Du muscle plein les pognes!

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Numéro 109

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 109
Date de parution originale: Novembre 2000

Date de publication/archivage: 2012-08-15

Auteur: Jérôme
Titre: Du muscle plein les pognes!
Rubrique: Obsédés textuels, mais sensuels

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C'était sûrement le plus sexy et le mieux bâti de tous. Brun de peau, de cheveux et d’yeux, il avait les épaules les plus carrées que j’aie vues; et larges avec ça! Je ne le voyais, hélas, qu’en fute de jog et tee-shirt, mais sa musculature se dessinait nettement au travers. Sculpture bombée de ses pecs, étroitesse de ses hanches, indéniable épaisseur de ses cuisses. Le jour, j’enregistrais tous ces détails dans ma boîte à fantasmes. La nuit, je les ressortais pour de féroces branlettes.

Comment l’approcher, l’admirer, le voir à poil, peut-être? Sinon m’inscrire à son club de muscu, le côtoyer par la suite et faire sa connaissance? Et...

Je me suis donc inscrit. J’avais honte de mon corps trop gracile, mais l’ambiance était sympa, les mecs m’encourageaient. J’y ai pris du plaisir, à réveiller tous ces muscles endormis. Ce qui me motivait, évidemment, c’était les apparitions de mon “dieu made in Olympe”. Trop peu de fois, malheureusement: je ne l’avais croisé qu’à deux reprises en trois mois, dans les vestiaires. La première fois, il se rhabillait; il était torse nu. J’aurais pu en tourner de l’œil! J’en voyais pourtant souvent de beaux torses épais dans ce lieu, mais jamais de pecs aussi développés, volumineux, appelant la caresse avec autant de force. Sans parler des tétons bruns aux pointes énormes! Il m’a souri, et j’ai rougi. Je suis allé me doucher pour me calmer.

La seconde fois, ce fut l’inverse. Je partais et il se changeait. Je l’ai trouvé en slibard! J’ai bandé instantanément! Son dos large et évasé, avec tout plein de muscles que je n’avais pas encore, un cul parmi les plus fabuleux culs que j’aie jamais vus, superbe de rondeur, de puissance et de fermeté, tendant le coton du slip. C’est là que tout s’est enclenché, comme dans les rêves qui nous font cracher la nuit. Il s’est redressé, s’est tourné et m’a fait face. Il a souri, puis a jeté un regard amusé vers mon ventre. J'avais mon fute de jog en nylon, mais l’érection était visible comme un nez de clown au milieu d’une figure. J’ai rougi jusqu’à la racine des cheveux. Je suis resté cloué sur place. J’ai bien vu son geste, la main qu’il a plaquée fortement entre ses cuisses, palpant virilement son paquet Et alors que mes pieds m’emmenaient dehors sans que j’y réfléchisse, une seule phrase résonna dans ma tête: “Ce soir, devant le gymnase, minuit!”

Bien sûr, j’y suis allé! Mais pourquoi ici à minuit? C’était fermé. Soit il s’était foutu de ma gueule, soit il allait venir avec des potes pour se faire du pédé... À minuit quinze, j’allais repartir quand une main puissante s’est posée fermement sur mon épaule. C’était lui, Félix. Il m'a dit: “Suis-moi!” Sa voix était rauque, autre, pleine de désir. Il a sorti son trousseau de clefs. “Je suis bien avec le boss, on sera cool ici!” J'étais en sueur. La lumière nous a ébloui dans les vestiaires. Ça sentait encore l’odeur de mâle. Et voilà mon dieu qui m’a attiré à lui, plaquant ses muscles parfaits contre les miens, encore en chrysalide, enfonçant sa langue dure dans ma bouche. Je me suis cramponné à lui. J’ai bandé instantanément, et, tout contre ma bite raide, j'ai senti la sienne, volumineuse et tout aussi raide. Il m’a doucement écarté de lui.

— Je vais te faire un petit strip. Rien que pour toi...

Et c'est ainsi que j’ai assisté au show le plus bandant de toute ma vie. Il était l’idéal même, plus musclé qu’un athlète, mais moins qu’un culturiste. Sous la lumière crue, j’ai pu admirer à satiété la découpe parfaite de son poitrail lisse, de son ventre dur, de ses cuisses noueuses. Il s’exhibait, se laissant caresser de mon regard. Sur lui, il n’y avait plus que le triangle blanc de son slibard, plein à craquer d’une volumineuse érection. Il s’est à nouveau approché de moi.

— Je te laisse t’occuper du morceau de choix. Tu sauras bien t’en servir tout seul...

Mes mains ont tremblé en baissant lentement son slip. Tout d’abord, j’ai vu la touffe brune, la forêt drue de son bas-ventre. Puis sa queue a jailli comme un ressort, énorme, prodigieuse, en accord parfait avec mes fantasmes. Je l’ai admirée une minute avant de me jeter dessus pour la dévorer, et c’est le seul mot qui convienne. Oui, je l’ai dévorée, enserrée entre mes lèvres, enfoncée aussi loin que possible dans ma gorge, alors que ses couilles battaient lourdement contre mon menton, alors que mes mains pétrissaient fébrilement son cul pommé. Ce fut la meilleure bite de ma vie, celle du mec que j’avais le plus intensément désiré.

— Jérôme, c’est pas possible de me pomper comme ça, tu vas me tuer!

Il gémissait, plaquait ses mains contre mes tempes, guidait ma tête. Puis il y a eu un long feulement, et son foutre a giclé dans ma bouche, a coulé dans ma gorge à gros jets pulsés. Un élixir de plaisir pur.

Il avait joui, mais ma queue était toujours douloureusement raide. J’ai vu tous ses muscles se mette en branle, et il s’est agenouillé entre mes cuisses. Ses lèvres chaudes ont enveloppé mon gland, ses mains se sont plaquées à mes fesses et il s’est mis à me pomper comme si sa vie en dépendait. J’étais beaucoup trop excité. En quelques minutes, j’ai joui comme une citerne qui se vide. J’ai hurlé. Lui m’a bu en gémissant. Et lorsqu’il a rampé sur moi, m’écrasant de tout son poids, de toute sa force féline, le long baiser que nous avons échangé a eu le goût salé de nos deux jouissances.

Aujourd’hui, je chéris ce souvenir qui allume encore mes plus grosses érections, les nuits où je suis seul. Je suis dorénavant presqu’aussi musclé que l’était Félix, et les jeunes débutants glissent sur ma plastique des regards timides et envieux. Le beau petit brun qui vient de débuter en salle depuis une semaine, me dévore des yeux. À mon tour, je songe à me retrouver seul avec lui, dans les vestiaires, afin de lui exhiber mon corps, mes muscles, ma bite tendue. Ses lèvres doivent être chaudes et douces...


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