Costume cravate, ça me branche

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Numéro 32

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 32
Date de parution originale: Juin 1989

Date de publication/archivage: 2018-02-21

Auteur: Bernard
Titre: Costume cravate, ça me branche
Rubrique: Fétiche, petit fétiche...

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Résumé / Intro :

Tous les fétiches sont dans la nature. Pour Bernard, les costumes BCBG et les cravates l'émeuvent fort, surtout quand la braguette s'ouvre.


Depuis que je lis votre revue, les descriptions ne me laissent pas indifférent Je consulte régulièrement le minitel, et j’aime bien lire les histoires de mecs. Cependant, je ne découvre pas souvent mon fantasme favori: baiser avec un mec BCBG portant chemise et cravate (moi aussi dans cette tenue). Et pourtant, par le biais du minitel, j’ai rencontré des mecs qui partagent bien ce type de plaisirs. C’est pourquoi j’ai décidé de vous en faire part.

À la suite d’une annonce, j’ai rencontré Michel. Pendant plus d’un an, cela se passa dans sa chambre de célibataire. Tous les deux, nous arrivions au rendez-vous en tenue élégante: chemise impeccable, cravate bien nouée, blazer et pantalon à plis. Je prépare la mise en scène: une grande glace murale, et mon appareil photo avec retardateur. Nous nous caressons sur nos vêtements, nos bouches se rapprochent, et nous échangeons un baiser. J’aime ce premier contact: debout l’un contre l’autre, nous nous couvrons de caresses et nous mêlons nos langues avec fougue.

Nos mains s’agitent. Je me mets à lui caresser le cou, le col, son nœud de cravate. Il en fait autant. Sous sa veste, je caresse son dos, je reviens à la ceinture et triture sa braguette. Déjà, sa queue gonfle. Je sens le tissu tendu. Je l’ouvre et passe ma main sur son slip. Je sens les palpitations de son membre chaud... Je sors sa bite et commence à le branler. Mais ma bouche a besoin du contact de cette colonne de chair. Je descends à ses pieds et prends sa bite dans ma bouche; j’enroule ma langue autour, titille le méat ou perle une liqueur exquise... C’est bon! Je le suce plus à fond tout en jetant un œil dans la glace: le spectacle de ces deux mecs très chics redouble mon excitation. J’ai envie qu’il me suce à mon tour. Lorsqu’il fait jaillir ma bite, j’ai comme une explosion dans la tête. Je ralentis son pompage, j’ai peur de partir trop vite. Nous nous embrassons alors, tout en continuant notre effeuillage. Pantalons, slips et veste tombent. En chemises et cravates bien nouées, nous tombons sur le lit. Nous mêlons bites et baisers.

Étendu sur le dos, je lui offre ma bite tandis que je prends la sienne dans ma bouche. Ma cravate pend entre ses couilles et lui procure de douces caresses. Je glisse un doigt dans son cul alors que nos bouches s’activent. La glace nous renvoie un spectacle extraordinaire de mecs cravatés, à moitié désapés, chemises relevées, bites pompées et culs ouverts. J’ai envie de plus! Michel est sur le dos, je lui écarte les jambes. Ma bite approche son cul bien travaillé par mes doigts, et je le pénètre profondément et lentement, tout en contemplant mon ami qui s’agite. Il me fourre ses doigts dans le cul tandis que je vais et viens dans son trou. Je sens que le jus monte dans mon membre.

Je sors alors ma bite de son trou et les giclées de sperme s’étalent sur son ventre, sa chemise et même sa cravate (heureusement qu’il n’a pas à ressortir!). À son tour, il jouit, giclant son foutre sur le mien. C’est tellement bon que nous restons assis l’un sur l’autre, en attendant de reprendre nos esprits.

Je ne vois plus Michel, car il a changé de région. Il me reste les photos prises pendant nos ébats, et ces dessins qui illustrent cette lettre. Lors de mes rencontres, j’essaie toujours de trouver un partenaire cravaté, souvent, vers dix-neuf heures, dans les endroits de drague où des cadres mariés viennent chercher des sensations. Dans leur voiture, à l’abri des regards, nous nous baisons... Comme on ne peut pas entièrement se dévêtir, on garde souvent le haut, et mon plaisir, c’est à la fin des ébats, de pouvoir éjaculer sur la cravate de mon compagnon de rencontre. Sa femme lui posera sans doute des questions! Moi, si mes cravates sont «enspermées», ça me plaît au contraire. Je continue de les souiller en me branlant avec la cravate autour de la queue. Je ne vous parle pas non plus du nombre de photos que je collectionne sur le sujet... et le nombre de cravates!

À bientôt le plaisir de lire votre revue, et peut-être de me lire...

Bernard, 38 ans.