Du foutre dans l'herbe

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Numéro 102

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 102
Date de parution originale: Septembre 1999

Date de publication/archivage: 2012-10-16

Auteur: Thierry
Titre: Du foutre dans l'herbe
Rubrique: Ces hétéros qui en veulent

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Ce texte a été lu 6011 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


Moi, je suis fou des mecs, mais plutôt du genre très viril, baraqué et dans la force de l’âge. Moi-même, à quarante-deux ans, je suis bien bâti, musclé, et pas efféminé du tout. Dès que j’aperçois des hommes comme je les aime, je craque pour leur épaules dures et leur gueule burinée. Je m’en suis fait quelques-uns, mais rarement, je l'avoue.

Eux, je les ai aperçus en passant en voiture. Ils étaient trois à inspecter le dessous du pont sur lequel passe la nationale; en-dessous, il y a une petite route vicinale et, tout autour, des bois. J’avais les couilles pleines. En quelques secondes, j’ai enregistré leur visage, leurs muscles, et surtout celui qui était torse nu. J’ai bandé comme un fou. Il fallait que je me vide en les matant. J'ai vite garé ma voiture après le virage, et je suis remonté en passant par le bois. Si les deux premier ne m'attiraient pas, j'ai flashé sur le troisième: trapu, épaules massives, torse poilu, environ quarante-cinq ans, uniquement en bleu et casquette.

J'ai commencé à me travailler le manche avec la main pleine de salive. J’essayais de faire durer, pourtant j’avais une forte envie d'éjaculer. J’allais jouir quand j'ai vu les deux autres partir dans le pick-up. Il était plus de six heures du soir. La belle bête est restée seule à inspecter le travail; il avait sa propre voiture. J'avais trop envie de sentir la chaleur de sa peau contre moi, l’envie de jouir tout contre lui. Je suis sorti de ma cachette en me branlant, pas trop, j’étais trop excité. Il m'a entendu et s'est retourné. Il est resté pétrifié par le spectacle. Ou il partait en m’insultant, ou il me cassait la figure, ou...

Je l'ai vu porter soudain la main à son entrejambe; j’ai failli tout larguer et je me suis flatté les bourses. Il a commencé à se diriger lentement vers moi sans dire un mot, en se tâtant la bosse. Il a traversé la vicinale et est monté sur le talus. Il est arrivé à environ trois mètres de moi et s’est arrêté. J'ai fait un geste vers lui, mais il m’a arrêté en secouant la tête; il continuait à me regarder, hypnotisé par ma pine luisante, muet. J’ai recommencé à me taper la colonne, doucement, cuisses écartées, en me tripotant les couilles de l’autre main. Mon obscénité et ce beau mec hétéro qui me regardait sans bouger, sinon porter de temps en temps sa main à sa braguette que je voyais gonflée, ça m'éclatait vraiment. J’aurais bien voulu plus, mais lui, non. Puis il a commencé à se caresser plus franchement par-dessus le coton bleu. C’est moi qui, devant ce geste, n'ai pas pu me retenir: j'ai éjaculé en criant tellement le plaisir fut fort. J’ai lâché une énorme quantité de semence à quelques pas de lui, avec en imagination, l'idée de sa grosse pine violacée au fond de mon cul. Il a regardé l’herbe maculée de sperme, puis il est parti presque en courant. Il a rassemblé ses affaires, il est monté dans sa voiture, et il est parti.

J’aimerais le revoir. J'ai son numéro d'immatriculation, mais ça ne peut pas me servir à grand-chose. Dommage...


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