De l'amitié à l'amour


De l'amitié à l'amour
Texte paru le 2009-11-25 par Pascal3   Drapeau-fr.svg
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Sébastien alla rejoindre son père dans son bureau où il travaillait sur son ordinateur portable comme tous les soirs après sa journée déjà bien remplie.

— Je peux te parler, p’pa? interrogea le garçon timidement.

— Bien sur, fiston.

— Sérieusement?

Pour bien faire comprendre à son fils qu’il était à son écoute, il éteignit et abaissa l’écran puis passa un bras sur les épaules du garçon en l’entraînant vers un canapé moelleux. Avec ses 19 ans, Sébastien était un beau garçon: long visage étroit, lèvres riches et cheveux blonds en épis sauvages fixés au gel.

— Vas-y mon chéri, qu’est-ce qui te tracasse?

— C’est que j’ai des doutes sur mon orientation sexuelle…

— Effectivement, le sujet est grave… Explique…

— Voilà, je pense que je suis gay…

Sébastien se sent tout à coup mal à l’aise d’avoir abordé le problème avec autant de sincérité. La réponse de son père le laisse désemparé. Le ton est posé, rassurant à la limite:

— Tu n’en es pas sûr? Pourquoi?

— C'est-à-dire que jusqu’à présent, je suis toujours puceau…

— Je ne m’en suis pas plus préoccupé que cela en te voyant tout entier à tes études… se justifia le père comme s’il avait négligé de voir son fils autrement que fort en thème.

— Tu sais que je suis tout le temps fourré avec mon inséparable copain Clément depuis notre plus tendre enfance. Jusqu’ici, nous n’avons pas eu particulièrement besoin de compagnie féminine, on s’entendait bien comme ça tous les deux. Et voilà que Clément m’avoue qu’il est amoureux de moi!

Sébastien a parlé d’un trait, comme pressé de de débarrasser d’un poids. Son père le relance sans acrimonie.

— Quelle a été ta réaction?

— D’abord la surprise qu’il aborde la question aussi brutalement. Ensuite une certaine fierté que je plaise à quelqu’un même si, en l’occurrence, c’est un garçon et mon meilleur ami. Je devrai me sentir chanceux d’être ainsi au cœur des attentions de ce garçon si mignon avec ses cheveux bouclés qui lui tombent sur la nuque… J’ai déjà rêvé de me perdre dans ses boucles blondes…

Sébastien s’arrête brutalement. N’en fait-il pas trop dans l’empathie?

— Je pense qu’il est arrivé de te masturber... Par qui est provoquée ton érection?

— Je dois reconnaître que c’est Clément qui me vient à l’esprit, ses sous-vêtements Calvin Klein qui dépassent de ses baggys taille basse…

En quoi ce genre de détails peuvent-ils justifier ses penchants? se demande-t-il.

— Je vois… Tu l’aimes donc?

— Oui, je l’aime comme mon meilleur ami, mais je n’ai jamais pensé que mes fantasmes pour lui pouvaient provenir d’un désir sexuel…

— Il faut te rendre à l’évidence, fiston: tu es gay mais j’émettrai quand même une réserve. Au point où vous en êtes tous les deux, je pense que vous n’allez pas tarder à concrétiser votre amour. Tu aimeras peut-être ce genre de relation mais je crois aussi que tu devrais tenter quelque chose avec une fille, histoire de confirmer tes compatibilités… Et ne me dis pas que les filles ne s’intéressent pas à toi, beau gosse comme tu es!

— Mais ce serait tromper Clément! clame Sébastien comme si la relation avec son ami primait sur tout.

— Oh là! Tu parles déjà de lui comme si ça devait le rendre jaloux. Ce n’est pas un peu précipité? questionne le père.

— Oui, tu as raison. Il faudrait déjà voir si la relation homosexuelle me convient. Mais comment ne me conviendrait-elle pas? Clément a envie de moi et moi de lui, même si je ne lui ai encore jamais dévoilé mes sentiments.

