Chronique de Tom&Jerry (01)


Chronique de Tom&Jerry (01)
Texte paru le 2020-07-17 par ‎Leofly85   
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01 - Le départ

Je fais partie de ces milliers de personnes qui ont choisi la liberté de travail, voilà pourquoi je suis à mon compte.

Après des études en staps pour devenir prof de sport, je me suis rendu compte que faire courir des gosses derrière une ba-balle ou faire trémousser des ménagères de moins de cinquante ans sur du David Guetta ça ne m’enchante guère. Du haut de mes 1m60 et mes vingt-deux ans et d'une expérience de rien, je me suis demandé ce que je vais pouvoir faire de ma vie. Après mon coming out plus que désastreux je me suis retrouvé manu militari à la porte de chez mon beau-père sous les invectives de ce dernier. Il ne peut y avoir de pédé dans cette maison. Comme à son habitude ma mère s'est soumise à la décision de son compagnon et me voici à huit heures du soir sur les berges du Rhône avec pour tout bagage mon sac à dos, mon portable et mes larmes

Jerry, un camarade de promo m'a gentiment hébergé chez lui pendant un mois et c'est là que j'ai eu ma première expérience sexuelle. Mais ceci est une autre histoire. Lorsqu'on s'appelle Tom et qu'on a son meilleur ami qui s'appelle Jerry, cela peut faire sourire, mais contrairement au chat et à la souris, nous sommes copains comme cochons. Et à contrario de Tom le grand chat et Jerry la petite souris espiègle, je suis plutôt un p'tit brun de type méditerranéen sportif, alors que mon ami Jerry est un grand blondinet au regard myosotis et au teint de porcelaine.

Bref, lorsque mon père a appris la nouvelle de mon exclusion, il a vu rouge. Il est aussitôt descendu de Paris où il s'est établi après le divorce avec ma mère. Il a fallu une forte dose de persuasion pour le convaincre de ne pas aller casser la gueule à l'autre con. Après s'être rangé à la raison, il a convenu que le plus urgent pour moi était de finir mes études et de me trouver un appart étudiant qu'il prendrait à sa charge jusqu'à la fin de mon diplôme. Il ne veut pas que je travaille durant la fac pour ne pas me dit-il me déconcentrer durant des années aussi importantes.

Donc après la quatrième année, me voilà avec mon diplôme en poche et aucune envie d'exercer ce pour quoi j'ai étudié durant ces quatre ans. Je vais bientôt être sans ressource car mon père a tout pris en charge durant ces années jusqu'à la bouffe et mes quelques rares sorties. Je me vois mal lui demander de continuer à me subventionner à ne rien faire alors que je sais très bien qu'il se prive lui-même pour que son petit fiston ne manque de rien.

J'en suis là de mes réflexions, me résignant à finalement trouver un quelconque boulot dans une salle de gym, quand on sonne à la porte.

J'ouvre pour me retrouver face à un Jerry radieux et plein de charme. Jerry est ce qu'on peut appeler un touche à tout. Ni gay, ni hétéro, ni bi, il se définit comme opportuniste et libre. Avec sa gueule d'ange et son 1m90 on lui donne le bon Dieu sans confession, sauf que derrière la façade de l'agneau se cache un loup redoutable et ardent. Il vous bouffe tout cru sans que vous vous en rendiez compte et après ça vous en redemandez encore car Jerry est bon, de cette bonté qu'on retrouve chez les gens intelligents mais pas naïfs. Tout ce que je sais du sexe et des plaisirs du corps c'est lui qui me l'a appris. Et tout ce que Jerry sait il l'a acquis lui-même de son parrain qui selon Jerry est un putain de pervers. Il m'a confié un jour :

— Je ne peux pas me passer de mon parrain Denis. Il sait des trucs de ouf et quand je suis entre ses mains il sait tellement bien faire que j'ai des orgasmes de partout sans éjaculer. Un jour il m'a attaché à un poteau et m'a bandé les yeux. Je ne sais pas combien de temps s'est écoulé, mais il a passé un long moment à me caresser et me faire jouir rien qu'en me titillant les tétons et les couilles. J'ai tellement hurlé qu'il a fini par me mettre un bâillon pour ne pas alerter tout le quartier. Après coup j'étais vidé. Il m'a fait gicler six fois avant de s'arrêter et tout ça sans jamais me toucher la bite. Rien qu'à y repenser, j'en ai une trique de malade. Mon parrain c'est mon Dieu, je l'ai dans la peau et je l'adore.

Je n'ai jamais connu de petit copain ou de petites copines à Jerry. Je le soupçonne d'être amoureux de son parrain et j'en conçois une forme de jalousie car si Jerry me demande d'être son petit ami, je ferais n'importe quoi tellement je suis dingue de ce mec. Il a cette désinvolture et ce côté cool que je ne trouve nulle part ailleurs. Il est très beau mais n'abuse jamais de son charme sans pour autant être faussement modeste. Il est divinement canon et le sait. C'est d'une banalité évidente. Il n'y a rien à en dire, il est tout simplement naturel.

Donc voilà mon Jerry sur le seuil de la porte avec une bouteille de champagne à la main.

— Alors Tom pourquoi me regardes-tu avec ces yeux de merlan frit ? Tu ne laisses pas entrer ton vieux copain ?

Je m'écarte et en passant devant moi il me colle un baiser retentissant sur la bouche. Malgré l'habitude, je ressens toujours ce pincement au cœur lorsque Jerry m'embrasse. Peut-être parce qu'au fond de moi, je sais que nous ne serons jamais plus qu'amis alors que j'en veux plus. Mais je ne sais pourquoi, je n'ai jamais osé le lui dire.

