Confidences dans la nature (2)


Confidences dans la nature (2)
Texte paru le 2018-06-23 par Jules1291   Drapeau-ch.svg
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Chez le sculpteur


Les deux amis remettent leur casquette, leurs lunettes à soleil et remontent sur leurs vélos. Ils sortent du bois et empruntent une route de campagne sur quelques kilomètres. Lucas demande à Gabriel :

— Ce n’est pas sur cette route qu’habite le sculpteur ?

— Oui, et alors ?

— Ma grand-mère m’a interdit de passer devant sa maison, il paraît qu’il est dangereux.

— Tu es un homme à présent, tu as des couilles ? Ou pas ? Et nous sommes deux.

— Bon, d’accord.

Lucas n’est pas très rassuré. Le sculpteur, qui s’appelle Konziesky, ne sculpte que des phallus gigantesques dans des troncs d’arbres. Il y en a une dizaine dans son jardin, de deux à trois mètres de haut. Les deux amis s’arrêtent et mettent pied à terre pour les examiner. L’artiste a une tronçonneuse allumée à la main, il n’est vêtu que d’un caleçon de bain douteux, ses cheveux gris sont hirsutes, il a une barbe de trois jours, sa poitrine est couverte de poils. Il arrête l’engin et crie :

— Foutez le camp, ce n’est pas un endroit pour les gamins !

— Bonjour, Monsieur, dit Gabriel sans se démonter, nous venons juste admirer vos œuvres.

— Attends, tu ne serais pas le fils de Pierre ?

— Oui, c’est bien mon père.

— Tu lui ressembles.

— Tu connais mon père ?

— Entrez, je vous offre un verre.

— Tu es sûr qu’il n’est pas dangereux ? demande Lucas en chuchotant, toujours inquiet.

— Mais non, viens.

Konziesky les fait entrer dans la maison. Il débarrasse un coin de table couvert de vaisselle sale. Il revient avec trois verres et une bouteille de gnôle.

— Euh, dit Lucas, vous n’auriez pas autre chose ? Un Coca ?

— Je ne bois jamais de ce truc dégueulasse. Je n’ai que de l’eau en non-alcoolisé.

— Ça ira très bien.

— Je prendrais bien aussi un verre d’eau, ajoute Gabriel.

— Ces jeunes, quelles mauviettes !

Le sculpteur va remplir les verres au robinet.

— À la vôtre ! dit-il.

— À la vôtre ! répondent Lucas et Gabriel.

Ils restent silencieux un instant, puis Gabriel demande :

— Comment avez-vous connu mon père ?

— Tu t’appelles Gabriel, c’est bien ça ? Réponds le sculpteur. Moi tout le monde m’appelle Konzi et on se tutoie.

— D’accord.

— Et ton giton ?

— Il s’appelle Lucas.

Lucas n’ose pas demander ce que c’est qu’un giton. Les trois trinquent à nouveau. Konzi remplit son verre déjà vide, en expliquant :

— Ton père m’a aidé à m’installer ici il y a quelques années, c’est lui qui m’a dit qu’il y avait cette maison à l’abandon et il m’a aidé à l’acheter.

— Tu le connaissais avant ?

— Tu es bien curieux. Tu lui demanderas. Tu as quel âge ?

— 16 ans.

— Et Lucas ?

— 16 ans aussi.

— Parfait, vous n’êtes plus des enfants. Je suis prudent. Je ne veux pas d’ennuis avec mes modèles.

— Tes modèles ?

— Tous mes phallus sont faits d’après des bites réelles. J’ai besoin de modèles. Et puisque j’en ai deux qui viennent me trouver, autant en profiter.

Les deux amis se regardent, dubitatifs.

— Tu voudrais sculpter nos pénis ? demande Lucas.

— Exactement, tu as deviné. Si vous êtes d’accord. Je ne force personne. Je ferai seulement quelques photos. Et ne t’en fais pas s’ils sont trop petits, je triche un peu parfois en les allongeant. L’important est surtout la forme du gland qui change chaque fois, les contours des veines que je reproduis dans le bois.

— Lucas a eu une expérience désagréable, dit Gabriel.

— Et toi aussi, dit Konzi.

