Djé (05)


Djé (05)
Texte paru le 2018-09-05 par Charly Chast   Drapeau-fr.svg
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Template-Books.pngSérie : Djé


Épisode 5 : Les jours passent au château


Plusieurs jours s'étaient passés, j'avais fait un deuxième tour de corvée d'intendance. Mathias, Alexis, Simon, François avaient été libérés les uns après les autres. Mon nom n'avait pas été cité une seule fois lors d'un vote !!!

Quoi, personne n'avait voté pour moi ! Bon c'est clair, cette bande d'enfoirés avait décidé de me libérer en dernier… Je suis le petit nouveau…

La première semaine se terminait. Le matin, mes érections devenaient plus supportables et je dormais sans problème toute la nuit. Je ne pensais plus qu'au sexe, j'avais besoin d'une fille, c'est à en devenir fou !

Bon, là… j'en ai entendu un disait…

Il a surtout besoin de se branler, on sait que les filles il ne connaît pas, il est puceau… !!! Ah, ah, ah… lol...

… Alors si vous continuez à lire mon histoire pour faire ce genre de commentaire à la con, et vous moquer de moi, j'arrête ! Que les choses soient claires… De plus, je vous ai demandé de ne pas raconter à tout le monde que je suis puceau, je sais, j'aurais pas dû vous faire la confidence, c'est un peu de ma faute, mais c'est pas une raison ! Les choses sont claires, le premier que je reprends à se foutre de ma gueule, je le retrouve ! ...

Et il va passer un sale quart d'heure, c'est moi que je vous le dis ! ...

Non, mais ! ...

Bon, je continue ! …

J'avais vraiment besoin d'une... bon ! … besoin de me branler ! Depuis ma première érection, quand j'étais tout petit, je ne me souviens pas avoir passé deux jours sans me branler et encore deux jours c'était un record… On est samedi soir, ça fait une semaine entière… ça fait même plus d'une semaine… ça faisait une semaine hier… la dernière fois que je me suis branlé, c'était la veille du départ… vendredi soir sous la douche… vers 17 heures… puis dans mon lit avant de dormir… vers 21 heures… puis encore un peu, un tout petit peu, vers 4 heures du matin samedi… pour la route… avant de partir… Je ne pense pas qu'à ça, non, on peut pas dire… Mais ça fait une semaine... il est 17 heures... une semaine et 13 heures... une semaine et 13 heures 15 minutes même… Oui bon il est 17 heures 15…

Assez parlé de chiffres… Là, j'en peux plus !!! Je vais craquer !!! Tous les matins je fais 15 km de course, ensuite piscine, ensuite muscu, ensuite foot ou autre chose, j'ai de l'énergie à dépenser ! Je ne regarde plus que le cul des mecs… ou leur bite… surtout ceux qui sont libérés… ceux-là, je regarde leur queue avec avidité… j'ai pas seulement envie d'être comme eux, libre… j'ai envie de leur queue ! Et ça, c'est nouveau pour moi !

C'est à devenir fou ! Depuis le début de la semaine, tous les soirs chacun des garçons qui avait été libéré, me choisissait en premier pour que je lui fasse une pipe… Au début, j'étais pas fier, mais là, je commençais à y prendre goût, c'est de bon cœur que je le faisais maintenant, pas plus tard qu'hier, j'avais sucé longuement tous les mecs qui avaient été libérés, les 5 ! Et ils ont aimé ! Et moi aussi j'ai aimé… Mathias il a une queue magnifique, je suis pas jaloux, j'ai la même à la maison, mais en ce moment… comment dire… Ça y est, je bande à mort, rien qu'à vous raconter ça, je bande ! Et en plus j'ai mal à la mâchoire ! ...

Mais qu'est ce que je suis venu faire dans cette galère ?

Et puis de toute façon, personne ne touche à mon cul ! D'abord !

L'ambiance restait bonne, de plus en plus câline, on ne pouvait plus se réunir à plusieurs sans se caresser les uns les autres… C'est agréable, mais la frustration devenait infernale, le désir devenait une obsession, on commençait à trouver des godes un peu partout depuis deux jours, et je ne sais pas combien de fois j'ai senti un plug dans le cul d'un mec en lui caressant les fesses…

Mais de toute façon, personne ne touche à mon cul !

