Délire au sauna

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Numéro 6

Texte d'archive:


Archivé de: H pour H – Numéro 6
Date de parution originale: 1990

Date de publication/archivage: 2017-09-21

Auteur: Pascal
Titre: Délire au sauna
Rubrique: Tout faire, tout dire

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À vingt ans, j’étais exclusivement actif. Je n’aimais qu’enculer et me faire sucer. J’acceptais de me faire lécher le cul, mais c’était tout. J’étais très dominateur. J’adorais fesser un mec avant de le défoncer. J’adorais humilier et dresser mes partenaires à satisfaire tous mes vices et toutes mes fantaisies érotiques.

Je me souviendrai toujours de ce jeune minet qu’on s’était farci à cinq, un jour, dans un sauna. On lui passait dans le cul tour à tour pendant qu’il suçait et branlait les autres bites. On l’avait pris comme un chien, comme une pute. C’était notre vide-couilles et on l’enculait comme si on avait voulu lui déchirer le trou du cul. Parfois, il criait mais sa souffrance nous excitait encore plus. On se déchaînait. À la fin, il avait l’entre-fesses violet à force de s’être fait limer.

On lui a demandé de nous exhiber son trou. Jamais je n’avais vu un trou du cul aussi dilaté. J’aurais pu y passer deux doigts sans toucher les bords. Quand il a quitté le sauna, il marchait les jambes écartées. On ne l’a plus revu.

À vingt-cinq ans, je suis enfin tombé amoureux pour de bon. L’amour, le vrai, celui qui vous pousse à tout accepter. Il s’appelait Thibault, il avait trente-cinq ans et il aimait aussi bien enculer que se faire prendre. Je l'aimais trop pour refuser de me laisser sodomiser. J’étais un peu réticent, mais ça m’a plu. J’y prenais de plus en plus de plaisir. Au fil des mois, j’appréciais de plus en plus d’être passif. Quand on s’est séparés, deux ans plus tard, j’avais complètement viré de bord. Je n’enculais plus, je me faisais mettre.

J’ai aujourd’hui vingt-huit ans et je repense souvent à ce jeune minet que nous avions sauté à cinq dans le sauna. J’aimerais bien vivre la même expérience que lui, me faire humilier et défoncer comme une chienne par plusieurs mecs en rut. Qui sait ? Le minet en question a peut-être, lui aussi, viré de bord et est devenu un enculeur bestial et pervers ! S’il lit cette lettre, qu’il sache que je me tiens à sa disposition pour lui accorder une revanche.

Pascal, 28 ans.