Deux cousins (25)


Deux cousins (25)
Texte paru le 2021-02-05 par Jules1291   Drapeau-ch.svg
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Chapitre 3 - Week-end culturel et sensuel


Vendredi 24 juillet 1964, école de Hinterhoden, Grindelwald

Le professeur Latte s’était levé avant six heures ce matin-là, il ne voulait manquer pour rien au monde la gymnastique naturiste dans le jardin de l’école. Franz ne l’avait malheureusement pas autorisé à prendre des photos afin de respecter la sphère privée des élèves. Le professeur ne comprenait pas qu’on pût être indifférent à l’intérêt scientifique des corps nus, il rêvait d’un monde futur où les photos des pénis de tous les hommes de la planète seraient stockés sur des ordinateurs et consultables sur des téléviseurs.

Franz avait tout de même retenu la proposition du Dr. Latte et il proposa aux étudiants de bander avant de débuter le premier exercice de gymnastique, tout en leur précisant que cela n’était pas obligatoire. La plupart se plièrent de bonne grâce à ce nouvel exercice, ils n’avaient plus de fausse pudeur et ils étaient assez fiers de leurs virilités triomphantes. Et pour les hétéros il y avait Vreni qui participait aussi et qui chuchota quelques appréciations à l’oreille de son petit ami Laurent. Le professeur regretta une fois de plus de ne pas pouvoir faire de photos. Il envia Koen qui côtoyait tous les jours ses camarades nus.

Le professeur assista ensuite à la toilette en face des lavabos, Franz lui avait expliqué que c’était pour économiser l’eau qu’il n’y avait pas deux douches par jour, il y avait eu une période de sécheresse. Le Dr. Latte ne put s’empêcher de donner des conseils sur l’hygiène du gland, en particulier chez ceux qui n’étaient pas circoncis. Il contrôla que tous se décalottassent pour se savonner.

— Il est vicieux ton professeur, dit Roberto à Koen pendant le petit déjeuner.

— Ce n’est pas mon professeur et il a raison, j’approuve sa démarche de vérifier l’hygiène intime des élèves.

— Tu ne penses pas qu’il est homosexuel et que ça l’excite de voir des jeunes hommes nus avec lesquels il ne peut plus coucher parce qu’il est trop vieux ?

— Je pense qu’il sait très bien distinguer le travail scientifique et sa vie privée. Il ne m’a fait aucune proposition déplacée.

— Tu aurais accepté de coucher avec lui pour que tu puisses faire un stage dans son université ? demanda Frédéric en riant.

— Seulement après t’en avoir parlé.

Frédéric se demanda si le professeur leur ferait des propositions déplacées lors du week-end et quelle serait sa réaction si c’était le cas.


Vendredi 24 juillet 1964, en voiture entre le col du Brünig et Kesswil

À 16 heures, Koen, Frédéric et Stefan montèrent dans la voiture du professeur, une BMW 1800 bleue. Franz avait grommelé qu’ils étaient plus souvent en congé qu’au travail avec ces départs avancés le vendredi, de la jalousie de ne pas être invité avait pensé Koen qui s’était assis à l’avant.

Le temps était beau, pendant la première partie du trajet ils contemplèrent le paysage, longeant le lac de Brienz. Ils s’arrêtèrent au col du Brünig pour boire une boisson fraîche dans un café. Ils eurent la surprise d’y retrouver Peter, l’apprenti-fromager qu’ils avaient rencontré deux semaines plus tôt dans le chalet d’alpage.

— Bonjour, dit le professeur, je pense que vous êtes Monsieur Kolb que je dois conduire à Kesswil.

— Bonjour, oui, c’est bien moi.

— Monsieur Kolb est chanteur et c’est à ce titre qu’il a été invité par Messieurs Graf & de Bruson.

— Nous avons eu l’occasion de l’entendre, c’était très émouvant, dit Frédéric.

— Et de nous branler avec lui, ajouta Koen.

— Le contraire m’aurait étonné, dit le Dr. Latte. Ah, la jeunesse insatiable ! Profitez, ce temps est court.

— Vos amis sont-ils les célèbres architectes ? demanda Frédéric.

— C’est exact. Les connaissez-vous ?

— Ce sont eux qui ont dessiné les nouveaux meubles de ma chambre. Mais comment ont-ils entendu parler de Peter ?

— C’est Monsieur Franz qui a fait la proposition de l’inviter.