— Ouais, continue Gabriel, la nouvelle semble être arrivée jusqu’ici. Ta demande est inhabituelle. Qu’en penses-tu, Lucas ?

— Je dois surmonter ce traumatisme, répond Lucas. Le meilleur moyen est de m’habituer à me montrer nu. C’est OK pour moi.

— OK pour moi aussi, dit Gabriel.

— Parfait.

L’artiste sort son appareil photo d’une armoire, un Hasselbad. Il prend également un album et le montre aux amis. D’un côté, un tirage noir et blanc et, de l’autre, la sculpture réalisée, en couleurs. Lucas feuillette l’album, puis s’inquiète :

— Tu fais les photos en érection ?

— Évidemment. Toutes mes sculptures bandent et sont, je l’espère, bandantes.

Les deux amis se regardent, indécis.

— Tu ne donnes pas le nom de tes modèles, j’espère ? s’enquiert Lucas.

— Jamais, répond l’artiste. Et je ne montre pas les photos aux acheteurs. Ce n’est que pour ma collection privée.

— Ah ? Il y a des gens qui achètent tes œuvres ? demande Gabriel.

— Ça arrive, mais elles sont rarement exposées. Je rêverais de les voir dans les jardins publics, mais il paraît que ça choquerait.

— Tu vis de quoi, alors ?

— J’ai un mécène. Bon, vous vous décidez à me montrer vos queues ?

Gabriel se décide enfin. Il enlève ses chaussures, puis ses pantalons. Il se lève et caresse lentement sa bite qui prend de l’ampleur, il décalotte plusieurs fois son gland. Lucas l’observe, troublé. Konzi l’interrompt :

— C’est bon, je pense qu’elle est assez raide. Enlève ta main, je vais faire les photos.

Gabriel observe sa bite pendant que le sculpteur l’immortalise. Il pense qu’elle est de bonne longueur, le gland est bien dégagé, il l’a déjà comparée avec les autres dans la grange. Il la trouve légèrement déviée vers la gauche. Il se demande si c’est normal. La sculpture penchera-t-elle aussi vers la gauche ?

— J’ai fini, dit Konzi, à toi, Lucas.

Lucas enlève aussi son jean. Gabriel lui dit :

— Je vais t’aider.

Il prend la bite de son ami et parcourt la hampe de ses doigts. Le gland nu le surprend, il n’a jamais vu de circoncision totale. Lucas a un peu de peine à bander au début, la situation inhabituelle certainement. Le sculpteur lui titille les tétons afin de le stimuler, puis fait les photos. La bite de Lucas est bien droite et dure, plus petite que celle de Gabriel.

— Merci les amis, dit Konzi. Vous pouvez débander, ou alors vous branler dans la chambre d’amis.

— Une chambre d’amis ? dit Gabriel. Dans ce… ce…

— Tu peux le dire, dans ce taudis.

— Excuse-moi, mais tu ne fais pas le ménage tous les jours.

Le sculpteur ne répond pas, il ouvre une porte. Les deux amis entrent. La chambre est remplie de matériel : outils, pinceaux, crayons, bois, boîtes à moitié vides sur des étagères. Il y a un grand lit recouvert d’un drap blanc, étonnamment propre.

— Voilà, je vous laisse. Vous trouverez des préservatifs dans la table de nuit. Je vais travailler dehors, je ne vous dérangerai pas.

Konzi referme la porte. Gabriel s’assied en tailleur sur le lit. Lucas hésite, puis le rejoint. Ils sont les deux en face l’un de l’autre.

— Je ne me serais jamais attendu à ça, dit Lucas. Me voici avec toi, à poil, dans la chambre d’un artiste allumé, après m’être fait photographier en érection, alors que nous étions juste partis pour une promenade à vélo.

— La vie réserve parfois des surprises.

— J’espère que ce n’est pas pour la caméra invisible. Tu avais prévu et organisé tout ça à l’avance ?

— Pour être tout à fait honnête, je t’ai toujours trouvé mignon et je me suis souvent branlé en pensant à toi. J’ai fait exprès de te mener vers l’étang pour baisser ton slip et te voir nu. Je ne savais pas comment tu allais réagir, tu aurais pu me rejeter et ça aurait détruit toute notre amitié d’enfance.

— Alors, j’ai bien réagi ? demande Lucas en riant.

