Enfoutré jusqu'au menton

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Numéro 90

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 90
Date de parution originale: Juin 1998

Date de publication/archivage: 2012-10-10

Auteur: David
Titre: Enfoutré jusqu'au menton
Rubrique: Routiers et routards

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Je m'appelle David et j’ai quarante-quatre ans. J'habite Paris, et je ne manque jamais une occasion quand elle se présente. Je suis très branché sexe, et mon physique toujours avantageux (à cet âge-là, n'en déplaise à certains blancs-becs, on est loin d'être une ruine) m'autorise à le pratiquer assez souvent. L'aventure que je vais vous raconter montre bien qu’il faut saisir toutes les chances qui passent.

J’étais en voiture et j'allais rendre visite à mes parents pour le réveillon de Noël. Ils ont une maison près de Cahors, et j'étais à Souillac. Il pleuvait, j'étais fatigué de la route. Je me suis arrêté faire de l'essence à la dernière pompe de la ville et boire un café. Quand je suis revenu, et au moment où j'ouvrais ma portière, une espèce de routard avec sac à dos est venu me demander si j’allais pas par hasard vers Toulouse. J’ai d'abord eu l’envie de refuser, je n’étais pas de bonne humeur. Mais quand je l’ai vu entièrement saucé par la pluie, je n’ai pas eu le coeur de refuser. En fait, je n’ai vraiment vu à quel point il était excitant que lorsqu’on roulait déjà sur cette foutue Nationale 20.

En tenant les propos d'usage dans ces cas-là (avis aux auto-stoppeurs: si vous n'avez pas envie de parler, ne vous forcez pas!), j’ai pu en de brefs coups d’œil découvrir mon passager. Il avait tout à fait l'allure d’un routard "professionnel". D'abord, l'énorme sac-à-dos sur les sièges arrière, la barbe mal rasée, les cheveux très longs ramenés en queue de cheval, le gros blouson de peau fourrée, le jean plus que fatigué et les santiags qui ont vécu. Puis je me suis aperçu que le type n'était pas mal du tout: crinière très brune, beau visage aux pommettes saillantes et joues creuses, jolis veux expressifs et rieurs. Quand il a retiré son blouson, j’ai pu m’apercevoir qu’il avait un beau torse découplé. Même s’il sentait le chien mouillé (il donnait l’impression de ne pas avoir pris de bain depuis quelques jours), il m’a paru au final sacrément excitant. J’ai appris qu’il avait vingt-quatre ans et qu’il partait passer l'hiver au sud de l’Espagne, qu'il trouverait bien à travailler là-bas. Rien d'un “jeune con marié-un enfant-trois pièces à crédit sur quinze ans". Il m’a demandé s’il pouvait fumer. Dans ma BMW, on ne fume pas. Pourtant, j'ai accepté. Il a sorti du RizIa et du tabac, et il s'est roulé un clope. J'ai observé ses mains, bien abîmées, et sous son attirail, la bosse de sa braguette, plus que prometteuse. La conversation a pris un tour plus intime. À un moment, il m'a demandé si j’étais marié. J'ai répondu: "Ni femme, ni maîtresse. Je suis plutôt branché mecs..." En souriant d'un air rêveur, il m'a dit: “Ouais, y’a des mecs chez qui on ne pourrait pas deviner..." Il y a eu un silence, et il a poursuivi la conversation. Ça a carrément tourné érotique. Il m'a demandé ce que j'aimais en amour. J’ai dit: "Tout, enculer, me faire mettre, sucer, me faire sucer, et encore beaucoup de choses. En bref, j’aime bien qu’on me rende la politesse..." Il n’arrêtait pas de sourire. Je ne savais plus quoi penser: il en était ou pas? S’il en était, il n'avait pas l'allure. Mais moi non plus...

Quand il m'a demandé quel genre de mecs me faisait fantasmer, j'ai joué mon va-tout. Tout en posant ma main sur sa cuisse, juste le temps de ma phrase: "Je te laisse deviner..." Il a souri pour toute réponse. "Ça t’ennuie si je retire un peu mes pompes?" J'ai acquiescé. Mais ça n’a pas senti la rose! En fait, ça m'a excité davantage. Maintenant je bandais comme un âne, et ça se voyait (je ne porte jamais de slips). Éric, puisqu'il s’appelait ainsi, s'est étiré, a un peu baissé son siège, très à l’aise, et s'est mis à se gratter la braguette. Je n’en pouvais plus. Surtout que ladite braguette était maintenant bien plus volumineuse. Tout est allé très vite. Il s’est tourné vers moi et m’a dit: "Vas-y, fous-y ta main..." Pas besoin du m'en prier!