En prononçant ces mots, Sébastien a conscience de lever toute ambiguïté sur son orientation sexuelle.

— Écoute, mon garçon… C’est toi qui verras mais saches que s’il s’avère que tu sois gay, tu comprendras que ta mère et moi serons chagrinés de ne pas avoir de descendance…

— Mais si un jour, il m’arrivait de vivre en couple avec un garçon, on pourrait adopter…

— Il reste que ce ne sera jamais ton enfant biologique… Il ne sera pas le fruit de ton sperme! Quoi qu’il en soit, je continuerai à t’aimer comme tu seras!

Disant cela, le père dépose un baiser sur la joue empourprée de son fils, acceptant par là même la voie qui sera la sienne.


Ça s’est passé un jour où les garçons avaient un cours de sport, un jour où Clément était fier de porter une chemise blanche Paul Smith entrouverte sur le haut de son torse imberbe et dont les pans descendaient sur un jean délavé. Aux pieds, une paire de Air Max blanche. Sébastien en fut raide dingue. Au cours du match de handball, Clément se démena de toute la souplesse de son corps pour marquer les buts décisifs. Sa longue chevelure bouclée se rehaussait à chaque extension de son corps.

De retour au vestiaire, quand Clément se déchaussa, un trou au gros orteil défigurait une de ses chaussettes.

— Elle n’était pourtant qu’élimée ce matin en la mettant, se gaussa-t-il tout en élargissant le trou avec ses doigts devant ses camarades amusés.

Seul Sébastien resta imperturbable, jaloux du bon rôle de l’intéressant que jouait son ami. Soudain, le son d’un déchirement de tissu se fit entendre. Clément venait de tirer sur le dessus de la chaussette, l’ouvrant en deux parts effilées jusqu’au talon. Ce qui fit hurler de rire le groupe. Il retira alors sa paire de chaussettes et la jeta d’un jet adroit dans la poubelle du vestiaire. Alors seulement, les garçons se dirigèrent vers les douches. Clément sortit de son sac de sport la paire de chaussettes propre qu’il avait l’habitude d’y déposer en vue d’en changer après les séances de sport.

Sébastien et Clément furent les derniers à quitter le vestiaire après les corvées de rangement pour lesquelles ils avaient été désignés en fonction d’un roulement entre les garçons. Sébastien s’est chargé de la clé à remettre au concierge. Sur le chemin, il prétexta l’oubli de son maillot pour retourner au vestiaire, demandant à Clément de l’attendre près de la sortie.

Quand Sébastien pénétra dans le lieu, il était tremblotant à l’idée de l’objectif qu’il s’était fixé, à savoir récupérer les chaussettes sales et déchirées de Clément. Grâce à la chaussette décousue, Sébastien avait accès au cœur du coton imprégné de la sueur de son ami. Il la porta à ses narines, sniffant de longues bouffées du coton spongieux. C’est alors que la voix de Clément se fit entendre derrière lui:

— Qu’est-ce que tu fous?

Sébastien se retourna vivement, la chaussette encore en main, et bafouilla:

— Rien… Rien… je pensais avoir jeté un papier important.

— Je ne suis pas dupe, Seb, j’ai vu et j’ai compris. Tu m’aimes, sinon tu ne serais pas en train de sniffer mes chaussettes répugnantes. C’est ça?

Sébastien se fit virulent quand il répondit:

— Oui, je t’aime… Et tu ne peux même pas savoir à quel point!

— Oh si, parce que je te connais à fond et que cela va dans le sens des sentiments que j’éprouve et que tu n’as jamais jugé utile de confirmer. Il me restait un secret à découvrir, le plus intime. Je tiens maintenant la réponse…

Sébastien tenta de minimiser l’enthousiasme de son ami:

— Je ne crois pas que je sois prêt…

— Tout est une question de mise en condition et je pense pouvoir t’amener au septième ciel sans que tu t’en rendes compte!