Il part dans le salon où je l'entends déjà farfouiller dans les meubles à la recherche de deux verres. Le temps de le rejoindre j'entends le bouchon sauter et les bulles tintinnabuler dans les verres Ikea.

— Boire du champ dans des gobelets ikea, ça c'est le summum du luxe mon p'tit chat. Aller minou, à notre diplôme durement mérité et à notre major de promo me fait-il en clignant d'un œil.

Jerry a pris cette sale habitude de m'affubler de tous les adjectifs et noms autour des félins, chose qui nous a causé pas mal de moqueries durant les études. Ce à quoi Jerry répond lorsqu'on se moque de nous :

— Eh quoi ma puce, t'es jaloux de Tom, toi aussi tu veux que je te donne des p'tits noms doux ?

Après quoi généralement son interlocuteur ferme sa gueule, car on évite de chercher des noises à un gaillard qui fait près de 2m et en plus expert en kung-fu.

Notre amitié a débuté comme ça. Le coup classique du petit gringalet qu'on chahute un peu et pour lequel Jerry est venu à sa rescousse. Il s'est pointé devant une bande de trois racailles qui m'ont volé mon portable. Tom leur a dit :

— Je crois que vous prenez quelque chose qui ne vous appartient pas et qui est à mon ami.

Il fait une pose pour bien observer les trois gars chacun à leur tour. Puis il poursuit :

— Nous avons deux solutions, soit vous persistez à le garder et en ce cas je vais devoir vous le reprendre, mais on finira par se faire mal, soit vous rendez gentiment son portable à …

Il se tourne vers moi

— Je... Je m'appelle Tom

— Donc soit vous rendez son portable à Tom et on en parle plus.

Les gars l'ont regardé longuement. Quelque chose dans le regard de Jerry disait qu'il était très dangereux de se frotter à lui. Les mecs ont quand même voulu tenter leur chance. Il ne leur en a pas laissé le temps. Malheureusement pour eux avant même qu'ils n'esquissent un mouvement, Jerry a décoché un coup à la gorge du premier qui a commencé à s’étouffer. Puis il a cueilli le second d'un coup de coude dans le plexus. Le pauvre gars s'est replié sur lui-même comme une crêpe et Jerry s'apprête à envoyer le troisième vers d'autres cieux quand ce dernier a eu un réflexe de survie et de lever ses mains en signe de reddition. Il a crié :

— ce n’est pas moi !

Et au passage il lâche maladroitement le portable qui aurait fini sur le bitume si vif comme l'éclair Jerry n'eût le réflexe de le rattraper. Le troisième n'a pas demandé son reste. Il s'est enfui en abandonnant lâchement ses copains alors que ces derniers se remettaient difficilement de la confrontation. Jerry eut juste le temps de s'écarter du type qu'il a frappé au plexus avant que ce dernier ne rende son repas sur le trottoir. Avec un air désinvolte Jerry s'est approché de moi et m'a tendu mon portable.

— Tiens p'tit chat, je crois que c'est à toi ça.

Devant mon air ahuri il ajoute :

— Je m'appelle Jerry et je crois qu'on va faire un sacré duo. Je t'ai remarqué depuis un p'tit moment, on est dans la même promo. Si t'as besoin d'aide, n'hésite pas.

Puis il est parti en sifflotant me laissant tout hagard et amoureux. Depuis ce jour je suis devenu son ombre. Il suffisait de trouver Tom pour que Jerry ne soit pas loin et inversement. Et lorsque j'ai été renvoyé de chez moi, la première personne vers qui je me suis tourné est évidemment Jerry. Quand il m'a trouvé en piteux état, après m'avoir consolé il a ajouté :

— Viens vivre à la maison, il y a de la place et de toute façon ça ne changera pas de nos habitudes, tu es plus chez moi que chez toi.

Ce qui est vrai car je passe plus de mon temps libre chez Jerry que chez mon beau-père. Nous révisons ensemble. Nous jouons aux jeux vidéos ensemble et nous passons des nuits blanches à refaire le monde et lorsqu'au petit matin je m'endors, la dernière pensée est l'image d'un Jerry souriant à côté de moi. Je perds toujours à ce petit jeu, de qui s'endormira en premier. Lorsque papa est intervenu pour me trouver un appart, Jerry a protesté et a dit que je pouvais rester autant de temps que je le voulais. Mais si je l'avais fait, ma fierté en aurait pris un coup. Je préfère être indépendant et garder mon meilleur ami, même si ça m'a brisé le cœur que notre collocation n’ait duré qu’un mois. Mais comme à notre habitude, on trouve toujours Jerry chez moi ou moi chez lui.

Ce soir encore une fois Jerry est là pour fêter la fin de nos études. La soirée se passe gentiment entre la bouteille que nous avons descendu et le vieux tube de Pringles goût paprika. Nous avons fait l'amour comme la chose la plus naturelle au monde, puis vient le moment fatidique…

— Je voulais te dire au revoir avant de partir dit Jerry d'une voix grave et emprunte de mélancolie que je ne lui ai jamais connue.

— Comment ça au revoir, fais-je d'une voix hésitante, tu pars où ? Je commence à sentir la panique m'envahir.

— Oui, j'ai une opportunité à Montréal et je pars dimanche.

— Ah... Je ne sais que dire d'autre tellement la nouvelle m'anéantit.

— Mais si tu me le demandes, je...

— Non tu dois saisir cette opportunité. Je le coupe avant de ne plus avoir la force de le laisser partir.

— Tu vas me manquer Tom, murmure-t-il d’une voix tendre et résignée.

Ça fait tellement longtemps qu'il ne m'a pas appelé par mon prénom.

