Drague sur une plate-forme d'autobus!

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Numéro 29

Texte d'archive:


Archivé de: Nous – Numéro 29
Date de parution originale: inconnue

Date de publication/archivage: 2015-01-17

Auteur: Martin
Titre: Drague sur une plate-forme d'autobus!
Rubrique: Vos lettres!

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Ça faisait un petit temps que j’avais remarqué l’étrange manège de ce jeune homme. Debout face à la vitre des portières arrières, il se frottait l’entre-cuisses à la barre verticale de la plate-forme. Personne ne prêtait attention à son petit jeu solitaire sauf moi qui suivis ses caresses jusqu’à ce qu’il descendit du bus. Son jean faisait une fameuse bosse à l’endroit de sa bite et je crus bien, lorsqu’il ferma les paupières, qu’il allait jouir dans son froc... Il n’en fut rien.

Curieusement, il remarqua ma présence lorsqu’il fut sur le trottoir. Un peu comme complice, je lui envoyai un baiser de la main. Les portes se fermèrent sur mon jeune homme. Celui-ci, soudain, comme s’il avait peur de rater une bonne occasion, me fit de grands signes en me faisant comprendre que décidément, il se passerait certaines choses si j’avais la bonne idée de descendre à l’arrêt suivant. C’est ce que je fis. Il me rejoignit quelques secondes plus tard...

— Ouf! Vous êtes descendu, j’avais peur que vous ne comprendriez pas...

— Comprendre quoi..? lui dis-je, un peu ironique.

Il me tutoya:

— J'ai envie qu’on se suce tous les deux, qu’on se jute tous les deux en pleines bouche nos spermes et, tête-bêche! Te lécher les couilles et les bisouter, voilà ce que j’aimerais... Ça te dit?

Trois minutes plus tard, on était dans son flat. Il s’appelait Dominique et témoignait d’une certaine ardeur à la pompe: une ardeur à la limite du scolaire. Mais, il faut bien se faire les dents si on veut arriver à quelque chose dans la vie, si je puis me permettre l’expression...

On était tous les deux sur son lit, couchés sur le flanc. J’avais sa bite dans mon gosier et lui titillais le gland d’une langue experte et languissante. Mes mains ne pouvaient s’empêcher de lui effleurer les bourses. C’étaient deux belles billes de chair bien tendre. Je les lui léchai à chaque déglutition de son tube. Il poussait de légers soupirs autour de ma verge qu’il faisait coulisser dans sa bouche avec délectation. C’était un petit salopiaud de première car chaque fois que je lui pelotais les roustons, il écartait les guibolles comme pour m’indiquer qu’il y a un endroit du corps qui s’appelle cul et apprécie aussi les tripotages d’index. Il crevait d’envie que je lui plonge un doigt dans l’anus. Je poursuivis mon pompage. Je savais que je ne juterais pas dans son gosier. Ses manières étaient encore un peu gauches... Mais la perspective de lui fourguer ma semoule dans le croupion me combla d’aise.

À un moment, les cuisses de Dominique tricotèrent entre elles. Il était près d’éjaculer son précieux liquide sur ma langue. Je maintins fermement mes lèvres autour de sa colonne et sentis la liqueur visqueuse se déposer par petits jets à la surface de ma langue. J’en profitai pour l’envoyer au septième ciel en insinuant un index bien raide dans l’anfractuosité humide de son trou du cul. Il glapit de l’autre côté du pieu et éjacula encore quelques rasades de foutre frais sur mes gencives...

— Mmm... M’sieur! C’est gai...

— Tu peux m'appeler Martin, tu sais...

Je le retournai sur le ventre. Il se laissa manoeuvrer sans broncher. Lorsque des doigts j’écartai le pli de ses fesses, il émit un petit cri de surprise...

— Tu vas m’enculer, dis? Tu vas m'enculer?

Il était content comme tout et son ingéniosité de dix-huit ans me le rendait plus excitant encore. De lui-même, de son anus chercheur, il vint se planter sur ma colonne. Autant vous dire que j’étais le premier à y coulisser. C’était l’inauguration avec bouteille de champagne sur la coque du navire et de grandes giclées de liquide mousseux... Je le revis encore quelques fois puis, changeai de ligne de bus...

Martin K. (Anvers)