— Notre amitié reste intacte, c’est l’essentiel. Je n’avais cependant pas du tout prévu cette visite ici. Il aurait pu nous menacer avec la tronçonneuse et nous aurions déguerpi.

— Il connaît ton père…

— Oui, je ne le savais pas. Tu sais que mon père est garde forestier. Konzi a peut-être abattu des arbres sans autorisation. Et ils ont fait connaissance ainsi.

— Bon, et à présent, que fait-on ? On continue à bavarder ?

Gabriel ne répond pas, il prend à nouveau le sexe de Lucas dans sa main, recommence à le caresser. Lucas se laisse faire, il bande rapidement. Il avance ses doigts vers le pénis de Gabriel, fait coulisser le prépuce.

Lucas et Gabriel se regardent en souriant tout en se masturbant mutuellement ; ils ont deviné que ce n’est plus seulement de l’amitié qui les lie, c’est plus que cela : c’est de l’amour maintenant. Ils ne sont plus des enfants, ils ont franchi une nouvelle étape de leur vie.

C’est Gabriel qui jouit le premier, Lucas sent le sperme chaud lui couler dans la main. Gabriel accélère ses va-et-vient, Lucas aimerait faire durer le plaisir, il n’y parvient pas, et éclabousse son ami avec des jets très puissants. Ils se prennent dans les bras l’un de l’autre et s’embrassent.

Les deux amis entendent Konzi qui revient, il est accompagné d’un autre homme et discute avec lui.

— Merde, chuchote Gabriel, c’est mon père. J’espère qu’il ne lui dira pas que nous sommes là.

— Gabriel, Lucas, avez-vous terminé ? crie le sculpteur. C’est ton père qui est là.

— Quelle poisse, soupire Lucas. Et nos habits ! Ils sont restés dans l’autre pièce, on va devoir sortir de la chambre à poil…

— Sortez, dit le père, je sais que vous êtes là, j’ai vu vos vélos.

Les deux amis ouvrent la porte et sortent de la chambre d’amis, penauds, la tête basse, les mains devant leurs sexes.

— Enlevez vos mains, ordonne le père. J’ai déjà vu des queues, et plus que vous ne le pensez.

Lucas obéit, Gabriel l’imite. Le père les examine de la tête aux pieds.

— Couverts de foutre, constate le père. Vous n’avez pas honte ?

Gabriel balbutie :

— Je… Tu m’as encouragé à me branler l’autre jour, je ne fais que suivre tes ordres.

— Ouais, mais je ne t’ai pas dit de le faire avec un autre garçon…

Le père les observe encore, l’air sévère, puis éclate de rire :

— Mon fils ! Un pédé qui vient se fourrer dans l’antre d’un sculpteur de bites ! Konzi, va chercher un gant de toilette pour qu’ils se nettoient, si tu en as un propre, évidemment.

— Je ne suis quand même pas si sauvage que ça, marmonne l’artiste, j’ai même l’eau courante ici.

Il va à la salle de bain et revient avec le gant, humide et enduit de savon. Il le passe lui-même sur la bite et les couilles de Lucas, puis sur celles de Gabriel, les frottant vigoureusement, provoquant un début d’érection. Il les sèche avec une serviette.

Il fait se retourner les deux amis et leur lave la raie des fesses. Leurs pénis se redressent totalement.

— Voilà, Messieurs, dit-il ensuite. Satisfaits ? Le service est digne d’un palace 5 étoiles, je trouve.

Tous rient, Gabriel ajoute :

— Dans les 5 étoiles, il y a du champagne. Je ne pense pas que ce soit le cas ici.

— Tu te trompes, rétorque le père. Konzi, je suis sûr que tu as une bouteille de champagne au frais.

— Oui, répond l’artiste, mais je la garde pour ma prochaine vente.

— Elle sera périmée d’ici là. On l’ouvre tout de suite, nous allons fêter ça.

— Fêter quoi ? demande Lucas.

— Votre dépucelage. Enfin, je suppose.

— Nous nous sommes seulement branlés… dit Gabriel.

— C’est bien égal, on fête ça quand même. Mon fils est un homme, j’ai vu sa semence.