C’était bien dur et j'ai senti la hampe s’allonger vers la gauche, j'ai frotté, j'ai caressé. Éric écartait les cuisses. Puis il a posé sa main sur ma propre braguette. Habilement, il a défait les boutons et n'a eu aucun mal à s'emparer de ma bite. Puis il a sorti la sienne lui-même. Quel pied d'avoir un beau mec qui s’exhibe dans sa voiture! J'ai senti l'odeur, un peu forte. On ne pouvait pas continuer comme ça, à se branler mutuellement en roulant. La nuit était tombée, il pleuvait, c'était dangereux. Je possède une “Série 7", on pouvait fort bien baiser dans ma voiture. J'ai pris une route de campagne, puis un chemin du terre et j'ai tout éteint.

On s'est jetés l'un sur l’autre, et j'ai senti qu'il avait envie autant que moi de se vider les burnes. On s'est embrassés, il faisait ça bien, le bougre. Mais en même temps on se branlottait toujours les bites. Il faisait chaud dans la voiture: on a commencé à se déshabiller du haut, afin d’être peau contre peau. Il sentait bon le mec, c’étaitun délice. Il était imberbe de la poitrine, mais j’ai su vite fait lui luire gonfler les tétins. On savait qu'on n'avait pas la nuit, mes parents s’inquiéteraient, alors nos gestes furent précipités, maladroits, mais pleins d'envie et de désir. On s’embrassait et on se léchait partout. J’ai sucé son chibre avec dévotion, je me suis repu de la dureté et du goût; puis j'ai avalé ses burnes. En un rien de temps, je lui ai montré tout l’éventail de mes capacités en ce domaine. Avoir la bite d’un mec comme ça dans la bouche, ça vaut largement celles de cent minets aseptisés de la capitale. Puis il m'a pompé à son tour pendant que je caressais ses tétins d’une main et de l’autre, sa longue crinière. J'ai abaissé les sièges, et on a pu se faire un délicieux 69. Ça faisait bien vingt minutes qu’on se pelotait. La température avait déjà baissé, et on sentait l'humidité. Les vitres à l'intérieur étaient toutes embuées. Sincèrement, je n’aurais pas voulu que ça s’arrête, mais j’étais attendu. Je me suis acharné sur son manche (un bon 18cm) de ma bouche, de mes lèvres et de mes mains. J'ai senti son corps se tendre et j'ai vite retiré l’engin de ma bouche en continuant de branler à toute allure. J'ai pris tout son foutre sur mon menton et sur ma gorge. Éric a poussé une espèce de rugissement sec, et il a eu le corps secoué de plusieurs soubresauts. Il a arrêté de me sucer. Moi, j'ai posé ma joue sur le chibre englué du sperme.

Éric s’est redressé et m'a dit: “Tu n'as pas joui...” Je lui ai répondu: "Viens, embrasse-moi pendant que je me branle..." Il a enfoncé sa langue loin dans ma bouche et son baiser a duré tout le lumps que j’arrive au plaisir suprême. Quand il a senti que ça s'annonçait, il a posé sa main sur la mienne en branlant en même temps. J'ai joui en gémissant à l'intérieur de sa bouche, sa langue dure se battant en duel avec la mienne. Quand j'ai allumé le plafonnier, l’intérieur de la voiture tenait du champ du bataille...

Je l'ai abandonné dans le centre ville du Cahors; il était près de sept heures et demie. Il ne pleuvait plus. J’ai eu un gros pincement au coeur. On s’est encore embrassés. Quand je lui ai demandé où il allait dormir, il m’a dit: “T'inquiètes. Je vais me débrouiller!” Je lui ai même proposé du dormir cette nuit chez mes parents, j'aurai inventé une histoire. Il a refusé. C'était un oiseau migrateur...

Comme il sortait son sac-à-dos, je lui ai mis dans la main un billet de 500F. Il m'a dit: "Tss, tss, je ne suis pas une pute!" Je lui ai répondu: “Ce n’est pas ce que je veux dire, Éric, c'est parce que j'en ai vraiment envie. Je suis triste de te voir partir... Et puis, ça te permettra de voir venir..." Il a fini par accepter. Je l'ai regardé partir jusqu’à ce qu'il disparaisse de ma vue. Puis j'ai fait demi-tour et je suis parti.


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