Du concentré de macho

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Numéro 84

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 84
Date de parution originale: Septembre 1997

Date de publication/archivage: 2012-05-17

Auteur: Sylvain
Titre: Du concentré de macho
Rubrique: Sport et sexe: même combat

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Jamais je n’aurais fait attention à lui si on ne me l’avait pas présenté. Je sortais d’une teuf chez la copine de mon mec Farid, et je tombe sur Kemal, un mec trop cool qui m’avait réparé le pneu de mon VTT une fois. Il y avait un pote avec lui, un petit Black en survêt, et une meuf blonde un peu vulgos. Kemal avait l’air heureux de me voir. Il me propose d’aller prendre une mousse en bas, au seul bistrot ouvert à cette heure-ci, vu qu’il n’a pas envie d’aller à la teuf tout de suite. Arrivés au bar, on discute de nos conneries habituelles, et le petit Black se tient un peu en retrait. La blonde, trop conne pour parler, hésite, comme si elle ne savait pas quel mec mater. Moi, je tente de faire parler un peu l’ange noir, mais il a du mal à articuler deux sons. Petit, les cheveux rasés sur les côtés, il tient un sac en cuir derrière son dos. Kemal tente de le rendre poli, et il me dit que c’est son entraînement qui l’a fatigué. Je me dis: «Ça y est, encore un qui soulève de la fonte comme un dingue!» Mais là, comme s’il ne voulait pas passer pour un amateur de gonflette, il se met à me parler. Il fait de la boxe française et il s’entraîne tous les jours. Quand je lui demande si ça ne risque pas trop de lui amocher sa belle petite gueule, Kemal se marre. Il croit grave que je vais le brancher sévère, sans même que j’aie un indice. Il faut dire que Kemal, il est pas pédé, mais il se laisse parfois pomper le dard par des mecs quand ça se présente et qu’il n’a pas tiré de chattes depuis longtemps. Le boxeur me dit que je ferais mieux de m’occuper de ma tronche en biais, mais il a toujours l’air un peu intéressé, comme s’il avait la trouille de se laisser tenter. Il parle rude, mais il n’a pas l’air méchant.

La soirée se poursuit à la teuf. Alors que tout le monde dégomme, il la joue sain et sportif. Pas d’alcool, pas de came. Moi je force un peu parce que je suis comme un truc rapporté au milieu d’eux. C’est la société où je bosse qui m’a filé un poste d’agent de surveillance. Autant dire que ce n’est pas malin d’aller se faire des plans autorité, ou même de se faire un plan de salope qui veut se faire ramoner, parce que dans les deux cas, t’es grillé rapide. Alors moi je discute calme, et si un truc de cul doit arriver, je teste bien le type, histoire d’être certain qu’il va pas balancer partout. Tout ça pour dire que le petit Black, j’étais sûr qu’il était troublé, mais qu’il ne savait rien. À un moment, il est venu me reparler boxe. Il m’a dit qu’il rentrait ronfler, mais que je pouvais passer le voir à la salle le lendemain matin, parce que le dimanche matin il boxait en solo contre son sac de sable.

Alors, le lendemain, vers 11 heures, je me suis pointé le voir. J'y avais pensé toute la nuit. Je m'étais astiqué la teub en pensant à lui, à sa petite gueule mal dégrossie, à son côté "j'allume-un-peu-puis-recule-rapido". Je pousse la porte du gymnase planquée sous un immeuble, je traverse une première salle déserte et je me dirige vers les bruits sourds. Je pousse la porte d’une salle plus petite et je tombe sur lui. Il est en short de boxe avec un grand sweat à capuche où l’on aperçoit encore mieux sa belle gueule découpée. Une fine couche de sueur s’est déposée sur sa peau, une discrète odeur de mec plane autour de lui, et il envoie ses gants éclater le sable d’un sac qui pend. Il est hargneux mais il a l’air content de voir une tête humaine dans le décor. Il me dit qu’on peut tchatcher, mais qu’il en a encore pour un quart d’heure. Il raconte son entraînement, ses rêves, ses matchs en semi-pro, 4t moi j’écoute tout ça avec une trique d’enfer.

Je suis presque incapable d’écouter, je veux me foutre aux pieds de ce type, lui aspirer la bite, me retourner et m’enfoncer dessus comme une pute ouverte. Il pousse un peu la provoc et enlève son sweat pour terminer par un peu de saut à la corde, les pieds joints. Ses muscles sont secs comme tout, nerveux et dessinés. J’ai l’impression que son paquet sous le short gonfle, il prend son pied à s'exhiber, c’est sûr. Quand il termine, il me dit qu’on peut continuer à discuter dans les vestiaires. Je le suis, il sort une serviette de son casier et s’assied sur un banc en bois pour enlever ses pompes, puis son short et son sweat, et il passe vers la douche en planquant son engin sous la serviette. Moi je n’ose pas bouger, je ne sais toujours pas si je suis là pour faire la conversation ou pour autre chose. J’ai des doutes, parce qu’il est carrément plus cool qu’hier.

Et puis à un moment, le truc tout con: il me demande de lui passer le gel douche qui est dans son sac. Je fouille, je sniffe un peu son slibard et je me décide à foncer. J’arrive devant lui, je vois l’eau qui coule sur son dos, ses fesses serrées, son cul bombé, et je lui dis: «Tiens!» Il lâche sa main pour que l’eau s’arrête de tomber et il se tourne vers moi. Sa queue est longue, fine, à moitié dressée. Je tombe à genoux sans le regarder et je me mets à avaler le gland d’abord, puis je l’avale jusqu’à la gorge en serrant les couilles d’une main, et en posant l’autre main sur son ventre. Je pompe comme une chienne, j’écoute ses gémissements de mec qui prend son pied, et je me fais remettre à ma place quand je tente une approche vers son cul. Je ne suis là que pour lui vider les couilles après l’effort, et pour rien au monde je n’échangerais ma place. Je tourne ma langue autour de son gland et j’avale le tout en m’étouffant. Ses deux mains s’appuient sur ma tête, je suis à ses pieds, il se recule pour gicler, je regarde le foutre sortir de sa queue en jets saccadés alors qu’il baisse la tête en arrière en gueulant, satisfait et honteux d’avoir giclé. Comme un pédé!


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