— Toi aussi Jerry, tu vas me manquer... beaucoup... Je retiens un sanglot qui s'apprête à ouvrir toutes mes digues émotionnelles.

— Ce n'est que pour deux ans, mais je n'ai pas envie de te perdre de vue. Je voudrais m'assurer que tout aille bien pour toi avant que je parte.

Puis Jerry m'embrasse longuement de ce baiser que je lui connais. De ce baiser qui en dit beaucoup plus sur le cœur que le corps. De ce baiser d'un grand frère amant qui s'inquiète pour son petit frère laissé derrière lui.

— Qu'est-ce que tu vas faire toi ? Me demande-t-il après un long moment de silence.

— Je ne sais pas, je n'ai pas très envie de faire coach sportif et en même temps il faut bien que je commence à gagner ma vie. Je ne peux plus continuer à demander de l'argent à papa.

— Je pense avoir une solution, j'y pense depuis longtemps mais je ne t'en ai jamais parlé.

— Dis toujours, tu m'intrigues.

— Et bien tu te souviens de mon parrain Denis, me dit-il, les étoiles dans les yeux.

— Oui, comment l'oublier, tu en parles sans cesse.

— Et bien je t'ai dit qu'il est masseur et qu'il a voulu à plusieurs reprises m'initier à cet art pour reprendre son affaire. Il en a marre de bosser dans le domaine et il voulait changer un peu. Mais il ne veut pas laisser son art perdu, alors il a voulu me le transmettre. Mais moi, le massage ça me saoule de le faire, donc je ne m’y suis jamais vraiment intéressé. Si tu veux je te fais la faveur de te mettre en contact avec lui pour qu'il te l'apprenne.

— Tu crois ? Je ne sais pas trop...

— Bein tu ne sais pas quoi faire de ta vie, tu aimes constamment me tripoter alors ça devrait le faire dit-il en éclatant de son rire cristallin.

— C'est une chose de te toucher et c'en est une autre de toucher n'importe qui tu sais ? Je lui réponds en rougissant.

— Essaye, tu verras bien. Mais c'est un peu particulier ce qu'il fait, c'est du massage tantrique.

— C'est quoi ce truc ?

— Je préfère que ce soit lui qui t'en parle. Tiens voilà sa carte. Tu n'as qu'à l'appeler de ma part. Je le préviendrai.

Nous avons terminé la nuit ensemble dans les bras l'un de l'autre. Je capte toute l'énergie et l'odeur de Jerry car je sais que nous n'allons pas nous revoir avant un bon bout de temps. Le dimanche arrive et Jerry est parti. Je ne me suis jamais senti aussi seul et désœuvré. Bien que je l’aie tous les jours sur WhatsApp, sa présence physique me manque. Et je n'ose pas lui dire que je n'ai encore rien fait de ma vie alors que lui me raconte comme il s'amuse au Canada. J'en conçois de la jalousie et aussitôt je culpabilise d'avoir ressenti cela. Je me persuade que je dois être heureux pour Jerry, que c'est bien ce qu'il lui arrive, mais plus je me convaincs de cela, plus je déprime.

——

Un mois est passé depuis le départ de Jerry et mes finances sont de plus en plus critiques sans que je ne fasse rien pour y remédier. Puis un jour en faisant le ménage je suis tombé sur la carte que Jerry a laissée et qui s'est perdue entre le pli du canapé. Je lis « Denis, massage bien-être et thérapeute corporel. » En dessous les heures d'ouvertures, le numéro de téléphone et l'adresse.

Eh bien dis-donc, il est en plein cœur de Lyon son parrain ! Ça doit bien marcher pour lui, pensai-je. Il a dit quoi déjà Jerry, que Denis est masseur centrique, un truc comme ça. Ça ne coûte rien de l'appeler.

Au bout de quelques sonneries, une voix affable décrocha :

— Institut Denis massage à votre écoute.

— Euh... bonjour, je... je suis l'ami de Jerry fais-je d'une voix mal assurée

— Et ? Me fait l'autre personne au bout du fil d'un air amusé.

— Et je voudrais parler à Denis

— C'est moi-même, à votre service.

— Et bien Jerry m'a dit que... bein... euh, un truc de massage centrique. Mon discours et décousu et embrouillé.

— Massage tantrique. Je l'entends à l'autre bout du fil éclater de rire. Ok, ok, tu dois être Tom. Détends-toi Tom, tout va bien se passer. Je te propose si tu veux bien de passer ce soir après les horaires d'ouverture et nous en parlerons de vive voix, tu veux bien ? Chantonne-t-il d'une voie enjouée. Rassure-toi, Jerry m'a parlé de toi. Je comprends que ça soit un peu intimidant, mais nous ferons en sorte de te mettre à l'aise. Ce n'est que du massage.

J'ai appréhendé ce rendez-vous toute la journée marchant dans mon appartement de long en large en m'imaginant ce qui pouvait bien arriver.

Alors que la nuit commence à tomber et que les lampadaires projettent sur la place rouge de Bellecour leur lumière crue, je sors du métro pour me retrouver en face de MacDo et de la Fnac. La nuit est douce et des badauds vont et viennent sur la place comme un millier de fourmis sur un morceau de sucre. Ça sent bon un mois de juin et les frites burger. La Saint Jean promet d'être particulièrement festive cette année. Déjà des baffles et des enceintes sont installés sur la place et quelques barnums ici et là se montent au rythme des marteaux qui enfoncent les pylônes métalliques.