Gabriel chuchote quelque chose à l’oreille de Lucas qui sourit. Konzi sort la bouteille de champagne d’un frigo, fait sauter le bouchon, puis rince quatre verres sales dans l’évier et les remplit.

— On peut se rhabiller ? demande Lucas.

— Non, restez à poil, dit le père. Vous me plaisez comme ça.

— Vous plaire ?

— Eh oui, je suis aussi pédé, plutôt bisexuel, puisque j’ai eu des rejetons avec ma femme.

— Toi ? Papa ? fait Gabriel, tu es homosexuel ?

— En effet, trinquons, on se fera des confidences après. À vos amours !

— Aux vôtres ! dit Gabriel. Vous êtes amants ?

— Depuis bien longtemps, répond le père. Nous nous sommes connus lorsque je faisais mes études en ville.

— Maman le sait ?

— Oui, cela faisait partie du contrat de mariage. Je peux sortir avec des hommes et elle avec qui elle veut. Cela t’étonne peut-être, mais c’est comme ça. Ne me juge pas.

— Je ne vais pas te juger, papa, comme tu ne me juges pas.

— Faites attention tout de même, dit le père. J’ai déjà eu un téléphone anonyme tout à l’heure : un "ami qui me veut du bien" vous aurait vus nus au bord de l’étang.

— Le Père Anselme ! s’exclame Gabriel. Il n’a pas perdu de temps.

— Évitez de faire ça dehors, vous pouvez revenir ici, ou alors chez nous, dans ta chambre.

— Et maman, qu’en pensera-t-elle ?

— Ne t’inquiète pas, je le lui dirai si tu ne veux pas le faire toi-même.

— Quelle famille heureuse ! dit le sculpteur, ironique. Tel père, tel fils. Je vous laisse, j’ai du travail.

Konzi pose son verre et sort. On entend le moteur de la tronçonneuse.

— Tu as l’air inquiet, demande le père à Lucas. Quelque chose ne va pas ?

— Ma grand-mère a peut-être été aussi avertie par le père Anselme. J’ai peur qu’elle me fasse une scène en rentrant.

— Je vais venir avec toi, dit Gabriel, on lui dira la vérité.

— C’est mieux, en effet, dit le père. Autant que ce soit vous qui preniez les devants. Voulez-vous que je vous accompagne aussi pour lui parler ?

— Non, ce ne sera pas nécessaire, répond Lucas. Ma grand-mère est une bigote, elle va surtout me parler de l’enfer qui m’attend si je vis dans le péché.

— Bof, dit le père, si ce n’est que ça, c’est pas bien grave. Bon, rhabillez-vous et allez voir la grand-mère. Puisque vous n’avez pas besoin de moi, je reste encore un moment pour parler affaires avec Konzi.

— Tu vas baiser avec lui ? demande Gabriel.

— Mon fils, on ne pose pas ce genre de questions indiscrètes.

— Je pense que nous n’avons plus rien à nous cacher après ce qui s’est passé tout à l’heure.

— Tu as raison, oui, nous allons baiser, mais, dès à présent, on va respecter notre intimité, d’accord ?

— D’accord.

— Je suis quand même fier de toi, tu as une belle bite, digne de celle de ton père.

Le père fait la bise à son fils, puis à Lucas qui aimerait bien voir la bite du père, il n’ose cependant pas demander. Gabriel sort furtivement pour récupérer les slips, puis ils se rhabillent et quittent la maison sur leurs vélos. Konzi pose sa tronçonneuse et rentre à l’intérieur.


La punition


C’est le milieu de l’après-midi, il fait très chaud. La tête des deux amis tourne un peu à cause du champagne. Ils arrivent à la maison de la grand-mère. Elle n’est pas seule, une 2 CV est stationnée devant.

— Zut, dit Lucas, c’est le curé qui est en visite.

— Un hasard ? On repart ? demande Gabriel.

— Non, on verra bien quel châtiment il nous réserve. On terminera de toute façon en enfer.

Gabriel ne sait pas si Lucas plaisante ou s’il est sérieux. Les deux amis entrent dans la maison après avoir remis leurs tee-shirts. La grand-mère et le curé sont assis à la table de la cuisine en train de boire du thé.

— Quand on parle du loup… dit la grand-mère.

— Bonjour, mes fils, dit le curé.

