Collègues de bureau

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Numéro 1

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 1
Date de parution originale: Juin 1985

Date de publication/archivage: 2015-01-23

Auteur: Jean-Luc
Titre: Collègues de bureau
Rubrique: Rencontres

Note: Le magazine Lettres Gay ayant disparu, nous archivons sur Gai-Éros des textes y ayant été publiés au fil des ans, à titre d'archive, notre but premier étant que la littérature homo-érotique se préserve au fil du temps. Si vous êtes l'auteur de ce texte ou si vous détenez des droits légaux sur ce texte, veuillez communiquer avec nous sans délais.

Ce texte a été lu 6023 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)



Je m’appelle Jean-Luc et j’ai 34 ans. Je travaille dans une grande compagnie nationalisée dont les locaux occupent presque toute une tour à La Défense. J’ai toujours été gay. Dès seize ans, j’ai connu mes premiers émois avec un garçon rencontré sur la plage dont j’étais tombé follement amoureux. Cependant, si j’assume tout à fait mon homosexualité, je ne fréquente pas du tout les milieux gays. Je vis la vie de n’importe quel cadre, sage et soucieux d’une certaine respectabilité. Bien sûr mes collègues de travail ne savent rien de ma vie sexuelle, sauf ma secrétaire qui a un jour surpris une de mes conversations téléphoniques.

Voici donc, rapidement raconté ce qu’est ma vie. Elle n’est pas riche en rencontres et c’est pour cela que chacune est pour moi une chose privilégiée. J’aimerais donc ici vous raconter la dernière de mes histoires d’amour, celle qui dure encore au moment où j’écris et qui m’a marqué d’autant plus qu’elle a pour cadre le lieu même où je suis le plus respectable.

Un soir, entraîné de force par un ami (non pas un amant) lui aussi homo, j’avais échoué dans une des boîtes branchées des Halles. Là-bas j’avais commencé par me sentir très gêné, la musique était trop forte et il y avait trop de monde. Mais, bientôt je remarquai sur la piste de danse un mec d’une quarantaine d’années, les cheveux grisonnants coupés court avec une moustache. Il se déhanchait avec beaucoup de classe face à un minet qui devait être encore au lycée. Cependant, après quelques danses ils partirent tous les deux.

Le lendemain, au bureau, j’appelais l’ascenseur pour aller remettre un dossier dans les étages du haut. La porte s’ouvrit, il y avait quelqu’un dans la cabine... vous l’avez deviné c’était le mec de la veille. Certes il n’avait plus son pantalon de cuir et paraissait tout à fait correct dans son excellent costume et il me salua poliment. Mon cœur se mit tout à coup à battre très fort et j’essayai d’engager la conversation. Je bredouillai : «Excusez-moi, mais ne nous sommes-nous pas rencontrés quelque part ?» Il me fit remarquer que travaillant dans la même société nous avions sûrement dû nous rencontrer plus d’une fois. «Non, pas ici... ailleurs» fis-je. Il me fixa de ses beaux yeux bleus puis sourit. Il avait compris. Nous nous quittâmes et il me demanda s’il pouvait me ramener chez moi le soir. Je dis que je voulais bien.

À cinq heures, je le retrouvai dans son bureau et nous prîmes sa voiture. Nous discutâmes de tout et de rien en chemin. Arrivés devant chez moi, je lui proposai de prendre un verre. Il n’attendait visiblement que ça. Nous montâmes. Déjà dans l’ascenseur, quelque chose avait changé. Nous ne disions plus rien car toute parole aurait semblé incongrue.

Je lui offris de s’asseoir et partis préparer les verres. Je le sentis arriver derrière moi et restai interdit, attendant avec émoi ce qui allait arriver. Il s’approcha de moi, se colla contre mon dos et déposa un baiser dans ma nuque. Ses mains enserrèrent ma taille puis se mirent à caresser ma poitrine. Je fermai les yeux me laissant fondre dans ses bras musclés. Il descendit plus bas vers la braguette de mon pantalon. Il défit les boutons et sortit mon sexe qui était déjà bandé. Il se mit à me masturber doucement tout en m’embrassant tendrement le cou. Lentement, sa poigne ferme mais douce montait et descendait sur ma hampe et je m’abandonnai entièrement au plaisir. Je ne tardai pas à éjaculer et le sperme alla tacher les verres posés devant moi. Il prit l’un d’entre eux et lécha tout mon foutre en me regardant dans les yeux avec un sourire tendre. Je finis de préparer les boissons et nous passâmes au salon. Installés dans le canapé profond, nous nous sommes embrassés tout en nous caressant. Nous avons quitté nos cravates de cadres, nos chemises de cadres pour découvrir nos poitrines d’hommes.

Enfin, j’ai déboutonné son pantalon pour sortir sa queue. Une queue magnifique, raide à souhait et imposante. Le genre de dard sur lequel on fantasme les jours de manque. Accroupi au pied du sofa, je l’ai pris dans ma bouche. Longuement je l’ai sucé allant le plus loin possible voulant à la fois le bouffer et lui rendre hommage comme à un objet de culte. Il s’est mis à gémir de sa voix un peu rocailleuse et cela a encore fait croître mon appétit. Bientôt je lâchai sa bite et me levai, pour enlever mon pantalon. Je me suis mis à genoux sur le sofa. Il s’est levé pour se mettre derrière moi et il m’a pris lentement. Sa bite était toute luisante de ma salive et elle pénétra facilement mon anus qui n’offrait pas une grande résistance. Il m’a pistonné avec une force d’enfer. Je n’en pouvais plus de pousser des cris, de me cramponner aux coussins, de mordre mes avant-bras. Mais cela ne l’émeuvait guère, il maintenait son rythme lent, entrant jusqu’aux couilles dans mon cul puis ressortant presque entièrement. Et mon sexe explosa soudain. Un cri profond s’échappa du fond de ma gorge. C’était géant. Il s’est retiré de moi et est venu me présenter sa bite, et à nouveau je l’ai sucée jusqu’à ce qu’il me crache sa purée dans la bouche.

Depuis, Alexandre et moi nous sommes amants. Il habite chez moi le plus souvent, puisque chez lui il y a sa femme et ses enfants. Nous allons travailler ensemble et au bureau nous sommes des collègues très corrects qui revenons à la maison pour nous envoyer en l’air. Cela durera ce que ça durera mais en attendant je suis heureux.

Jean-Luc, 34 ans