Le cabinet du parrain de Jerry se trouve au 8 place Bellecour à côté d'un magasin d'instruments de musique. Après avoir sonné à l'interphone, je pousse la lourde porte en chêne massif. Je rentre dans un couloir haut de plafond et devant moi se tient une cour intérieur spacieuse où traînent quelques vélos. Sur ma droite un grand escalier en marbre me conduit au dernier étage, au 5ème. Je sonne à l'unique porte de l'étage qui s'ouvre sur un quadragénaire qui ressemble comme deux gouttes d'eau à Jerry avec vingt ans de plus et les cheveux poivre et sel. Je reste interloqué devant cette gémellité.

— Entre Tom, me fait l'homme d'un grand sourire, je t'attendais. Ne sois pas si surpris, tu n'es pas le premier à me trouver une ressemblance avec Jerry, dit-il en lisant dans mes pensées. Le père de Jerry et moi sommes jumeaux, c'est normal qu'il y ait un air de famille. Alors tu veux boire quoi ? Coca, café, thé, eau, whisky ? Débite-il à toute vitesse.

— Euh...

— Redbull, c'est parfait, moi aussi j'adore cette saloperie.

Il me tend une canette de Redbull glacée et me pousse dans le salon. Je reste ébahi devant tant de luxe. Il habite un immense appartement, de ce que je peux en juger, avec des parquets en chêne massif et un plafond style haussmannien qui doit faire au moins cinq mètres de haut. Une cheminée d'époque trône dans un coin du salon et tout l'appartement est décoré avec goût et modernité. Un immense lapin en bronze est posé au milieu du salon et se tient la tête comme le Penseur de Rodin.

— C'est Geymann me dit-il en suivant mon regard. C'est un sculpteur animalier. Il travaille généralement pour l'armée.

— Waouh, il est splendide !

— Oui c'est vrai, c'est une pièce que j'adore. Mais avant de continuer je vais te montrer la vue sur la place. Je ne résiste pas à l'envie de montrer aux nouveaux venus la vue que nous avons de Lyon depuis la terrasse.

Il ouvre la baie vitrée et me fait sortir sur la terrasse qui est tout aussi impressionnante que le salon. Je me penche par-dessus la rambarde et la place Bellecour se découvre sous mes pieds. Je vois les gens et les voitures circuler et ils semblent si petits vue d'ici. Devant moi, la grande roue scintille tout de bleu et la nacelle la plus haute se trouve au niveau de mes yeux.

Denis m'invite à m'asseoir sur un fauteuil en forme de pétale de marguerite, tandis que lui-même prend place dans un autre fauteuil en posant sa canette sur la table basse en polycarbonate qui imite le cœur de la fleur. D'un claquement de doigts les lumières de la terrassent s'allument et la cantate de Bach joue en fond sonore diffusée par quatre colonnes lumineuses.

— C'est la BWV 106, n'est-ce pas ?

— Bravo, je suis impressionné qu'un jeune homme de ton âge connaisse les cantates de Bach

— Mon père est mélomane, il adore la musique classique, je n'y connais pas grand-chose, mais il écoute souvent du Bach

— Ton père doit être un homme bien. On ne peut pas aimer Bach et être un idiot, plaisante-t-il.

— Oui, papa est formidable

— Bien, bien, alors de quoi parlons nous, tu veux qu'on passe la soirée à parler de ton père ou de musique classique ?

A mon air dépité il reprend :

— Je plaisante Tom, il faut que tu te détendes, je ne vais pas te manger, en tout cas pas tout de suite, fait-il d'un clin d’œil qui me laisse encore plus perplexe. Bon venons-en au fait. Jerry t'a chaudement recommandé auprès de moi. C'est la première fois que je vois mon neveu parler de quelqu'un avec autant d'admiration et de sympathie. Je suppose que tu lui as tapé dans l’œil.

— Je...

— Bah, ne soit pas gêné, on fait partie de la famille des pédales et on l'assume mon garçon. Bref, donc Jerry m'a demandé de t'apprendre à masser. Alors je vais te demander pourquoi tu as envie d'apprendre à masser ?

— Bein, je ne sais pas en fait, c'était plus une idée de Jerry. On a terminé nos études en staps et comme je n’ai pas envie de travailler dans le domaine Jerry m'a parlé de vous.

— Bon c'est bien, au moins tu es honnête. J'aime les personnes honnêtes. Ce n'est pas grave de ne pas savoir ce qu'on veut, mais c'est important de savoir ce qu'on ne veut pas. Donc toi tu ne veux pas travailler comme coach sportif, c'est ça ?

— Oui.

— Est-ce que tu as déjà touché ou massé quelqu'un ? Je veux dire mis à part les cochonneries que vous faites avec mon neveu, fait-il avec un sourire pervers.

Me voyant embarrassé, il poursuit.

— Bon, je vais prendre ça pour un non. Alors disons que lorsqu'on commence à travailler en massage, en tout cas c'est l'idée que je m'en fais depuis toutes ces années de pratique, c'est d'abandonner tout de suite la pudeur et les fausses gênes. Tu vas toucher des corps, entrer dans l'intimité physique des gens, si tu n'es pas clair et que tu es mal à l'aise, comment veux-tu que ton client se sent à l'aise ? Mais je parle trop, tu auras le temps d'apprendre tout cela avec la pratique. Si tu veux bien pour ce soir je vais te proposer un cas pratique. Tu vas me masser.

— Hein quoi ? Mais je ne sais pas... je n’ai jamais fait ça.

— Et bien ça sera une première. Avant de t'apprendre les différents types de massage j'ai envie de tester ton toucher. Je te rassure tout de suite il n'y aura pas de note à la fin de l'examen dit-il. C'est simplement pour voir ta capacité à faire face à une situation imprévue. Je ne vais pas te juger sur ta façon de masser, je veux simplement que tu aies un contact vierge avec le toucher, sans te donner aucune indication. Ce soir je suis tout à toi et je me laisse guider. Et puis ce n’est pas tous les jours qu'on a un massage gratis par le protégé de son filleul.

