Dégorger du para

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Numéro 97

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 97
Date de parution originale: Janvier 1999

Date de publication/archivage: 2012-12-22

Auteur: Marcel
Titre: Dégorger du para
Rubrique: Ils en bandent encore!

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Ce texte a été lu 7212 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


Pompes de montagne aux pieds, vrai bermuda de cycliste avec peau de chamois pour protéger les valseuses des frottements, et tee-shirt, du moins au début, voilà mon look de randonneur. Je fais 1m77 pour 73 kilos, assez poilu et plutôt naturel.

Comme je marche depuis dix ans, je possède des mollets en béton, des cuisses bien fermes et un arrière-train musclé sec pour tenter les amateurs. Chez les randonneurs, ce n’est pas ce qui manque! En août dernier, je me faisais une traversée du Nord, vers le Cap Gris-Nez, pas loin de Boulogne-sur-Mer. Après un chemin côtier à flanc de falaise, je fais une pause en bas d’un blockhaus, les yeux perdus dans les graffiti hard qui me donnent déjà envie de me réveiller l'entrejambe.

J'entends des pas. Comme il est très tôt le matin, je me retourne: c’est un solide gaillard, quarante-cinq, cinquante ans, en treillis ajusté, bien costaud, l’air sorti d’un bataillon de légionnaires. Il a le crâne rasé, les yeux bien bleus... je me sens déjà prêt à ramper. Il jette un coup d’œil sur les graffitis et me dit que ça doit usiner sec la nuit tombée, pour finir par me demander bêtement si je suis seul.

Je confirme et je sens qu’il va être direct. Il monte sur le blockhaus, je le suis des yeux. Ébahi, je le vois sortir son barreau pour se mettre à pisser. Son gros jet jaune doré tombe à deux mètres de moi. J’hésite, si j’y vais et que je me plante, il peut me dérouiller. Avant que j’ose quoi que ce soit, il remballe. Il saute à terre:

— Ça t’a plu?

— Ouais, mais j’ai pas osé...

— T’aurais dû, mec, faut prendre des risques, on n’est pas des tantes, suis-moi, t’auras ta dose, je te le jure...

Je le suis dans le blockhaus, je trique à m’en exploser la tige, mais j’ai un peu la frousse aussi. Ce type fait vraiment légionnaire, il n’a rien d’artificiel. À l’intérieur, ça pue. C’est la semi-obscurité, et le "chef", il a l’air d’aimer ça. Moi, devant une bête pareille, je deviens sans hésiter un bon larbin soumis. Je m’agenouille, je montre que je suis un bleu qui sait obéir. Il tend ses pompes de chantier: je fais comme d’habitude, je passe la langue de loin, ça fait illusion, et je hume à fond la bonne odeur de pieds transpirants qui suinte au travers des lacets.

Je sais tellement bien ce que je veux que je tente d’aller plus vite que la musique: je baisse mon cycliste, je veux qu’il voit ma rosette et qu’il y glisse un doigt. Je veux que son calibre de dur arrive le plus vite possible à rendre mon trou béant et juteux. C’est l’erreur numéro un. Il ne faut jamais montrer qu’on en a trop envie!

— Tu vas l’avoir, mais faut la mériter, faudra que tu me fasses triquer avant! Moi, c’est pas la première pute venue qui montre son trou qui me la rend raide, il m’en faut beaucoup plus! Dis à ton chef que tu vas lui obéir...

— Je vais obéir, chef!

— T’as déjà goûté du ceinturon, tu sais que c’est comme ça qu’on punit les nouveaux qui se croient tout permis?

— Oui, mais doucement.

Comme sa voix, chaque bruit résonne. Il défait sa ceinture, je l’entends glisser de chacun des passants du treillis. Le cuir glisse lentement contre ma peau, comme une promesse, jusqu’entre mes fesses. Il baisse un peu plus mon cycliste, et j’aperçois sa nuque musclée. Il a enlevé sa veste de treillis, et dessous il porte un tee-shirt d’une propreté douteuse.

Le premier coup qui tombe n’est pas trop fort, il m’en balance cinq ou six. Je respire, je tends ma croupe, c’est plus chauffer mon cul qu’il veut que me marquer. Je vois sa main qui frotte son pacson sous l’épais tissu kaki du treillis, je sens que je vais déguster, que je vais pouvoir jouer à fond mon rôle de vide-couilles! Il attrape ma tête et vient la coller contre sa bosse. J’ouvre la bouche, j’essaie à travers le tissu d’en dessiner les contours, je respire l’odeur de mec en rut qui filtre, j’ai de plus en plus chaud. Il ouvre sa braguette, elle est chaude et humide de sa sueur. Il porte un slip de l’armée et il n’a pas dû en changer depuis trois ou quatre jours...

