Dépucelage chez les bis

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Numéro 78

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 78
Date de parution originale: Septembre 1996

Date de publication/archivage: 2017-09-22

Auteur: Benoît
Titre: Dépucelage chez les bis
Rubrique: Les infos du minitel

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Je suis bi. J’aime autant baiser avec des mecs qu’avec des femmes. Et dès que la mienne se tire pour quelques jours – ce qui est tout de même assez rare –, j’en profite pour aller éclater quelques beaux culs de mecs bien musclés et poilus.

En ce moment, c’est le cas. Elle est partie avec nos deux garçons en vacances à Biarritz. C'est vrai que pour moi, c’est un peu aussi des vacances. J’abuse un peu sur les alcools, je me balade à poil dans la maison en me branlottant la pine, je mate des films pornos. Et puis je sais qu’à un moment ou à un autre, je vais aller me draguer un mec et lui plomber sa chatte arrière. Dont acte hier soir.

J’ai pris mon phone et j’ai composé quelques-uns des numéros dont vous faites la pub dans LG. Rien de bien intéressant jusqu’à ce que je tombe sur la belle voix grave d’un keum qui débute dans la bourre-entre-mâles. Bi, marié, seul comme moi pendant les vacances, mais novice en la matière. Bingo! je tente l’essai. Rendez-vous est pris chez moi, 22 heures. En l’attendant, je me passe une cassette porno avec des étalons qui s’enculent à fond la caisse. Je m’étire les balloches, je me flatte la colonne langoureusement tout en sirotant un cognac. J’ai du jus à gicler, le mec il va s’en prendre plein les miches!

Ça sonne; je vais ouvrir. Environ quarante ans, bien foutu, sportif, disons 1m80 et 80kg, le mâle solide, quoi. Visage pas exceptionnel, mais joli sourire. Il a l’air intimidé, hésitant, on sent vraiment que c’est la première fois qu’il va se taper un mec. Ça m’excite...

Une plombe plus tard, j’en suis seulement à lui masser l’entrejambe sans avoir ouvert sa braguette. Il soupire, la tête un peu en arrière, affalé dans un fauteuil. "Regarde-moi!" je lui fais. Et hop!, je lui baisse la fermeture-éclair, j’écarte le slip à rayures et je fais surgir un beau braquemart bien raide avec un gland bien large et bien rouge. Ça sent le savon, il s’est soigné... Quand je lui passe une capote, il a l’air surpris mais soulagé. “J’y connais rien, j’ai tout à apprendre.” Touchant, le mec! Et sans attendre, je m’enfourne la mastard entre les lèvres, et vas-y que je t’astique le manche, que je te le pompe et que je te le bouffe en creusant les joues. J’ai beau aimer lécher des cramouilles baveuses, c’est tout de même vachement bon de s’enfiler dans la gueule une bonne grosse bite de temps en temps. Ça traîne pas. Cinq minutes plus tard, on se retrouve à poil sur la moquette, en 69 en train de se travailler réciproquement nos tiges encapotées et nos roubignoles pendantes. Ça a l’air de lui plaire! Il me dit en haletant:

— C’est toujours aussi bon de sucer une queue?

— Ouais, je lui réponds, mais quand tu vas te la prendre dans le cul, tu en redemanderas!

On a fini par se retrouver sur le pieu à se rouler de bonnes gamelles profondes, à se lécher les pecs comme des esquimaux, à se pincer les tétins. Maintenant qu’il a décidé d’ouvrir les vannes, il est déchaîné. Il frotte son gland contre ma barbe de deux jours, il me lèche les pieds, les aisselles, et je l’arrête avant qu’il n’aille me nettoyer la rondelle. “Pas de ça, bonhomme!” Je sors un tube de KY (que je planque d’habitude dans la bibliothèque...) et je commence à lui masser l’œillet, les doigts dégoulinants de gel. Il a les yeux fermés, le cul en l’air. Il se laisse faire comme un bébé. Puis je lui fourre l’index et je remue dans tous les sens. Ça s’ouvre un peu, mais c’est encore vachement serré. “Tourne-toi vers moi!” je lui fais. Et pendant qu’on se lèche amoureusement la pomme, je lui rajoute un deuxième puis un troisième doigt. J’y mets tout mon savoir-faire et toute ma tendresse pour le mettre en confiance. Et ça marche! Il a le fion suffisamment ouvert maintenant pour se faire fourrer. Il en a les yeux mouillés de reconnaissance.

Alors je lui envoie une bonne dose de gel dans le trou, je passe une nouvelle capote que je lubrifie encore un max, et je m’allonge sur le dos en maintenant ma pine à la verticale. "Allez, mon grand, t'en rêves depuis toujours, viens t'enfiler là-dessus! C'est toi qui vas te défoncer à ta convenance." Et il se l'est enfoncée à bloc sans broncher, vous pouvez me croire. Il en a crié de joie quand il a senti mes yecous contre ses miches. Mais ça n’a pas duré longtemps. Quelques va-et-vient profonds tout en se branlant, et il s’est mis à éjaculer comme un fou une quantité incroyable de foutre tout en gueulant de plaisir. J’en ai reçu partout sur le torse, dans le cou, dans les cheveux; heureusement que j’avais tourné la tête! On ne s’est bien sûr pas arrêtés en si bon chemin. Ça a duré toute la nuit – il avait des réserves! – et pendant près d’une semaine. Tout y est passé: godes, pinces à seins, parachute, léchage de pompes. Un vrai festival!

Ce qui est con dans l’affaire, c’est qu’il a l’air d’être tombé amoureux de moi. Et moi, de lui...

Benoît, 38 ans.