Il croise ses mains derrière sa tête et me regarde goguenard. Je suis en panique. Mon Dieu, qu'est-ce que je dois faire ? Je n’en sais rien moi.

— Bon Tom, ce n’est pas que je m’ennuie, mais si un peu...

Son sourire est irrésistible. C'est irréel à quel point il ressemble à Jerry avec la maturité et les muscles en plus.

— Bon aller Tom réfléchit. Imagine-toi que c'est Jerry, qu'est-ce que tu lui ferais ?

Résolu je me lève et je vais derrière lui. Je lui saisis les mains. Elles sont incroyablement douces et larges. Les ongles sont impeccablement soignés et il se dégage de ses mains un magnétisme qui me fait frissonner. Je les dépose gentiment sur ses genoux et je me repositionne derrière Denis. Je commence à poser mes mains sur ses trapèzes et à les malaxer comme je peux. Ils sont tendus et je m'efforce à les pétrir comme une pâte à pain. Je sens Denis se relâcher et commencer à pousser des soupirs de contentement.

— Eh bien dis donc, heureusement que tu ne sais pas masser, si tu savais masser j’aurais déjà un orgasme.

— Tais-toi Denis, arrête de parler et laisse-toi faire.

Je me surprends moi-même de cette audace à lui donner un ordre et le tutoyer. Cela semble l'amuser.

Denis se tait et je vois un large sourire flotter sur ses lèvres. De là où je suis je sens la chaleur de son parfum m'enivrer. Il porte Allure homme sport de Chanel. Cette flagrance est reconnaissable entre mille, car combien de fois je l'ai sentie sur Jerry. Tout à coup, une forte émotion monte en moi et des larmes me picotent les yeux. Jerry me manque. D'un revers de la main je m'essuie les yeux et je me concentre de nouveau sur Denis. Ce passage ne lui a pas échappé, mais il ne dit rien, continuant silencieusement à profiter de mes mains et fermant doucement les yeux. Mes mains s'aventurent vers son cou et commencent à déboutonner sa chemise blanche. Le dessous est comme je me le suis imaginé. Il a un torse puissant et glabre avec les auréoles des mamelons et les tétons bien marqués. A contrario de Jerry, Denis est bronzé, de cette couleur cuivrée qui sent bon la Méditerranée, le soleil et l'huile d'olive. Mes mains effleurent délicatement son corps et je le sens frémir. Mes doigts remontent vers ses clavicules et je joue à accentuer la petite gouttière au-dessus de l'os. Puis mes doigts pétrissent de nouveau ses trapèzes pour finir aux deltoïdes. Je sens sa forte musculature et je suis tout étourdi par tant de virilité. Tout à coup, j'ai trop chaud et ma respiration se fait plus haletante. Je n’aurai jamais dû boire cette merde de Redbull, les boissons énergisantes ça ne me réussit pas.

— Est-ce qu'il y a un endroit plus adapté pour continuer à te masser ?

— Ah je vois que tu prends des initiatives, c'est bien.

Nous allons de l'autre côté de la terrasse où j'entends le clapotis d'un jacuzzi et à côté une espèce de tenture encadrée par des grosses bougies électriques et des voiles blancs qui flottent au vent. Une énorme statue de Bouddha nous regarde les yeux mi-clos et le sourire bienveillant. Au sol un grand futon est recouvert de serviettes éponges pastel.

— Qu'est-ce que je dois faire, demande ingénument Denis.

— Bein, je ne sais pas, à toi de me le dire.

— Hahah ça ne marche pas comme ça mon p'tit bonhomme, c'est toi le pro ce soir, c'est à toi de me guider.

— Et bien enlève ta chemise et ton pantalon.

Avec un grand sourire et dans un geste délibérément lent, Denis commence à retirer sa chemise et dézipper son jean qui se retrouve sur ses chevilles. Il se débarrasse de ses vêtements et les plie soigneusement pendant que je le mate. Il se retrouve devant moi, les mains sur les hanches et me regarde. Il ne porte plus qu'un slip blanc en lycra qui semble être sculpté sur lui. Dans les ombres du soir, il ressemble à l'Apollon de Léocharès, harmonieusement ciselé dans le clair-obscur. Il a une fine musculature saillante et le sourire carnassier qu'il affiche me rappelle l'assurance tranquille de Jerry lorsqu'il m'a défendu contre les trois voyous.

Le rouge me monte aux joues et je commence à trembler légèrement.

— Et maintenant ?

— Maintenant... allonge toi sur le ventre.

— Ok, juste un p'tit conseil, si tu comptes utiliser l'huile me dit-il en désignant un flacon posé au coin du tatami, tu ferais bien d'enlever aussi tes vêtements, car c'est très difficile à partir les tâches d'huile sur les vêtements.

Pendant qu'il s'allonge sur le ventre, les jambes légèrement écartées, les bras le long des flancs et la tête tournée sur la droite, je commence à me dévêtir. Je ne suis pas très à l'aise avec la nudité. Cela m'est resté de mon adolescence à la piscine. Mais en staps on a dû à plusieurs reprises se mettre en petites tenues ne serait-ce que pour les pesées et les mensurations, sans parler des séances de saunas et hammams après le sport. Donc petit à petit j'ai apprivoisé mon corps et cela me dérange moins maintenant de me mettre à l'aise.

J'enlève entièrement mes vêtements pour ne garder que mon jockstrap. Depuis que Jerry m'a fait découvrir ce sous-vêtement j'en suis fan car on se sent plus libre qu'être en slip ou en boxer. Cela donne l'impression de ne rien porter sous le pantalon.