Frédéric se dit que Franz devait aussi faire partie de ce cercle, Der Ring, et que c’est lui qui avait suggéré au professeur de l’inviter avec Koen. Cela pouvait être utile de faire connaissance avec l’héritier de celui qui tient les cordons de la bourse.

Ils repartirent, Frédéric était maintenant serré à l’arrière entre les deux apprentis, ce qui n’était pas pour lui déplaire car ils les trouvait mignons.

— Monsieur le professeur, dit Koen, pourriez-vous me parler de vos recherches sur l’orgasme ?

— Monsieur Grotelul, je vous propose de nous appeler par nos prénoms lorsque nous ne sommes pas en public, je m’appelle Friedrich Wilhelm.

— Enchanté, je suis Koen.

— Et vous aussi à l’arrière, nous pouvons nous appeler par nos prénoms. Vous verrez, l’atmosphère chez mes amis Graf & de Bruson sera très conviviale, ils ne tiennent pas compte de la situation sociale des invités. Pour en revenir à mes recherches, c’est assez simple, il s’agit d’observer des sujets soumis à une excitation sexuelle et de mesurer certains paramètres corporels, nous faisons un électroencéphalogramme, un électrocardiogramme et une pléthysmographie pénienne. Nous codons ensuite les résultats sur des cartes perforées afin de faire des statistiques sur un ordinateur IBM.

— Et comment obtenez-vous cette excitation sexuelle ?

— Par des moyens tout à fait naturels, le massage de diverses zones érogènes. Nous essayons plusieurs techniques sur le même sujet pour voir s’il réagit différemment.

— Autrement dit, vous branlez les sujets, dit Frédéric.

— Nous n’utilisons pas cette expression triviale pour nos études, mais on peut dire que c’est de cela qu’il s’agit.

Frédéric imagina Koen nu, jambes écartées, le corps bardé d’électrodes, se faisant branler par un étudiant qui s’applique tout en regardant les stylets des machines traçant des graphiques. Il sentit une pression dans son slip et posa machinalement sa main sur son sexe.

— Koen, ta discussion fait de l’effet à ton ami, dit Stefan en riant.

— Vous pouvez vous branler pendant que moi je parle de choses sérieuses avec Friedrich Wilhelm.

— On peut se branler ? s’étonna Frédéric. Chiche ! Je ne l’ai jamais fait en voiture, et vous ?

— Moi, jamais, dit Peter.

— Moi non plus, dit Stefan. Je ne l’ai même jamais fait avec quelqu’un d’autre.

— Même pas avec ton frère ? demanda Koen.

— Tu es bien curieux, je voulais dire en dehors de la famille.

— Ne fais pas attention, fit Frédéric, Koen est toujours très curieux. Je suis sûr qu’il nous matera si on se branle.

Le professeur regretta de ne pas pouvoir se retourner, mais il aurait l’occasion de les voir pendant le week-end, l’ambiance était toujours très sensuelle chez les architectes et peu ne se laissaient pas envoûter. Koen se retourna pour voir ce qu’il se passait à l’arrière.

— Ça t’intéresse ? lui demanda Frédéric, je pensais que tu avais des discussions académiques sérieuses avec Monsieur le professeur, pardon avec Friedrich Wilhelm.

— Je… Nous avons tout le week-end pour discuter.

— Oui, rien ne presse, ajouta le professeur, racontez-moi plutôt ce qu’ils font.

— Bah, pour le moment ils ne font rien.

Frédéric, Stefan et Peter se regardaient en souriant, attendant que l’un des trois fasse le premier pas.

— Ils sont trop timides, dit Koen à Frédéric, aide-les.

Frédéric s’attaqua aux braguettes des deux apprentis. Il décrocha les ceintures et les boutons, d’une seule main, puis posa celle-ci sur les slips blancs pour évaluer leur contenu.

— C’est qui qui a la plus grosse ? s’enquit Koen.

— Tu dois le savoir mieux que moi.

— D’après mes statistiques celle de Peter a un demi-centimètre de plus que celle de Stefan.

Frédéric parcourut toute la longueur des hampes déjà dures, toujours sur l’étoffe.

— Je pense que tu as raison, mais le gland de Stefan est plus gros et humide.

— Elles sont de toute façon plus grosses que celles des citadins, fit Peter, c’est l’air sain de la montagne et le bon lait frais des vaches.

— Et une utilisation intensive, ajouta Stefan, nous n’avons pas autant de distractions qu’en ville.