Je passais faire un tour vers la salle de jeux, enfin quand je dis vers la salle de jeu… Je passais faire un tour dans la salle de jeux… Je regardais les godes, les plus gros me faisaient peur, il faut être vraiment en manque pour s'enfiler un truc de six ou sept centimètres de diamètre. J'étais vraiment en manque, mais bon, là, ça ne pourrait pas passer. J'en voyais un plus accessible, d'un petit diamètre, pas plus de trois centimètres. Je le prenais dans la main, je le manipulais. C'était doux, lisse, en même temps je me caressais l'anus.

Je me prenais à imaginer la sensation que cela pouvait provoquer. La porte de la salle était restée ouverte et j'entendais quelqu'un entrer dans le hall, je me dissimulais derrière la porte, ils entraient, c'était Olivier et Tristan. Sans faire de bruit, je me cachais derrière une tenture, parfaitement dissimulé, je pouvais les voir ! Tristan attrapait au passage un gros gode, le genre de ceux qu'on n'entoure pas avec les doigts, Olivier en saisissait un pareil, je les voyais de dos. Ils posaient le truc sur une table basse au milieu de la salle, l'enduisaient de gel, se positionnaient juste au-dessus… Ils rigolaient en faisant des commentaires, l'un d'eux dit : Le premier qui se le gare en entier…

Ils commençaient alors à se l'enfoncer dans le cul, de dos je voyais bien ce qui se passait. Olivier passait le gland en premier très rapidement, peut-être trop, il poussait un cri de douleur, s'arrêtait et, dans un râle de douleur évident, était obliger de le ressortir. Tristan, lui, se l'enfilait plus lentement, plus doucement, à un rythme régulier, lui poussait un râle de plaisir… Ahhh, oui c'est bon. Olivier soufflait fort, il remettait ça, il s'enfonçait le gland, puis continuait le mouvement. Tristan avait l'avantage, Olivier le rattrapait. Tristan continuait et en un seul mouvement parvenait à se l'enfiler jusqu'à la garde en poussant un nouveau râle de plaisir et de satisfaction.

Olivier : T'es déjà rendu au bout

Tristan : Ben oui !

Olivier : C'est pas un cul que tu as, c'est une autoroute !

Tristan : Arrête de dire des conneries, tu as perdu, c'est tout !

Tristan commençait à se relever puis à se baisser de nouveau ; le gode sortait, rentrait… Olivier le rattrapait, il parvenait lui aussi à s’asseoir totalement sur son énorme gode, il restait un moment dans cette position, complètement empalé avant de suivre le même mouvement que Tristan !

Les deux garçons se suivaient, s'encourageaient, se motivaient. Ils se relevaient, se baissaient de plus en plus vite, par moment ils faisaient une pose, s'appuyaient de tout leur poids puis reprenaient leurs mouvements. Ce sont des râles de plaisir de plus en plus forts qui accompagnaient leurs mouvements. Ce jeu devait durer près d'une demi-heure !

Olivier était le premier à jouir, il hurlait de plaisir au moment fatidique  ! Tristan le suivait un instant plus tard. Les deux garçons restaient un moment empalés sur leurs pieux énormes ! Ils finissaient par se relever. Quelques rires… On le sent passer ce truc… C'est bon, vraiment bon… Ça soulage… Ils récupéraient leurs jouets et les plaçaient dans un appareil en disant machine à laver, vive le lave-vaisselle ! Lol ! Il y avait même un lave-vaisselle pour laver les godes !

J'étais en transe ! Je tremblais, ils passaient devant moi en ressortant et je voyais leurs sourires… Ils venaient de jouir… J'attendais qu'ils se soient éloignés puis je sortais à mon tour de la salle. Je bandais encore, et toujours sans espoir de jouir, il n'y avait pas moyen de me branler… J'étais retourné par ce que je venais de voir, le gode était vraiment énorme ! Ils en prenaient du plaisir ! Mais moi, ça me faisait peur ce truc, même le plus petit que j'avais vu me faisait peur… J'avais envie de me branler, je me serais damné pour pouvoir jouir là, maintenant !

Mais qu'est ce que je suis venu faire dans cette galère ?

Le soir, on élisait Paulo, personne n'avait voté pour moi, toujours pas. Je commençais à désespérer, je m’en doutais, j'en étais sûr, cette bande de guignols avait décidé de me garder comme ça jusqu'au bout… J'aurais dû m'en douter...

Si j'avais su, j'aurais pas venu !