— Ouais, respire-la bien, ça c’est de la bite de mec qui va te dilater le boyau...

Sa voix, son ton viril de mec qui grogne m’excite tellement que j’en larguerais mon jus sur le sol; mais j’essaie de me calmer. Il me tire sur le nuque car il trouve que je n’avale pas assez fort. Il me dit qu’il va me casser la tronche si je n’avale pas mieux que ça et plus profond, en précisant que son calibre ne cassera par contre pas mon cul si je ne m’applique pas. Pour me faire obéir, il me fait regoûter du ceinturon, et je me mets à le pomper comme un damné, à oublier que je suis là comme un esclave à avaler la bite douteuse d’un inconnu pas très net peut-être.

J’ai enfin trouvé la position, je m'accroche avec mes mains à ses fesses bien poilues et je pousse sa queue au fond de ma glotte. J’essaie de me retenir pour pas ne pas gerber. Je veux être à la hauteur des désirs du "chef" et pomper comme il veut que je pompe, même si ça fait mal et que je dois risquer de faire remonter les BN du petit-déj. Je dois mériter ce hasard qui m’apporte de la bite, et pas n’importe laquelle, sur mon chemin. Je la retiens avec mes mâchoires que je serre, j'active ma langue autour du gland, je pelote ses burnes de "chef", je suis de mieux en mieux, je devine la vitesse de croisière que je dois observer, j’avance et je retire ma gorge, je fais des pauses où je le branle serré en lui bouffant les couilles comme un hystérique, en cognant ces deux fruits bien mûrs dans ma bouche serrée qui les happe, les mouille et les fait ressortir.

Soudain il se retire de ma bouche, se triture le gland et gicle tout son soûl en gueulant sans se retenir. Sa purée s’écrase au sol. Je serai prêt à faire une pause et ù commenter le premier round, mais le mili ou l’ex-mili n’aime pas les pauses qu’il n’a pas décidées. Il veut que je rampe, alors je rampe, il veut que je me foute dehors à poil, avec juste mes pompes, alors j’obéis.

— Tu sais ce que font les mecs après avoir giclé leur sauce, hein, tu le sais?

Pour toute réponse, je me positionne comme un chien penaud, la tête baissée, prêt à recevoir cette pisse qui m’avait fait tant envie tout à l’heure. Son jet arrive sur moi, je le reçois comme une offrande, ça coule délicieusement, je suis à poil à quatre pattes à me faire pisser dessus par un légionnaire, je crois que je rêve! Je rampe vers l’intérieur du blockhaus sur ses ordres. Lui, il est complètement dans le trip. Il me dit qu’on ne m’a pas encore fouillé. Il crache sur ses doigts et me dit qu’il va m’interroger. Je ne me le fais pas dire deux fois: je me fous en position de prisonnier, les mains écartées sur le mur plein de graffiti, les pieds écartés aussi et le trou offert où glisse ses doigts.

Je sens mon sang affluer vers mon trou qui doit se boursoufler de désir, d’autant qu’il farfouille comme une brute, pas comme un fisteur. Il malaxe mes sphincters, il me gode avec trois doigts, il me dit qu’il va me défoncer à la main jusqu’à ce qu’il rebande, que ça peut mettre un moment. Ce n’est pas moi qui vais me plaindre. Il s’astique le manche, l’odeur de jus et de pisse me monte aux narines, je me laisse écarteler, ma raie frémit de ces coups brutaux qu’il donne à l’intérieur des muscles de mon trou qui se relâchent de plus en plus. Je donne moi-même des mouvements de bassin, je ne sais plus ce qu’il me met tellement ça m’écarte. Quand il arrache un emballage de capote et qu’il s'approche, je me fais un devoir de l’absorber tout entière et d’un seul coup, cette bite baveuse que je branle, en donnant moi-même le mouvement, en venant vers son ventre récolter une deuxième fois ce suc de "chef"...

On a discuté un peu, après cette mémorable séance, avant que chacun ne parte dans la direction opposée. S'il n’a jamais été légionnaire, il s’est engagé dans les Paras, et en est sorti après ses cinq ans réglementaires. Il préférait donner des ordres qu’en recevoir...

Depuis, c’est ce qu’on appelle un routard. il vit de petits boulots, et se balade où bon lui semble. Je l’ai regardé partir de sa démarche de gros dur, avec son petit cul étroit moulé dans le treillis, et je suis parti me débarbouiller un peu dans la mer glacée.


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