De A à Z: (Y)an


De A à Z: (Y)an
Texte paru le 2015-01-22 par Patrice   Drapeau-qc.svg
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Yan sortit du bain et au pas de course, sans même laisser le temps à sa mère d'essuyer l'eau qui ruisselait encore sur son corps, accourut vers la chambre de Michel qui était déjà au lit, exténué de la grosse journée de travail qu'il avait eue avec son oncle. Yan monta sur le lit et se mit à sauter comme un gamin, éclaboussant son cousin par le fait même. Ginette, la mère de Yan, arriva en trottant et sermonna son jeune fils de cinq ans qui s'énervait.

— Bah, c'est pas grave, ma tante, je crois qu'il est content que je sois là, c'est tout! dit Michel en ricanant, faisant tomber Yan à la renverse sur le lit et le chatouillant jusqu'à ce qu'il crie grâce.

La mère sourit, heureux que l'arrivée soudaine de Michel dans leur vie n'ait pas bouleversé son fils. Le décès de sa sœur, d'une overdose il y a quelques mois, avait jeté la famille sur le cul et bien entendu, quand les enquêteurs de la police avaient déterminés que c'était son mari qui lui fournissait la drogue, l'assistance sociale avait immédiatement retiré Michel de la garde de son père et heureusement que Ginette et son mari s'étaient portés volontaires pour accueillir l'enfant de sept ans chez eux, sinon il aurait été placé en famille d'accueil.

Ginette prit Yan dans ses bras, embrassa son neveu Michel sur le front et lui souhaita une bonne nuit.

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Yan sortit de la douche en courant. Vêtu de son petit slip Avengers, il courut jusqu'à la chambre de Michel qui était allongé sur son lit, en train de lire. Il attendait justement que son cousin sorte de la salle de bain pour aller se doucher. Jacques, son oncle, arriva dans le cadre de la porte et lorsqu'il vit Yan, lui demanda sévèrement:

— T'as pas oublié quelque chose, petit?

— Non! Papa, c'est pas nécessaire... Je l'ai fait correctement... Promis. J'ai sept ans, j'suis plus un bébé!

— Je sais, je sais, c'est ce que tu avais dit la dernière fois aussi... Et malgré tout, t'as eu une autre infection! C'est ça que tu veux? T'as pas eu assez mal la dernière fois?

— Je te dis que je me suis bien nettoyé...

— Alors si c'est vrai, lorsque j'aurai vérifié, je vais te féliciter! Je t'ai montré comment faire et je suis certain que tu fais plus attention maintenant... Je veux seulement m'en assurer...

— Non! Non! et non!

Michel, qui regardait la scène en souriant.

— Veux-tu que je vérifie, moi? demanda Michel à son cousin.

— Pourquoi personne ne me croit?

— Ce n'est pas qu'on te croit pas, Yan... Tes parents veulent juste pas que tu te ramasses comme la dernière fois... Tu te souviens combien c'était douloureux? Veux-tu encore que ça fasse mal comme la dernière fois?

— Non, répondit Yan en faisant une mine boudeuse.

— Alors laisse ton papa regarder... Et si tout est correct, tu pourras t'allonger avec moi pour lire une bande-dessinée après...

— Pas papa... Je veux que ce soit toi...

Michel leva les yeux vers son oncle qui leva les épaules et puis finalement, fis un petit signe s'assentiment de la tête. Michel baissa l'avant du slip, prit le pénis de son cousin entre les doigts avant de le décalotter.

— Tu vois là, Yan... T'as oublié un petit coin sous le repli...

— Oui, mais ça fait mal là quand j'essaie de nettoyer! se plaignit son cousin.

— Si tu veux, viens avec moi, je vais te montrer comment je fais pour ne pas que ça fasse mal et que ça soit toujours propre...

— Ok d'abord...

Tout en boudant, Yan suivit Michel vers la salle de bain.

— Si tu veux venir voir, mon oncle, tu peux venir...

— Bah non, tu sais, entre vous deux, ça sera plus naturel et Yan ne sera pas figé comme il l'est d'habitude... Merci mon grand, c'est bien gentil... Je connais pas ça, j'ai été circoncis à la naissance...

