Décharge-moi ton foutre!

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Numéro 102

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 102
Date de parution originale: Septembre 1999

Date de publication/archivage: 2012-12-28

Auteur: Julien
Titre: Décharge-moi ton foutre!
Rubrique: Dans le noir, tout est possible

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Tout a commencé dans le dernier métro. Je rentrais d’une petite soirée entre copains qui avait été assez arrosée. J’aurais pu prendre un taxi, mais, depuis République, ça m’aurait coûté en pleine nuit plus de 100F, alors qu’avec un métro direct, un ticket, ça me paraissait nettement moins cher. J’habite Bécon-les-Bruyères, un nom parfaitement ridicule. C’est juste de l’autre côté de Levallois-Perret, au nord-ouest de Paris. À partir de 22h, je ne suis plus rassuré dans le métro, je trouve que les gens sont différents de ce qu’ils sont la journée, ça rit plus fort, des fois ça gueule, il y a des pseudo-loubards qui sèment un peu leur zone, ça peut craindre assez fort. Moi, je m’appelle Julien, j’ai trente-trois ans, je suis plutôt blond, cheveux assez courts, 1m86 pour 79kg, pattes et bouc, mince, dans l’informatique. Je n’ai pas trop de problèmes pour trouver des beaux mecs. J’aime le sexe!

Station Champerret: presque tout le wagon s’est vidé. Encore trois stations avant le terminus. C’est là où mon regard rencontre le sien. À première vue, ça a l’air pas mal. Il est affalé à trois banquettes de moi: grand comme moi, plus balèze, cheveux très frisés, noirs, des yeux très foncés, un peu en biais. On dirait un Sud-Américain. Vieux bombers, jean usé, vieilles tiags. Il n’arrête pas de me fixer. Si je trouve le mec plutôt craquant, je n’aime pas cette manière de me fixer. Louise-Michel: on n’est plus que trois dans le wagon. Le mec me regarde toujours: ou il est bourré, ou il a pris autre chose, ou bien c’est un cinglé. Je me sens mal à l’aise. Arrivé à Pont-de-Levallois, je suis content de sortir, moins, en me retournant, de le voir prendre la même direction que moi. Pas un chat dans ce quartier à cette heure-ci, et j’ai le pont à traverser. Je presse le pas. Le mec n’a pas tourné au quai, il me suit toujours, un clope au bec, j’entends le bruit de ses pas; des tiags, ça fait du bruit sur un trottoir! Mais le pire est à venir. J’habite un immeuble situé sur le quai, mais pour le rejoindre, il faut descendre des volées d’escaliers en fer situés sous le pont. Sinon, c’est un détour de dix minutes!

J’ai la trouille.

Me voilà à descendre les escaliers. Mon sang se glace dans mes veines en entendant le même bruit se répéter derrière moi comme un écho. L’escalier tourne plusieurs fois de sens. Arrivé presqu’en bas, j’ai le temps de le voir descendre en sens inverse. Et là, c’est le choc! Le mec a la queue à l’air, droite comme un manche de pioche, hors de la braguette. Stupéfait, je suis resté quelques secondes tétanisé, la bouche ouverte, le cœur au bord de rompre. Lui, il s’est arrêté aussi avec un rictus aux lèvres, et il commence à se caresser le morceau. Je ne sais pas quoi faire, je n’ai pas confiance. Mais je m’aperçois que, face à ce spectacle, ma bite, elle, a réagi au quart de tour: je bande comme un âne! J’arrive en bas des escaliers, je tourne à droite. Le long du quai, il y a des platanes touffus, masquant largement la lumière des réverbères. Je n’y peux rien, mais mon pas ralentit. Je n’aurais qu’à courir sur cinquante mètres, et je rejoins mon immeuble. Mais c’est plus fort que moi, le désir l’emporte sur la prudence. Bom-bom-bom, ça fait dans ma poitrine. Je me suis arrêté sous un des arbres et je me suis retourné. Il est à dix mètres, immobile, en train de se palucher très lentement. Je suis hypnotisé par le manche sorti de la braguette. J’ai une envie folle de me jeter là-dessus; ça me prend carrément aux tripes.

Puis, il se décide à me rejoindre, à pas lents. Une souris prise au piège par un serpent, c’est ce que j’ai l’impression d’être. Le voilà tout près de moi. Tout de suite, il me fout la main au paquet. Il sent tout de suite ma bite bandée le long de ma cuisse (je ne porte pas de slibard). Il a une espèce de rictus, découvrant ses dents. Je n’arrive pas à le prendre pour un pédé, ce type. Il m’excite à mort, mais je ne le sens pas. Je lui dis: “J’habite à côté, tu viens?...” Il me répond: “Non, ici, dehors...” Moi, je veux bien, mais il y a quand même beaucoup de voitures qui passent. Il sent l’alcool, le tabac, il me malaxe le paquet sans rien dire. Moi, j’ai saisi sa queue à pleine main. Elle est énorme, lourde, elle frémit. Soudain, il se penche et me roule un patin en me serrant dans ses bras. C’est tellement inattendu que toutes mes dernières craintes s’envolent. “Suis-moi,” me dit-il.