Je me mets à califourchon sur les fesses de Denis et reprends mon massage sur ses épaules. Ma hanche est parfaitement calée au creux de ses reins et mes cuisses encadrent son bassin bien musclé. Le mouvement de balancier que j'entreprends pour appuyer sur ses trapèzes obligent mes testicules et mon périnée à rebondir sur son sacrum. Cela commence à me donner des sensations au bas ventre. Sa peau est douce et chaude et je suis de plus en plus à l'aise à l'idée de toucher cet homme et lui procurer du bien-être.

J'attrape la bouteille d'huile posée à côté de moi. Il est marqué huile végétale au noyau d'abricot. Je ne savais pas qu'on pouvait faire de l'huile avec du noyau d'abricot. J'ouvre le flacon et une forte odeur florale et épicée m'emplit le nez. Je reconnais entre autres le gingembre et le ylang-ylang pour avoir l'habitude de sentir ces huiles essentielles en diffusion chez Jerry.

— L'huile essentielle d'ylang-ylang a un fort potentiel aphrodisiaque et gingembre, je n'ai pas besoin de te faire un dessin n'est-ce pas, me dit Jerry un jour où j'étais chez lui. Humm je vois que ça commence déjà à te faire de l'effet m'a-t-il dit en saisissant mon entre-jambe.

Suite à cela, il m'a fait une fellation mémorable qui me donne encore des frissons quand j'y repense.

J'enduis mes mains d'huile et masse de nouveau Denis. Sous mes doigts, une sensation veloutée parcourt tout le dos de Denis en larges arabesques. Je sens sa poitrine se soulever à intervalle régulier dans un souffle de plus en plus profond. Je pense qu'il commence à s'assoupir. Je continue à faire des allers-retours sur son dos en insistant bien sur chaque muscle pour dénouer les tensions. Je m'amuse à repérer chaque vertèbre, chaque excroissance et je me surprends à adorer toucher ce corps.

Au bout d'un moment je suis arrivé au niveau de son bassin. Je me décale en arrière assis à genoux entre ses jambes écartées. De là j'ai une vue panoramique sur ses fesses et son entre-jambe. Un boursouflement entre ses cuisses me laisse entre apercevoir ses bourses et un bout de son sexe moulé dans le tissu blanc de son slip. Je poursuis mon massage. Mes doigts huileux se frottent à ses fesses et les pétrissent. Bientôt tout le tissu est imbibé d'huile et galbe encore plus ses muscles. Je m'amuse à faire couler l'huile sur son sacrum qui dévale entre ses sillons inter-fessiers pour finir sur ses testicules et vient s'écraser sur la serviette éponge. La scène est d'un érotisme torride et une énorme érection commence à déformer mon jock.

Timidement je glisse mes mains sous son slip pour lui caresser les fesses. Il y a eu un mouvement de surprise de sa part, puis tout son corps se détend. Il commence à remuer la hanche accompagnant mes mouvements avec son bassin. Ses fesses se soulèvent légèrement pour s'écraser aussitôt dans un mouvement circulaire. Avec détermination je glisse mes doigts entre ses fesses et lui effleure sa rose. Il est parfaitement glabre aussi à ce niveau. Je frotte doucement l'entrée de son anus qui commence à avoir des soubresauts. Je l’entends haleter et mordre dans la serviette pour étouffer ses gémissements. Lorsque je descends plus bas je saisis à pleine main ses couilles. Quand avec mon pouce j'ai appuyé sur le renflement entre son anus et ses testicules, il s'est mis à se cambrer et à pousser un long cri rauque. De surprise j'ai retiré vivement mes mains alors que sous mes caresses il convulse comme un épileptique. Je l'entends avoir de longs souffles profonds et contrôlés pendant qu'il est parcouru de spasmes qui fait onduler son corps. Frénétiquement il a donné de forts coups de bassin comme s'il voulait transpercer le futon tout en continuant à gémir. Puis au bout d'une minute, il se relâche de nouveau et semble épuisé et heureux.

Putain je viens de donner un orgasme à un mec alors que je ne lui ai même pas touché la queue. Je n'ai pas cru Jerry quand il a dit que c'était faisable.

Cela m'excite comme un fou et mon sexe forme une bosse trop étroite pour mon jock. Lorsque mon gland se fraye un chemin vers mon nombril et dépasse du sous-vêtement je ne peux m'empêcher de soupirer d'aise, tellement ce contact avec le tissu et l'excitation sont intenses.

— S'il te plaît continue, ne t'arrête pas me supplie Denis.

Je reprends mon massage là où je l'ai laissé. Mes doigts huileux s'insinuent de nouveau entre l'intérieur de ses cuisses que je commence à malaxer. Denis semble être en érection et son gland pointu déforme et tire sur son slip. A chacun de mes passages vers le haut de ses cuisses, je fais exprès de frôler son sexe et à chaque fois j'entends un petit gémissement de contentement. Puis tout à coup une idée de génie me traverse l'esprit. J'enduis mes mains encore de plus d'huile et je tente de jouer avec son gland à travers le tissu de son slip. Je le vois s’arque-bouter et pousser des borborygmes incompréhensibles. Plus je le touche et plus il mouille et bientôt le précum qu'il sécrète est presque aussi abondant que l'huile sur son gland. Dans cette position je ne sais par quel miracle j'ai réussi à saisir entièrement son gland. Je ne me suis pas rendu compte qu'il avait un gland aussi énorme, il tient dans une bonne partie de ma paume, cela laisse présager le reste. Lorsque j'ai saisi son gland et que je l'ai serré fermement, le corps de Denis est de nouveau parcouru d'une salve de spasmes. Crispé, avec son poing il frappe à plusieurs reprises le futon dans un halètement continu en poussant un énorme oh oui. J'ai eu peur que tout le voisinage soit alerté, mais très vite il s'est calmé et semble maîtriser de nouveau son corps malgré encore de petits frémissements.

