Enfin, j'ai réalisé mon fantasme

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Numéro 2

Texte d'archive:


Archivé de: Gay Confessions – Numéro 2
Date de parution originale: inconnue

Date de publication/archivage: 2014-08-14

Auteur: Bernard
Titre: Enfin, j'ai réalisé mon fantasme
Rubrique:

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Ce texte a été lu 9464 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


Divorcé, contremaître en métallurgie, sans enfant, sans parenté, j'ai toujours eu des idées bizarres au sujet des sexes, idées opposées à l'aspect macho que dégage mon corps velu et enveloppé. On ne se refait pas, mieux vaut s'accepter comme on est. On suppose donc de ma part un comportement des plus virils, des réactions de caractère, des idées égoïstes, or il n'en est rien. Sans être une lavette, je suis assez doux et docile. Et pourtant je pourrais briser la colonne vertébrale d'une vachette !

Ce qui me faisait bander le plus, le soir entre mes draps, c'était d'imaginer que j'étais attaché en croix au-dessus de mon lit, nu bien sûr, et que j'étais la proie d'un mâle aussi baraqué que moi et très autoritaire. Je vous assure que j'ai songé à cette scène durant des années. Des centaines de fois, j'ai craché mon foutre en l'honneur d'un type imaginaire qui correspondait à ce fantasme. Si ce type variait question physionomie parce que j'étais influencé par des hommes rencontrés au hasard, le scénario de mon rêve, lui, ne variait jamais.

Quand on approche des 40 ans, qu'on vit depuis trop longtemps avec des désirs fous inassouvis, on commence à ne plus espérer et à se lamenter intérieurement. C'est peut-être ainsi qu'on devient dépressif. Le sort m'a été favorable, ma solitude cérébrale fut soudain ensoleillée grâce à un stage professionnel que j'ai suivi dans une usine de notre groupe.

Nous étions une trentaine d'hommes et cinq femmes, tous cadres ou agents de maîtrise, tous éloignés pour deux semaines de notre lieu d'habitation. Si on prenait le déjeuner à la cantine de l'usine, en revanche on dînait où chacun disposait d'une chambre particulière. J'ai vite sympathisé avec Michel et nous nous sommes découverts plein d'affinités et de points communs. Nous partagions la même table, à l'écart des autres. Un soir, j'ai eu le courage de lui dévoiler mon fantasme. Du courage, ne vous moquez pas, il en faut une bonne dose pour oser confier les secrets condamnables de mon âme perverse à un quasi-inconnu. J'étais d'une rare fébrilité tandis que je parlais à Michel, je m'attendais au pire, à être mal jugé, moqué, délaissé, fui.

Compréhensif, sérieux, nullement dédaigneux, il m'a écouté sans m'interrompre. Puis, le temps d'une cigarette, il a réfléchi, les yeux dans le vague. Et enfin, en plongeant durement son regard dans le mien, il s'est proposé d'être l'homme de mon fantasme. Je lui aurais embrassé les mains s'il n'y avait eu tant de monde autour de nous. Je n'en revenais pas de la facilité avec laquelle mon affaire allait se réaliser.

Après le café, nous avons regagné notre chambre respective où nous avons pris une bonne douche. À poil, je me suis étendu sur mon lit, j'ai remonté et écarté les bras, j’ai ouvert les cuisses. Je bandais dur. Au lieu de se poser sur l'enflure de mon abdomen, ma queue s'en était décollée et mon gland congestionné semblait me narguer. J'étais obscène.

Tremblant d'appréhension, j'ai entendu les pas de Michel. Mon émotion était immense. La porte s'est ouverte et Michel est apparu en courte robe de chambre dont il s'est débarrassé tout de suite. Il m'a regardé en silence ce qui a fait grimper le degré de ma honte. À l'aide de serviettes nouées entre elles, il m'a attaché. Prisonnier, j'étais réduis à subir n'importe quoi sans pouvoir m'offusquer ou me défendre. Michel s’est hissé sur le lit, s’est accroupi au-dessus de mon torse velu, s'est emparé de son sexe et l'a glissé dans ma bouche. Merveilleux ! Je n'avais jamais sucé un gland, je l'ai fait avec grand plaisir. J'ai soudain eu l'impression d'avoir gâché pas mal d'années de ma vie car j'étais convaincu que j'étais sur la terre pour sucer des bites. Oui, je m'imaginais tailler des pipes à plusieurs mecs virils, tous les jours avant de rentrer chez moi.

Je sentais que Michel bandait et j'étais fier de cette réaction dont j'étais le seul responsable. La tige durcissait, le gland était devenu gros, lisse, gonflé, ultra-sensible. Je m'efforçais d'absorber un maximum de la bite. Puis Michel s'est délogé d’entre mes joues, il s'est masturbé en déposant ses couilles au-dessus de mes lèvres. Alors je les ai enfournées l'une après l'autre, je les ai sucées avec précaution, je les ai enduites d'une salive fort abondante. Elles étaient luisantes quand il s'est légèrement repoussé pour replonger son gland entre mes mâchoires. C'est ainsi que Michel a déchargé en râlant de bonheur. J'étais aussi heureux que lui et j'ai dégluti son foutre en me délectant de sa saveur et de sa consistance parfumée à la noisette. Les derniers jets, il les a expulsés sur mon visage afin de m’humilier davantage.

Dès qu'il a repris son souffle, Michel est descendu du lit et m'a abandonné pour se servir un verre. Il a pris place dans le seul fauteuil de la chambre et ce fut démoniaque, inimaginable: on s'est mis à parler boulot comme si rien ne venait de se passer. Pourtant j'étais à poil, attaché, bandant au point d'avoir mal aux couilles, avec du sperme au fond du gosier. Et pourtant mon invité était nu, il se tripotait les joyeuses et une goutte de foutre perlait encore à son gland décongestionné. Inouï !

Lorsque il eut fini sa bière, il me libéra, me fit remonter les genoux jusqu'aux épaules ce qui eut pour effet d'avoir la même position qu'une femme prête à se faire baiser à la missionnaire. Il graissa le goulot de sa bouteille avec une savonnette trouvée dans la salle de bains et il me l'enfonça dans le cul. Il me sodomisa à grands coups en me traitant de tapette. C'était si bon que j'ai empoigné ma queue pour la branler. Je n’ai pas tardé à jouir et j'ai lâché un formidable paquet de sperme sur mon ventre.

Quand j'ai ouvert les yeux, j'étais seul. Seul et heureux !

Jusqu'à la fin du stage, cette soirée s’est renouvelée. Mais Michel est marié et il habite loin de chez moi. J’aimerais revivre pareille aventure.

Bernard, 41 ans