Paulo venait se faire sucer par moi, comme tous les autres avant lui… Ça fait désormais partie du jeu, je le suçais, il appréciait, il me maintenait la tête pour bien me faire avaler sa queue jusqu'au bout, pour la première fois je faisais une gorge profonde. C'est spécial, pas facile, il faut bien respirer, il faut pas vomir, mais finalement j'ai apprécié ! Lui aussi il a apprécié !

La soirée se terminait comme à l'accoutumée, avant d'aller me coucher j'allais courir une douzaine de kilomètres. Je m’effondrais sur mon lit, certains dormaient ensemble par deux ou trois, surtout les libérés, ils avaient envie de dormir avec un copain encore chaste, histoire de se faire plaisir dans la nuit si l'envie se faisait sentir.

Je dormais mal, je faisais des rêves érotiques, je rêvais qu'un mec me sodomisait, dans mon rêve je jouissais comme jamais… Je me réveillais… j'avais éjaculé ! Je n'étais pas calmé, pas soulagé, mais j'avais éjaculé, j'allais me laver, je revenais vers mon lit. Il y avait un gars qui en enculait un autre, les deux gémissaient, je regardais ça en passant, je me laissais tomber su mon lit. C'est à cause de ces deux là si j'ai fait ce rêve érotique, c'est sûr ! J'avais beaucoup de mal à me rendormir !

Le lendemain, c'était Bernard qui était libéré à son tour, il a une belle queue lui aussi… Puis suivait Dominique… toujours aucun vote pour moi !

Dominique, j'avais déjà vu sa queue bien en forme une fois et plus d'une fois grosse molle ou même un peu plus encore sous la douche. Il me souriait, venait vers moi, se penchait vers mon oreille et me disait… t'es pas obligé..., je lui répondais si, si et sans aucune hésitation commençais à le sucer, je commençais à avoir de l'expérience et j'y mettais tout mon cœur, il me laissait faire. Je me souvenais de la première fois que j'avais vu sa queue, sous la douche, je venais d’emménager, on avait fait un footing juste avant, on était gênés et on avait tous les deux une grosse molle qui pendait… Je me souvenais de tous ces moments dans l'appart depuis trois mois, et je le suçais avec plaisir. Son souffle devenait plus fort, à un moment il saisissait ma tête et se retirait de ma bouche, je tentais de rattraper sa bite, mais il m'en empêchait, puis sans avoir le temps de prévenir… Pan… dans l’œil !

Je prenais une giclée de sperme dans l’œil, j'avais juste le temps de fermer la paupière. Une seconde giclée atterrissait sur ma joue et une suivante sur le nez ! Ça, c'était une première ! Je tenais fermement ses cuisses et je l'ai senti, j'ai senti ses muscles se raidir, se contracter, en un instant j'ai senti sa jouissance au travers de ce contact avec mes mains et de ce que je recevais dans la figure. C'était génial sentir, ressentir la jouissance d'un mec par un contact physique avec lui ! C'était le pied ! Pour l'instant, j'étais couvert pour l'hiver ! Tout le groupe éclatait de rire, moi aussi ! Son sperme coulait sur mes lèvres, je me léchais les lèvres, c'était bon…

Bon, tout va bien, comme je l'ai dit… Personne, ne touche à mon cul ! C'est clair et c'est pas négociable… !

Les jours suivants, Olivier, Manuel, Denis et Johnny étaient les nouveaux vainqueurs  !

Mon nom n'avait pas été cité plus de deux fois lors de chacun de ces derniers votes et je sais qui avait voté pour moi. C'étaient mes colocataires, ils me l'ont dit par la suite ! Le dernier jour arrivait… Tristan qui continuait à présider aux votes et moi étions les derniers à porter encore un dispositif de chasteté ! On était samedi matin et le dernier vote était ce soir…

Il ne doit en rester qu'un… je me disais ça dans ma tête, et je serais celui-là. C'est une bande d'enfoirés et je me vengerais ! Mais bon, il faut rester bon joueur ! Ça fait partie du jeu, j'aurais dû m'en douter… De toute façon, ça devait être une expérience intéressante, ça le sera ou ça l'aura été ! Ce soir ou demain, au point où j'en suis…

Quand je pense que Tristan porte son truc depuis plus de six mois et demi… Woua !