Lucas et Gabriel saluent respectueusement l’homme d’Église, Gabriel salue également la grand-mère.

— Prenez place, dit-elle, je vais vous servir une tasse de thé. J’ai fait un gâteau au chocolat.

— Oh, merci mamie, dit Lucas.

La grand-mère coupe le gâteau et en sert à tout le monde. Ils mangent en silence. Une fois qu’ils ont terminé, la grand-mère dit :

— Nous parlions justement de vous avec Monsieur l’Abbé. C’est bien que vous soyez rentrés au bon moment.

— Pourquoi parliez-vous de nous ? demande Lucas.

— C’est assez délicat, répond la grand-mère. Madame Glandu, tu sais, la femme du père Anselme, est passée chez moi tout à l’heure. Elle vous a vus au bord de l’étang.

— Oui, c’est exact, dit le petit-fils. Nous nous sommes baignés et ils sont arrivés à ce moment-là.

— C’est ce qu’elle m’a dit, et vous étiez nus.

— Comme quand nous étions petits, tu te souviens ? Tu nous accompagnais.

— Vous êtes grands maintenant. Et Madame Glandu m’a dit… que…

La grand-mère hésite, le curé continue.

— Vous étiez dans les bras l’un de l’autre, et Lucas avait l’air manifestement excité. Il avait une érection.

— Ce sont les hormones, Monsieur le Curé, explique Gabriel. À notre âge, c’est habituel.

— Ce pourrait être habituel si vous étiez en présence d’une femme. Mais pas entre deux hommes.

— Pourquoi ?

— Notre Seigneur nous enseigne dans Son catéchisme que les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés et contraires à la loi naturelle.

— Vous ne nous avez jamais parlé de ça au catéchisme, dit Gabriel, je ne le savais pas.

— Tu le sais maintenant. J’ai toujours pensé que tu avais une mauvaise influence sur Lucas, et l’épisode de la grange me l’avait déjà confirmé.

— De quoi s’agit-il ? Demande la grand-mère.

— Des jeunes du village, dont Gabriel, se sont masturbés en groupe. La masturbation est également un acte intrinsèquement et gravement désordonné.

La grand-mère fait le signe de la croix, puis demande :

— Et que proposez-vous, Monsieur l’Abbé, pour remettre Lucas dans le droit chemin ?

— Je désirerais l’entendre en confession dès demain afin qu’il m’explique en détail quels sont les actes qu’il a pratiqués avec Gabriel. Et j’ai quelque chose à vous proposer : lundi prochain, un groupe de paroissiens va partir pendant une semaine pour parcourir les premières étapes d’un pèlerinage sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Ils ont décidé de faire tout le parcours à pied, mais pas d’une traite. Il y a encore des places de libres. L’effort physique ferait du bien à votre petit-fils, cela calmerait ses "hormones". Et il se retrouverait avec des chrétiens convaincus qui lui montreraient l’exemple à suivre.

— Vous ferez le chemin avec eux, Monsieur l’Abbé ?

— Oui, et il y aura aussi le jeune Valentin. Il a le même âge que Lucas et se prépare à faire des études de théologie et à entrer au séminaire par la suite. Il pourra accompagner votre petit-fils et discuter avec lui. Ce jeune homme est un modèle de vertu et d’intégrité.

— C’est une excellente idée. Qu’en penses-tu, Lucas ?

Lucas n’a pas l’air enchanté, il fait la moue et ne répond pas. C’est alors Gabriel qui manifeste son intérêt :

— C’est très bien, je suis partant.

— Toi ? Fait le curé, étonné, je faisais cette proposition à Lucas.

— Et alors ? J’ai été baptisé comme lui, j’ai tout autant le droit que lui de faire ce pèlerinage.

— Oui, mais…

— Vous avez dit qu’il restait "des" places. Nous irons donc les deux, si Lucas est d’accord, bien sûr.

Lucas sourit et acquiesce :

— Avec Gabriel, je suis d’accord, nous pourrons nous soutenir mutuellement.

— C’est parfait, dit la grand-mère. Ces quelques jours de marche vous feront le plus grand bien. Encore une tranche de gâteau ?

— Je dois malheureusement partir, ma fille, j’ai du travail.

