Corps à corps


Corps à corps
Texte paru le 2012-04-17 par Pascal3   Drapeau-fr.svg
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Dimitri et Carl se retrouvent dans le gymnase qu’ils sont censés préparer pour les compétitions à venir. La trentaine athlétique, habitués des bancs de musculation, les deux jeunes gens présentent une musculature parfaite et bien structurée. Ils sont vêtus d’un débardeur moulant des pectoraux irréprochables, d’un short et de chaussettes blanches. Dimitri est chaussé de Nike blanches et Carl de Converse en toile noire. Alors qu’ils mettent en place un tapis de sol qu’ils veulent éviter de piétiner de leurs baskets pour ne pas laisser d’empreintes, ils se déchaussent. Les chaussettes de Carl présentent une plante tachée de noir et à l’odeur captivante. Dimitri est pris à la gorge par la puanteur des chaussettes de Carl. Celui-ci propose alors d’utiliser ces relents nauséeux comme enjeu d’une compétition amicale. Le perdant de la lutte sera contraint de poser son visage contre les pieds du vainqueur jusqu’à en être écoeuré. Ce qui ne devait être qu’un jeu va vite prendre une tournure inattendue. Car si aucun d’eux n’a jamais fait état d’attirances homosexuelles, Dimitri, lui, est bi.

La lutte est fascinante. Les deux jeunes hommes se débattent, forcent leurs pieds sales et puants à atteindre le visage de l’adversaire. La puissante odeur des pieds âcres est parfois violemment repoussée et, en même temps, provoque l’érection de leurs pénis. Quelquefois, les chaussettes humides s’approchent de trop près de leur nez mais leur dégoût est couvert par l’excitation qu’ils ressentent.

La lutte est variée et gémissante. Les corps s’entrechoquent, les membres s’entrecroisent, dans un bain de sueur. Dimitri et Carl ont tous deux un sens inné de la domination. Chacun tient à faire profiter son adversaire des odeurs de son corps : aisselles, anus, testicules… et intérieur des baskets, lesquelles sont récupérées pour servir de masque. Du fin fond des chaussures parvient un fumet fétide dont chacun veut se rassasier.

Après une dizaine de minutes de lutte, Dimitri déclare forfait et Carl, avec un sourire fourbe, fait d’humiliantes remarques. Carl ne va pas seulement forcer Dimitri à inspirer ses chaussettes mais l’obliger, par la même occasion, à lécher et à mâcher l’immonde coton grisâtre et trempé de sueur. Carl n’aura pas le dessus bien longtemps car Dimitri prend rapidement l’initiative sur son pimpant compagnon. Il épingle les épaules de Carl avec ses genoux, croise ses jambes autour de son cou tout en berçant sa tête avec douceur. Puis, dans un mouvement aussi rapide qu’inattendu, Dimitri se positionne de manière à coincer la tête de Carl entre ses jambes, l’arrière-train au-dessus de son visage. Dimitri place alors son anus face aux lèvres de son camarade. Les deux garçons sont pris dans une spirale sexuelle. Dimitri ainsi bien offert, Carl ne résiste pas à suçoter le pourtour plissé avant de plaquer sa langue dans le trou qui s’ouvre comme par enchantement. Dimitri pousse des plaintes de plaisir sous ce contact humide. Carl insiste pour que sa langue dépasse l’entrée culière et s’introduise dans le conduit anal qui s’avère moins étroit qu’il ne le pensait. N’y tenant plus, Dimitri se déplace de façon à présenter son postérieur à l’exubérante queue de Carl qu’un Calvin Klein soyeux emprisonne avec de plus en plus de difficulté. Le sous-vêtement est écarté, le gourdin de Carl s’érige magnifiquement. Sans tarder, les mains écartant son anneau culier, Dimitri s’empale sur le membre tendu à l’extrême. La progression est parfois douloureuse mais petit à petit, elle se transforme en volupté. Quand Dimitri sent les bourses de Carl à la limite des fesses, il sait ce qu’il lui reste à faire : coulisser sur ce pal charnu. Carl ne demeure pas inactif : à l’aide de ses mains, il soulève le postérieur de Dimitri pour mieux l’embrocher. Les à-coups sont quelquefois violents mais le canal intestinal de Dimitri est si bouillant et si accueillant que l’attirance le conduit à le bourrer avec acharnement et à y nicher son membre au plus profond de cette gaine de chair. Dimitri se réfrène et pourtant il aurait envie de crier son bonheur d’être défoncé de la sorte.

Les deux garçons s’accordent pour ne pas jouir de suite. Ils se séparent, les queues sous pression. Dimitri empoigne alors ses Nike et les applique sur le visage de Carl. Celui-ci donne la merveilleuse impression de lutter désespérément pour garder son déjeuner dans l’estomac pendant qu’il renifle le cuir suffocant des baskets. Mais, en fin de compte, il dissimule peu la vraie sensation qu’il éprouve en de tels moments et semble apprécier le « supplice », à en juger par ses commentaires :

— Hey mec, je crois que j’aime ça !

— Ton odeur me fait délirer. Fais-moi connaître le nirvana !

Sous le coup de ces suppliques, Dimitri retire ses chaussettes sales et presse le visage de Carl contre la peau nue et puante de ses pieds nus. C’est suffocant ! Carl donne l’impression de lutter violemment contre l’écœurement, et pourtant, en dépit de la protestation de tous ses muscles, ses lèvres finissent par s’ouvrir pour laisser passer sa langue qui laisse de longues traînées saliveuses sur les voûtes plantaires qui vont rapidement retrouver une propreté de nouveau-né. Mais Carl est bien vite excédé par sa position de soumis. Il retire alors ses deux chaussettes à la manière d’un héros de western dégainant ses armes et, sautant sur son adversaire, lui fourre dans la bouche, avec ses pieds, le coton gris et pourri. L’odeur a sur Dimitri un pouvoir magnétique, comme le regard d’un serpent pour un moineau. Il sent se libérer le suc de ces chaussettes dans sa bouche.

La béatitude de Dimitri, quand il renifle les pieds et chaussettes de son camarade (non comme une punition mais parce qu’il veut atteindre un Walhalla de délices) est irrésistible comme le tenace pouvoir de Carl. Les soupirs amoureux, les caresses, la douce lèche des orteils et le travail des langues pour recueillir les moindres particules poivrées permettent aux queues des deux athlètes de rester vigoureuses. Il va leur être difficile de retarder l’explosion.

Maintenant, Dimitri est à genoux tandis que Carl titille de ses orteils les testicules de son ami. La sensation est parfaite pour conclure. Dimitri donne à sa queue une puissante secousse. Le jet crémeux éclate de toute sa force retenue et va recouvrir les pieds de Carl en filets artistiquement emmêlés. Puis, c’est au tour de Carl de tirer sa giclée. Se penchant vers son compagnon, il lui présente son membre raide à sucer. La bouche de Dimitri s’active sur ce merveilleux membre sans aspérités, elle le gobe tout entier. Le gland atteint la glotte sans provoquer de rejet. Au contraire, Dimitri fait de son mieux pour aspirer le contenu de ce merveilleux instrument. Au moment crucial, Carl asperge le visage de Dimitri d’une copieuse et ardente décharge. Puis, avec une tendresse infinie, il prend le temps de nettoyer les traînées juteuses avec la première chaussette se trouvant à portée de main.

Dimitri et Carl se sont bien amusés et semblent être, au terme de l’action, superbement assortis.


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