— Pourquoi? Tu l’as déjà fait, toi?

— Oui, j’ai déjà défloré quelques culs mais c’est au tien que je pensais en jouissant même si les garçons qui se donnaient à moi étaient plutôt mignons.

— Alors, je n’en serai qu’un de plus, répondit Sébastien avec déception.

— Mais non, imbécile! C’est juste que l’amitié qui nous unit se transformera alors en amour…

— Tout ce que tu veux… Je te fais entièrement confiance.

— Tu veux goûter à autre chose qu’à mes chaussettes sales?

— Oui, je le veux, répondit solennellement Sébastien.

— "Pose ta bouche sur la mienne, mais laisse ma langue te parler de l’amour", a écrit un poète afghan. Permets que l’on commence par là, suggéra Clément.

Après un baiser fougueux et intense, Clément saisit la main de Sébastien et l’entraîna vers le tapis de sol du gymnase. Les deux garçons s’y écroulèrent. Leurs queues raides faisaient poindre leurs glands. Au comble de l’excitation, Clément propose de faire l’amour à Sébastien. L’étape décisive du dépucelage fit craindre à Sébastien de ne pas être à la hauteur.

— J’ai peur, Clément. Il paraît que c’est douloureux…

— Ne t’inquiète pas, mon amour, je saurai te prendre en douceur. Garde mes chaussettes à sniffer ou à mettre entre les dents pour t’aider à supporter l’intromission. À moins que tu ne veuilles que je te passe mes chaussettes propres…

— Non, ce ne sera pas utile. Ta sueur fera office de poppers…

— Tu n’es finalement pas si ignare que cela sur le plan sexuel, s’amusa Clément.

Sébastien se positionna à quatre pattes, cambra son postérieur de manière à présenter son trou imberbe au désir de Clément qui avait à cœur de procéder selon les règles de l’art. D'abord, bien saliver et triturer le trou du bout de la langue, puis enrober le pourtour de la rosace de gel et enfin laisser le boyau accepter la queue recouverte d’une capote lubrifiée.

— Détends-toi, mon chéri. Tu vas aimer autant que moi je vais aimer limer ton trou d’amour.

Sur ces entrefaites, Clément pointa son gland sur l’anus vierge. Par à-coups précis, il parvint à en écarter les lèvres.

— Mets ton nez dans mes chaussettes et laisse-toi aller à accepter mon membre impatient d’aller visiter tes entrailles.

Au fur et à mesure de l’introduction, Clément gélifiait la capote. Les sphincters de Sébastien se détendirent comme par enchantement, permettant à la queue perforatrice de progresser. À mi-chemin, Sébastien commença à se débattre mollement.

— Serre mes chaussettes entre les dents et retiens ton souffle jusqu’à ce que ma pine se sente à l’aise.

Sébastien avait l’impression de perdre conscience. Quand il reprit ses esprits, il entendit Clément le féliciter d’avoir gobé sa tige raide. Il sentit les couilles de Clément battre contre ses fesses. La queue bien à fond fit du surplace le temps de mouler l’intestin. Après avoir enfoncé ses chaussettes dans la bouche de Sébastien (qui ne réprima aucun dégoût), Clément entama les va-et-vient jouissifs qui provoquèrent des râles atténués à travers son bâillon improvisé. Cette imbrication des corps entre amis d’enfance les soudait maintenant charnellement. Ils étaient beaux à voir se donner et prendre du plaisir. Leur jouissance fut grandiose.

Épuisés, couvert de sueur, les deux garçons s’étendirent sur le matelas de sol, s’étreignirent le temps de se remettre de leurs émotions.

— Dis-moi, Clément, tu me laisseras aussi t’enculer? osa Sébastien d’une voix fluette.

— J’ai gardé pour toi ce suprême honneur de me donner à ta queue chérie…