Il range sa queue sans fermer les boutons, me prend par la main et m’entraîne. On traverse le boulevard, on saute un muret, et nous voilà au bord de la Seine. À l’abri derrière, il s’assoit, j’en fais autant, et je replonge aussi sec ma main dans la braguette tiède. Lui, il défait les boutons de la mienne. Ça y est, ma teub est à l’air, et il la tripote comme je tripote la sienne. C’est bon! J’aime les braguettes. Un mec habillé m’excite plus qu’un mec à poil. Je me laisse aller. Après un deuxième palot interminable au goût d’alcool et de tabac brun, je me laisse glisser vers sa grosse bite. Qu’elle est belle! Dure, bien droite, beau gland épais; j’en salive. Dès que je sens son odeur épicée, j’ai l’impression que je trique d’un coup à en éclater. Ce parfum de mec, ça me tue! Au lieu de m’enfoncer d’un coup le manche dans la bouche, je viens humer le beau gland musqué, ça me rend fou, j’en râle, je le couvre de petits baisers, de suçotements, pendant que d’une main j’essaye d’extirper son paquet de couilles. Très vite, il va se mettre en 69, s’allongeant complètement sur le ciment, et il va m’emboucher. Quel délice, cette bouche chaude, ces joues pas rasées depuis deux jours!

On va se sucer, se pomper, se caresser les couilles. Les siennes sont belles, pleines, lourdes, gorgées d'odeurs, noires de poils drus. Je vois des gouttes de mouille surgir du méat distendu. Je lèche, c’est salé, ça a déjà le goût du foutre. D’un coup, il tire mon fute jusqu’aux genoux et il me dit: “Viens t’asseoir sur ma gueule!” Ah, le pied de venir s’accroupir juste au-dessus de sa bouche, de sentir sa langue commencer à se promener sur mon anus, chaude, humide, avec ses grosses mains m’écartant les lobes. Moi, pendant ce temps, je lui manipule son gros manche agité de soubresauts, puis je défais les boutons de sa chemise à carreaux. Dessous, il n’y a que sa peau nue: un beau torse hâlé, très mat, et surtout très poilu. Je chope les tétons que je commence à travailler. La réaction ne se fait pas attendre: les coups de langue contre ma rondelle deviennent plus hard, il gémit. Il me viole le trou avec sa bouche. Moi aussi, moi aussi! Je vais le dépiauter à moitié de ses fringues, je vais me jeter sur son trou poilu, je vais me délecter de ses odeurs viriles, y aller de bon cœur à sucer, lécher, pincer, mordiller.

On va se faire du bien comme ça pendant un long moment, à moitié à poil sur le ciment froid. Jusqu’à ce qu’il décide de m’emmancher. Il farfouille dans ses poches et finit par en sortir une capote. J’ai envie comme j’avais je crois n’avoir eu envie de me faire défoncer par une teub! Il va coller contre le muret, la croupe tendue en arrière, il va me filer encore de bon coups de langue bien humides, il va me mouiller et me doigter avec plusieurs doigts. Je m’ouvre comme le pistil d’une fleur. J’ai la rondelle qui palpite. “Vas-y, fourre-moi! J’ai envie de ton gros manche dans mon trou de balle!” Il va me limer le fion à mort, longtemps, longtemps. J’ai le cul en feu, l’anus boursouflé j’en suis sûr. Je vais jouir bien avant lui, arrosant copieusement le mur, ne pouvant pas m’empêcher de crier tellement c’est fort. Lui, il continue de me limer comme un taureau fou, il m’enserre de ses bras, il se colle complètement contre moi. Maintenant, après avoir joui, ça me fait mal, j’ai hâte qu’il décharge, même si, cérébralement, j’aimerais qu’il continue, même si j’aimerais que ça ne cesse jamais. Ça y est, il me décharge dedans, il me mord le cou jusqu’au sang en grognant. Je suis heureux, heureux de sentir ce mec jouir dans mes entrailles, comme des bêtes.

Il m’a dit en partant: “C’était génial! À un de ces jours, peut-être!” Et il est parti vers Asnières à grands pas. Je n’ai même pas eu le temps de lui demander son prénom, son téléphone. Ça fait trois mois maintenant que ça s’est passé, et je me branle souvent en y repensant. J’ai espéré le revoir, dans le métro, sur le pont de Levallois, sur les quais. Ce type m’a vraiment marqué. J’aimerais tellement le revoir...


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