Bon d'accord, lui il sait se soulager, il est porté sur le cul peut-être plus que sur la bite… Allez je suis prêt à subir un nouvel échec. Je serais resté deux semaines complètes, j'ai gagné, j'ai fait quelque chose de surprenant, j'ai appris à me connaître mieux, depuis plus de deux semaines j'ai pas joui, je n'aurais jamais cru cela possible, je me sens… En fait, je me sens bien. Je n'ai plus vraiment de problème avec mes érections matinales, j'en ai toujours, mais elles ne me font plus souffrir, je ne me réveille plus la nuit… C'est cool ! Demain, je serais libéré…

C'était de super vacances, j'en garderai des souvenirs inoubliables, sans regret ! Si c'était à refaire, sans aucune hésitation, je ne le referais pas !

Le soir, c'était la fête, nous n'étions plus que deux, et au pire chacun devait avoir obligatoirement une voix pour lui… Celle de l'autre participant qui ne pouvait pas voter pour lui même…

Le vote commençait, toujours par le même protocole, il n'y aurait qu'un seul tour, en cas d'égalité on avait recours au tirage au sort. Chacun recevait une enveloppe qui ne contenait que deux noms. Le vote allait plus vite… Tristan procédait au dépouillement, on m'avait invité à l'assister pour qu'il n'y ait pas de litiges… Il prenait une enveloppe, me la donnait, je l'ouvrais, et je lisais…

Djé

Enveloppe suivante...

Djé

La suivante…

Djé

Le sourire me revenait, j'allais gagner, ça commençait bien. Finalement, Tristan aimait bien porter son truc, et je me disais que c'était prévu à l'avance…

Passé ces trois votes en ma faveur, je savais qui avait voté pour moi… Tous les votes suivants étaient en faveur de Tristan… J'avais les deux voix de mes colocataires et celle de Tristan… Pas terrible, mais cool, je m'y attendais !

Je le suçais comme j'avais jamais sucé personne ! Il était content, j'avais maintenant l'habitude et je commençais à savoir faire ! Je lui lâchais pas la bite et j'étais bien décidé à le faire jouir, depuis six mois ça devait être quelque chose ! Je le tenais fermement par ses cuisses formellement décidé à ne pas le lâcher… Au bout de six mois il ne lui fallait pas dix minutes pour arriver à l'orgasme, il gémissait, tentait de se dégager, je le tenais fermement, il me disait Je vais jouir, je vais jouir, je ne le lâchais pas, il tentait encore de se dégager puis jouissait dans ma bouche… Il poussait un râle de plaisir, je le sentais se contracter plusieurs fois de suite, je prenais une giclée de sperme dans la bouche à chaque contraction, puis je le sentais se détendre totalement… C'était quelque chose, son sperme était bon ! Je me régalais, j'avalais…

Les autres garçons qui regardaient ça sans en perdre une miette applaudissaient. J'entendais une voix qui disait… Sacré Djé, t'es le meilleur !

Ce soir-là, j'ai certainement été le seul à ne pas me faire enculer…

Mais de toute façon, personne ne touche à mon cul !

Chacun se faisait prendre par son voisin avant de prendre à son tour son autre voisin… Ça se mélangeait dans tous les sens, c'était une soirée débridée… Je dansais, je chantais, je me faisais tripoter, caresser, je suçais tout ce qui se présentait… Woua ! Ça, c'était une soirée de dingue !

Mais de toute façon, personne ne touche à mon cul ! Et c'est pas négociable…

Je dormais bien cette nuit-là, je me réveillais en forme, tôt, un footing, comme d'habitude, petit-déj’, les autres se levaient plus tôt que les derniers jours et tous, l'un après l'autre quand ils arrivaient, venaient me saluer, un câlin, une caresse dans le dos et un baiser. Ce matin-là, j'étais la star et c'est une situation qui me plaisait. C'était cool, j'avais gagné, j'étais le dernier…

Mes camarades aussi me regardaient d'une manière différente, il y avait de la tendresse, de la complicité… Je ne sais quoi de différent ! On s'habillait, je ne disais rien, je savais que tout était parfaitement organisé, on me donnerait la clé au moment où on devait me la donner ! Je ne réclamais pas… On récupérait nos vêtements, on s'habillait, on préparait les voitures…

Je me disais… C'est après le retour, ils vont me donner les clés après mon retour, c'est super, celui qui a pensé à ce protocole a joué fin, il laisse ainsi monter la tension, le désir… J'étais fou de désir, j'avais la tête en feu, j'aurais bien aimé me faire sucer, et à la place, j'étais le seul à ne pas l'avoir été alors que j'avais sucé tout le monde… Faire monter le désir jusqu'au retour, c'était grandiose ! …