Le curé se lève, prend congé, tout en rappelant aux deux jeunes qu’ils doivent se confesser le lendemain.

— Il est soudain bien pressé, dit la grand-mère. On dirait que cela ne lui a pas plu que vous vouliez aller les deux faire cette marche.

— C’est bien possible, fait Gabriel en souriant.

— Je te sers encore du gâteau ?

— Volontiers, il est excellent.

Le thé bu, les deux amis sortent.

— Ça s’est mieux passé que je le pensais, dit Lucas. Tu désires vraiment faire ce pèlerinage ?

— Pourquoi pas ? Plutôt que de glander et de faire des révisions. Et nous ferons connaissance avec Valentin, il est timide et mignon. Je ne savais pas qu’il voulait apprendre curé.

— Je ne le connais pas.

— Il n’y a pas longtemps qu’il habite dans le village. On va essayer de le dépraver.

— Cela ne va pas être facile.

— J’ai bien réussi avec toi. Il y a quelques heures, tu ne voulais même pas me montrer ta bite.

Gabriel quitte Lucas, ils n’osent pas s’embrasser avec la grand-mère qui les épie derrière les rideaux. Ils se serrent la main.

Le soir, dans son lit, Lucas repense à ce qui s’est passé pendant la journée, il bande. La masturbation, un acte désordonné ? Tant pis, il fera une confession multipack, il prend son pénis dans sa main et le caresse.

Au presbytère, dans son lit, le curé pense à Lucas et à Gabriel, à Valentin. Il bande. Il prend son pénis dans sa main et le caresse. Une chanson de Michel Sardou trotte dans sa tête :

Ah, Bon Dieu, si l'on était deux


Dans la chambre


Le lendemain matin, le temps est pluvieux et les deux amis ont prévu de faire des révisions chez Gabriel. Sa mère accueille Lucas :

— Salut, Lucas, le nouveau petit ami de mon fils.

— Bonjour, Madame, les nouvelles circulent vite.

— Ne t’inquiète pas, cela ne me dérange pas. Je vous demanderais simplement de vous protéger lors de vos rapports. J’ai donné une boîte de préservatifs à Gabriel. Avec toutes ces nouvelles maladies qui circulent…

— Je vous le promets, Madame.

— J’aimerais encore te demander quelque chose : c’est quoi cette histoire de pèlerinage sur le chemin de Saint-Jacques ? Mon fils a-t-il été touché par la grâce, alors qu’il cherchait par tous les moyens de ne jamais mettre les pieds à l’église ?

— Je n’en sais rien, j’ai été aussi très surpris. Je pense que c’est juste pour m’accompagner.

— Certainement. Tu peux monter, il t’attend.

La chambre de Gabriel est au premier étage. Il est assis à son bureau, plongé dans un livre de mathématiques. La porte est ouverte, Lucas entre.

— Salut, dit-il. Ça va ?

— Salut, pas vraiment, ce théorème me donne des maux de tête. Heureusement que tu es là.

Lucas regarde Gabriel, indécis, puis demande.

— On fait quoi maintenant ? On baise tout de suite ? Il paraît que tu es mon petit ami et que tu as des capotes.

— Ferme la porte à clef pour commencer, sinon mon frère va nous épier.

— Il est aussi pédé ?

— Non, juste curieux.

Lucas obéit, puis prend une chaise, s’assied à côté de Gabriel et lui dit :

— C’est assez comique, nous nous sommes juste branlés une fois ensemble et notre vie a basculé. Le curé et ma grand-mère nous prennent pour des pécheurs, nous envoient en pénitence sur un chemin caillouteux, tes parents au contraire trouvent naturel, nous invitent même à coucher ensemble.

— Zut, je devais aller me confesser, j’ai oublié.

— T’inquiètes pas, moi aussi. Je ne sais pas trop que penser de tout ça.

— Tu réfléchis trop, prends la vie comme elle vient et suce-moi.

— Te sucer ?

— Ouais, comme cela tu auras la bouche pleine et tu ne pourras plus bavarder.

Gabriel a mis un pantalon de survêtement, il le baisse et en sort son pénis à moitié dressé. Lucas remarque que Gabriel n’a pas mis de slip. Il s’agenouille et prend le membre dans sa bouche.


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