Son gland continue à déverser son liquide séminal et j'ai eu tout à coup très chaud et très envie du parrain de mon copain. Je comprends mieux pourquoi Jerry est fou de son oncle. Cet être transpire le sexe et l'érotisme par tous les pores de sa peau et à chacune de ses jouissances c'est comme si je les vivais moi-même, je l'accompagne. D'ailleurs par mimétisme, mon sexe s'est mis aussi à produire du précum et coule le long de ma verge pour venir se perdre sur mes testicules et mes couilles. Mon slip est trempé. Je suis en sueur et les veines de mes tempes battent comme si elles allaient exploser. Je suis moi-même à la limite d'éjaculer tellement l'excitation est grande. Je respire longuement et profondément pour me calmer avant de poursuivre mon exploration du corps de Denis.

Je descends le long de sa cuisse et ses mollets toujours dénués de poils et j'arrive à ses pieds. Il a de grands pieds et doit chausser au moins du 45. Ma théorie se confirmerait elle ? Je commence à masser ces pieds parfaitement entretenus. Je remarque qu'en appuyant sur certains points et en me concentrant pour être au même rythme que la respiration de Denis je recommence à lui procurer un plaisir grandissant. Au bout d'un moment il a son 3ème orgasme, certes moins intense que les deux premiers, mais tout aussi spectaculaire pour une personne qui n'a pas l'habitude de voir un autre être humain convulser.

— Tu te retournes Denis, si tu veux que je te masse devant, je lui chuchote doucement.

Lorsqu'il se retourne ses beaux traits sont encore déformés par le plaisir et la sueur. D'ailleurs comment pourrait-il en être autrement ? On ne ressort pas de trois orgasmes d'affilée sans séquelles. Les yeux mi-clos il arbore une mine béate comme lorsque Galaad découvre le Saint Graal.

J'observe son joli visage, son petit sourire et ses mèches trempées de sueurs et je me mets à ressentir une infinie tendresse pour cet homme qui encore peu m'était étranger. Son souffle a repris son rythme lent et profond comme si rien ne s'était passé, mais son corps tendu-détendu dis le contraire. Ses tétons sont en érection et une nouvelle fulgurance me traverse. Je caresse son torse en frôlant au passage ses tétons. Sa sensibilité est à fleur de peau. Chaque fois que je lui touche les seins c'est comme si je déclenche un mini Big Bang. Assis à califourchon sur son torse je lui travaille les tétons d'une main, pendant que mon autre main lui caresse le visage. A chaque convulsion il attrape mon genou avec sa main et le serre à m'en faire mal. Je ressens l'ampleur de son plaisir à la force qu'il met dans ses doigts crispés. Au bout d'un moment il se cambre m'expulsant en avant vers son visage. Je faillis perdre l'équilibre et mon pouce droit vient s'écraser sur ses lèvres alors que de l'autre main je vrille toujours son téton entre le pouce et l’index gauche. Il pousse un nouveau cri que mon pouce vient étouffer. Il ouvre la bouche et engloutit entièrement mon doigt et commence à le suçoter comme un bébé avide. La sensation de sa langue sur mon pouce m'électrise et à cet instant je n'ai plus envie que d'un chose ; faire l'amour à Denis.

En diapason, notre respiration se calme de nouveau alors je me rends compte que j'ai à demi éjaculé et que mon liquide coule le long de mon jock pour s'écraser en quelque gouttes sur le ventre de mon partenaire. Il semble s'en apercevoir et me sourit gentiment.

Je me relève et m'assois à genoux au niveau de sa hanche droite. Et c'est là que j'ai vu l'impensable. J'ai un hoquet de surprise. Son slip est monstrueusement déformé par son sexe qui semble énorme. J'ai bien pensé que ce type est bien membré, mais là ça semble être hors norme. On dirait qu'il a glissé une courgette dans son sous-vêtement. L'huile qui à présent a entièrement tâché son slip blanc dessine la forme de son sexe et on peut même deviner les veinures. A la vue de ce que je devine, je perds toute concentration et mon esprit n'est plus focalisé que sur une chose, voir ce qu'il y a en dessous.

Je continue à masser la cuisse de Denis, mais mes pensées sont ailleurs. Mon regard lorgne constamment sur son entre-jambe qui ne désenfle pas. Denis semble s'en apercevoir et coupe le silence.

— Tu peux toucher si tu veux.

J'approche mes doigts du paquet délicatement comme pour déballer un cadeau trop précieux. Je pose ma main sur l'objet du désir. La chaleur de son sexe se diffuse à travers le tissu incroyablement doux. Je caresse doucement le sexe comme on apprivoise un animal dangereux.

Puis Denis soulève le bassin et je descends son slip sur un sexe enfermé trop à l'étroit. C'est en effet énorme. Je contemple l'ampleur de la chose. Plus large au niveau du gland qu'à la base, droite et légèrement recourbée sur son nombril. Le phallus vient s'écraser avec un bruit mat sur les abdos de Denis.

Je n'ai jamais vu un sexe aussi imposant. Je le prends dans ma main et arrive difficilement à faire le tour. Je saisi la queue des deux mains, comme pour en juger la longueur. Cette bite doit au moins faire 25cm. Denis me sourit tendrement et répond à mon interrogation muette.

— 28, je te laisserais la mesurer un jour si tu veux.

