Couvert de foutre au ciné

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Numéro 52

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 52
Date de parution originale: Avril 1992

Date de publication/archivage: 2017-10-19

Auteur: Jeff
Titre: Couvert de foutre au ciné
Rubrique: Cinés ou saunas?

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Ce texte a été lu 5817 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


À dix-neuf ans, je suis allé pour la première fois dans un cinéma gai. J'ai tiqué car tous les garçons me reluquaient. En visitant les lieux, j’ai passé un couloir très sombre et me voilà engouffré dans une pièce où je ne vois rien ; par contre, j’entends des bruits, et je commence à avoir la trouille. Des mains m'enlacent, me caressent le visage, on me bouscule, mon corps se met à frissonner. Une main me tripote les couilles sous le jean, une autre mon sexe, une autre les fesses et encore d’autres me pincent les bouts de seins à travers ma chemise. Mon coeur bat la chamade. Que m’arrive-t-il?

Je me laisse faire... Mon jean est alors déboutonné, je le sens glisser sur mes genoux, je suis inquiet mais ma queue est raide; une bouche me suce à travers le slip. Des mains habiles ôtent ma chemise, je me sens soudainement soulevé et on me retire mes chaussures et mon pantalon. Où sont mes frusques? En même temps, je sens en moi comme une envie de pleurer et de jouir. Quelqu’un se place derrière moi et, d’une manière brutale, agrippe mon slip pour le déchirer afin d’en pratiquer une ouverture. Un doigt lubrifié explore mon anus, puis deux et enfin trois ; j’ai mal et en plus, ça me brûle à l’intérieur du cul. J’ai peur, je crie que je suis puceau, qu’on me laisse! Mais c’est tout le contraire qui se passe, on m’applique un bâillon sur la bouche. Une voix me dit:

— Minou, tu verras, tout ira bien, ça ne fait pas mal !

C’est à ce moment-là que le mec qui est derrière moi décide de m’enculer. C’est horrible, et des gémissements sortent de ma bouche, ce qui excite encore plus le salaud, car il se met à accélérer la cadence. Ses mains me maltraitent les seins, ses dents mordent mes épaules, ma nuque. J’ai l’impression que cela dure depuis toujours quand, dans un grognement, il jouit au fond de mes entrailles, des giclées aussi abondantes les unes que les autres.

Dès qu’il se retire, un autre homme me fait mettre à quatre pattes et, d’un violent coup de reins m’enfonce sa bite, me limant comme un fou avant de propulser ses gerbes grasses dans un râle de bonheur. Il y en a encore deux autres qui se relaient et le dernier s’allonge sur le sol et m’oblige à le chevaucher, en m’emmanchant sur sa queue. Afin que je sois encore plus excité, il demande à un autre mec de me faire respirer du poppers. On m’applique alors un petit flacon sous chaque narine : dans ma tête, une explosion se produit et mon corps se met à me brûler. J'ai dû perdre les pédales pendant quelques instants, car tout d’un coup, lorsque je reprends conscience, la queue énorme du mec sous moi me défonce entièrement l’anus dans des va-et-vient infernaux. Ma bouche est délivrée de son bâillon, mais aussitôt remplacée par une bite de forte belle taille dont le possesseur me lime l’intérieur de la gorge avec frénésie, ses couilles frappant mes lèvres à chaque aller-retour. Ma propre bite n’est pas épargnée, car des lèvres goulues l’aspirent avec force afin de recueillir le contenu de mes couilles.

Soudain, je sens des jets chauds sur mon torse; il s’agit des deux mecs qui sont de chaque côté de mon corps. En quelques secondes, ma poitrine est recouverte de sperme qui coule jusqu’à mon bas-ventre, déclenchant ainsi ma jouissance qui se répand au fond de la gorge du garçon qui avale ma queue depuis tout à l’heure. J’ai droit aussi à ma part ; l’homme qui me lime la bouche m’expédie à son tour sa semence dans un cri de jouissance, huit giclées que j’avale totalement car il me maintient la tête avec ses mains ; c’est la première fois, et je m’étrangle plus d’une fois. Le mec en-dessous, dans un dernier va-et-vient, se met lui aussi à gueuler et s’immobilise quelques instants; je sens son sexe se raidir au fond de mon cul et la montée du sperme affluer.

Mon conduit anal est rempli de foutre. Mon enculeur n’arrête pas de jouir à l’intérieur de ma gaine, giclées sur giclées. Je peux enfin laisser éclater ma jouissance en hurlant mon plaisir, en me renfonçant à mort sur le pieu qui m’a donné tant de joie.

On me tend une serviette pour m’essuyer, je retrouve mes vêtements, on m’embrasse pour me remercier, on me quitte, et je me retrouve seul dans cette pièce. Pendant quelques instants seulement, car j’entends de nouveau des bruits ; je sors, je suis trop crevé pour remettre ça et en plus, j'ai mal partout.

Je suis retourné souvent dans ce cinéma avant sa fermeture, mais je n’ai jamais pu savoir qui sont les garçons qui m’ont dépucelé, et je n’ai jamais eu depuis d’autres aventures aussi folles.

Jeff, 32 ans.

P.S.: Je tiens à assurer de l’authenticité de cette fantastique aventure qui m’est arrivée il y a de cela plus de douze ans. À cette époque, on ne parlait pas encore du virus du Sida, et les préservatifs n’étaient pas encore de rigueur. La folie sexuelle a changé, mais même avec la pratique du SSR, les gays des années 90 peuvent continuer à prendre leur pied. Il suffit pour cela de trouver des variantes aux jeux de l’amour. Je vous embrasse tous.