— Comme tu veux...

Et Michel rejoignit Yan dans la salle de bain, et tous les deux assis sur le bord du bain, leur sous-vêtement sur les chevilles, Michel fit calquer ses soins personnelles par Yan qui l'imitait sans rechigner. Cette petite séance de soins personnels vint à faire partie de la routine des deux garçons qui continuèrent, jour après jour, à se nettoyer consciencieusement, et Yan n'eût plus jamais d'infection.

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Ce petit moment entre eux était tellement routinier qu'au moment où ils s'assoyaient nus sur le bord du bain, les cuisses écartées, ils discutaient de jeux vidéos, de leurs devoirs d'école ou de la dernière bande-dessinée qu'ils lisaient. Yan, qui avait maintenant 10 ans, s'aperçut en regardant son cousin avec plus d'attention qu'il n'en portait d'habitude, que Michel avait quelques poils noirs qui lui poussait à la base du pénis.

— Heille! T'as vu, t'as des poils... là!

— C'est normal, je grandis... Toi aussi tu en auras dans quelques années... Ne t'en fais pas...

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Les deux cousins étaient allongés par terre, sur le tapis de la chambre de Michel, tenant tous les deux une bande-dessinée. Yan finissait sa dernière page, et au moment où il ferma la bédé, releva la tête et interrompis la lecture de son cousin:

— Je peux te poser une question, Michel?

— Bah ouais! Qu'est-ce qu'il y a?

— En temps normal, tout va bien, mais de plus en plus, ça grossit et ça vient dur et ma peau me fait mal.

— Ah... ça! dit Michel en souriant à son cousin. Y'a des garçons qui n'ont pas ce problème, mais pour d'autres, ça peut être inconfortable... Mais ça s'arrange... J'ai eu le même problème...

— Comment on arrange ça alors?

— Je vais te montrer tantôt... Ne t'en fais pas...

— Ok... Toi aussi tu devient tout dur des fois?

— Souvent même! répondit Michel en riant. Ça arrive même très souvent! Tu deviens un homme mon Yan! Comme moi!

— J'ai juste douze ans... Pas quatorze comme toi!

— On passe tous par là! Pas peur...

Et les deux jeunes se rendirent à la cuisine où ils prirent un bon souper en famille. Après souper, pendant que Yan était sous la douche, Michel se rendit voir son oncle Jacques pour lui raconter ce que Yan lui avait rapporté dans la confidence.

— Oh! Je vois... dit son oncle, songeur. On est rendu là, déjà!

— Je me suis dit que j'étais mieux de te le dire...

— T'as bien fait... t'as bien fait... Je n'avais pas vu le temps passer, mais je crois que je suis dû pour avoir une petite conversation d'homme à homme avec lui...

— Ne t'en fais pas, tu avais très bien fait ça avec moi... même si tu bégayais de temps en temps! ajouta Michel en riant au éclats, ce qui fit rougir son oncle.

— Merci... c'est gentil! fit Jacques avec une moue gênée. Et pour ce qui est de sa douleur, que veux-tu que je lui dise?

— Y'a pas 36 façons... Il faudra qu'il se dilate en faisant... ben, tu sais quoi...

— Je vois...

— Je vais lui montrer comment se dilater dans ce temps-là, quand c'est dur je veux dire, et pour le reste, tu pourrais lui faire la discussion complète sur le reste du sujet...

— Ok... Je vais en parler à ta tante... Je vais l'emmener au restaurant demain soir...

Et le soir-même, Michel montra à son cousin comment y aller doucement pour se dilater et la chose se fit plus difficilement que les autres fois car c'était la première fois qu'il bandait devant une autre personne. Il fut particulièrement gêné au moment où Yan, en érection aussi à côté de lui, arborait une bite déjà plus longue que la sienne malgré qu'il était deux ans son cadet.

C'était la dernière fois que les deux cousins feraient leur toilettes intime en commun.

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— Michel! Michel! Vite, j'ai besoin de toi...