On montait en voiture, Tristan et Mathias faisaient un dernier tour dans la maison pour... Je ne sais pas pourquoi finalement ! J'étais épuisé, cette dernière nuit avait vraiment été fatigante. Je me sentais bien, ma cage de chasteté, je la sentais bien, je bandais et c'était agréable. Comme je la portais toujours, j'en avais profité pour ne pas mettre de sous-vêtements, il n'y avait rien à craindre, il n'y aurait aucune réaction déplacée, je n'aurais pas d'érection… Je me sentais vraiment bien ! Confortablement installé sur le siège arrière, je m'endormais au moment où la voiture démarrait !

C'est beaucoup plus tard que je me réveillais, ils étaient sympas, ils m'avaient laissé dormir, on était en début d'après-midi et on arrivait sur une aire de parking, un routier, comme à l'aller. On mangeait bien, plus calmes que deux semaines plus tôt, on était tous fatigués. On repartait rapidement, on roulait bien, c'est vers le milieu de l'après-midi qu'on arrivait. La première voiture s’arrêtait, les passagers en descendaient, c'était pour nous saluer, on ne les reverrait pas avant plusieurs jours, alors ils voulaient nous saluer, on se faisait l'accolade, mais, avec moi, l'accolade était particulièrement tendre, ils m'embrassaient tous. On laissait Tristan à une station de métro, il me prenait dans ses bras avec beaucoup de tendresse et m'embrassait sur la joue. La voiture s’arrêtait finalement juste à côté de notre immeuble, on en sortait tous, Manuel faisait l'accolade à mes deux camarades et me prenait dans ses bras avec tendresse toute particulière, il m'embrassait dans le cou et me glissait à l'oreille… T'es le meilleur Djé ! Tu sais que je t'aime toi ! ! A plus.

Le temps de rentrer à l'appart, d'y déposer nos affaires, en fait, on n'avait même pas ouvert nos sacs à dos et on n'avait pas sali non plus nos vêtements. On était à peu près en forme, on avait dormi pendant presque tout le retour, aussi on décidait de se faire un petit resto. À 20 heures on arrivait, on commandait… Pas de vin, on avait pas mal picolé pendant ces deux semaines…

Dominique : Alors, ton impression Djé, prêt à remettre ça ?

Moi : Ah oui, sans problème, j'ai beaucoup aimé le cheval…

Denis : Et pour ce qui est de la chasteté, pas trop dur ?

Moi : Si on me fait encore languir, je crois que je vais devenir fou ! On me donne les clés quand ?

Ils me regardaient l'air un peu sonnés, immobiles pendant quelques secondes.

Dominique : Mais enfin, tu le sais, c'est indiqué dans le règlement !

Denis : Rassures-nous, Djé, le règlement, tu te souviens !

Moi : Oui, je me souviens, le truc en papier avec plein de lettres écrites dessus, qui fait aussi office de bulletin d'inscription… Vous vous imaginez tout de même pas que je l'ai lu ! Ça n'aurait servi à rien ! Vous avez vu comment je m'en suis sorti ? C'est moi qui ai gagné !

Ils m'écoutaient, totalement stupéfaits, se regardaient, incrédules, puis me regardaient de nouveau.

Moi : De toute façon, je ne lis jamais les règlements, c'est trop compliqué, il y a trop de lettres et trop de closes à respecter alors…

Denis : Tu nous fais marcher ?

Dominique : c'est une blague ?

Ils se regardaient et, en hochant la tête…

Les deux ensemble : C'est une blague, il nous fait marcher !

On nous servait. J'avais une faim de loup et mes camarades aussi, on se jetait sur le repas… En plus, c'était super bon ! Une entrée, un plat de résistance, un dessert ! Miam !

On sortait du resto avant 21 heures. Mes deux camarades avaient été silencieux pendant le repas !

Pendant le retour, je renouvelais ma question !