— Je me branle pourtant une fois par jour, dit Frédéric.

— Seulement ? s’étonna Peter. On va regarder.

Il décrocha la ceinture de Frédéric, ouvrit la braguette en baissant la fermeture-éclair. Peter l’aida à extirper le pénis bandé.

— Ouais, dit Peter, ça va encore comme longueur, j’ai vu pire que ça.

— Où as-tu vu pire ? demanda Stefan.

— Pendant un voyage d’étude avec l’école professionnelle. Mais toi aussi tu dois en voir pas mal de bites dans ton école. Franz m’a dit qu’ils conseillaient le naturisme.

— Non, j’ai peu de contact avec les étudiants.

— Tu pourrais faire la gymnastique matinale avec nous, dit Koen.

— Et qui préparerait ton petit-déjeuner ?

Frédéric avait aussi dégagé les pénis des apprentis pendant qu’ils discutaient et commencé à les caresser légèrement.

— On fait un concours ? proposa Peter, le premier qui jute a gagné ?

— Non, dit le professeur, la route est encore longue. Prenez votre temps.

— Alors le premier qui jute a perdu.

Peter et Stefan se dirent quelque chose en dialecte bernois que Frédéric ne comprit pas, il réalisa cependant qu’ils avaient décidé de le faire perdre et ils avaient l’avantage d’être deux à s’occuper de sa queue et de ses couilles. Frédéric resta serein, il n’accéléra pas ses mouvements pendant que les deux apprentis continuaient à dialoguer en dialecte.

— Puis-je te demander quelque chose d’indiscret ? fit Peter.

— Oui, tu peux me demander tout ce que tu veux. Je crains qu’on ne puisse rien cacher au professeur et à son acolyte d’ici la fin du week-end.

— Ça te dérange ?

— Franz m’a prévenu. Et il m’a aussi dit qu’il y avait surtout des homos aux soirées des deux architectes.

— Moi c’est mon patron qui m’a averti, il est l’ami de Franz et c’est par son intermédiaire qu’ils m’ont invité pour chanter.

Koen les interrompit :

— Pourriez-vous parler en bon allemand ? On aimerait bien comprendre.

— Tu es curieux ? fit Peter en riant. Bon, on va faire un effort puisque le professeur nous véhicule. Je voulais demander à Stefan s’il était toujours puceau.

— Oui, répondit l’apprenti-cuisinier. À part quelques branlettes avec mon frère je n’ai jamais couché avec personne, ni fille, ni garçon. Et toi ?

— Mon maître d’apprentissage m’a donné quelques leçons qui allaient au-delà de la fabrication du fromage, mais je te rassure, c’était librement consenti et j’avais l’âge légal.

Les deux apprentis s’acharnaient toujours sur le pénis de leur voisin du milieu. Ils semblaient effectivement déjà avoir une longue expérience de la masturbation, Frédéric ne put se retenir bien longtemps et éjacula sur son polo.

— Perdu ! s’exclama Koen qui devait bientôt avoir un torticolis à force de regarder ce qui se passait sur le siège arrière.

Peter et Stefan prirent leurs précautions, ils décrochèrent les boutons de leur chemise alors que Frédéric continuait des mouvements de va-et-vient très doux.

— Préfères-tu les garçons ? demanda Stefan à Peter.

— Je le pense. Je n’en ai pas parlé dans ma famille, même s’ils savent qu’il n’y a pas beaucoup de filles sur les alpages. Ils se doutent peut-être de quelque chose. Je ne vais jamais aux bals le samedi soir. Et toi ?

— Ça ne me dérange pas que ce soit un garçon qui me branle en ce moment, mais je suis comme toi, je n’en ai jamais parlé à personne jusqu’à présent.

— Vous pourrez discuter de cela en toute confiance lors de ce week-end, intervint le professeur, c’est l’idée de notre cercle, conseiller les jeunes hommes qui ont peur d’affirmer leur homosexualité. C’est aussi pour cela que mes amis Graf & de Bruson en invitent, pas seulement à cause de leur jeunesse ou de leur beauté.

Frédéric se demandait qui allait jouir en premier. Il accéléra et varia les mouvements. Stefan était à sa droite, c’était plus facile que pour Peter avec la main gauche, et ce fut effectivement Stefan qui éjacula en premier, suivi de peu par Peter.

— J’aurais plutôt parié sur Peter, expliqua Koen, car Stefan est circoncis et il devrait être moins sensible.