— Qu'y a-t-il Yan? demanda son cousin, tout juste sorti du sommeil.

— Je pense que j'ai encore une infection, comme quand j'étais petit... Pourtant, je me nettoie toujours bien, mais là, j'arrive pas à voir de rougeur...

Michel, conscient de l'inquiétude que cela avait apporté chez son cousin quand il était enfant, s'est assis sur le bord du lit, s'étira, et se releva, un peu gêné par son érection matinale qu'il couvrit rapidement de son boxer qu'il enfila en vitesse, un peu gêné que son cousin soit là.

— Viens, on va aller voir ça...

Rendus à la salle de bain, Michel demanda à Yan de baisser son sous-vêtement. Michel remonta le prépuce sur le gland, avec précaution, ne voulant causer trop de douleurs s'il y avait en effet un infection. Quand ses doigts se retrouvèrent couverts de sperme, il jeta un dernier coup d'œil pour s'assurer que c'était bien le cas, et en effet, il n'y avait aucune infection. Il ne put réprimer un petit éclat de rire.

— Grand nono... T'as juste juté pendant ton sommeil... C'est normal!

— Juté? C'est quoi ça?

— Dis-moi pas qu'à quatorze ans et demi, tu te branles pas? T'as jamais spermé?

— Je sais c'est quoi le sperme, mais ça peut sortir tout seul?

— Si tu le fais pas sortir par toi-même, ouais...

— Et toi, ça sort tout seul?

— Pas vraiment non... Je me crosse trop souvent pour ça! ajouta Michel en rougissant de cet aveu soudain.

— Tu penses que je peux le faire aussi?

— Je ne le pense pas, j'en suis certain...

— Ok d'abord, je vais essayer...

— C'est ça... et pas peur, t'as pas d'infection...

— Merci. J'ai vraiment eu peur pendant un moment...

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Quand Michel rentra dans la maison, il n'y avait personne. Une note sur le frigo indiquait que son oncle et sa tante étaient partis souper au resto et iraient au cinéma ensuite. Il monta à l'étage pour se rendre dans sa chambre. Il n'avait pas faim et se ferait à souper un peu plus tard.

Rendu au haut des marches, il entendait des gémissements ; ceux-ci provenaient de la chambre de Yan. Il s'approcha doucement, pour ne pas déranger son cousin quand soudainement, il entendit un grand râle... féminin! Sa curiosité était d'autant plus piquée. Il avança, la porte n'était pas fermée, et ce qu'il vit l'excita au plus haut point : Yan, complètement nu, le cul en l'air, chevauchait une jeune fille qui semblait du même âge que son cousin et qu'il n'avait jamais vue. Elle s'agrippait à ses épaules et les deux adolescents baisaient vigoureusement, les fesses de Yan montant et replongeant aussitôt entre les cuisses de la jeune fille. Tout à coup, Yan grogna sa satisfaction et jouit furieusement alors que la fille prenait tout autant son pied. Michel, excité, senti alors un énorme sentiment de culpabilité l'envahir et s'enfuit dans sa chambre et sans y penser, fit plus de bruit qu'il ne l'avait espéré en fermant la porte.

Il s'allongea sur son lit, prit un livre et tenta de se changer les idées. Il enviait son "petit" cousin qui n'était donc plus puceau alors que lui, déjà bien avancé dans sa dix-septième année, l'était toujours. Il chassa cette idée de son esprit et reprit sa lecture.

Quelques minutes plus tard, Yan cogna à sa porte. Quand Michel l'invita à entrer, son cousin entra, un sourire béat arborant son visage.

— Désolé Michel, j'espère que j'ai pas fait trop de bruit... Et j'aurais dû fermer la porte aussi...

— Bah, ne t'en fais pas avec ça...

— Wahhhhhhhhh... tu m'avais jamais dit que ça pouvait être aussi bon!

— Pourquoi t'aurais-je dit ça?

— Ben quoi! Depuis toutes ces années, on se dit toujours tout... Pourquoi m'avais-tu caché que la baise était aussi bonne? C'était ma première fois... J'ai trippé au max, tu peux pas savoir comment...