Moi : Alors les clés, on me les donne quand, que je puisse me libérer et me branler un bon coup, je crois que je vais me branler toute la nuit, j'ai du temps à rattraper moi ! C'est bien cinq minutes ce truc… Deux semaines, c'était délire… On apprend beaucoup sur soi-même ! Non, franchement les mecs c'était délire, mais si je reste plus longtemps comme ça, je vais devenir fou… En plus, vous imaginez, si je me trouve une fille, avec ce machin je risque pas de pouvoir faire grand-chose ! Mais bon, c'est vrai, c'était une expérience extraordinaire, j'ai aimé, je recommencerais certainement jamais ce genre de truc, mais je ne regrette pas… Mais en attendant, je vais profiter, me branler toute la nuit… Si vous m'entendez gueuler de plaisir, vous ne vous inquiétez pas, c'est normal, tout va bien !

Dominique : Je ne sais pas s'il nous fait marcher ?

Denis : Moi non plus, je commence à avoir un doute !

Moi : Bon les mecs, je l'ai lu votre règlement…

Un grand soupir de soulagement de la part de mes deux camarades ! Je continuais…

Moi : On met un truc de chasteté, 14 jours, 14 participants, on en choisit un par jour, le dernier est le vainqueur et on le libère après la session ! Vous voyez que je l'ai lu votre règlement… Alors on me les donne quand les clés, c'est vous qui les avez ?

Denis : Et merde, il ne plaisante pas !

Dominique : Et merde, c'est le mot… Le dernier devient le porteur, on le libère à la session suivante quand il obtient, s'il obtient, un vote libérateur… La durée maximum est de un an… Au-delà, on lui donne les clés et on restitue son chèque… Aucune autre option…

Denis : Mais où as-tu lu que le dernier était libéré à la fin ? Tristan était le vainqueur de la session précédente juste avant les vacances, et comme il n'y en avait pas à la rentrée, pour lui le port du dispositif était de six mois…

Moi : Mais on m'avait dit qu'il aimait bien porter ce genre de truc, j'ai pensé que… Putain, je suis dans la merde !

Denis : Tristan aime bien porter un dispositif de chasteté, souvent il s'enferme tout seul sans aucune contrainte et confie ses clés avec des consignes bien précises, on ne doit pas les lui donner pendant une période prédéfinie !

Moi : Mais je vais faire comment, moi, je veux pas rester comme ça ! (avec un sanglot dans la voix)

Dominique : Tu t'es engagé !

Denis : Tu t'es encagé ! Lol !

Dominique : Denis, c'est pas drôle, s'il te plaît…

Moi : Je ne vais pas tenir, je vais craquer, vous allez voir, demain je vais dans un magasin de bricolage et le truc il ne tiendra pas dix minutes…

Dominique : Djé, tu sais très bien…

Moi : Ils vont faire quoi, me punir, comment, ils vont me casser la gueule ?

Dominique : Non ! Personne ne va te casser la gueule, t'agresser, te passer à tabac, te couper les couilles si tu retires ton truc. Et tu as raison, avec un outillage adéquat, le dispositif, il résiste dix minutes !

Moi : Alors je vous garantis, je vais pas le garder longtemps !

Denis : Ils vont seulement encaisser ton chèque…

Moi : Et merde j'y pensais plus moi, à ce chèque… Je vais demander à Tristan de me le rendre…

Denis : Je connais très bien Tristan et je sais qu'il te le rendrait sans problème…

Dominique : S'il l'avait encore !

Moi : Mais il est où ce chèque ?

Dominique : En fait, on n'en sait rien ! Le propriétaire du château probablement ! …

Moi : Mais c'est qui ? Il est à qui ce château ?

Dominique : C'est un mystère ! Il te contactera dans deux bons mois, tu es le porteur !

Moi : Et alors ?

Dominique : Ce sera à toi d'organiser l'arrivée la prochaine fois.

Denis : C'est aussi toi qui organiseras les votes lors de la prochaine session.

Je les regardais, incrédule. Quel était mon choix, si je me libérais j'avais plus un sou, et quand je dis plus un sou, j'avais même un sacré découvert et je ne sais pas comment je pourrais expliquer ça à mes parents… Si je ne me libérais pas…

Moi : Les mecs… Je voudrais vous demander quelque chose… Vous pourriez ne pas parler aux autres de ce qu'on vient de se dire là, à l'instant, je ne voudrais pas trop passer pour un con… Et merde ! Mais qu'est ce que je suis venu faire dans cette galère ? Trois mois !

C'est la tête basse et la queue entre les jambes que je rentrais à la maison ce soir-là… Je savais que je pouvais leur faire confiance… Mais là, j'étais pas fier de moi…