Chronique d'Hugo (01) Introduction


Chronique d'Hugo (01) Introduction
Texte paru le 2022-05-02 par LobbyBoy   Drapeau-fr.svg
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Je tiens avant tout à préciser que ce récit est réel. Il retrace ma vie, et ce que je vis depuis maintenant quelque temps. Il s’organisera en plusieurs chapitres de manière à mieux détailler l’action.

BONNE LECTURE JEUNES CURIEUX

Laissez-moi avant tout me présenter. Je m’appelle Hugo, et j’ai 17 ans, je suis un simple lycéen banal, style minet, mince, de taille moyenne, cheveux mi-long ondulés, châtains et yeux marrons, corps mince et lisse, peu poilu.

Cette histoire a commencé quand j’ai découvert mon homosexualité. Je sais ce que je suis depuis la primaire où j’ai eu mes premières érections face à des hommes, mes camarades.

Au collège, avec l’arrivée de l’adolescence, j’ai commencé à ressentir mes premières pulsions sexuelles fortes notamment en quatrième, mais la peur, et le fait que j’habite dans un coin assez vieux et donc conservateur, je n’ai jamais osé passer le cap. Néanmoins, j’arrivais plus au moins à me calmer avec mes branlettes quotidiennes et les vestiaires où je pouvais dévorer des yeux mes camarades. Je me souviens particulièrement de ce moment où, seul dans les vestiaires avant le sport, j’avais piqué le caleçon sale d’Ethan, un camarade de classe, pour le sniffer et le lécher. J’ai aussi découvert mes premières pulsions soumises.

Quand je suis arrivé en troisième, j’ai fini par lâcher prise et je me suis inscrit sur Grindr. J’ai fait ma première fois, j’ai souvent baisé et parallèlement, j’ai mûri dans mes envies.

Mais ça ne me suffisait pas. Je ne voulais pas de douceur ou quoi, je voulais être soumis, humilié. Depuis que j’avais vu un film sur le Bondage, j’étais tombé amoureux du monde du BDSM (avec le Bondage, l’humiliation, puppyplay, tournante etc etc). C’était mon but, vivre ça.

Mais là où j’habite, le BDSM est une notion bien vague et personne ne correspondait à mes attentes. Lorsque je suis arrivé en seconde, en décembre, je me suis inscrit sur un site spécialisé. Mais je n’ai rien trouvé. C’était complexe, entre les faux dominateurs, ceux qui vivent a 1000 km et autres spécimens, je n’avais rien et donc j’ai continué à droite à gauche mes plans basiques, où je prenais de moins en moins de plaisir.

Pour vous donner une image, de décembre jusqu’à septembre, j’ai changé de compte, j’ai continué à chercher, mais rien de rien. J’étais un jeune soumis sans maître.

Et puis tout a changé lors de l’année de ma première. En septembre, le jour de la rentrée, un profil, assez vide d’ailleurs, m’avait écrit être intéressé. Mêmes problèmes qu’avec les autres, il était loin et paraissait fake. Néanmoins, j’ai discuté avec lui. J’ai commencé à parler comme si de rien n’était, mais il m’a vite coupé et m’a simplement écrit :

- Salut sale race.

- Envoie photo de toi nu avec ta tête ! Maintenant !

J’avais peur, mais cette audace m’attirait. J’ai envoyé ce qu’il demandait et j’ai parlé de mes envies, de ce que je voulais en particulier avec en exemple quelques vidéos trouvées sur Twitter. Là encore il m’a tout de suite coupé et m’a dit que ma position de sous race ne me permettait pas d’imposer, mais uniquement de subir. J’ai alors pensé que j’étais face à un vrai Maître.

Pendant toute la soirée, on a discuté de moi, j’ai dû lui avouer mon vrai âge, chose qui n’est pas problématique pour lui vu qu’il m’a avoué avoir déjà deux autres soumis encore plus jeunes, mais n’avoir jamais réussi à trouver le vrai bon soumis.

Ma curiosité était éveillée à fond.

On s’est échangé nos numéros pour discuter via Whatsapp.

Je vais donc vous le présenter. Il se fait appeler Maître Anthony, un homme de 40 ans qui dirige la branche européenne d’une entreprise et qui donc lui permet de voyager facilement et de bien gagner sa vie. Style homme d’affaire, grand, barde, assez musclé.

Cela ne le gênait pas de venir près de moi pour me rencontrer, mais selon lui, une vraie rencontre se devait de se passer selon sa vision, dans sa ville où il réside, Lyon. Je ne savais rien de comment les choses allaient évoluer, il gardait la surprise.

Mais le problème était mes parents. J’étais sous leur garde et je ne pouvais pas faire ce que je voulais, alors aller dans une grande ville était impossible. Le Maître a alors dit qu’on mettrait en place un scénario très bien ficelé pour pouvoir me faire venir sans problème. J’avais peur, très très peur, mais j’adorais et j’étais excité comme une puce.

On a alors passé l’année entière à parler, il me demandait souvent des photos de moi nu (il m’avait demandé de me promener dehors nu dans mon quartier et de me filmer), on discutait souvent, quelques appels aussi pour se découvrir. Je lui avais parlé de mes vidéos Twitter qui représentaient ce que je cherchais et il m’a simplement répondu de ne pas m’inquiéter.

L’année est passée vite, avec des hauts et des bas. Maître Anthony et moi avons créé un faux tournage de cinéma sur Lyon, lié donc à ma passion, avec un grand réalisateur français à la clé. Évidemment mes parents ne voulaient pas me laisser seul dans une grande ville ou quoi, mais Maître a alors simplement appelé mes parents en se faisant passer pour le directeur de casting et les rassurer. Et après quelques disputes et un bac de français en poche haut la main, mes parents ont accepté.

Me voilà donc dans l’avion, direction Lyon, pour rencontrer officiellement le maître, mon futur Maître, Maître Anthony.