Comment sucer un auto-stoppeur

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Numéro 34

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 34
Date de parution originale: Août 1989

Date de publication/archivage: 2021-01-06

Auteur: Jean-Michel
Titre: Comment sucer un auto-stoppeur
Rubrique: P'tits mecs en chaleur

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Ce texte a été lu 5326 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


La semaine dernière, un jour de grève de la SNCF, il pleuvait un peu, et je rentrais d’Arras par la route nationale, lorsqu’à environ cent mètres en avant, j’ai vu un grand jeune homme bien bâti qui tendait le pouce dans la même direction. Je m’arrête et lui demande son but. «Je vais à Montreuil,» me dit-il, «mais je suis étudiant dans une institution d’Arras, et avec la grève des trains, je fais du stop. Pouvez-vous m’emmener?» «Monte,» lui dis-je, «mets ton sac derrière.» Ce qu’il fait, tout heureux. En même temps, mon imper posé sur le siège passager passe également à l’arrière, et je découvre le dernier numéro de Honcho, que je venais d’acheter quelques heures plus tôt. Avant de s’asseoir, il prend le bouquin dans ses mains, et je lui dis: «Tu peux le lire, tu sais. Ce n’est pas Astérix, mais c’est pas mal quand même.» En plus de sa carrure, il a une belle petite gueule, mon étudiant.

« Oui chéri, c'est bon, continue, ça vient ! »

Il commence à feuilleter et à mater d’un drôle d’air les mâles d’Honcho. Il devient tout rouge, et pose finalement le livre à terre, en me disant: «C’est à lire tranquille dans son lit, ce genre de truc.» À quoi je lui réponds qu’il n’y a pas d’endroit particulier pour bander. Il m’explique qu’il a dix-huit ans, et qu’il passera son bac l’an prochain. Puis, un long silence s’installe entre nous. Je remarque, cependant, que sa main droite farfouille au niveau de sa braguette. C’est plus fort que lui, il reprend le bouquin et tombe sur la page où deux super-mâles se caressent mutuellement. Je me retourne vers lui et, le regardant dans les yeux, en joignant le geste à la parole, je lui dis: «Je suis sûr que tu bandes, fais voir?» Il n’en peut plus, et m’appuie la main sur sa braguette où je sens sa bite dure. Il la sort d’un seul coup, fine et longue: certainement encore puceau, le mignon! Je me mets à la lui astiquer en essayant, mais en vain, de la décalotter. «Tu veux que je te suce?» «Oh oui», répond-il, «suce-moi, branle-moi, mais je veux toucher ta bite.» «À ton aise, mon gars!» Et je sors mon engin.

Il siffle d’admiration, comme je suis plutôt bien monté, et commence à me branler à toute vitesse. Il est peut-être jeune, mais pas manchot, le gamin! Je l’ai branlé et sucé comme personne ne le lui avait jamais fait, car, d’un seul coup, il se met à gémir comme un jeune chien: «Oui, chéri, c’est bon, continue, ça vient, retire-toi, je vais jouir...» «Non,» lui dis-je. «Retiens-toi le plus longtemps possible, tu verras, c’est encore meilleur.» Je reste sur sa bite, et il m’envoie dans la gorge un paquet de sperme comme je n’en avais jamais vu. En même temps, il redouble d’activité sur ma bite, et je jouis presque en même temps que lui.

Il remballe très vite ses outils et me dit d’un air presque hargneux: «Je m’en vais.» Il sort très vite de la voiture, reprend son sac et me quitte sans me dire seulement au revoir.

Une aventure comme celle-ci, j’en ai connu une au régiment, voilà trente ans. Je reprendrai des auto-stoppeurs, je vous l’assure! Dieu qu’il était beau, mon étudiant!

Jean-Michel, 53 ans.