ont pas pris de douche ce matin. Je vous laisse, je dois aller travailler. Maxime, tu feras du thé.

Une fois la mère partie et le thé servi, la vieille dame sortit un paquet de son sac et le donna à mon ami :

— J’ai oublié ton anniversaire, je me rattrape.

— Oh, merci mamie, dit Maxime en l’embrassant.

Il ouvrit le paquet :

— Du parfum, et… des préservatifs ?

— J’ai pensé à te donner quelque chose d’utile, tu sais que j’étais pharmacienne, et les jeunes étaient gênés d’en acheter. Je m’excuse d’avoir parlé de ta sexualité devant ta mère.

— Pas de souci, je suis moins coincé qu’elle.

— Je vais te faire une confidence, ton arrière-grand-père était bisexuel.

— Je ne le savais pas.

— Nous ne l’avons jamais dit à personne. Pourrais-je encore vous poser une question indiscrète ?

— Bien sûr.

— C’est qui qui a la plus grosse ? Ton ami ou toi ?

— C’est Maxime, dis-je.

— C’est bien ce que je pensais, continua mamie Rosine. Ça vient aussi de ton arrière-grand-père et de ton grand-père. Ah ! Si j’osais…

— Ose, mamie, dit Maxime, ose…


'''5 décembre 2017 : Cristaux'''


Un nouveau voisin venait d’emménager dans mon immeuble. Il avait mis de la publicité dans les boîtes aux lettres : il offrait des consultations de lithothérapie, la première avec un gros rabais. J’avais regardé sur Internet ce que c’était, soigner avec des cristaux, et je m’étais dit que c’était un charlatan. J’avais quand même décidé de prendre rendez-vous par curiosité.

Clément me reçut un après-midi. Il était habillé tout en noir, tee-shirt avec le dessin d’un quartz. Il était dans la trentaine, grand et fort séduisant. Il me fit entrer dans une pièce avec des étagères couvertes de cristaux, plusieurs centaines, et me dit qu’il n’était qu’un amateur. Au milieu, une table de massage.

Clément me demanda :

— Pourriez-vous vous déshabiller et vous coucher sur le dos ?

Je fus surpris, il remarqua mon trouble et continua :

— Je dois poser les pierres sur votre corps pour qu’elles soient en contact avec la peau. Vous pouvez garder votre sous-vêtement si vous le désirez.

Ce fut avec une certaine gêne que je me déshabillai, je ne m’étais pas attendu à ceci. Clément posa les cristaux sur mon corps, je sentis immédiatement leur effet, surtout de celui qu’il posa sur mon pénis…


'''6 décembre 2017 : Apéritif'''


— Alors, voilà, dit mamie Rosine. Je préférerais boire autre chose que du thé, j’aimerais mieux un verre de mon apéritif préféré.

Maxime sourit :

— Rien que ça ? Pas de problème, je vais t’en chercher.

Mon ami revint avec la bouteille et trois verres, puis les remplit.

— À votre santé et à vos amours, dit l’arrière-grand-mère.

— À ta santé, mamie.

Nous trinquâmes.

— Dis-moi, Maxime, continua mamie Rosine, tu as dit « rien que ça », tu pensais que j’allais te demander autre chose ?

— Oui, répondit-il, je n’ose pas te le dire.

— Ose, Maxime, ose…

Maxime me regarda, puis balbutia :

— Je pensais… je pensais que tu voulais voir mon zizi, voir s’il était aussi gros que celui de mon arrière-grand-père.

— Ce ne serait pas très convenable de ma part. Je ne dois pas être trop curieuse.

— Tu ne veux pas le voir, alors ?

Maxime avait presque l’air déçu. Je supposai qu’il aurait bien aimé se montrer nu devant sa mamie. J’eus une idée et je lui chuchotai quelque chose à l’oreille.

— Mamie, dit-il, tu m’as dit que je devais aller me laver. Je vais prendre une douche.

Et il rajouta, en se tournant vers moi :

— Avec Lucas, évidemment…


'''7 décembre 2017 : Vanille'''


— Ne vous inquiétez pas, me dit Clément. Fermez les yeux et appréciez le traitement. Je vous offre un autre soin gratuitement.

Le lithothérapeute baissa mon boxer, libérant ainsi mon pénis dressé, enleva mes chaussettes, j’étais maintenant nu devant lui. Il me plaça un cristal sur les bourses, puis un autre dessous. Il l’appuya fortement contre mon périnée, ce qui renforça encore mon érection. Je sentis du liquide sortir de mon méat.

Une odeur de vanille se répandit dans la pièce.

— C’est de l’huile de massage parfumé à la vanille, me dit Clément, un aphrodisiaque bien connu.

Clément était un masseur hors pair, je n’avais jamais connu rien de pareil, il avait diverses techniques, arrêtant au moment au j’allais atteindre le point de non-retour. Je finis quand même par jouir en de longues saccades.

J’ouvris les yeux, Clément était aussi nu. Après m’avoir lavé, il me posa une serviette sur le corps et me laissa seul quelques minutes.

— Vous faites ce traitement à tous vos clients ? demandai-je ensuite.

— Seulement à ceux qui réagissent positivement, je vous ai dit que je ne suis qu’un lithothérapeute amateur, mon vrai métier est masseur tantrique. Voici ma carte avec l’adresse de mon site.


'''8 décembre 2017 : Saison'''


C’était la fin de l’automne, pourquoi Johnny est-il mort à cette saison ?

J’avais immédiatement décidé de me rendre à ses funérailles à Paris. Le vendredi, à l’hôtel, un jeune homme retirait la clef de sa chambre, juste avant moi. Le réceptionniste lui demanda :

— Vous a-t-on déjà dit que vous ressemblez à Johnny ?

— Bien sûr, répondit le jeune homme en souriant.

— Vous venez pour l’hommage ?

— Oui.

J’intervins :

— Me permettez-vous de vous inviter pour prendre l’apéro ? Je suis aussi un fan.

— Très volontiers, je vais juste me changer avant.

— Pas de souci, je vous attends au bar.

Une demi-heure plus tard, nous trinquions avec un verre de vin blanc.

— On se tutoie ? demandai-je. Je m’appelle Daniel.

— D’accord, moi c’est Jean-Philippe.

— Un hasard ?

— Pas vraiment, ce sont mes parents qui l’admirent encore plus que moi, ils n’ont malheureusement pas pu venir.

— Tu l’imites ?

— Ça m’arrive, j’ai découvert que j’ai aussi des talents de chanteur. Je suis des cours.

Je sortis mon iPhone et je lui montrai une vidéo : une interview où Johnny avait l’âge de mon sosie. Il rit.

— Je ne lui ressemble pas vraiment, lui il aimait les jolies femmes, moi j’aime les jolis garçons…