Puis de sa main libre il se met à me caresser la cuisse. Des désirs et des pensées m'envahissent de tout part. Je veux cet homme, je veux qu'il me baise et en même temps l'image de Jerry se superpose à celle de Denis. Je suis très troublé, je ne sais plus ce que je ressens. Je ne suis qu'une boule de feu incandescente qui a besoin d'exploser quelque part.

Lorsqu'il arrive au niveau de mon périnée et qu'il titille ma rosette, je perds pied. Toutes mes inhibitions se lèvent et avant que je ne m’en rende compte, ma bouche a serré son gland que je commence à pomper avidement. Je le suce comme si ma vie en dépendait et j'essaye d'aller le plus loin possible sans parvenir à engloutir ne serait-ce que la moitié de sa pine. Lorsqu'il introduit son doigt dans mon cul, une explosion d'étoile se fait en moi.

— Eh bien, eh bien mon petit Tom, on voit que mon neveu est déjà passé, il y a de la place là-dedans. Le connaissant il a dû à plusieurs reprises te démonter le cul.

Il a raison, lorsque Jerry me prend, c'est toujours avec fougue, comme s'il déverse le surplus d'énergie qu'il a en lui. J'ai eu de longues séances où il ne se lasse pas de me bourriner avec sa grosse bite jusqu'à ce que je crie grâce.

Comme Jerry à ses moments-là, sur le visage de Denis il n'y a plus rien de tendre. C'est le regard bleu glacé d'un loup qui s'apprête à bouffer un agneau jusqu'à la moelle. Ma bouche sur son sexe accélère de plus en plus vite, mais je vois que j'ai totalement perdu le contrôle. C'est lui à présent le maître du jeu et je vais en prendre cher. Son doigt s'enfonce encore plus profondément jusqu'à venir me toucher une zone insoupçonnée. Il appuie à plusieurs reprises sur cette zone et à chaque fois je crois m'évanouir de plaisir. Je me tortille, la bouche entrouverte, le souffle court alors que son précum vient lubrifier mes lèvres d'un goût salé. A présent il a fait entrer quatre de ses gros doigts en moi et je sens que je suis prêt. Dans une goulée d'air, je gémis de plaisir et je m'entends le supplier.

— S'il te plaît Denis, baise-moi...

Sans attendre de réponse, je me mets sur lui et descends brusquement sur son sexe. Avec l'excitation et la folie, ma chatte a accueilli entièrement son membre, même s’il a dû un peu forcer le passage. Je crie de ce mélange de douleur et de plaisir que seul un passif connaît. Installé sur son mât, complètement planté, ouvert et offert, je me déhanche comme sur un cheval au galop.

Sa grosse bite entre et sort impitoyablement de mon trou et j'accélère la cadence pour le sentir toujours mieux, toujours plus. Je monte et descend et à chaque fois que son gland cogne contre ma prostate je pousse de long gémissement avant qu'un nouveau coup de bite m'arrache un autre cri. Il me semble que je mouille du cul ou est-ce son précum, car je me sens tout humide et tout lubrifié. Il contracte ses sphincters donnant à chaque enculage plus d'ampleur et de profondeur. Il semble parfaitement contrôler la situation et à la moindre écoute de mon plaisir.

— Vas-y Tom, prends ton pied. Tu peux hurler autant que tu veux. Je vais t'apprendre à encaisser une grosse bite comme une petite salope.

Il me saisit fermement les deux tétons et c'est là que tout bascule. Une myriade d'étoiles traverse ma constellation. Étourdis de plaisir, je pousse un cri qui déchire le ciel en même temps que je jouis. Mon sexe emprisonné vers le haut par mon jock se met à exploser comme une fontaine débordante et mon sperme jaillit sur mon menton pour de nouveau couler le long de ma poitrine.

Denis me met sur le dos les jambes sur ses épaules, il continue à me baiser longuement tout en me caressant de partout. Ingénieusement il alterne entre rythme lent et rapide. Parfois il fait sortir tout doucement son sexe de mon antre avant de s'enfoncer sauvagement m'arrachant un cri qu'il s'empresse d'étouffer de ses lèvres. Il est en position de pompe sur moi et sa sueur mêlée au parfum de Chanel et à l'huile de massage dégage un effluve terriblement envoûtant.

A cet instant, je le veux, je le veux complètement, je n'ai plus envie que de lui. Sa présence a pulvérisé l'image de Jerry la reléguant loin dans ma conscience. Je ne suis plus qu'une bulle de plaisir qui s'apprête à éclater. Je pose mes mains sur ses fesses musclées pour l'obliger à s'enfoncer encore plus loin en moi jusqu'à sentir ses couilles frapper mes fesses. Je serre mon cul pour encore mieux le sentir alors qu'avec des mouvements vifs et de plus en plus rapides il arrache toutes mes résistances, me laissant entièrement livré au plaisir qu'il me donne.

De nouveau une décharge électrique vient parcourir tout mon corps et me laisse sans souffle. Alors que je sens le sperme de Denis se déverser sans discontinue en moi, ma seconde jouissance est encore plus invraisemblable. Aucune goutte de sperme et pourtant l'énergie est montée jusqu'à mon cerveau, m'ouvrant pour un bref instant l'aperçu du paradis.

Alors qu'au loin le bruit de la ville me revient avec son brouhaha et ses klaxons, que les odeurs de frites du macdo parviennent jusqu'à nous, que la brise tiède du soir berce les voilures blanches du lit à baldaquin improvisé, que la bouche emplie du goût des lèvres et de la semence d'un inconnu, je m'endors avec pour dernière image le visage de Jerry superposé au sourire de Denis penché sur moi.

A suivre…
Au plaisir d'avoir votre avis sur ce nouveau récit