— Vous savez, dit le professeur, il y a beaucoup d’autres paramètres qui jouent un rôle, c’est ce que nous essayons d’expliquer dans nos études. Il ne faut pas négliger non plus l’aspect affectif. Les résultats auraient peut-être été différents si Peter et Stefan s’étaient masturbés mutuellement.

— Vous pensez qu’ils sont déjà amoureux l’un de l’autre, alors qu’ils ne se connaissaient pas ?

— Ce n’est pas à moi de le dire, mais il ne faut pas non plus négliger les phénomènes irrationnels, comme le coup de foudre.

— Ne pas négliger non plus les entremetteurs, ajouta Frédéric.

— Que veux-tu dire ? demanda Koen.

— Eh bien, Franz avait de bonnes raisons de mettre en contact nos deux amis.

Peter regardait Stefan et pensait que celui-ci ne serait probablement plus vierge à la fin du week-end, mais ils se garda bien de le lui dire pour ne pas l’effaroucher.

Stefan regardait Peter et se disait qu’il ne serait probablement plus vierge à la fin du week-end, il espérait bien que ce serait avec Peter qu’il allait perdre son pucelage.

Koen méditait sur la notion du coup de foudre, il devait absolument avoir une approche plus humaine de la vie et ne plus considérer le sexe uniquement comme un objet d’étude.

Frédéric nettoyait son polo et son gland avec un mouchoir.

Le professeur conduisait en regrettant de ne pas être assez riche pour avoir un chauffeur privé. Les universités ne payaient pas assez les enseignants. Il espérait que Frédéric les inviterait à souper, c’était bientôt l’heure se s’arrêter.

Le professeur demanda à ses passagers s’ils avaient faim et où ils voulaient s’arrêter pour souper. Peter répondit que les branlettes ouvraient l’appétit et il proposa l’aéroport de Zurich-Kloten, mais il ajouta que son salaire d’apprenti n’était pas très élevé et qu’il mangerait quelque chose de simple. Frédéric soupira, il avait compris que c’était lui qui réglerait l’addition une fois de plus. Il espéra que son père ne serait pas trop curieux quant aux dépenses qui s’accumulaient.

— OK pour l’aéroport, dit-il, je vous offre le repas.

— Merci, dit le professeur, j’aurais pu payer ma part.

— Pas de problème, vous nous véhiculez et vous avez les frais de l’essence.

Ils trouvèrent une table près de la fenêtre dans le restaurant qui donnait sur le tarmac et ils purent observer le trafic. Ils commandèrent de l’émincé de veau à la zurichoise avec des rösti, accompagnés de vin rouge de la région. 

— Toi qui sais tout, demanda Frédéric à Koen, c’est quel type d’avion celui de la Pan Am ?

— Je n’en sais rien, ce n’est pas ma spécialité.

— Et la longueur de la bite du commandant de bord ?

— C’est comme si tu me demande l’âge du capitaine, je peux te dire qu’il est circoncis car il est né en Amérique.

— C’est un Boeing 707, dit Peter.

— C’est exact, fit le professeur. Vous avez déjà pris l’avion ?

— C’est beaucoup trop cher, mais je pense que Frédéric a déjà volé ?

— Non, mon père préférait passer ses vacances à la montagne. J’ai bien envie de traverser l’Atlantique l’année prochaine, pour fêter l’obtention de mon bac.

— Tu me prendras ? demanda Koen.

— Et moi aussi ? dit Stefan en riant.

— Je viens aussi, fit Peter.

— Il faudra que je loue un minibus si vous venez tous, avec Dominique et Daniel. Bon, vous êtes sur la liste d’attente, on verra ce qu’en pense mon père, c’est encore lui qui tient les cordons de la bourse.

— Friedrich Wilhelm, demanda Koen, avez-vous des contacts avec le Dr. Kinsey ? J’ai beaucoup étudié son échelle et j’aimerais bien le rencontrer si je vais aux USA l’année prochaine.

— Il est malheureusement décédé. Venez tout d’abord visiter mon propre institut.

Les jeunes gens étaient fascinés par les avions qui atterrissaient et décollaient, ils seraient restés toute la soirée si le professeur ne leur avait pas rappelé qu’ils avaient encore deux heures de route jusqu’à Kesswil. Frédéric, Peter et Stefan s’endormirent à l’arrière de la voiture, tandis que Koen tint le professeur éveillé avec son bavardage incessant.


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