En attendant le train

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Numéro 1

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 1
Date de parution originale: Juin 1985

Date de publication/archivage: 2015-01-22

Auteur: Jean-Michel
Titre: En attendant le train
Rubrique: Premiers émois

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Ce texte a été lu 7606 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)



Âgé de dix-neuf ans, je n’avais jusqu’à maintenant jamais connu d’expériences homosexuelles, que je ne recherchais d’ailleurs pas. Mais, il y a quelques jours, à la gare de Paris-Est, où j’attendais mon train, j’ai été surpris par l’ambiance qui régnait dans les urinoirs des WC publics. Je m’y étais rendu pour satisfaire un besoin naturel.

Je sentis cette ambiance dès que j’occupais mon urinoir. Je n’avais pas sorti mon sexe que déjà les regards de mes voisins se dirigeaient sur mon pantalon. Il n’en fallut pas plus que l’insistance de ces regards pour que ma verge se durcisse dans ma main. Mes yeux allaient de gauche à droite et je ne voyais que des mains occupées à aller et venir sur des verges que je ne pouvais m’empêcher de regarder avec curiosité. Je commençai à me masturber, excité par ces sexes et ces regards. J’imitai mon voisin de gauche, un homme de vingt-ans ans, dont l’énorme verge durcit sous mes yeux puis cracha son sperme.

L’heure de mon train approchant, je me dirigeai ensuite vers le quai de la gare, remué par ces minutes qui m’avaient inconsciemment révélé une sexualité que j’ignorais. Je ne savais pas ce qui m’attendait pendant la suite du voyage.

Je me débrouillai pour m’introduire dans un compartiment occupé seulement par deux voyageurs pour y passer une nuit confortable. Face à moi, j’observai un voyageur de mon âge. Je ne pouvais m’empêcher de tourner mon regard vers son pantalon qui laissait deviner la forme d’une verge durcie.

Au premier arrêt, à Troyes, nous sommes restés seuls face à face dans le compartiment. J’avais de la peine à chasser de mon esprit ces sexes que j’avais vus et celui à portée de ma main que je devinais. Un rapide échange de regard me fit comprendre que mon compagnon partageait les mêmes pensées. II tira les rideaux du compartiment, alluma la veilleuse et son regard se fixa sur mon sexe. J'écartai les cuisses pour le lui laisser davantage deviner.

Brusquement, je sentis sa main se poser sur mon ventre. Je restai immobile. Sa main se mit à tâter mon sexe, et il se rapprocha de moi. Ses doigts eurent tôt fait de sortir ma verge, de la parcourir lentement et d’en mettre à nu le gland. Pour la première fois, un homme me caressait la verge. Vivement, il baissa mon pantalon et, agenouillé dans l’allée, prit dans sa bouche mon sexe. Ses mains parcouraient mon corps, s’attardaient sur mes couilles, descendaient sur mes fesses, puis remontaient sur ma poitrine pour y saisir les pointes de mes seins. Je dus rapidement retirer mon sexe de sa bouche, de peur de jouir trop vite. Mes mains jusque-là immobiles imitaient les siennes. Je défis son pantalon pour découvrir un sexe pas très gros et dur. Je m’attardai sur son ventre musclé, ses couilles, puis me mis à le sucer tout en le branlant.

Il s’allongea sur moi et me fit m’étendre sur le ventre. Ses caresses reprirent et ses doigts s’aventurèrent entre mes fesses, timidement d’abord. J’étais sans résistance. Il me plaça à quatre pattes puis me lécha l’anus. Je sus alors ce qui m’attendait, une chose que jamais je n’aurais cru que l’on puisse me faire. Sous la poussée de son sexe dans mes fesses, je poussai un petit cri de douleur. Mais les caresses qu’il me prodiguait me firent tout oublier et découvrir peu à peu que je prenais plaisir à me sentir pénétré. Il éjacula et se retira. Vite rhabillé, il quitta le compartiment, et moi je me masturbai, rêvant au plaisir que je venais de connaître.

Jean-Michel 19 ans