En abîme (00)


En abîme (00)
Texte paru le 2018-12-31 par Yosh Leclerc   Drapeau-fr.svg
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Template-Books.pngSérie : En abîme

Prologue

Le corps était là, au milieu du garage.

Yosh eut immédiatement la bonne réaction. Faisant demi-tour rapidement il referma la porte qu’il venait d’ouvrir et s’avança vers le couple qui progressait dans le couloir avec leurs deux enfants par la main.

— Je suis navré, mais il ne sera pas possible de poursuivre la visite. Il y a un important dégât des eaux dans le garage et je dois faire intervenir tout de suite les services compétents. Pouvons-nous nous revoir dans quelques jours ? Je vous appelle.

— Mais…

— Non, ce n’est pas possible, désolé.

Tout en disant cela, il poussait littéralement les quatre visiteurs vers la sortie. Une fois dans le jardinet situé devant la maison, Yosh referma la porte à double tour et salua une dernière fois le couple et ses enfants qui venaient de remonter dans leur voiture. Ils étaient manifestement fâchés et même certainement vexés. Pourtant, ils venaient sans doute d’échapper à bien des ennuis et surtout à un problème grave avec les mômes.

Dès qu’il fut seul, Yosh passa trois coups de téléphone avec son portable.

— Allo, la gendarmerie de Valras ? (…) Il y a un cadavre au 34 rue du Mistral à Portiragnes-Plage. (…) Oui, il est mort, c’est certain. (…) Yosh Leclair (…) Non, je ne bouge pas, j’attends sur place. (…) Oui, je sais, je n’ai touché à rien. (…) Merci.

— Allo, Monsieur Jean ? Il faudrait que vous veniez tout de suite, il y a un gros problème à la maison que je devais faire visiter aux Danel (…) Non, il y a un cadavre à l’intérieur. (…) Oui, je vous jure. (…) Oui c’est fait, ils arrivent. (…) Non, je ne bouge pas, évidemment.

— Allo, Maître. Je vais rentrer très tard je pense. Je vous tiens au courant, mais je sais que je vais avoir quelques ennuis et vous aussi par la même occasion. (…) Non, je n’ai rien fait, mais cela n’a aucune importance, nous aurons des ennuis. (…) Oui, vous pouvez venir, cela me réconfortera ; je n’osais pas vous le demander. (…) Oui, à ce point-là ! (…) Oui, je vais bien. (…) Non, je ne peux pas vous expliquer, Maître, je n’ai plus le temps. Venez au 34 rue du Mistral à Portiragnes-Plage, s’il vous plait.

On entendait déjà dans le lointain une sirène et bientôt on vit des gyrophares bleus avancer : gendarmerie et pompiers.