— Tant mieux... Je suis content que tu aies aimé... fit Michel sans lever les yeux de son livre.

— Et toi, c'était comment la première fois?

— Je ne sais pas... C'était... j'sais pas!

— Comment ça, "tu sais pas"?! Tu peux pas oublier une sensation comme celle là, non?

Gêné, Michel décida finalement d'avouer à son cousin qu'il était encore puceau.

— Nooooooooooon! Pas vrai? Faut que tu connaisses ça! C'est vraiment top! Je peux demander à Julie tsé, c'est pas mal blonde... Elle m'a accroché comme ça à l'école pour me demander si ça me tentait de le faire... Elle est ses amies se sont lancée un défi : celle qui aura le plus de trophées à la fin du mois. J'ai perdu un boxer, mais ouch! Ça valait tellement la peine!

— N... non... Merci quand même...

— T'es fou! Je vais l'appeler et lui dire... pas que tu es vierge, mais que tu veux toi aussi la baiser...

— Fais surtout pas ça! lança Michel, pris de panique.

— Pourquoi?

Un long silence suivit. Yan ne comprenait pas la réticence de son cousin et non plus qu'il s'entêtait à refuser une baise aussi facile que celle-là.

— On se dit toujours tout, commença Michel, mais il y a quelque chose que je ne t'ai jamais dite...

— Ah ouais? Quoi donc?

— J'sais pas trop pas où commencer...

— Commence pas alors ; finis!

— J'pense que je suis gai, finit par chuchoter Michel à son cousin.

— Oh... ok... je vois...

De longues minutes passèrent. Yan était toujours là, immobile, ne disant rien. Michel était terrorisé de la réaction qu'il aurait et n'osait rien ajouter de plus que ce qui avait déjà été dit.

Yan s'approcha de Michel et vit qu'une larme coulait sur la joue de son cousin. L'attirant contre lui, il l'essuya du bout du pouce, et continua son approche vers Michel qui tremblait. Les lèvres de Yan se posèrent doucement sur celles de Michel et du bout de la langue, forçait un tendre baiser entre les deux jeunes hommes. Michel tenta de repousser son cousin.

— Heille, tu fais quoi là?

— Je t'embrasse, c'est tout.

— Et pourquoi tu fais ça?

— Hmmmm... C'est pas toi qui vient de me dire que tu es gai?

— Oui, mais toi, ça n'a rien à voir avec toi!

— Ben là oui... Je viens de vivre la plus belle expérience de ma vie aujourd'hui... J'suis plus vierge... Alors je veux que toi aussi, tu vives cette expérience là... la même journée que moi... Ça nous fera ça de plus en commun!

— J'te suis pas... Toi, t'es pas gai... alors où veux-tu en venir?

— J'suis pas gai, mais je t'aime... Et je veux que tu sois heureux... c'est tout. Ça doit pas être si pire, avec tout ce qu'on entend au sujet des échangistes, des orgies, etc... Moi, je m'en fous que tu sois gai... On a grandi ensemble et je t'aimerai toujours... Alors pourquoi pas faire ça, là... tout de suite?

— T'as pas à faire ça! lança Michel, encore sous le choc.

— Si "je n'ai pas à faire ça" et que je le fais, alors peut-être que ça veut dire que je veux le faire, tu crois pas?

— Mais c'est fou!

Yan glissa alors doucement une main entre les cuisses de Michel et s'appuya sur le renflement de la verge de son cousin au niveau de la fourche. Ses doigts se refermèrent le plus possible sur la queue tendue de Michel et lui dit tout bas:

— Ça doit pas être si fou, regarde, t'es tout bandé!

Et sur ces mots, il prit la main de Michel et la plaqua à son propre entrejambe.

— Tu vois, moi aussi! Ça doit être que ça me tente, non?

Cette parole eut son effet. Michel sauta au cou de son Yan et l'embrassa avec fougue. Il n'avait même jamais embrassé un garçon et l'idée soudaine des fesses de Yan qu'il avait entr'aperçu un peu plus tôt lui fit perdre toute réticence.